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April 19, 1991 · 5:00 PM
IdentifiedSarramea, Outre-Mer · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LA FOA (988) 19.04.1991 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 19 avril 1991 vers 17h-17h30, trois témoins sont au sommet d'un plateau non boisé au niveau du col d'Amieu sur la commune de SARRAMEA en Nouvelle Calédonie. Ils observent soudain le passage de deux phénomènes lumineux dans le ciel dégagé. Malgré leurs courtes observations (de 2 à 3 secondes pour T1 et T2) à une dizaine de secondes (pour T3), ils décrivent un phénomène de forme circulaire ("disques","forme ronde", "boule"), aux couleurs variées (T1 "argenté", T2 "vert fluorescent" et T3 "bleu, rose, vert fluorescent) se déplaçant silencieusement sur une trajectoire rectiligne Est-Ouest. Les témoins perdent de vue le phénomène caché par des arbres. T1 pense à la désagrégation d'un satellite. L’enquête de gendarmerie exclut un vol d'aéronef. D’étrangeté faible mais de bonne consistance (3 témoins, témoignages assez précis), ce cas s’avère être très probablement une observation d’une rentrée de météoroïde (voir le compte-rendu d'enquête). La description du PAN fournie par les témoins est en effet caractéristique de ce type de phénomène : déplacement très rapide de 2 objets lumineux, durée d’observation de 2 à 3 secondes. Cette conclusion est bien plus facile aujourd’hui qu’il y a 27 ans. Le GEIPAN a depuis accumulé beaucoup de témoignages, et de nos jours plusieurs sites enregistrent les témoignages de rentrées naturelles de météoroïdes. On peut constater que ces rentrées peuvent être observées de jour, avec une ou plusieurs lueurs (fragmentation), avec ou sans son. Le cas du 8 avril 2018 enregistré aux USA est un exemple parmi d’autres de cas similaires à celui de nos témoins. C’était de jour, il y avait plusieurs observateurs, plusieurs lueurs (fragmentation), pas de trainées, pas de son (voir l'exemple sur le site IMO). La courte durée de l’observation ainsi que la trajectoire de l’Est vers l’Ouest va à l’encontre d’une éventuelle rentrée de satellite. Ce qui a également été confirmé par l’absence de rentrée artificielle enregistrée pouvant correspondre. Le cas est classé A : observation très probable d’une rentrée de météoroïde. [GEIPAN classification A — Météoroïde]
November 25, 1990 · 12:45 AM · OVAL
IdentifiedNort-Sur-Erdre, Pays de la Loire · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NORD-SUR-ERDRE (44) 21.11.1990 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d’enquête). Il concerne l’observation de phénomènes lumineux de nuit par quatre témoins circulant en voiture dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 novembre 1990 vers 00h45. Les témoins sont un adulte et trois enfants. Un quatrième enfant était présent mais n’a pas voulu observer le phénomène. Seul l’adulte (T1) et un des enfants (T2) ont témoigné auprès des gendarmes. Les témoins rapportent alors qu’ils roulaient depuis Nort-Sur-Erdre (44) en direction de Casson (44), ils ont vu apparaître successivement trois PAN vert fluorescent de forme et taille variées (allongé, arrondi, ovale) dans le ciel nocturne. Ces "objets" se déplaçaient tantôt à droite tantôt à gauche de la chaussée et silencieusement en restant groupés. Ils ont été perdu plusieurs fois de vue lors du trajet vers le domicile. La dernière fois qu’ils ont été vus, ils se dirigeaient vers la commune de Suce-Sur-Erdre (44). Les gendarmes entendront plusieurs personnes habitant sur le trajet mais aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Les témoins ont très probablement observé les effets d’un projecteur situé au sol dont le faisceau traverse des zones d’atmosphère le rendant partiellement visible et crée ensuite une tâche d’impact lorsqu’il rencontre in fine un écran de nuage. Cette conclusion s’appuie sur les points suivants tous concordants : - date de l’observation, dans la nuit de samedi à dimanche, traditionnellement festive et propice à l’ouverture des discothèques. - couverture nuageuse. Elle est présente et couvre partiellement le ciel (5/8 octas au total) à un plafond bas (600 à 800 m) sur deux étages ; - mouvements du PAN, typiques de ceux des skytracker, animés depuis le sol par un système motorisé automatisé, faisant aller et venir les projecteurs dans des mouvements divers ; T1 indique par ailleurs : « il avançait à la même vitesse que moi ». Nous avons affaire ici à une illusion bien connue dite « de la boule suiveuse », qui se manifeste lorsqu’un objet éloigné et immobile (souvent astronomique mais pas seulement) est observé alors que le témoin est en déplacement. - disparitions. Les brèves disparitions du PAN peuvent s’expliquer par la présence d’une couverture nuageuse intermittente. Lorsque le faisceau passe dans des « trouées », il n’y a pas d’impact ; - luminosité. Le PAN est décrit par les témoins comme étant peu à assez lumineux, comme le sont les reflets de projecteurs sur les nuages. D’autre part, les témoins, indiquant alors un accroissement de luminosité, sont sans doute plus proches de la source lumineuse, une fois arrivés chez eux. - emplacement. L’observation indique que l’origine au sol des impacts lumineux sur les nuages devait se trouver dans ou à proximité de Nantes, où devaient se trouver en 1990 de nombreux établissements nocturnes susceptibles d’utiliser des skytrackers. - présence ou absence d’un faisceau. Le faisceau peut être plus ou moins visible (voire pas du tout), en fonction des conditions météorologiques locales. La présence de fines particules en suspension dans l’atmosphère est un facteur indispensable. Dans le cas présent, il s’agit de gouttelettes d’eau générées par les averses localisées se produisant probablement pendant l’observation, dans les divers axes d’observation. A l’heure de l’observation nous savons qu’une couche nuageuse basse couvrait partiellement le ciel et que des averses localisées s’étaient produites dans l’heure précédent l’observation, et se produisaient probablement encore, les nuages présents étant propices à générer ce genre d’averses. Par ailleurs, des pluies antérieures à l’observation ont pu « nettoyer » l’atmosphère basse dans certaines zones en enlevant les éventuelles particules et empêchant la visibilité du faisceau. Les conditions étaient donc idéales pour qu’un faisceau lumineux de projecteur apparaisse visible ou non visible selon la ou les zones traversées. - formes. Les témoins décrivent des formes changeantes, alternatives ou simultanées : rondes, ovales, et /ou longues et peu larges. Le faisceau est visible en traversant une zone du ciel dans laquelle se trouvent des gouttelettes d’eau (averses sous les cumulus) et donne un aspect « tronqué » à forme allongée. Il peut réapparaitre plus loin et plus haut en prolongement lors de l’impact sur le nuage d’une couche supérieure et créer une deuxième forme plus ou moins allongée selon l’incidence du tir. En absence de nuage d’impact (trouée de couverture) ou de zone de ciel à averse, un seule des formes est présente. La présence (relevé météo) de deux couches nuageuses basses et clairsemées, donnant un couverture discontinue de zones à averses (ou gouttelettes) et d’écran de ciel combinée au double déplacement du faisceau du projecteur et de celui des témoins en voiture, permettent de comprendre le mécanisme conduisant à ces diverses formes ainsi qu’aux séquences d’apparitions et de disparition. - couleur. La couleur verte existait bien en 1990 pour les skytracker. La mention de « fluorescence » est sans doute quelque peu exagérée et traduit probablement davantage la qualité et l’intensité de la lumière mise en exergue lors de sa traversée des gouttelettes d’eau, pouvant donner l’impression d’une «fluorescence». La consistance du cas est médiocre, avec une absence d’informations angulaires (dimensions du PAN, hauteurs sur l’horizon…) et de mention de durée d’observation. Les animations de laser aujourd’hui facilement reconnaissables n’étaient qu’à leur début dans les années 1980 et 1990. Il n'est pas possible aujourd’hui de trouver l'origine de cette animation compte tenu du fait que cela remonte à près de 30 ans et que cette recherche doit se faire dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres du lieu d’observation. Cette absence de trace n’est pas déterminante dans un sens ou dans un autre. Nous disposons d’observations de cette période où l’enquête a permis de retrouver l'animation et met en évidence que les matériels produisant de tels effets étaient vendus aux discothèques en France. (voir PV de gendarmerie du cas d'observation ILE BOUCHARD (37) 11.12.1993). La parfaite conformité d’aspect en cohérence avec la situation météorologique relevée, la survenue une nuit de weekend, à proximité d’une grande ville, dans une période de fort usage des skytrackers en discothèque sont les éléments nous permettant de retenir cette hypothèse comme très probable. Le GEIPAN conclut en « A» : observation très probable de faisceaux et d’impact nuages de projecteurs de type « skytracker », probablement depuis une discothèque située à Nantes ou dans ses faubourgs. [GEIPAN classification A — Laser]
November 24, 1990
Identified(Reg) Pays De La Loire, Bretagne (Pdl, Bre) 24.11.1990, Autre · France
Le 24 novembre 1990 dans deux régions (Pays de la Loire et Bretagne) plusieurs témoins observent d'une dizaine de boules lumineuses se déplaçant à grande vitesse. L'enquête montrera qu'il s'agissait de rampes de lasers installées par EDF à l'occasion des festivités du 20ème anniversaire de la centrale thermique de Cordemais (44). Ces laser étaient visibles à 40 km. [GEIPAN classification A — Laser]
November 5, 1990
IdentifiedRentree Atmospherique 5 Novembre 1990, Autre · France
Il est 20 heures le 05 novembre 1990 lorsque les services de sécurité du CNES sont submergés d'appels en provenance de nombreuses brigades de Gendarmerie signalant un étrange phénomène lumineux ayant traversé une grande partie de la France vers 19 heures. Durant plus d'une semaine, le SEPRA recevra de nombreux appels de témoins demandant des explications à propos "d'un immense triangle lumineux" qui traversant le ciel. Parmi les témoins J-P. Haigneré, spationaute au CNES confirmera l'étrangeté du phénomène. Au centre de lancement de ballons d'Aire-sur-Adour, les techniciens retarderont un lancement pour observer le phénomène ! Le service du SEPRA est renforcé pour l'occasion, et la recherche d'informations commence auprès des autorités aériennes civiles et militaires, des services de météorologie et de la NASA pour une éventuelle rentrée atmosphérique. La réponse de la NASA arrive le 08 novembre en indiquant, pour le 05 novembre, la rentrée de l'objet "20925/1990 – 94C / GORIZONT 21 PLATFORM / USSR". Les services d'orbitographie du CNES confirment la trajectoire de cette rentrée qui traversa la France du golfe de Gascogne à l'Alsace. Cette information est fournie aux agences de presse le 09 novembre 1990. A noter qu'un témoin, membre d'un réseau d'observation particulièrement efficace, informait le SEPRA dès le 06 novembre qu'il s'agissait de la rentrée 90/94C et qu'il était passé à 103 km au-dessus du golfe de Gascogne pour sortir dans l'est de la France à 83 km d'altitude. Le survol d'un nuage de débris d'un 3eme étage de fusée soviétique PROTON se passe à une altitude de 100 à 50 km et à une vitesse décroissante de 7 à 2km/s (25 000 à7 200km/h). Or, un témoin, quel qu'il soit, ne peut pas estimer la distance d'un objet inconnu, a fortiori des points lumineux, de nuit. Cependant, son cerveau estime inconsciemment une distance, à partir de l'intensité lumineuse du phénomène. (voir l'explication sur l’estimation de taille et de distance d'un phénomène inconnu.) Cet ensemble de débris en fusion, suivi de traînées, s’étire dans l’espace sur plusieurs dizaines de kilomètres selon la forme et la composition des pièces métalliques. Et c’est la puissance lumineuse du phénomène qui l’a fait paraître proche aux témoins. Cette illusion de proximité est constatée à chaque observation de bolide. Cette illusion de perception, dite illusion de distance, est bien connue des psychologues de la perception visuelle. Tout comme l'illusion de contour ou illusion de forme : dans ce cas lorsqu'un observateur voit un ensemble de points se déplacer ensemble, son cerveau construit un objet virtuel portant ces points. Voir l'article sur la psychologie de la forme. . Or, la majorité des témoignages de la rentrée atmosphérique du 05 novembre 1990 relatent l'observation d'un engin sombre, muni de multiples lumières, volant à basse altitude, de l'Ouest-Sud Ouest vers le Est-Nord Est. Les témoignages sont conformes à l'observation d'un nuage de débris en fusion issus de la fragmentation du 3ième étage de la fusée PROTON rentrant dans l'atmosphère : - l'heure d'observation et sa durée, - les multiples points lumineux, - la direction d'observation: voir la nouvelle simulation de la rentrée atmosphérique du 05.11.1990, - la taille apparente (des témoins sont surpris de voir que la taille apparente ne varie pas au cours du passage : preuve que l'objet est très lointain). Le GEIPAN classe ce cas "A" comme observation de la rentrée dans l'atmosphère du 3ième étage d'une fusée PROTON. Plusieurs témoins, très choqués par leur observation, n’ont pas admis cette explication. [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]
September 24, 1990
IdentifiedPrivas, Rhône-Alpes · France
Le 24 septembre 1990 vers 22h15, cinq témoins sont intrigués par 3 boules lumineuses blanc-jaunes à contours flous, comme vues à travers les nuages. Un sixième témoin habitant dans une localité voisine indique que ces lumières étaient le reflet sur les nuages de trois gros projecteurs posés au sol. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
July 6, 1990 · SPHERE
IdentifiedCaorches-Saint-Nicolas, Haute Normandie · France
Le 11 juillet 1990, le SEPRA est informé via les médias de la découverte d'un important cratère apparu dans un champ. Le cratère fait 14 m de diamètre avec une couronne de terre effondrée de 2,5 m environ et un tumulus central de 4,5 m sur 1,5 m de hauteur. A l 'examen des roches et des gros blocs remontés du sous-sol deux hypothèses sont retenues : - la chute d'une grosse météorite - une explosion en sous-sol Un tractopelle est mobilisé pour explorer le cratère en procédant doucement par strates de 50 à 70 cm. L'exploration se poursuit ainsi jusqu'à 7 mètres de profondeur. Au fur et à mesure des investigations, des fragments de tôle sont retrouvés à diverses profondeurs. Vingt cinq fragments métalliques sont ainsi récupérés ce qui exclut l'hypothèse de la chute d'une météorite au profit de l'explosion probable en sous-sol d'une bombe datant de la seconde guerre mondiale. Les fragments ont été expédiés au laboratoire de l'armement de la DGA dont les conclusions confirment l'hypothèse envisagée. La reconstitution de l'engin a permis en effet d'identifier une bombe incendiaire de 250 kg d'origine britannique ou américaine et probablement fabriquée en avril 1942. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
July 3, 1990 · 10:30 PM · OVAL
Identified[Mer] Lat 44.76, Lon -4.32 (Int) 03.07.1990, Autre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé [MER] LAT 44.76, LON -4.32 (INT) 03.07.1990 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas concerne l’observation d’un PAN par un témoin se trouvant en mer au large des côtes espagnoles sur son voilier, le 03 juillet 1990 vers 22 heures 30. Le témoin à la barre observe durant un peu plus de 30 secondes les évolutions d'un objet ovale lumineux avec un feu rouge d'un côté et un feu vert-bleu de l'autre. Aucun bruit particulier n'est entendu, aucune perturbation sur le voilier n'est remarquée (moteur en fonctionnement et feux de signalisation du bateau). Le témoin se rend le 20/07/1990 au bureau de la brigade de Gendarmerie. Le témoin a très probablement observé un avion se préparant à atterrir de nuit feux d’atterrissage allumés sur un aéroport espagnol (voir le compte-rendu d'enquête). La présence de feux de couleur rouge, bleu-vert et blanche (ou blanc-jaune) notée par le témoin est parfaitement caractéristique d’une confusion aéronautique. Les feux rouges et (bleu) verts sont en effet les feux de navigation. Il s’agirait d’ailleurs plutôt d’un avion qu’un hélicoptère car la lumière principale brillante « comme une ampoule » et dessinant un ovale horizontal correspondrait bien à deux feux d’atterrissage d’un avion de ligne, proches l’un de l’autre et alignés horizontalement, tels qu’observés à distance. La distance d’observation doit être discutée en relation avec la visibilité concomitante de plusieurs types de feux dont la puissance et la portée sont différentes. Les feux de navigation rouge et vert, ici clairement observés par le témoin, sont d’une portée bien plus limitée que celle des phares d’atterrissage, mais également des feux anti collisions blanc, dont le clignotement caractéristique est visible de très loin, mais qui n’ont à aucun moment été observés par le témoin. La réglementation aérienne internationale impose que les feux de navigation soient allumés en toutes circonstances, au contraire des feux anti-collision, qui peuvent être éteints dans certaines conditions particulières comme la présence de brouillard, d’une pluie très forte, ou lors de la traversée d’un nuage en vol IMC, risquant de gêner le pilote par réflexion de la lumière sur les gouttelettes d’eau en suspension. Il semble logique de privilégier l’hypothèse d’un avion se trouvant à quelques kilomètres du témoin plutôt qu’à une centaine de kilomètres qui aurait rendu les feux de navigation totalement invisibles. L’absence des feux anti-collision, serait donc à imputer à des conditions météorologiques propices à leur extinction temporaire, conditions qu’il est impossible de confirmer ou d'infirmer. Les phares d’atterrissages, bien que semblant avoir été allumés (dans l’hypothèse de l’atterrissage sur un aéroport espagnol côtier) bien avant l’atterrissage, peuvent l’être dans d’autres circonstances (espace aérien encombré, basse altitude de l’avion ou modification du niveau de vol) qui pourraient s’appliquer dans le cas présent. Ces phares d’atterrissage ont un champ horizontal et vertical limité, ce qui explique pourquoi le témoin ne les a pas vus éclairer l’océan. Les faisceaux de ces phares peuvent être non visibles car cela dépend de la présence ou non de particules en suspension dans l’atmosphère entre le témoin et le PAN. Les manœuvres de cet avion, telles que reconstituées à partir des déclarations du témoin, sont compatibles avec celles que pourrait effectuer un avion de ligne en approche d’un aéroport (boucles, virages…), bien que ces manœuvres se seraient dès lors effectuées loin des côtes espagnoles. Il n’est pas possible 30 ans après de disposer d’enregistrement de trafic pouvant consolider ou infirmer une telle hypothèse d’avion. Enfin, l’absence de bruit perçu n’est pas déterminante pour l’hypothèse puisque le bruit du moteur du bateau (signalé par le témoin) a pu masquer un éventuel bruit de moteur d’avion qui par ailleurs a pu être aussi atténué par un vent contraire à sa propagation. La consistance est faible, avec peu de données exploitables, mais est suffisante pour valider l’hypothèse compte-tenu de sa bonne probabilité. En conséquence, le GEIPAN classe le cas en A : observation très probable d’un avion. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
May 26, 1990
IdentifiedRibecourt-Dreslincourt, Picardie · France
Le 25 mai 1990, vers 23 heures, plusieurs témoins sont intrigués par 3 projecteurs jaunes tournoyant dans le ciel. Le phénomène est vu par d'autres témoins sur plusieurs jours. L'enquête montrera sans ambiguité qu'il s'agit d'un système de projecteurs d'une discothèque voisine visible à plus de 30 km à la ronde. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 4, 1990
IdentifiedMauriac, Auvergne · France
Le 4 janvier 1990 dans la cour d'un collège vers 12h40, une dizaine d'enfants observent une forme ovale (ou cylindrique en fonction des témoignages) noire, décrites avec des ' pattes et des "hublots". L'objet passe silencieusement à 150 m environ au-dessus du collège. Les professeurs alertés n'ont rien remarqué. Le 16 janvier dans une commune voisine un ballon météo lancé de Bordeaux est découvert. La reconstitution de la forme du ballon à partir des débris permet d'identifier l'observation à ce ballon, les"pattes" étant en fait la partie inférieure du réflecteur radar. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
November 22, 1989 · 2:00 AM · CYLINDER
IdentifiedMirecourt, Lorraine · France
Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé MIRECOURT (88) 22.11.1989 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 22 novembre 1989 entre 2 heures et 2 heures 15 du matin, une femme (T1) observe par sa fenêtre le passage rapide sur une trajectoire légèrement descendante d'un phénomène rouge et fortement éclairé. Le témoin réveille son mari (T2) qui aperçoit également le phénomène. Le T1 décrit une forme ressemblant à deux cylindres superposés séparés par une bande noire, le cylindre du dessous étant plus long (voir le dessin sur le PV). Le T1 décrit des gerbes d'étincelles et des flammes autour de l'objet ainsi qu'une queue d'étincelles dans un brouillard puis le phénomène est perdu de vue par T1 caché par 3 grands sapins près de la maison. Aucun bruit n'est entendu durant la courte observation. Le T1 contacte la gendarmerie et la presse. Avec l’expérience acquise par le GEIPAN de ce type d’observations, sa description par les témoins ne laisse aujourd’hui aucun doute. Il s’agit d’un phénomène de rentrée atmosphérique (voir le compte-rendu d'enquête). Seule la nature exacte de cette rentrée restait à approfondir. Il n’y a d'autre témoin (ce qui se comprend à 2h du matin) ce qui ne permet pas de cerner la durée réelle du phénomène. D’après la description du PAN, l’hypothèse d’une rentrée artificielle est privilégiée, et ce d’autant plus que la trajectoire et l’horaire de passage du satellite soviétique Cosmos 2047 sont très cohérents avec ceux du PAN. Bien que l’heure de cette rentrée est référencée au 21 novembre 1989, on sait que cela est fait avec une marge d’erreur de quelques heures, ce qui rend tout à fait possible une rentrée à la date du 22 novembre 1989 à 1h (TU). La durée du phénomène (20 secondes) est a priori trop courte pour une rentrée artificielle d’un gros objet artificiel, et plaiderait plus pour l’hypothèse de l’observation d’une rentrée naturelle (bolide), mais par contre une durée bien plus longue plaide nettement en faveur d’une rentrée artificielle. Il est évident que les témoins n’ont observé qu’une partie de la durée réelle du phénomène : le PAN a été masqué par des arbres en fin d’observation, et les témoins n’ont découvert le PAN (à leur fenêtre) que depuis le lit de leur chambre. Le cas est classé A, méprise quasi-certaine avec la rentrée atmosphérique du satellite Cosmos 2047. [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]
March 13, 1989
IdentifiedAurore Boreale — Saint-Pierre-Quiberon, Bennecourt, Autre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « B » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation (précédemment nommé Bonnières-Sur-Seine (78) 13.03.1989) fait partie de cas classés « B » en 1989 par le SEPRA "phénomène naturel spectaculaire de propagation lumineuse". Le 13 mars 1989, entre 22h30 et 23h28, plusieurs témoins, dans le Morbihan (56) et dans les Yvelines (78), observent un phénomène lumineux de grande ampleur dans les couches de nuages. Les couleurs observées sont très variées, jaune, vert, et rouge. Les gendarmeries qui ont mené les enquêtes rapprocheront ce phénomène de l'éruption solaire qui a eu lieu à la même époque et qui a été relatée par les médias. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, taille, couleur) avec un phénomène astronomique parfaitement connu : une aurore boréale. De plus, une aurore boréale a effectivement été observée exceptionnellement en France le 13 mars 1989 (voir les notes d'enquête). Il est parfaitement normal que les témoins n'aient pas reconnu de suite une aurore boréale, car ce phénomène astronomique est rarement observé depuis la France métropolitaine (occurrence d'environ une tous les dix ans). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation d'une aurore boréale. [GEIPAN classification A — Aurore boréale]
January 27, 1989
Identified(Dpt) Creuse, Limousin · France
Le 28 janvier 1989 vers 20 heures 30, le groupement de gendarmerie de Guéret demande à toutes ses brigades de regarder dans le ciel vers l'Est un phénomène particulier. Des points très scintillants de couleurs variées sont observés. Ces observations sont faites plusieurs soirs de suite. Ce phénomène est dû à un scintillement d'étoiles provoqué par des conditions météorologiques favorables. [GEIPAN classification A — Astronomique]
December 21, 1988
IdentifiedDebris Spatiaux (Retombee) — National (Fr) 21.12.1988, Autre · France
Le 21 décembre 1988 vers 0h50, de très nombreux témoins répartis sur le territoire français selon un axe Nord-Sud observent le passage dans le ciel d'un objet blanc très brillant avec une trainée jaune orangée. Des pilotes rapportent également leur observation en vol. La vitesse du phénomène est très rapide et aucun bruit n'est entendu. A la fin de la trajectoire l'objet se scinde en plusieurs morceaux. Le lendemain au sud de Bourges (18), un agriculteur trouve dans son champ un morceau de tôle d'environ 70 cm de longueur (voir PV N°1189). Après expertise du morceau récupéré, il s'avère qu'il s'agit d'un morceau de la tuyère du lanceur russe Soyouz (voir reconstitution dans les documents "éléments d'enquête"). Cette fusée avait été lancée le 16 décembre 1988 depuis Plesetsk (URSS) avec le satellite COSMOS 1984 (satellite de reconnaissance optique de type Yantar 4K2, retombé le 13 février 1989). [GEIPAN classification A — Éléments de fusée]
December 18, 1988 · 2:45 AM · RECTANGLE
IdentifiedMontdardier, Languedoc Roussillon · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « D » en 1988 par le SEPRA et précédemment nommé LE VIGAN (30). Dans le nuit du 17 au 18 décembre 1988 vers 2 heures 45, quatre témoins circulant sur la D113 à bord de deux véhicules observent un objet lumineux formé d'un double rectangle séparé par un trait noir et semblant barrer la route. Cet objet se trouve à 7 à 8 mètres du sol dans l'axe de la route et recule au fur et à mesure que les voitures avancent. Le phénomène est silencieux. Ce cas est consistant (trois témoins), la description du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au coucher. De plus, la Lune était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention (voir les notes d'enquête). Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à à travers leur ressenti (étonnement, fatigue, peur, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté moyenne est classé comme PAN A : observation liée avec une méprise avec la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]
October 22, 1988 · 4:00 AM · SPHERE
IdentifiedNuku-Hiva, Outre-Mer · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NUKU HIVA (987) 1988 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 22 octobre 1988 vers 3 heures 30, plusieurs témoins en Polynésie française observent le passage de boules très lumineuses de couleur blanche ou rouge-orangé selon les témoignages. Ce phénomène lumineux a une trajectoire rectiligne dans le ciel et aucun bruit particulier n'est entendu. Quatre témoignages sont recueillis tardivement. L'enquête de gendarmerie note également que cette nuit là deux équipages des compagnies New Zealand et UTA font état d'observations de phénomènes avec notamment de longues trainées de condensation au large des îles Marquises. Plusieurs boules lumineuses avançant ensemble dans le ciel avec des trainées, lueurs d'intensité différentes, formes ogivales pour certaines: tous ces éléments sont caractéristiques d'une rentrée dans l'atmosphère d'un météoroide avec fragmentation ou d'un engin spatial. L'hypothèse "engin" l'emporte car cela est observé sur un temps assez long ( > 1 minute) et le déplacement angulaire dans le ciel n'est pas très rapide. A l'époque le GEIPAN avait moins d’expérience en témoignages de ce type et l’accès à l'information pour retrouver l'engin à l'origine était plus difficile. Aujourd'hui il est possible d’identifier dans les répertoires du NORAD (North American Aerospace Defense Command) une liste d'objets ou engins ayant fait une rentrée ce jour-là (ils sont plusieurs) et, grâce aux orbites finales données par le NORAD et les outils de tracé, de retrouver celui passant dans les conditions géométriques conformes à l’observation et donc à l'origine de l'observation. Comme indiqué dans la reconstitution ci-jointe, vers 13H45 TU le 22 octobre, soit 4H15 en heure légale (les témoins sont peu précis, ils témoignent entre 2 et 5 semaines après l'observation et indiquent autour de 4 h du matin), l'objet spatial n°19597, étage supérieur de la fusée ayant servi à lancer le satellite Raduga 22, passe à proximité du lieu d'observation dans des conditions géométriques conformes à celles observées, c'est à dire de NW vers SE, tel que décrit par T3 et T4 , les deux témoins les mieux placés (au plus près) pour comprendre la trajectoire. Vu sa localisation, on peut comprendre que T2 n’ait principalement perçu que la composante W vers E de la trajectoire. Par contre la trajectoire correspondant à l'observation de T1 ne correspond pas du tout (erreur de tracé dans le PV ?). Compte tenu des autres témoignages, et aussi des indications (voir PV) d'équipages de deux avions de lignes ayant décrit le même phénomène en survol proche de Nuku-Hiva (avec indication de sens W vers E pour celui qui le mentionne), nous considérons que le témoignage de T1 ne peut être opposé à l’hypothèse. En conséquence, le GEIPAN classe le cas en A : rentrée atmosphérique d'un étage supérieur de fusée. [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]
October 6, 1988
IdentifiedGannat, Auvergne · France
Le 6 octobre 1988 vers 21 heures 30, plusieurs témoins observent au-dessus de la région 3 sources de lumière bleutées se déplaçant lentement dans le ciel. Les gendarmes appelés sur place constatent le phénomène qui disparait définitivement vers 00 heure 30. L'enquête se tournera sans succès vers un possible vol d'hélicoptère pour aboutir en fait à un hypermarché qui faisait des essais de projecteurs laser en vue d'une opération publicitaire. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 6, 1988
IdentifiedTournai-Sur-Dive, Basse Normandie · France
Ce cas d'observation anciennement connu sous le nom de TRUN (61) 06.09.1988 fait partie des cas classés « D » par le SEPRA. Il a fait l'objet d'un nouvel examen récemment (voir le document Notes d'enquête). A partir du 6 septembre 1988, plusieurs personnes vont observer dans le ciel la présence et le déplacement d'un phénomène lumineux qui leur est inconnu. Les longues observations successives du 7 et 8 septembre se font entre 22h et 23h. Ce cas est consistant (quatre témoins, plusieurs photographies), la description du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la planète Mars. De plus, Mars était visible dans l’axe indiqué par les témoins, et était alors particulièrement brillante. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue, peur, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée à une méprise avec la planète Mars. [GEIPAN classification A — Mars]
November 25, 1987 · 11:30 PM
IdentifiedMontfort-Sur-Meu, Bretagne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé MONTFORT-SUR-MEU (35) 27.11.1987 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 25 novembre 1987 vers 20h20 (T1) et le 27 novembre vers 23h30 (T2, T3, T4, T5), plusieurs témoins observent longuement un phénomène lumineux en direction de l'Ouest. Cet objet de couleur rouge vif est en forme de boule ou de banane pour certains témoins. L'objet parait stationnaire ou en lent déplacement. Aucun bruit n'est perçu. D'après l'enquête de gendarmerie, plusieurs témoins sont entendus. Aucune trace suspecte n'a été relevée au sol par la gendarmerie dans le secteur concerné. Aucun ballon sonde n'a été lancé dans le créneau indiqué depuis la station météorologique de Rennes Saint-Jacques (35). Aucun vol d'hélicoptère n'a été éffectué de nuit dans les jours indiqués. Ce cas est consistant (plusieurs témoins), la description des PAN observés est très précise (voir les notes d'enquête). Une hypothèse est envisagée : l'observation astronomique. La longueur du temps d'observation (jusqu’à un quart d'heure environ pour les deux cas), ainsi que le fait que le PAN soit relativement stable ou avance très lentement sont des premiers indicateurs de ce type de méprise. Le ciel plutôt dégagé autorise aussi cette hypothèse. Mais les autres détails fournis par les observations permettent d’établir avec certitude l’explication du PAN par une méprise avec la Lune : - cette dernière était alors au coucher exactement dans les directions d’observation (la Lune est à 222° pour la première observation et à 245° pour la deuxième alors que ces observations se situent toutes deux au voisinage du pylône autour de 235°). - le déplacement effectif de la Lune (vers l’Ouest et vers le sol) est également cohérent aux descriptions. - les PAN observés les 25 et 27 novembre sont décrits comme d'un diamètre apparent important et assez lumineux et (surtout pour le 27 novembre) selon des descriptions tout à fait typiques de la Lune, en phase proche du Premier Quartier, au coucher. - les couleurs des deux PAN sont parfaitement cohérentes avec les couleurs arborées par la Lune en phase de coucher. - les cinq témoins affirment tous que ce qu'ils ont vu n'était pas la Lune. Or, aucun d'eux ne mentionne où se situait la Lune par rapport au PAN, ni même s'ils ont effectivement vu la Lune (Par ex T2 dit « Je suis affirmative ce n'était pas la lune. Il n'y avait qu'un seul objet »). Ceci, alors que la Lune était bien là dans la direction indiquée et non cachée par les nuages car, au moins le 27 novembre, le ciel était signalé comme totalement dégagé et étoilé par les témoins (et par la station météo de Rennes). Pour la première observation (T1 le 25 novembre), la méprise avec la Lune a probablement été favorisée par la présence de voiles de nuages (ou de nuages éparses), recouvrant par moment partiellement ou totalement la Lune (ce qui est compatible avec les données météo). Il est ainsi permis d’expliquer la forme presque ronde ou ovale (et non pas de demi-lune), la disparition et réapparition et aussi les mouvements avant arrière (illusion optique provoquée par la variation d’intensité de la partie de Lune visible selon le recouvrement et/ou la transparence du voile). Pour le 27 Novembre, T2, T3, T4 et T5 décrivent bien un objet en forme de croissant, de banane, ou de demi-Lune et selon des couleurs jaunes ou rouges... et pour autant ne reconnaissent pas la Lune dans un ciel par ailleurs décrit sans nuages. C’est un élément étonnant, d’autres éléments non rapportés ont peut-être pu tromper les témoins, peut-être y avait-il un minimum de voile nuageux trompeur, la conclusion de méprise avec la Lune n’en reste pas moins incontournable au vu des nombreux autres éléments. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : méprise avec la Lune au coucher. [GEIPAN classification A — Lune rousse]
October 2, 1987
IdentifiedVernoux En Vivarais, Rhône-Alpes · France
Le 1er octobre 1987 vers 2h du matin, un automobiliste et son fils apercoivent dans la campagne plusieurs lumières distantes de plusieurs mètres. Cette même observation se répète lors de trois arrêts sucessifs. L'enquète démontrera qu'il s'agit des phares et de deux projecteurs de 40 watts d'un camion citerne équipé spécifiquement à l'arrière pour le ramassage du lait. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 7, 1987
IdentifiedNort-Sur-Erdre, Pays de la Loire · France
Le soir du 7 septembre 1987, l'ainé de deux enfants d'une famille d'agriculteurs, âgé de 10 ans se couche, écoute une cassette sur son appareil radio cassette, et se sentant fatigué, arrête l’appareil et s’endort. Vers 5 heures du matin il est réveillé par un bruit : l'enfant distingue alors une lumière à travers les volets. Il se lève, prend son appareil radio cassette et le met en route pour enregistrer le bruit en même temps qu’il observe un disque lumineux orange avec une lumière clignotante. L’enregistrement dure une vingtaine de secondes et le phénomène lumineux disparaît peu après. Lors de l'intervention du GEPAN, plusieurs reconstitutions sont effectuées sans qu’aucune ne soit vraiment concluante. Des prélèvements des échantillons de feuillage des bouleaux où est apparu la lumière, sont effectués. Le GEPAN prend également en charge la cassette originale aux fins d'expertise. L'analyse de la cassette s'est attachée à déterminer comment le bruit avait été enregistré avant d'essayer de l'identifier. L'expertise, menée avec un appareil identique à celui utilisé par l'enfant a montré sans ambiguïté qu' il s'agit d'un enregistrement réalisé en interne de l'appareil et non via son microphone. Le bruit n'a donc rien à voir avec le phénomène lumineux observé mais provient de bruit de réception interne, peut être en ondes courtes mais dont l'identification ne présente plus aucun intérêt pour l'enquête du GEPAN. Il s'agit donc au mieux d'une mauvaise manipulation, au pire d'une supercherie. L'analyse biochimique des feuilles de bouleaux a été réalisée et donne des résultats mitigés, l'un des échantillons présentant pour certaines de ses caractéristiques un écart par rapport aux autres qui pourraient éventuellement s'expliquer par un stress thermique ou lumineux alors qu'aucune détérioration n'apparait sur le feuillage. Ces résultats ne sont pas vraiment probants, les analyses n'étant pas entièrement cohérentes en fonction des paramètres recherchés. Le témoin, pré-adolescent à l'époque des faits, a admis plus tard qu'il avait imaginé cet évènement pour attirer l'attention de ses parents sur lui, à une période difficile de sa vie d'enfant. Par la suite, pris dans l'engrenage des évènements, il n'a pas pu faire marche arrière. Ce cas classé initialement en catégorie D, est reclassé en A : cas d'observation parfaitement expliqué. [GEIPAN classification A — Canular]
September 1, 1987
IdentifiedRentree Atmospherique — National (Fr) 01.09.1987, Autre · France
Le 01 septembre 1987 de nombreux témoins situés dans une vaste zone géographique entre la Guyane, la Martinique, et la Guadeloupe observent dans le ciel le déplacement d'un phénomène particulièrement lumineux suivi en général d'une trainée. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, déplacement) avec un phénomène astronautique connu : une rentrée atmosphérique artificielle. Cette hypothèse avait d’ailleurs été évoquée par les autorités américaines ainsi que le GEPAN, sans pouvoir toutefois la confirmer (voir le compte rendu d'enquête). De plus, un étage de fusée de masse importante, Cosmos 1873 rocket, était alors en phase de rentrée. Sa trajectoire colle parfaitement avec les témoignages recueillis aux Antilles ce jour-là. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leurs observations à travers leurs ressentis (observation d’un phénomène rare, erreur de datation pour les témoins du LAMENTIN). Le cas est classé A : méprise avec une rentrée atmosphérique artificielle de débris spatiaux, à savoir celle de Cosmos 1873 rocket. [GEIPAN classification A — Débris spatiaux (retombée)]
March 8, 1987
Identified(Dep) Corse-Du-Sud, Corse · France
Dans la nuit du 08 mars 1987, plusieurs témoins entendent vers 20h40 une déflagration importante. Un autre témoin aperçoit juste avant la déflagration, un objet ressemblant à une étoile filante de couleur rouge. Cet objet se déplace dans le ciel à grande vitesse. Il s'agit de la rentrée rentrée atmosphérique d'une météorite. [GEIPAN classification A — Bolide]
November 12, 1986
IdentifiedVendin-Le-Viel, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 12 novembre 1986 à partir de 2h45, plusieurs personnes à Vendin-Le-Viel (62) et à Henin-Beaumont (62) observent dans le ciel un phénomène lumineux qui les intrigue. Cette observation d'un disque lumineux qui semble suivre les observateurs est d'un type maintenant bien connu des ufologues : une méprise avec un astre, la Lune dans ce cas-ci. On note que ce fut la première interprétation d'un des témoins : "Mon collègue me dit : « La lune est bien basse aujourd’hui »." interprétation pertinente, mais qui fut contesté par son collègue : "Alors je lui dis : « Non ce n’est pas la lune »". Pour vérifier cette hypothèse de Lune, il faut s'assurer que la direction d'observation est cohérente avec la position réelle de la Lune dans le ciel. La direction indiquée par les témoins est assez mal décrite dans le rapport d'audition car les témoins ne disent pas de quelle côté de la route ils observent ; on note toutefois un information précise " Axe de la route de Hénin-Beaumont à Sallaumines", c'est-à-dire plein Ouest (Azimut 270°). La carte du ciel montre la Lune à 261° à 2h45, à 3°30 d'élévation, c'est-à-dire très proche de l'axe d'observation décrit. On note aussi plus tard dans le témoignage que les témoins n'ont pas reconnu la Lune, pourtant bien présente dans leur champ de vue : "il faut dire ce qui est : il n’y avait pas de lune," Les dessins des témoins correspondent tout à fait à la Lune, gibbeuse ce soir là, masquée temporairement et partiellement par des nuages. La description de l'évolution du phénomène qui s'abaisse lentement, en descendant en oblique, est absolument conforme à un coucher de Lune. Le témoin indique la disparition à 3h07, alors que le coucher de l'astre est à 3h11 (centre de l'astre à l'horizon, en terrain absolument dégagé), ce qui est tout à fait cohérent. Ce cas typique de méprise Lune observée en voiture est classé "A" comme parfaitement identifié. [GEIPAN classification A — Lune]
September 15, 1986 · LIGHT
IdentifiedVelizy-Villacoublay, Ile-de-France · France
Le GEIPAN a reçu le 23.02.2008 un mail du témoin l’informant de son observation d’un PAN le 15.09.1986 depuis la commune de VELIZY-VILLACOUBLAY (78). Se rendant à pied à son travail à 7h30, le témoin est surpris de voir dans le ciel le déplacement silencieux d'une dizaine de lumières vertes identiques en déplacement d'Est en Ouest. Un seul témoignage est recueilli. Reprenons les points-clés de la description du PAN par le témoin : • couleur verte. • déplacement horizontal d’Est en Ouest. • absence de bruit. • une dizaine de lumières identiques composent le PAN. • déplacement de toutes ces lumières de façon synchronisée. Tous ces points font penser à une observation soit de rentrée atmosphérique, soit de bolide fragmenté (voir le compte rendu d’enquête). Une recherche dans les bases de données existantes et sur Internet à la date et à l’heure de l’observation n’a rien donné concernant les deux hypothèses. Cependant, en élargissant la recherche temporellement, nous trouvons d’autres témoignages d’observations en tous points identiques effectuées en Allemagne, en France et dans le Benelux, aux alentours de 7h30, mais le 23.09.1986 et non le 15.09.1986. Dans la région parisienne, la presse s’est fait l’écho de ces observations dès le lendemain. Le journal « Libération » du 24.09.1986 évoquait par exemple la présence d’une quinzaine de points lumineux observés dans la région. Après enquête de plusieurs spécialistes des rentrées atmosphérique et d’astronomes, il s’est avéré que le phénomène était un bolide fragmenté. Toutes ses caractéristiques concordent avec la description du témoin : couleur, déplacement horizontal d’Est en Ouest, composition d’une dizaine de fragments... Le présent témoignage a été fait 22 ans après l’observation. Il y a tout lieu de penser que le témoin s’est trompé de date, mais l’heure de 7H30 a bien été mémorisée. Cette erreur est totalement accréditée par le fait que le témoin mentionne le communiqué de presse suivant l’observation du 23 septembre. « Il m’a dit que ce matin même en se rendant en voiture à son travail il avait entendu à la radio un journaliste qui déclarait avoir vu quelque chose d’insolite dans le ciel d’Ile de France". En conclusion, le témoin a observé un bolide fragmenté entrant dans l’atmosphère. Le GEIPAN classe le cas en A : observation d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]