Skip to content
UAP Nexus

The catalog

Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

1,155 entries

March 1, 1986 · 7:30 PM

Identified

Maisonnais-Sur-Tardoire, Limousin · France

Le 1 mars 1986 vers 19h30 un témoin entend un bruit particulier de claquement à l'extérieur. Il trouvera le capot de sa voiture endommagé par un objet qui est en train de fondre. Ce témoin dépose l'objet dans son réfrigérateur avant d'appeler la gendarmerie. Cette masse cristalline de couleur bleue a une odeur de détergent. Sous la violence de l'impact, des fragments de cet objet se sont éparpillés dans la cour laissant des traces bleues sur les feuilles des plantes touchées. Les analyses ont montré qu'il s'agissait d'effluent de tinette d'aéronef. [GEIPAN classification A — Bloc glacé d'éffluent de tinette]

April 8, 1985

Identified

Grandrieu, Languedoc Roussillon · France

Le 8 avril 1985 plusieurs témoins aperçoivent un objet en forme d'ogive, de contour irrégulier et rouge vermillon tombant à pic derrière une montagne. Craignant qu'il ne s'agisse d'un aéronef en difficulté, la gendarmerie est immédiatement informée de cette observation et peut constater également le phénomène. L'enquète démontrera qu'il s'agit d'une fusée de détresse marine périmée lancée sans intension particulière par un habitant d'un hameau voisin. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

March 6, 1985 · 8:00 PM · LIGHT

Identified

Montpellier, Languedoc Roussillon · France

Deux fois courant mars 1985, un témoin va observer un point particulièrement lumineux et qui se déplace très lentement mais progressivement dans la voute celeste. L'enquète démontrera qu'il s'agit de la planète Venus particulèrement lumineuse et donc visible en cette période de l'année. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

February 25, 1985

Identified

Saint-Sulpice-De-Royan, Poitou-Charentes · France

Le 25 février 1985, deux agriculteurs sont occupés chacun sur une de leurs parcelles lorsqu'un objet tombe dans le champ à moins de 50 m de l’un d'eux, rebondissant plusieurs fois avant de s'immobiliser. L'objet est brûlant et ne peut être touché avant une heure. C'est un cylindre d'environ 50 cm de longueur et d'une quinzaine de centimètres de diamètre. Les premières investigations menées par la base aérienne de Rochefort ne permettent pas d'identifier l'objet qui ne correspond à aucun type de missile français ou étranger. Par ailleurs aucune radioactivité n'est détectée sur l'objet récupéré. Le GEPAN de son côté mène une recherche mais aucune activité militaire ne peut expliquer la chute d’un tel objet. La recherche s'oriente alors sur les objets spatiaux susceptibles d'être rentrés dans l'atmosphère ce jour là. Les réponses de la NASA et du NORAD indiquent qu'un morceau de l'étage propulseur du satellite COSMOS 1629 lancé le 21 février référencé 15.575 est probablement rentré aux alentours du 25. Cette information conduit le GEPAN à la conclusion provisoire de la rentrée atmosphérique d'un morceau de propulseur du 4éme étage du lancement de COSMOS 1629. L'objet est cependant remis au GEPAN par la base aérienne en vue d'une analyse approfondie ultérieure. Ces expertises approfondies sont lancées plus tard et réalisées par le Centre de Recherches et d'Etudes d'Arcueil, qui mettent en évidence des indications et marquages prouvant que l'objet est d'origine allemande et porte les marques du troisième Reich. La première conclusion du GEPAN est donc abandonnée au profit de l'hypothèse d'un élément propulsif d'origine inconnue abandonné depuis la dernière guerre et qui s'est spontanément mis à feu. Des expertises complémentaires ont permis d'une part d'identifier l'engin comme étant la partie arrière d'un engin terre – terre "lanceur de brouillard" et d'autre part de montrer que le point de départ de cet engin, dont la mise à feu a pu se produire par effet thermique ou à la suite d'un léger choc, peut être estimé entre 3300 et 3600 mètres au Nord Ouest de l'impact ce qui correspond d'ailleurs à une zone de marais ou l'armée allemande à la fin de la seconde guerre mondiale a immergé de nombreuses munitions alors qu'elle se trouvait encerclée dans la poche de Royan. Cette enquête, qui s'est étalée sur près de 5 ans, est un modèle du genre par son évolution et ses rebondissements successifs. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

February 24, 1985

Identified

Falaise, Basse Normandie · France

Le 24 février 1985 vers 19h 30 plusieurs témoins dans un même secteur ont vu tomber une boule rouge-rosée : une explosion a également été entendue. L'enquète démontrera qu'il s'agissait des effets d'une fusée de détresse lancée sans intention particulière par une personne, les témoins ayant vu la fumée rouge - rosé de la fusée puis le parachute en dérive avec le vent. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

February 17, 1985

Identified

Ouzouer Sur Loire, Centre · France

Le 17 février 1985 vers 21h 30 plusieurs témoins vont apercevoir une très grosse étoile. Celle-ci très brillante va changer progressivement de couleur et disparaitra rapidement à l'horizon. Il s'agissait en fait de l'observation de la planète Vénus, particulièrement visible en cette période de l'année grâce à des conditions climatiques particulières. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

February 2, 1985 · 11:00 PM · LIGHT

Identified

Urepel, Aquitaine · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « D » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation anciennement nommé ALDUDES (64) 1985 fait partie de cas classés « D » par le GEPAN et récemment réexaminé. Il s’agit en fait de deux observations totalement différentes, celle du 2 février et celle du 4 février (voir les notes d'enquête). Le PAN du 2 février correspond à une observation de l’étoile Arcturus. - cette étoile vue à l’horizon crée régulièrement des méprises par les effets de scintillation, d’éclatement de couleurs, de bouger : effets engendrés par la traversée de l’atmosphère par les rayons lumineux. - il y a parfaite correspondance dans les directions azimut. - l'observation est accompagnée d’un phénomène plus rare de réfraction atmosphérique (mirage supérieur) permettant d’expliquer que l’étoile soit vue par-delà l’horizon. Ce phénomène accentue par ailleurs les effets classiques de méprise liés à la traversée de l’atmosphère. Il n’est pas possible 32 ans après de confirmer quantitativement cette réfraction atmosphérique. - la même observation est relatée par la presse (un groupe de skieurs de nuit dans la station du Somport, voir PV). La répétition deux soirs de suite d’une observation quasi-identique de PAN par deux groupes de témoins indépendants, avec la même coïncidence (à 1 ou 2 degrés prés) en Azimut avec Arcturus, et avec la même nature de visée au-delà de l’horizon, permet de valider l’hypothèse Arcturus et le phénomène particulier de réfraction atmosphérique l’accompagnant. Le GEIPAN classe ce cas en A : observation de Arcturus. Le PAN du 4 février correspond probablement à une observation d’avion. - l’hypothèse a été rejetée par les témoins du fait de l’absence de bruit du PAN. Le vent soufflant du Nord-Ouest agit en sens inverse du sens du bruit et a donc pu l’atténuer fortement. - l’observation a été faite le 4 fevrier au soir, alors que la presse a publié le jour même un article « OVNI dans le ciel » relatif à l’observation du 2 février. Il est donc possible que les témoins du 4 février soient en situation d’alerte et aient perçu de l’étrangeté dans une observation qui serait restée plus banale sans la première observation et sa médiatisation. Le GEIPAN classe ce cas en B : Probable observation d’un avion. [GEIPAN classification A — Arcturus]

January 31, 1985 · 7:00 PM · SPHERE

Identified

Abondance, Rhône-Alpes · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés «C » par le SEPRA (Service d’Études des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques). Le 22 février 1985 vers 19h40 plusieurs témoins aperçoivent dans le ciel étoilé et clair un phénomène lumineux particulier en direction de l'Ouest. Le phénomène est décrit comme un noyau de couleur vert duquel se détachent des flèches vertes ; des lumières rouges clignotent également régulièrement du noyau. Le déplacement O-N du phénomène lumineux est lent et l'observation durera environ 1 heure. Suite à un appel à témoin lancé dans la presse locale, un témoin d'une observation similaire ayant eu lieu le 31 janvier 1985 se manifestera. Ce cas est consistant (quatre témoins, dont seulement deux ont pu être interrogé), la description du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur, trajectoire) avec un objet astronomique parfaitement connu : la planète Vénus. De plus, Vénus était bien présente dans la zone du ciel observée alors que le témoin n'en fait pas mention, et était particulièrement brillante. Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

January 24, 1985

Identified

(Dpt) Lot, Midi-Pyrénées · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-GERMAIN (46) 1985 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Dans la nuit du 24 janvier 1985, deux témoins vont être surpris par deux éclairs successifs suivis de cliquetis et d'une clarté subite, intense et courte. Au-dessus de leur maison ces témoins vont apercevoir un objet de la forme et de la grosseur d'un ballon de rugby. Cet objet de couleur laiteuse se déplace alors lentement et silencieusement entouré d'un halo blanchâtre. Trois minutes plus tard environ ces témoins et d'autres personnes entendront des déflagrations. Aucune coupure de courant électrique ne sera constatée dans la maison. La description comporte les caractéristiques clefs de certains phénomènes de rentrée de météoroïde : - Grande lumière dans la nuit, éclairant une zone importante. - lueur ovale, allongée, avec halo, traversant le ciel. - détonations survenant après coup. - témoins multiples sur une zone pouvant être étendue. Le PV de gendarmerie a récolté le témoignage de personnes situées sous le même toit ou voisines. Mais l'appel à témoin de T1 par la presse locale a permis d'enregistrer une dizaine de personnes sur des arrondissements voisins prétendant avoir fait des observations analogues au même moment (pas d'enregistrement de témoignages en gendarmerie). Les aspects du phénomène sont décalés dans le temps. La lumière dans la nuit éclairant très largement le secteur est causée par la météorite à un ou plusieurs moments (ici des éclairs suivis d'une durée d'éclairement plus longue) particuliers de sa rentrée dans l'atmosphère. Ce passage en luminosité extrême peut être plus ou moins long, la météorite n'était alors pas dans le champ de vision des témoins ou ils n'ont pas eu le temps de détecter le foyer origine dans le ciel. Quand elle est rentrée dans le champ de vision du témoin, son intensité lumineuse s'était réduite (T1 dit " le jour nous a paru très long, mais il n'a pas dû duré que quelques secondes; immédiatement après la nuit est revenue très vite, à ce moment-là, j'ai vu arriver un objet ou une boule de feu blanche,....). Les détonations peuvent se produire avec un délai plus ou moins long par rapport aux phénomènes lumineux. En effet ces phénomènes de rentrée se produisent à haute altitude entre 100 et 20 Km d'altitude, le temps de propagation sonore (à 330 m/s) vers le sol peut créer des décalages de plusieurs minutes. Il est classique aussi que les témoins perçoivent le phénomène très proche dans le ciel. Le GEIPAN a traité un nombre important de cas sur les quinze dernières années et de nos jours de nombreux sites enregistrent les données récoltées au sol (par des caméras automatiques et/ou par témoignages) lors de ces rentrées. Les caractéristiques de ces phénomènes sont aujourd’hui bien connues du GEIPAN, dans ce qui fait leur répétabilité comme leur variabilité et les témoignages reçus sont solutionnés sans enquête particulière. Il devient plus facile aussi de retraiter des cas anciens comme celui-ci, sauf quand les témoignages sont trop succincts et peuvent laisser un doute. Un exemple de 2016 avec plus de 20 enregistrements le site (Internatonal Meteor Organization) illustre le fonctionnement d'un de ces sites ainsi que l'espacement géographique et le nombre des témoins pouvant observer un tel phénomène. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observation très probable de rentrée de météoroïde. [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]

January 2, 1985 · 5:15 PM · SPHERE

Identified

Bedoin, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé MORMOIRON (84) 1985 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 14 janvier 1985, deux témoins T1 et T2 observent un phénomène lumineux particulier. Une sphère d'environ 3 mètres de diamètre dont la couleur passe progressivement du blanc vers l'orangé. Cette sphère qui devient aveuglante se déplace lentement et sans bruit. Elle semblera suivre le véhicule avant de disparaitre. Un autre témoin T3 avait fait auparavant, le 2 janvier, une observation d'une lueur qui elle ne se déplaçait pas. Après enquête de gendarmerie et transmission au Geipan, les deux observations sont restées associées comme un tout sans explication conduisant à un classement D. Le réexamen du cas conduit à une explication pour chacune des observations (voir les notes d’enquête). Le réexamen conduit à distinguer 2 phénomènes distincts : - le PAN n°1 : observé par T1 et T2 le 14 Janvier 1985 après 17H15. - le PAN n°2 : observé par T3 le 2 Janvier 1985 après 21H. PAN n°1 du 14 Janvier : La description de l’aspect du PAN du 14 janvier est cohérente avec l'aspect du Soleil proche du coucher (couleur orange) vu à travers une couche nuageuse : le PAN est en effet une sphère lisse, produisant par moment une lumière éblouissante. La position et évolution du PAN correspond aussi. On vérifie la présence du Soleil proche de son coucher dans la direction d'observation du PAN. La perception par les témoins du déplacement du PAN est parfaitement explicable par le propre déplacement des témoins. C’est une illusion classique connue du GEIPAN contribuant à l’étrangeté et non reconnaissance d’un astre pour des témoins en déplacement, illusion dite « de la boule suiveuse ». La direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin a déjà au préalable été surpris par l’aspect du PAN et le considère à une distance proche (centaines de mètres dans le présent cas), ce défilement le long du paysage est compris comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant la vitesse de ce dernier. Par contre quand le véhicule fait des lacets la perception de déplacement parallèle au véhicule n’a plus court et fait place à un PAN qui coupe tout droit. Le point de départ de la méprise « dite de boule suiveuse » semble ici être la non reconnaissance du soleil lorsque les témoins sont à l’arrêt. La raison est due à la présence nuageuse masquant et voilant le soleil, créant ainsi des aspects, intensités lumineuses et couleurs rapidement variables (les témoins notent le déplacement rapide des nuages), ainsi que des disparitions plus ou moins totales et des réapparitions. La variation d’intensité lumineuse est classiquement interprétée par un témoin ne reconnaissant pas le PAN comme une variation en distance, ici aussi source d’étrangeté. On sait aussi que le soleil derrière des nuages épars peut créer des faisceaux lumineux, autre source évidente d’étrangeté pour qui ne reconnait pas le soleil. La parfaite cohérence entre la position vraie du Soleil et celle du PAN, et « l’effet de boule suiveuse » laissent peu de doute sur l’explication. Seule l’impossibilité d’affirmer que le ciel était suffisamment dégagé ce soir-là pour que le soleil soit visible des témoins nous empêche de considérer cette hypothèse comme certaine. Elle est néanmoins de grande probabilité. On peut noter les témoins n’étaient pas coutumiers du lieu, ce qui a pu faciliter aussi cette méprise. En conséquence GEIPAN classe le cas en A : Méprise avec le soleil au coucher. PAN n°2 du 2 Janvier 1985 : La description de l’aspect du PAN de couleur orange pâle est cohérente avec l'aspect de Mars. On vérifie que la position et évolution du PAN correspondent aussi parfaitement à celles de Mars (à quelques degrés prés). L’observation ne devait pas être très étrange pour le témoin et l’est peut être devenue plus lorsqu’il a pris connaissance 12 jours plus tard de l’autre observation (14 janvier) relatée dans des termes bien plus étranges (et qui plus est par des militaires) et avec laquelle il était permis de faire un lien. En conséquence GEIPAN classe le cas en A : Méprise avec Mars au coucher. [GEIPAN classification A — Coucher de soleil]

December 14, 1984

Identified

Villers-Les-Luxeuil, Marnans, Autre · France

Le 14 décembre 1984 en fin d'après midi, plusieurs témoins, dans des communes et départements différents de France, observent dans le ciel le passage rapide et silencieux d'un objet lumineux en forme de cigare ou de boule suivi d'une trainée. Les observations durent quelques secondes avant que l'objet ne disparaisse instantanément vers le Sud-Ouest. Quatre témoignages sur les communes de Marnans (38) et de Villers-les-Luxeuil (70) seront recueillis par la Gendarmerie. Mais d'autres témoins se font connaître par la presse locale. Ces cas n’ont pas fait l’objet en 1984 d’une enquête complémentaire susceptible de compléter les deux rapports de Gendarmerie, certes disponibles, mais relativement succincts. Extraits des archives, ces cas ont fait l’objet d’une enquête récente sans retour sur les lieux (voir le compte-rendu d'enquête). Au vu des descriptions fournies par les témoins (aspect, déplacement, couleurs, silence, vélocité, trainée, disparition soudaine…), il apparaît hautement probable qu’ils ont été témoins du passage dans le ciel d’un petit bolide (a minima d’une superbe étoile filante), spectacle peu courant que beaucoup de personnes, dont visiblement ces témoins, n’ont jamais eu l’occasion d’observer (dans le cas contraire, ils n’auraient pas manqué de faire la comparaison). Le contexte, tant météorologique qu’astronomique, renforce largement ce sentiment, puisque la date d’observation correspond au maximum d’activité d’un essaim d’étoiles filantes très fécond, en l’occurrence celui des Géminides. De plus, le radiant de cet essaim se situe à l’horizon Nord-Est, ce qui correspond exactement à la direction dont semblait provenir le PAN, selon les témoins. Les heures d’observation de Marnans et de Villers-les-Luxeuil diffèrent d’environ 25 minutes. Cet écart peut apparemment s’expliquer de la manière suivante : - à Villers-les-Luxeuil, T1 regarde sa montre (mais le PVGN ne précise pas si son réglage a été vérifié) alors que le témoin de Marnans ne précise aucunement comment il a apprécié l’heure ; - le témoin de Baulay (70) mentionne dans un article de presse indique 17h50 ce qui semble plutôt confirmer l’horaire donné par les témoins de Villers-les-Luxeuil ; - s’il ne se trompe pas d’heure, le témoin de Marnans a très bien pu observer une autre étoile filante que celle vue à Villers-les-Luxeuil puisqu’en moyenne il pouvait s’en produire une toutes les 30 secondes. Provenant du même radiant, leurs aspects et leurs trajectoires pouvaient être très similaires. Toutefois, c’est assez peu probable puisqu’un seul bolide a été rapporté par la presse. Notons enfin que l’écartement important des témoins respectivement situés à Marnans, Villers-les-Luxeuil et Baulay (mais aussi dans d’autres localités) milite très largement en faveur de l’hypothèse « bolide » car si les visions sont simultanées, le PAN ne peut alors se trouver qu’à haute altitude et se déplacer très rapidement. C’est exactement le cas pour les bolides qui sont lumineux à quelques dizaines de km d’altitude et se déplacent à des vitesses vertigineuses de ~11 à ~70km/sec à leur entrée dans l’atmosphère terrestre. D’autres bolides ayant été observés durant les jours et semaines encadrant la date d’observation (notamment un bolide observé le 05/12/1984 en France et en Italie et qui généra de très nombreux témoignages, articles de presse et autres études astronomiques), il semble donc bien établi que la Terre traversait dans cette période une zone de son orbite assez riche en poussières cosmiques. Ce phénomène ne présente pas vraiment de caractère d'étrangeté dans la mesure où tant la description qui en est faite que le contexte dans lequel il s'inscrit sont compatibles (voire typiques) avec cette catégorie de phénomènes atmosphériques. Le cas est assez consistant dans la mesure où il existe 3 témoins sur un site et 1 autre témoin indépendant sur un autre site avec des descriptions similaires dans des contextes d'observation assez semblables. Seul un très léger doute subsiste sur l'heure précise ce qui peut impliquer deux bolides plutôt qu'un seul. En outre, la presse signale d’autres observations similaires et concomitantes. Le GEIPAN classe le cas en A : ce cas paraît raisonnablement identifiable par l'entrée dans l'atmosphère d'un petit météoroïde. [GEIPAN classification A — Météoroïde]

October 22, 1984

Identified

Le Luc, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 22 octobre 1984 vers 18h 50 deux automobilistes aperçoivent prés d'une voie férrée une lumière intense. Celle-ci a la forme d'une boule blanche et un faisceau blanc aux contours nets s'en détache. Les fenètres des voitures étant fermée aucun bruit n'est perçu. L'enquète démontrera qu'il s'agit du projecteur de 600 watts d'un hélicoptère Puma en phase d'approche pour l'atterrissage dans la base militaire toute proche. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

September 28, 1984 · 8:30 PM · OVAL

Identified

Comines, Nord-Pas-de-Calais · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « D » en 1984 par le GEPAN. Le 28 septembre 1984 entre 20h 30 et 20h50 cinq témoins aperçoivent dans le ciel le déplacement lent d'une lueur orangée de la grosseur et de la forme d'un ballon de rugby. Au cours de l'observation cette lueur va se scinder en deux parties ovoïdes et évolue de façon intrigante pour les témoins. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au coucher. De plus, la Lune était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention (voir les notes d'enquête). Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à à travers leur ressenti (étonnement, fatigue, observation de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté moyenne est classé comme PAN A : observation liée avec une méprise de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]

September 3, 1984 · 12:15 AM · SPHERE

Identified

Coudray-Saint-Germer (Le), Picardie · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 3 septembre 1984 vers minuit deux puis trois témoins dans une voiture sont intrigués par la présence d'un phénomène très lumineux rouge-orangé à basse altitude. Les témoins repèrent le PAN à plusieurs endroits sur leur parcours entre les Fontanettes (commune de Saint-Aubin-en-Bay), le Coudray-Saint-Germer et le carrefour de Champignolle (commune de Sérifontaine). Aucun bruit émanant de cet objet n'est entendu durant les observations discontinues. Pris de peur les témoins rebrousseront chemin. Un des témoins (T1) avait déjà fait une observation similaire en voiture avec sa maman (T4) en juillet 1984. Ce cas est consistant (3 témoins), la description du lieu d'observation et du PAN observé est précise (voir les notes d'enquête). Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur...) avec un phénomène connu astronomique : la Lune au coucher. La longueur de la plage d’observation (une demi-heure ou trois-quart d'heure), ainsi que le fait que le PAN semble suivre les automobilistes (boule suiveuse) évoquent l'observation d'un phénomène astronomique. L’aspect décrit par les témoins ne laisse aucun doute : objet volumineux et lumineux, bas sur l'horizon au Sud-Ouest, de couleur orange ou rouge. Une précision de témoin (« Elle était toujours ronde mais toutefois, il manquait un morceau à gauche, comme s'il manquait un croissant ») permet même de supposer que la Lune était alors en phase gibbeuse, entre le Premier Quartier et la Pleine Lune. On vérifie la présence de la Lune dans la direction observée. Les indications des témoins sont très précises grâce au repérage avec l’axe de la route, et cela correspond parfaitement. De même, la Lune est bien selon la phase gibbeuse attendue. Enfin les témoins ne font pas mention de la Lune alors qu’elle était bien présente dans les différentes directions observées. La méprise avec la Lune est fréquente dans les annales du GEIPAN (voir recherche de cas sur le site www.geipan.fr avec mot clef Lune). Ce qui peut être surprenant ici est l’absence à priori de voile nuageux ou de nuages pouvant accentuer la méprise. La Lune est bien décrite comme ronde ou presque, il ne s’agit pas ici de ces formes rouges curieuses engendrées par des trouées de nuages devant la Lune. On note que les témoins sont jeunes et c’est peut être leur première expérience. Pour autant, cette observation a créé une forte étrangeté et un état de choc: « j'étais paniquée, j'ai eu très peur », « j'ai dit à XXX, vite on fait demi-tour », « j'ai eu vraiment très peur, j'en ai eu les larmes aux yeux » (T1), « je ne me suis pas arrêté, je pense que c'est par peur », « tous les trois, nous nous sommes demandés si nous devions continuer », « nous nous sommes sauvés au Coudray », « Nous étions pris de panique tous les trois. XXX pleurait dans la voiture car elle avait eu très peur » (T2), « nous ne pouvions plus avancer », « XXX criait dans la voiture » (T3). Le GEIPAN classe le cas en A : observation de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]

March 5, 1984 · 4:30 AM · SPHERE

Identified

Foa (La), Outre-Mer · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé LA FOA (988) 05.03.1984 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas concerne l’observation d’un PAN par plusieurs habitants de la commune de LA FOA (988) à des dates différentes (les 02 et 05 et une date de jour inconnue) au mois de mars 1984 (voir le compte-rendu d’enquête). Le 07 mars 1984 la gendarmerie est avisée que plusieurs personnes d'un quartier de LA FOA en Nouvelle-Calédonie ont fait des observations à plusieurs reprises de phénomènes lumineux dans le ciel. L'enquête de gendarmerie rapporte sur un même procès-verbal que : - le 05 mars 1984 entre 04h30 et 6h30 deux témoins en voiture (T1 et T2) font une très longue observation d'un phénomène particulièrement lumineux dans le ciel. - le 02 mars 1984 vers 20h deux témoins chez eux (T3 et T4) ont observé une boule de feu émettant une lumière blanche. - et à une date dont il ne se souvient pas du jour mais toujours au mois de mars 1984, un autre témoin (T5) a fait une observation à trois reprises depuis son domicile d'une "large bande de lumière". Un tout dernier témoin (T6) est entendu par la gendarmerie car il est indiqué dans la déposition de T5. Cependant ce dernier témoin n'a fait aucune observation. Les témoins ou paires de témoins observent un PAN à des dates et heures différentes, les positions et mouvements des PAN étant eux-même différents. Il convient de rechercher une explication propre à chacune des trois observations (T1-T2, T3-T4 et T5) sans induire au départ qu’il puisse s’agir d’un même phénomène. Par ailleurs, la gendarmerie est intervenue suite à la rumeur à propos d’habitants ayant vu à plusieurs reprises des formes lumineuses dans le ciel. Aucun témoin n’a déclaré spontanément son observation. Du fait, de cette rumeur et de recoupements approximatifs opérés entre témoins, il est possible que l’étrangeté rapportée par des témoins lors des dépositions soit plus forte que celle ressentie au moment de l’observation et que, prises isolément, certaines observations auraient pu passer inaperçues. Ce qui précède peut expliquer le caractère anecdotique ou pour le moins non consistant de la déposition de T5 : - le témoin ne sait plus si c’est la veille ou l’avant-veille (« Il y a un ou deux jours ») ce qui n’est jamais le cas quand l’observation est vraiment étrange ; - l’information disponible est imprécise (non seulement au niveau de la date) et ne permet aucune analyse précise (« comme une large bande de lumière, éclairant le ciel d'une façon intense, s'est produite, ce à trois reprises différentes. On aurait dit comme le passage d'un objet très lumineux qui se déplaçait de la droite vers la gauche au-dessus des arbres faisant face à mon habitation ») ; - le témoin possède une première explication d’ordre météorologique, ce qui ne supprime pas l’étrangeté perçue mais en réduit l’ampleur (« Un temps j'ai pensé que cela annoncé l'arrivée de mauvais temps, tout en restant choqué par ce phénomène. ») ; - dans le contexte ambiant, on ne peut exclure, compte tenu du peu d’informations disponibles, qu’une configuration particulière de faisceaux de phares de véhicules projetée dans le ciel ait pu produire une première étrangeté limitée au départ et accrue rétrospectivement. L’observation de T5 est d’une consistance (information comme fiabilité) très faible au vu des éléments disponible 35 ans après. Cette observation d’une étrangeté a priori plutôt faible est inexploitable (classement C) par manque d’informations fiables. A l’opposé, les témoignages de T1 et T2 font état d’un niveau réel d’étrangeté perçue (même si celle-ci a pu croître après l’observation) et possèdent un bon niveau d’information. Ces deux témoins ont sans aucun doute fait une méprise avec Vénus. - L’aspect décrit du PAN est conforme : boule lumineuse, couleur blanche et luminosité forte, traits décrits sous le PAN assez récurrents des méprises avec Vénus. - La longue durée de l’observation (2 heures d’après T1) est caractéristique d’une méprise astronomique, et la disparition du PAN pendant une demi-heure après le lever du Soleil est caractéristique de Vénus. - Vénus était dans la direction indiquée par les témoins et aurait dû être au voisinage du PAN si ce dernier n’était pas Vénus, alors que les témoins font état d’un ciel étoilé et dégagé et ne mentionnent pas à la proximité du PAN la plus brillante des étoiles. Les témoins notent un déplacement du PAN, ce qui paraît incohérent avec Vénus : - il est à noter que les témoins étaient en voiture au début de l’observation, ce qui a pu provoquer une illusion de mouvement du PAN dans l’environnement et horizon proche alors que c’est cet environnement qui évoluait devant Vénus du fait du profil vallonné et tournant de la piste empruntée par les témoins. - la description de T2 pourrait laisser penser à un déplacement du PAN se produisant après un arrêt du véhicule (« il a arrêté le véhicule. C'est alors que le faisceau lumineux a disparu, la boule s'est stabilisée puis est partie en direction de la montagne de Ouipoin – Koindé »). Cette description conforte l’explication précédente car l’arrêt du véhicule est suivi par une stabilisation de la boule. La description de déplacement final vers la montagne est également compatible de l’hypothèse. En effet, une diminution d’intensité de Vénus (variation du voile atmosphérique) est logiquement interprétée par le témoin comme une augmentation en distance du PAN dans l’axe de visée qui correspond à la direction de la montagne en question. T2 signale que « le faisceau lumineux a disparu » après que T1 ait fait un code phare avec son véhicule. Cette conjonction n’est pas signalée par T1 qui signale seulement « À un certain moment la forme trapézoïdale s'est éteinte et je ne percevais que la lueur du ballon » alors que c’est lui qui est à priori à la recherche d’une réaction du PAN en actionnant un code-phare. L’arrêt du faisceau résulte d’une évolution du voile atmosphérique tandis que la mémorisation et/ou l'interprétation par T2 d’une conjonction ou causalité avec le phare-code sont à mettre sur le compte de l’étrangeté vécue, voire accrue à postériori. Pour l’observation de T3 et T4 : la description d’une boule lumineuse en déplacement lent peut évoquer l’observation d’un aéronef ou d’un satellite. Mais rien ne figure dans le relevé d’opérations aériennes fait juste après l’observation, ni dans le relevé de passages de satellites que l’on peut faire 35 ans après. L’observation a donc un caractère étrange. Par contre la consistance est faible. - En terme d’’information, nous ne disposons d’aucune indication de durée ou de taille angulaire du PAN. - On peut douter de la fiabilité : les deux témoins T3 et T4 font tous les deux un récit minimal sans aucune traduction d’étrangeté vécue, comme s'il suffisait juste de répondre aux questions des gendarmes qui viennent à leur rencontre suite aux déclarations d’observation qu’ils auraient pu faire dans le voisinage. T2 a en effet rapporté aux gendarmes une observation relatée par T3. Le court récit de T3 et T4 est quasiment identique avec les mêmes expressions et les mêmes mots, comme s’il y avait eu une concertation avant l’audition auprès des gendarmes. T3 aurait fait part à T2 de deux observations antérieures et similaires à celle de T2, mais ne mentionne pas aux gendarmes la seconde (3 mars à 4H00) et fait une description de la première (2 mars à 19H00) qui a peu d’analogie avec celle de T2 (direction et mouvements très distincts). La consistance de l’observation de T3 et T4 n’apparait pas suffisante pour soutenir l’étrangeté qui s’en dégage et lui donner un caractère inexpliqué. En conséquence : Cas FOA (LA) (988) 05.03.1984 : l'observation de T1 et T2 est classée A, observation de la planète Vénus. Cas FOA (LA) (988) 02.03.1984 : l'observation de T3 et T4 est classée C, potentiellement étrange mais non exploitable par manque d’informations fiables. Cas FOA (LA) (988) --.03.1984 : l'observation de T5 est classée C, potentiellement peu étrange mais non exploitable par manque d’informations fiables. [GEIPAN classification A — Vénus]

January 5, 1984

Identified

[A9] De Nimes, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé GRAND GALLARGUES (30) 1984 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 05 janvier 1984 vers 02h30, deux témoins sont en déplacement à bord d'un véhicule VSL sur l'autoroute A9 en direction de Montpellier (34). Les témoins remarquent un PAN qui les suit le long de l'autoroute sur une distance d'une vingtaine de kilomètres. Un second PAN est observé uniquement par le second témoin très apeuré. Aucun bruit particulier n'est entendu durant les observations. Il y a lieu de distinguer deux phénomènes PAN 1 et PAN 2 (voir le compte rendu d'enquête). Les caractéristiques physiques et le comportement du PAN 1 (voir le cas [A9] DE NÎMES (30) VERS MONTPELLIER (34) 05.01.1984 T1) observé par les deux témoins ne correspond à aucun phénomène connu. Cependant, en étudiant un peu plus les témoignages, on se rend compte que pratiquement l’ensemble des éléments des témoignages, en plus des dessins, divergent sur l’aspect et le comportement du PAN 1 et que leur faiblesse quantitative et qualitative ne permet pas d’effectuer davantage de vérifications et de recoupements qui pourraient soit expliquer, soit confirmer ou infirmer le caractère étrange et inexplicable du phénomène. Cette faiblesse de consistance empêche de maintenir le cas dans sa classification initiale D. En conséquence le GEIPAN classe le PAN 1 en C : manque d’informations fiables. Concernant le PAN 2 uniquement observé par T2, il s’agit d’une confusion astronomique, avec l’étoile Aldébaran, observée dans une configuration géographique temporairement propice. Une partie de l’étrangeté causée à T2 résulte de l’illusion de la boule suiveuse, crée par le propre déplacement du témoin : le PAN éloigné (ici l’astre) donne l’impression de suivre le déplacement du témoin en se déplaçant par rapport à la route, alors que c’est la route qui évolue relativement à la direction fixe de l’astre. En conséquence le GEIPAN classe le PAN 2 en A : observation d’Aldébaran. [GEIPAN classification A — Astronomique]

September 26, 1983 · 5:30 AM

Identified

Canet-En-Roussillon, Languedoc Roussillon · France

Le 26 septembre 1983 plusieurs personnes observent entre 5h 30 et 6h 30 un objet très lumineux dans le ciel ressemblant à l'œil nu à une étoile. Cet objet se déplace lentement et l'observation aux jumelles permet de voir, d'après les témoins, une couronne jaune entourant un cratère de couleur gris clair. Un examen de la carte du ciel au moment de l'observation montre la présence de Vénus à l'endroit indiqué par le témoin avec un déplacement strictement conforme à son estimation entre 5h30 et 6h30. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

May 9, 1983 · 10:30 PM · SPHERE

Identified

Barreme, Provence Alpes Cote d'azur · France

Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés «C » en 1983 par le GEPAN. Dans la nuit du 9 mai 1983 entre 22h 30 et 23h 30 plusieurs témoins observent à l'œil nu et aux jumelles un phénomène lumineux dans le ciel. Cette luminosité émane d'une boule qui se déplace lentement et disparaît plusieurs fois dans le paysage. Vue aux jumelles la forme devient triangulaire et des lumières différentes apparaissent. Sept témoins seront interrogés par la gendarmerie. Dans la légende de la carte fournie par la gendarmerie, les enquêteurs ont indiqué pour la flèche rouge "direction prise par le phénomène" alors qu'il ne s'agit que de la direction d'observation. Les témoins indiquent un déplacement soit vers le NO soit vers Saint-Jacques c'est-à-dire vers leur droite en regardant l'objet. Un contact avec l'observatoire Saint-Michel confirme cette nuit-là le passage d'une comète. Cependant d'après les astronomes les descriptions des témoins ne correspondent pas à la description de la comète. Ce cas est consistant (sept témoins), la description du PAN observé est assez précise. La sincérité et la crédibilité du témoin n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (longue durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : Vénus. De plus, Vénus était exactement à la hauteur angulaire (17,5°) et à l’azimut (290°) décrit par les témoins. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue, surprise, présence d’un relief). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

April 29, 1983

Identified

(Dpt) Pyrennes-Atlantiques, Aquitaine · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NAY-BOURDETTES (64) 1983 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 29 avril 1983 vers 23h55 un couple en voiture observent depuis plusieurs endroits un phénomène lumineux de forme carré puis ronde et de couleur orange-vif dans le ciel. Les témoins sont apeurés car le PAN semble proche et les suivre dans leur déplacement. Ils se réfugient chez un troisième témoin qui ne remarque rien de particulier à l'extérieur. Les témoignages rapportés par le PV de Gendarmerie présentent les caractéristiques d’une observation d'un astre (voir la reconstitution). Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir sur le site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, Vénus, lune, soleil) : - durée d'observation longue de plus de 30 minutes, faible hauteur dans le ciel. - position du PAN stable à l’arrêt du témoin et mobile dés lors que le témoin se déplace avec perception d'être suivi par le PAN. Il s'agit de l'illusion de la "boule suiveuse". La direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin a déjà au préalable été surpris par l’aspect du PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est compris comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant la vitesse de ce dernier, ici 40 km/h au-dessus des maisons. La disparition de l'astre derrière des obstacles et sa retrouvaille en bout d'une rue peut être perçue comme une intention de ce dernier de se mettre en attente des témoins : "Là, je l'ai aperçu au-dessus des établissements CANCE. Celui-ci stationnait en l'air et semblait nous attendre. Devant la peur..". - sensation de déplacement avant arrière du PAN. Le témoin ayant interprété l’astre comme un objet proche et qui plus est mobile, toute variation d'intensité lumineuse de l'astre est logiquement interprété comme un déplacement vers l'avant ou l'arrière de l'objet qui garderait son intensité propre constante. "On s'est encore arrêté et c'est en voyant ce phénomène se diriger vers nous qu'on a fait une marche arrière pour prendre la fuite". On vérifie qu'il s'agit effectivement d'un astre à savoir la Lune. La direction de la Lune (à 0h20, azimut 128°, élévation 6°) se trouve effectivement au-dessus des bâtiments CANCE, lesquels font face à la route quand le témoin circule sur le chemin La Monjoie en quittant Nay : "cette fois on a emprunté le chemin Lamonjoie pour essayer de regagner le domicile des parents. Là, je l'ai aperçu au-dessus des établissements CANCE. Celui-ci stationnait en l'air et semblait nous attendre. Devant la peur..". Le point de départ de la méprise, qui entraîne les autres (boule suiveuse, mouvement avant arrière) réside dans la non-reconnaissance de l'astre. La Lune est quasi-pleine (phase 0,92) au lever, elle est rousse de la couleur décrite pour le PAN mais n'a pas la forme classique de la Lune, ni ronde ni croissant. C'est un fait usuel de la méprise, la présence de voiles nuageux devant la Lune ne laisse voir cette dernière qu'au travers de trouées de nuages dont la forme est quelconque et variable, ici carrée au début ("valise", "fenêtre"), elle devient ronde par la suite mais la méprise est déjà enclenchée. La météo enregistrée à Lourdes-Ossun (30 km) cette nuit là fait état de couverture de nuages (Infoclimat) et le PV de gendarmerie mentionne l'appel d'un habitant signalant avoir observé une lueur derrière un nuage dans la région de Nay vers 23h cette nuit là, ce qui au moins atteste que l'écran nuageux n'était pas total et pouvait laisser passer des lueurs de Lune. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A: observations de Lune rousse. [GEIPAN classification A — Lune rousse]

April 24, 1983 · 10:20 PM · SPHERE

Identified

Freland, Alsace · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. A l’initiative d’un enquêteur du GEIPAN, le cas précédemment nommé LAPOUTROIE (68) 24.04.1983 a été à nouveau étudié en 2013. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans un document (voir les notes d’enquête). Le 24 avril 1983 à 22h 20 précise deux témoins aperçoivent au-dessus d'un massif montagneux un objet lumineux de la grosseur d'une balle de tennis. Lors de l'observation à l'œil nu, l'objet semble légèrement ovoïde, statique avec parfois de légères oscillations. Il est entouré d'un halo de lumière blanche. L'objet descend ensuite par trois paliers successifs ce qui entraîne un changement de couleur. Une des personnes munie d'une paire de jumelles observe une sphère plus haute que large avec des veinures très brillantes sur l'objet. Celui-ci disparaîtra dans le paysage lors de sa descente. La nouvelle enquête démontre que le PAN est exactement à l'emplacement de Vénus. Le ciel étant décrit par les témoins comme étant étoilé et sans nuages, il n'est pas possible qu'ils n'aient pas mentionné Venus à coté du PAN si ce dernier n'était pas Vénus. L'enquête de Gendarmerie avait rejeté l'hypothèse d'une possible méprise astronomique (une mauvaise transmission des informations concernant la position de Vénus au moment de l'observation semble avoir eu lieu entre la Gendarmerie et l'observatoire astronomique contacté). La crédibilité des témoins n'est pas en cause et de plus ils ont été trompés par un phénomène particulier de perturbation de la perception (voir les notes d'enquête). Ce cas est classé "A" : observation astronomique de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

April 20, 1983 · 11:00 PM · SPHERE

Identified

Sommauthe, Champagne-Ardenne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé BUZANCY (08) 20.04.1983 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 20 avril 1983 vers 23h, un agriculteur aperçoit à travers une fenêtre d'une écurie une lueur rouge-vif. Intrigué, il sort et constate que cette luminosité vient d'une boule dans le ciel à la verticale de Saint-Pierremont. Le témoin perçoit des déplacements rapides sur un petit intervalle et des rayonnements. Au bout d'un quart d'heure, le témoin appelle son voisin puis la Gendarmerie. Au bout d'une heure le phénomène n'est plus qu'un point lumineux qui disparaît subitement. Deux témoignages sont recueillis. Les gendarmes ont participé à la fin de l’observation, ils ont observé le PAN indiqué par les témoins. Il n’y a guère de doute, le PAN alors observé par les témoins et les gendarmes est Vénus (Voir les notes d'enquête). La position dans le ciel correspond, et le reste de la description est typique des méprises avec Vénus telles qu’enregistrées en grand nombre par le GEIPAN. La couleur jaune rougeâtre brillant énormément parmi les autres étoiles blanches est parfaitement conforme à l’aspect de Vénus vue à basse élévation. La couleur (en général variable, T1 décrit des changements) résulte des effets de la forte épaisseur atmosphérique (basse élévation). Les perceptions de petits mouvements saccadés ou oscillations décrites par les témoins et les gendarmes peuvent être causées par l’effet atmosphérique et/ou par une erreur de perception quand on fixe une étoile (voir l'article sur l'effet autocinétique). La disparition subite observée par les gendarmes vers minuit peut correspondre au début de l’obstruction par les arbres (visibles à l’arrière-plan de la photo prise par les gendarmes pour reconstituer la position du PAN) car Vénus n’a plus que 2° d’élévation. Cela peut correspondre aussi à la présence de quelques nuages, l’hypothèse est très plausible au vue de l’analyse météo et peut expliquer l’indication par T1 de 3 disparitions momentanées du PAN. Les autres photos prises par les gendarmes pour reconstituer la position du PAN dans les phases précédentes de l’observation ne permettent pas cette reconstitution car ne contiennent pas de repère ou ne sont pas localisées (la gendarmerie n’est pas en mesure 35 ans après de fournir cette localisation). Néanmoins, le mouvement général du PAN, tel que l’on peut le retenir des témoignages malgré les erreurs et incohérences dans le PV, est conforme à celui de Vénus. Surtout, aucun des témoins ne différencie le PAN observé également par les gendarmes en fin d’observation d’un autre PAN qui aurait été vu plus tôt, c’est bien le même PAN qui seulement « était beaucoup plus gros et plus proche » (comme dit T1) au début de l’observation, ce qui est également conforme s’agissant de Vénus alors, plus haut dans le ciel. Le témoignage est entaché de plusieurs incohérences dont certaines qui auraient pu aller à l’encontre de la conclusion Vénus. Néanmoins, l’analyse permet de lever ces incohérences en identifiant les sources d’erreur et imprécisions des témoins ou des gendarmes. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observations de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

March 14, 1983 · 8:00 PM

Identified

Plouarzel, Bretagne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-RENAN (29) 1983 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 14 mars 1983 entre 20h et 22h plusieurs témoins dans un même hameau sur la commune de Plouarzel (29) observent un phénomène lumineux jaunâtre qui semble stationnaire au-dessus de la pointe d'un monument mégalithique. Le PAN est perçu statique puis en mouvement. Intrigués les témoins décident d'aller voir de plus près le phénomène : ils sont surpris car l'objet semble suivre la route et les automobilistes. Un 5eme témoin rapportera son observation faite le lendemain 15 mars à 21h alors qu'il circule en voiture en direction de Saint-Renan (29). Le témoin T1 est venu vers 21H alerter à leur domicile les témoins T2, T3, et T4. Ces derniers déclarent tous que leur première impression en regardant le phénomène montré par T1 était de voir une grosse étoile et ils ne comprenaient pas l'objet de" l’excitation" de T1. - T2" Dans un premier temps j'ai pensé à une grosse étoile et j'ai tout d'abord refusé de croire à un OVNI. - T3 "Dans un premier temps j'ai donc vu ce point lumineux qui m'est apparu 3 à 4 fois plus gros qu'une étoile et il émettait une lumière brillante et jaunâtre." - T4 "Mes parents, mes frères et moi sommes sorti de la maison et Monsieur Q nous a désigné une étoile dans le ciel direction Nord-Ouest. Dans un premier temps je n'ai rien trouvé d'anormal." L'étoile que T2, T3 et T4 ont cru voir exactement au-dessus du menhir existe bien puisque c'était Vénus (272° en azimut et 10° de hauteur) et c'est effectivement un grosse étoile. La référence au menhir depuis le lieu d'habitation de T2, T3, T4 est très précise et ne laisse aucun doute. T1 était très excité par son observation préalable faite en roulant. Il a été victime de l'illusion de la boule suiveuse (illusion perceptive due au propre déplacement des témoins), puisque que le PAN semble s'arrêter quand le témoin est stationné, et reprendre sa course quand il redémarre. En fait la direction de l’étoile est fixe par rapport à la voiture quand celle-ci ne change pas de cap. Quand la voiture et la route changent de cap la direction de l'étoile fixe pivote par rapport à celle de la route et peut donner l'impression que l'étoile bouge dans le ciel. T1 dit "il suit une route en effectuant des lignes brisées." Cette perception est génératrice de forte émotion (avec peut être l’idée ou hypothèse d’avoir à faire à une « intelligence »), et ce faisant peut favoriser une perte de précision dans la perception ou la mémorisation. Les autres observations faites par T1, avant ou après, résultent probablement de ce même phénomène. T1, persuadé du mouvement du PAN, arrive à faire monter en voiture T2, et amène naturellement ce dernier à la même illusion (illusion favorisée ici aussi par l'effet d'entrainement ou conditionnement créé par T1). T2 dit "Il m'a semblé que ce phénomène passé d'un côté et de l'autre de la route". T3 et T4 restés dans la cour pendant que T2 et T1 sont en voiture, ont la perception lors du retour de T1 et T2 que le PAN n'a pas bougé, alors que T2 (parent de T3 et T4) est maintenant convaincu du mouvement. Lors d'une deuxième expérience en véhicule de T2 et T1, T3 et T4 finissent par voir bouger le PAN, mais tout indique qu'ils ont eux-mêmes bougé dans la cour, parce qu'ils cherchaient à suivre des yeux la trajectoire de la voiture et la réaction du PAN (supposée suivre la voiture, pour T4 "À ce moment, alors que mes parents avaient parcouru une centaine de mètres, j'ai bien vu le point lumineux descendre dans le ciel") et surtout T3 indique " À un moment j'ai été masqué par un hangar et je me suis déplacé pour suivre la trajectoire de l'engin". La référence à un aspect d'étoile est très présente dans les témoignages et ce qui s'en éloigne est classique pour Vénus à basse élévation et/ou vu au travers d'un pare-brise de voiture (couleur changeante, ovalisation, intensité changeante et impression induite de distance variable). Les indications de disparition du PAN (T3 "il est parti en direction d'Ouessant et je ne l'ai plus revu ", T4 " il me semble que ce phénomène est descendu assez bas près de la route.") correspondent parfaitement à la configuration locale du coucher de Vénus. La méprise avec Venus ne fait aucun doute. Nous avons ici l’illustration: - d'une première méprise classique par illusion de boule suiveuse créée par le déplacement du témoin. - d'un effet d'entrainement d'autres témoins dans cette même illusion, autres témoins pourtant bien persuadés au départ d'avoir à faire à une étoile. - de l'influence émotionnelle entre membres d'une même famille: T3 et T4 s'approprient l'idée et par là la perception du mouvement une fois celles-ci acquises et communiquées par leur parent T2. Le témoignage de T5 est peu documenté. Il s'agit probablement, le lendemain à 21H, de l'observation de ARCTURUS en cap 70° dans la direction suivie par T5; Observation qui serait probablement passée inaperçue de T5 s'il n'avait pas été conditionné par les "faits relatés dans la presse sur l'apparition d'un OVNI les 14 et 15 mars dernier". Le GEIPAN classe le cas en A : méprises astronomiques (Vénus et Arcturus). [GEIPAN classification A — Vénus]

September 6, 1982 · 10:30 PM

Identified

Villebon-Sur-Yvette, Ile-de-France · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé PALAISEAU (91) 1982 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 06 septembre 1982 à 22h30, un couple sur son balcon au 3ième étage, aperçoit un phénomène lumineux de couleur orangée et de grande dimension en direction des pistes d'Orly. Les témoins comparent l'objet à une soucoupe ou à un dirigeable. L'observation dure deux minutes durant lesquelles le phénomène va progressivement disparaître. Aucun bruit ne sera entendu durant l'observation. L'enquête de gendarmerie auprès de divers services de la surveillance aérienne ou des casernes de pompiers du secteur ne débouche sur aucune information complémentaire. D’étrangeté et de consistance moyenne (2 témoins dépendants, pas de photo), ce cas s’avère être une méprise avec la Lune proche de son lever (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN et les détails de l’enquête de gendarmerie évoquent fortement une méprise avec la Lune : PAN ovale de diamètre important, couleur orange, lumière vive, hypothèse d’un incendie. Les témoins, bien qu’ayant une excellente vue depuis leur balcon vers l’Est, disent ne pas avoir vu la Lune dans le ciel qualifié de sans nuage alors qu’elle était bien présente dans la direction qu’ils indiquent, à une faible hauteur angulaire pouvant expliquer sa couleur orange. Le fait qu’un avion soit passé entre le PAN et les témoins montre que le PAN était légèrement à droite des pistes de l’aéroport d’Orly, ce qui correspond parfaitement à la position de la Lune. La présence de nuages sur l’horizon Est, non mentionnée par les témoins mais déduite des données météorologiques, explique (pour T2) la disparition du PAN par rétrécissement suite à l’écran progressif d’un nuage comme il explique (pour T1) « un départ vers l’Est », car T1 interprète le rétrécissement comme une fuite en distance qui est bien vers l’Est. Lors de la première enquête le GEIPAN n’avait les mêmes moyens pour apprécier la présence de nuage et pas encore ce retour d’expérience sur les illusions de déplacement que peuvent créer les nuages devant la Lune ou un astre. Le cas est classé A : observation de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune rousse]

May 16, 1982 · 3:45 AM

Identified

Suippes, Champagne-Ardenne · France

Ce cas d'observation fait partie de cas classés « D » en 1982 par le GEPAN. Il a fait l'objet d'une nouvelle enquête (voir le document : Note d'enquête). Le 16 mai 1982 vers 3h 45 une automobiliste et sa passagère sont intriguées par la présence d'une masse lumineuse dans le ciel décrite comme une demi-lune, « de couleur orange ». Après être resté immobile au-dessus de la ville de Suippes, le PAN semblera suivre les témoins en effectuant des bonds horizontaux et ce, jusqu'au village de Somme-Suippes. Aucun bruit n'est entendu pendant l'observation. Les deux témoins perdront le PAN de vue à leur arrivée, car celui-ci est caché par le paysage ou par des bâtiments. Aucune autre information n'a été recueillie sur ce phénomène par la gendarmerie. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur...) avec un phénomène connu astronomique : la Lune au lever. De plus, la Lune était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention, si ce n'est pour dire qu'elles ont d'abord pensé à la Lune (ce qui indique que le PAN ressemble à notre satellite naturel). Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue et inquiétude). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A : méprise astronomique de la Lune. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]