The catalog
Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
1,155 entries
May 5, 1999
IdentifiedNational (Fr) 05.05.1999, Autre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Le cas d'observation précédemment classé D et nommé (DPT) HAUTES-PYRENEES (65) 05.05.1999 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Son examen a permis de faire le lien avec un autre cas d'observation [AERO LOC] MORTIERS (17) 04.05.1999 (observation depuis un avion) initialement inexploitable (classé C). Le 05 mai 1999 vers minuit, 9 témoins situés dans différentes communes des Hautes-Pyrénées (65) observent dans le ciel nocturne un phénomène constitué d'une lueur très lumineuse suivi d'un nuage triangulaire ou conique. Aucun bruit particulier n'est entendu. Durant les observations, dont la durée varie, le PAN semble pivoter sur lui-même. La lueur disparait et le nuage s'estompe progressivement. Ce phénomène est également rapporté par un pilote (dont l'avion est situé au sud de Cognac). Le contrôleur aérien notera également que deux autres pilotes rapportent avoir vu le même phénomène . De très bonne consistance (3 groupes de témoins indépendants dans les Hautes-Pyrénées, renseignements assez précis), ce cas s’avère être une méprise très probable avec un tir de test de missile. Grâce à internet l’accès aux annales de tirs de missiles est plus aisée 20 ans après qu’elle ne l’était au moment des tirs (voir le compte-rendu d'enquête). La description du PAN rappelle très fortement un tir de missile, et plusieurs des témoins ont pensé à un lancement de fusée. Si aucun lancement de fusée ne correspond effectivement à l’observation, il est à noter que 2 tirs de missiles français ont eu lieu à la date du 04 mai 1999. Or l’observation du PAN, en heure TU correspond bien à la date du 04 mai 1999. De nombreux éléments sont parfaitement cohérents avec l’hypothèse d’une méprise avec un tir de missile : les directions d’observation indiquées par les témoins pointent vers le Golfe de Gascogne et le large de la Bretagne. De plus, le fait que les 3 groupes de témoins distant géographiquement voient le PAN dans des conditions similaires montre qu’il se situait à haute altitude. Par ailleurs, l’équipage d’un avion de ligne (cas [AERO LOC] MORTIERS (17) 04.05.1999 survolant la Charente, a fait le même type d’observation au même moment. Tout ceci établit l’hypothèse d’une méprise avec l’un de ces deux missiles, parfaitement visibles (avec distinction du corps et des gaz éjectés) dans le ciel de nuit des témoins car les missiles sont encore dans l’éclairage du soleil du fait de leur haute altitude. On sait qu’il y eu un tir ce jour-là et que c’est bien à cette heure précise qu’ont eu lieu les tirs suivants. Dans ces conditions le fait que l’on n’ait pas la confirmation de l’heure de tir ce jour-là n’est pas susceptible de nuire à cette hypothèse. Il n’est pas raisonnable de lancer une procédure (lourde sur le plan formel 20 ans après) de recherche auprès des centres d’essais pour une précision horaire du tir du 04 mai 1999. . En conséquence le GEIPAN rassemble les deux cas d'observation dans un seul cas qu'il classe en A : observation très probable d’un tir de missile de défense M45 ou M4 dans le golfe de Gascogne depuis le large de la Bretagne. [GEIPAN classification A — Missile]
February 22, 1999
IdentifiedNational, Rhône-Alpes · France
Les 22 et 23 février 1999 vers 19h15 et 19h30, plusieurs témoins observent un ou deux points lumineux stationnaires dans le ciel. Ces points trois ou quatre fois plus gros qu'une étoile intriguent les personnes. Le phénomène observé était la conjonction des planètes Vénus et Jupiter, phénomène naturel annoncé dans les médias. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
December 5, 1998 · 7:45 PM
IdentifiedMonetay-Sur-Allier, Auvergne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-POURCAIN SUR SIOULE (03) 1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 5 décembre 1998 à 19h45, une famille de trois personnes observent dans le ciel couvert, une longue ligne lumineuse horizontale à hauteur de l'horizon Est. Cette ligne semble constituée de globes de couleur rouge très vive. Après 30 secondes d’observation, le PAN a un déplacement apparent avant et arrière avant de disparaître subitement. Aucun bruit n'a été entendu durant l'observation. Deux témoignages sont recueillis. On constate que l'axe de l’observation est celui de l'allée de la maison. Celle-ci plutôt longue (15 m) et étroite (2,5m ) donne une bonne référence pour déterminer l'azimut du PAN soit ~65°. Par ailleurs le dessin du PAN au-dessus de la haie au fond du jardin permet d'estimer l’élévation de ce dernier aux environs de 4° en estimant l’observation faite du milieu de l'allée (comme le dessin semble l'indiquer). Il se trouve que la Lune est précisément à cet endroit du ciel (Stellarium) à 19H45 (4° et 66° Est). La méprise avec la Lune est classique et peut s'expliquer par la couverture nuageuse (existante ce soir là) qui cache quasi totalement la Lune sauf par petites trouées en évolution du fait du vent, trouées à même de reproduire tout type de figures à une ou plusieurs lueurs, en général rouges quand la Lune est basse sous l'horizon comme ce soir là. Ici la Lune devait affleurer la couche nuageuse par en haut ou par en bas car le témoin voit les lueurs hors de la masse nuageuse. L'autre étrangeté décrite est celle d'une progression du PAN en direction des témoins puis en éloignement. C'est aussi une méprise classique, les trouées variant en taille ou en opacité, les lueurs varient et l’interprétation usuelle est d’y voir une évolution de la distance d’une lueur d'intensité constante. Le témoin a pu être contacté au téléphone. Il a confirmé la position exacte de son observation par rapport à l'allée et les haies, ainsi que la hauteur des haies à l'époque. Il a pu s’approprier les mécanismes de méprise ainsi décrits et donc les conclusions du GEIPAN. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : lever de Lune. [GEIPAN classification A — Lune rousse]
September 18, 1998 · 8:00 PM · RECTANGLE
IdentifiedArtzenheim, Alsace · France
le 18 septembre 1998 plusieurs témoins vont observer un objet lumineux ovoîde qui semble suivre une trajectoire précise. Des flashes éclairent régulièrement l'engin. Un des témoins pourra filmer cette observation avant que l'engin ne s'éloigne et disparaisse. L'enquète démontrera qu'il s'agit d'un vol de nuit d'un dirigeable de forme Zepplin utilisé à des fins publicitaires. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 12, 1998
Identified[Aero Prb] Mende, Languedoc Roussillon · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé [AERO PRB] de TOULOUSE (31) vers DIJON (21) 12.09.1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 12 septembre 1998 à 21h46, l'équipage d'un avion situé à proximité de la verticale de MENDE (48) est intrigué par la présence dans le ciel de deux points lumineux. En contact radio avec la tour de contrôle de l'aéroport de Marseille, ils rapportent qu'ils observent le déplacement de deux points lumineux clignotants et pensent d'abord avoir affaire à deux avions militaires situés l'un au-dessus de l'autre. Ces avions les croisent "largement au-dessus". Puis l'équipage rapporte à 21h54 que "ça revire maintenant vers nous" puis que "le phénomène s’observe là depuis vraiment 10 minutes et ça zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend". Absorbés par la procédure détaillée donnée par le contrôle aérien concernant le dépôt d'une déclaration puis, par la procédure de descente, l'équipage ne mentionne plus le PAN par la suite. Seule la retranscription des communications radiotéléphoniques est recueillie ainsi que des documents de trajectographie réalisée par le CRNA sud -Est. L’enregistrement de l’échange avec le contrôle peut se scinder en deux phases avant et après l’indication « de revirement » des PAN. Il est établi (voir le compte rendu d’enquête) que les pilotes du vol PRB8081 ont dans un premier temps observé les feux anti-collisions de deux avions long-courrier, les croisant au-dessus d’eux et sans qu’ils puissent être identifiés comme tel par le contrôle au sol. Le contrôle n’a pu reconstituer la trajectoire de ces avions qu’ultérieurement. Il est également établi que le ou les PAN observé (s) en deuxième phase ne peuvent plus être les avions dont les feux sont trop distants pour être perçus. Il y a donc eu deux observations distinctes. Le GEIPAN conclut que la première observation porte sur des avions. Classement en A du cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T1 : observation d’avions. Au moment de l’indication de « revirement des PAN » (21h54), l’azimut des feux avions est à 70°, alors que les pilotes parlent d’une observation dans leurs 3 heures, soit à 20° d’écart. Un autre objet entre alors probablement en ligne de compte : la planète Saturne, qui se trouve à 100° d’azimut et à un peu plus de 20° d’élévation. Visuellement brillante, tout comme les feux anti-collisions, la planète est aussi à peu près de la même teinte blanche. Les pilotes ont probablement perdu de vue les feux et ont pu croire les retrouver, alors qu’il s’agit de Saturne. Ils n’évoquent plus de clignotement, ce qui est compatible avec l’hypothèse. Cette hypothèse rencontre néanmoins plusieurs objections et besoins d’approfondissement : - elle suppose que les pilotes n’ont pas repéré Saturne avant. Il est possible que, lorsque les feux étaient encore visibles, les pilotes focalisés sur ces feux sur une ligne d’observation à 70° d’azimut n’ont pas noté la présence de Saturne à 30° d’écart en azimut, et que, en scrutant plus largement une fois les feux disparus, ils ne reconnaissent pas Saturne persuadés d’avoir à faire aux feux d’avions. Cette explication ne vaut qu’en supposant une perte de vue des feux avant la méprise avec Saturne, c’est-à-dire une discontinuité de l’observation qui n’est ni attestée, ni infirmée par l’enregistrement ; - les pilotes mentionnent dès 21h46 (alors que les feux des deux avions long-courrier ne sont plus visibles) des mouvements du PAN particuliers : « le phénomène […] zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend. ». On ne connaît pas l’amplitude de ces mouvements, par défaut cela est compatible du phénomène naturel physiologique de micro-mobilité oculaire (« micro-nystagmus ») encore appelé autocinétique, mal connu du grand public, qui se produit lorsque l’on fixe des objets, particulièrement de nuit. Il se traduit par l’impression fausse que des objets ponctuels lumineux sont affectés de petits mouvements aberrants en tous sens ; - les pilotes mentionnent deux points lumineux, bien que cela se fasse en alternance avec celle d’un point unique. Il est possible que les pilotes ne soient pas très sûrs de ce fait ou que se mélange la perception réelle (un seul point) et l’interprétation qui dans le contexte se rapporte en premier lieu aux deux points étranges qui occupaient les pilotes depuis plus de 10 minutes et qui étaient dans cette même direction juste avant ; - les pilotes continuent ensuite d’observer jusqu’à 22h04 et ne mentionnent plus le PAN par la suite. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est plus visible car ils sont occupés d’abord par la procédure de relevé d’incident et ensuite l’atterrissage. La consistance du cas est mauvaise : En terme d’information : - il ne s’agit pas d’un témoignage de deux pilotes, mais de la transcription d’un échange en temps réel avec l’équipage qui ne permet pas de distinguer la perception de chacun des pilotes ; - absence de recherche d’information auprès des témoins à froid après l’observation, en particulier sur les points les plus étranges : retour des PAN, nombre, évolution d’aspect. De ce fait, il y a un manque d’information sur la continuité ou non de l’observation de PAN et sur l’évolution des tailles et positions angulaires dont l’amplitude des zigzags. En terme de fiabilité : - les pilotes sont déjà depuis 10 minutes dans une situation d’incident aérien puisque qu’ils croisent des objets que le contrôle ne reconnaît pas. Cette tension est naturellement accrue par le fait qu’une collision en vol mortelle s’est produite un mois et demi avant l’observation et a impliqué un avion de la même compagnie. Les pilotes sont probablement dans un état de stress important qui concourt à leur faire poursuivre l’hypothèse des premiers objets et à ne pas reconnaître Saturne. Pour cette deuxième observation, nous disposons d’une hypothèse qui pourrait l'expliquer mais dont le niveau d’incertitude apparat trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles (niveau d’information et fiabilité). Le GEIPAN conclut que la deuxième observation est inexploitable par manque d’informations fiables. Le cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T2 est classé en C. [GEIPAN classification A — Avion]
September 6, 1998 · 8:00 PM · SPHERE
IdentifiedVoreppe, Rhône-Alpes · France
Le 06 septembre 1998 vers 20h des témoins dans leur jardin aperçoivent un objet circulaire au-dessus d'un arbre d'une propriété voisine. Selon les témoins, cet objet est vu de dimensions et de couleurs différentes. Plusieurs personnes remarquent cependant que l'objet semble doté de pattes. D'abord stationnaire au-dessus de l'arbre, l'objet de déplace lentement par la suite dans le ciel. Un des témoins pourra le filmer durant quelques minutes avant qu'il ne disparaisse totalement. Quelques jours plus tard, une personne alertée par la presse témoignera à la gendarmerie de l'envol d'un ballon pour enfant gonflé à l'hélium ayant la forme et les couleurs d'une coccinelle avec de grandes pattes. Ce ballon, mal attaché au poignet de son fils, s'est envolé lentement dans le même secteur et à l'heure où les témoins ont aperçu l'étrange objet. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
August 14, 1998 · 6:00 AM · LIGHT
IdentifiedFagnon, Champagne-Ardenne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé C fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d’enquête). Le 14 août 1998 à 06 heures, un témoin depuis son domicile observe un gros point très lumineux dans le ciel. Le PAN est globalement fixe mais semble se déplacer très lentement : il semble assez bas dans le ciel et en direction de l'Est. Le témoin filme son observation. Lors de sa déposition à la Gendarmerie, le témoin indique avoir déjà constaté le même phénomène quelques jours auparavant. un seul témoignage est recueilli, mais l'époux du témoin a également vu le PAN. Ce phénomène ne présente aucune étrangeté dans la mesure où la description du témoin correspond parfaitement à l’hypothèse, où la planète en question VENUS se situe bien à l'endroit du PAN sans que le témoin ne l'aperçoive et ne la signale. Le témoin décrit très correctement le phénomène (le stimulus étant bien réel) et un second témoin existe (mais non interrogé). De plus, il y a une vidéo à l'appui de la déclaration. Les outils actuels permettent de bien reconstituer la situation astronomique et météorologique donc de palier en partie les faiblesses de l'interrogatoire en retrouvant les données essentielles et discriminantes. Par contre, la vidéo n'est pas disponible, le second témoin n'a pas été entendu et l'interrogation des gendarmes est très succincte et incomplète. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation très probable de la planète VENUS. [GEIPAN classification A — Vénus]
August 13, 1998
IdentifiedSaint-Chamond, Rhône-Alpes · France
Le 13 août 1998 vers minuit, plusieurs membres d'une famille observent des points lumineux scintillants dans le ciel. Cette observation de 3 points lumineux jaune rouge et vert dans le ciel, correspond à l'étoile ANTARES. [GEIPAN classification A — Antares]
August 10, 1998
IdentifiedAeronef — (Reg) Grand Est (Ges) 10.08.1998, Champagne-Ardenne · France
Le 10 août 1998 vers minuit de très nombreux témoins dont un conducteur de train observent dans le ciel une forme triangulaire avec deux feux rouges et un feu blanc très lumineux. Un témoin indiquera, au vu des articles de presse, que le phénomène observé est un ULM qui est également passé près de son domicile dans le même créneau horaire. Le passage d'un avion Transall à basse altitude dans l'axe des deux lieux d'observations a également été rapporté. Il est donc à peu près certain que le phénomène observé soit le passage de l'un des deux aéronefs. [GEIPAN classification A — Aéronef]
August 9, 1998 · 10:10 PM · SPHERE
IdentifiedEsperce, Midi-Pyrénées · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés «C » en 1998 par le SEPRA précédemment nommé Cintegabelle (31) du nom de la brigade de gendarmerie. Le 9 août 1998 à 22 h10, un couple sur sa terrasse observe le passage, lent, silencieux et en zig-zag d'une sphère lumineuse argentée dans le ciel qui s'éteint brusquement. La trajectoire du PAN était dirigée vers la Lune. Un autre témoin dans une ville distante de plusieurs dizaines de kilomètres aurait vu ce phénomène : il n'a pas été retrouvé. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur, trajectoire) avec un objet astronautique parfaitement connu : la station spatiale Mir. De plus, Mir était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention. En fin de trajectoire, Mir est entrée dans l'ombre de la Terre, marquant sa disparition visuelle, comme indiquée par les témoins. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (étonnement, fatigue). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec la station spatiale Mir. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
July 19, 1998
IdentifiedSaint-Martin Des Besaces, Basse Normandie · France
Le 19 juillet 1998 vers 23 heures, plusieurs témoins observent successivement trois lumières rouges qui montent dans le ciel avant de retomber doucement. L'un de ces phénomènes aurait provoqué un incendie. L'enquête montrera rapidement qu'il s'agissait de tirs de fusées de détresse périmées effectués par un particulier. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
February 8, 1998 · 3:00 PM
IdentifiedMontpellier, Languedoc Roussillon · France
Le 08 février 1998 vers 15 heures, un témoin rapporte avoir observé un objet noir dans le ciel. L'enquête montrera rapidement que le témoin a observé le cerf volant utilisé le même jour par un photographe professionnel pour prendre des vues aériennes. Une démonstration est faite au témoin qui confirmera que le cerf volant correspond bien a ce qu'il a observé. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
October 28, 1997 · SPHERE
IdentifiedChamp-Du-Boult, Basse Normandie · France
Le 28 octobre 1997 des enfants récupèrent dans des ronces les restes d'un ballon sonde : une boule faites de deux parties emboitables en aluminium accrochée à un parachute ainsi que des fragments de baudruche également récupérés aux alentours. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 23, 1997
IdentifiedBourg Saint-Maurice-Chambery, Rhône-Alpes · France
Dans la nuit du 23 au 24 septembre 1997, deux témoins indépendants observent le passage d'une lumière très vive, de forme ovoide avec trainée. Le phénomène est très rapide et disparaît au bout de quelques secondes. Aucun bruit n'est détecté. Les caractéristiques de l'observation conduisent à privilégier l'hypothèse d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 13, 1997 · 10:00 PM · SPHERE
IdentifiedBouzonville, Lorraine · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés «C » en 1997 par le SEPRA. Le 13 septembre 1997 à 22 heures, un témoin observe, depuis son balcon, un point lumineux très brillant à côté de la lune. Le témoin filme son observation et constate que le PAN se déplaçe très vite et semble faire le tour de la Lune. Le témoin constatera encore la présence de ce phénomène à 22h30 toujours au même endroit. Aucune copie de l'enregistrement vidéo n'a été transmis au GEIPAN. Ce cas est consistant (un seul témoin, mais PAN filmé), la description du PAN observé est très précise. La sincérité et la crédibilité du témoin n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur, position) avec un objet astronomique parfaitement connu : la planète Jupiter. De plus, Jupiter était bien présente dans la zone du ciel observée, à gauche de la Lune, alors que le témoin n'en fait pas mention. Les déplacements allégués du PAN peuvent parfaitement s'expliquer par les mouvements de la caméra. Ce n'est pas la perception visuelle du témoin qui est en cause, mais l'interprétation que le témoin fait de son observation à travers son ressenti (étonnement, observation de nuit, interprétation d'une bande vidéo). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée à une méprise avec la planète Jupiter. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
September 4, 1997 · 10:00 PM
IdentifiedMetz, Lorraine · France
Le 7 septembre 1997, vers 2 heures, un couple qui regarde un feu d'artifice observe un phénomène lumineux stationnaire sur la droite du feu d'artifice. Simultanément dans une autre commune un autre couple fait la même observation. L'un des témoin filme le phénomène qui semble se tenir très proche à une dizaine de mètres du sol. L'enquête menée conjointement par la gendarmerie et le SEPRA montrera sans ambiguité que le phénomène observé était la lune dans des conditions particulières (ciel nuageux et début d'éclipse). [GEIPAN classification A — Lune]
August 27, 1997 · 9:45 PM
IdentifiedLyon, Rhône-Alpes · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LYON (69) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 27 août 1997, vers 21 heures 45 trois témoins de retour de leur travail observent l'évolution d'un objet triangulaire (ou plutôt rond selon les témoignages) qui se déplace silencieusement, à faible altitude et dans le plus grand silence. L'engin est équipé de deux gros phares. En arrivant au-dessus des témoins l'un des phares est braqué quelques instants sur les témoins. Deux silhouettes à l'intérieur d'un habitacle vitré sont aperçues par un des témoins. La gendarmerie reçoit une lettre de T1 cosignée de T2 et T3, et auditionne les 3 témoins. Il ressort du PV que: - T1: le Pan est au-dessus de la zone d’évolution et de pose des hélicoptères de l’hôpital. L'étrangeté pour T1 consiste dans le braquage momentané du projecteur ou phare vers elle au sol, dans l'absence de bruit et dans la non vision de l'hélice et du système d'échappement de gaz. -T2 reprend les deux premiers éléments d'étrangeté de T1 mais a vu des lumières verte et rouge caractéristiques des feux de navigation aérienne. - T3 ne précise aucune étrangeté particulière ("je n'ai pas prêté une grande attention à ce phénomène et j'ai regagné mon véhicule". Cela se passe sur un lieu de présence et atterrissage d'hélicoptère. Tout ce qui est décrit est compatible d'un vol hélicoptère. Les témoins sont pourtant a priori familiers des hélicoptères car ils travaillent à l’hôpital. L'absence de bruit a amené le GEIPAN à l'époque à ne pas retenir cette hypothèse. Mais on a eu depuis bien d'autre cas où les témoins ne perçoivent pas le bruit d'un hélicoptère à 100 ou 200 mètres, tellement leur attention perceptive est monopolisée par le visuel et ou par l'émotion. On sait bien sûr aussi que le bruit dépend des conditions de vent. Voir sur www.geipan.fr les cas MESSINCOURT (08) 10.03.1994 ou [D417] de MUNSTER (68) vers COLMAR (68) 13.11.2015. Ce qui a déclenché l'étrangeté pour les témoins, surtout pour T1 qui a pu influencer T2 (T3 semble non concerné) en criant à l'ovni, est le braquage du projecteur vers eux. Les hélicoptères pointent pourtant assez souvent des projecteurs au sol. Les autres éléments d'étrangeté reportée comme la non vision d’hélices ou de système d'échappement de gaz ne sont pas à considérer vu les conditions nocturnes d'observation. Par contre les lumières vertes et rouge et la faible vitesse de déplacement consolident l'hypothèse hélicoptère. L'ensemble des témoignages est peu consistant. Il semble que T1 ait pu influencer T2 et T3 qui ne traduisent pas de la même perception d'étrangeté. C'est peu précis et donne lieu à des incohérences (sur les lumières par exemple). L'hypothèse hélicoptère ne laisse guère de doute, principalement en raison du lieu, des lumières verte et rouges, des références à cette hypothèse par les témoins et de l'explication des phénomènes déclencheurs d'étrangeté (le projecteur braqué et l'absence de bruit). En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : hélicoptère. [GEIPAN classification A — Hélicoptère]
August 15, 1997
IdentifiedReunion (La), Outre-Mer · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « D » et précédemment nommé SAINT-ANDRE (974) 1997. Le 15 aout 1997 vers 5h du matin un marchand ambulant (T1) faisant sa tournée sur la commune de Saint-André observe un objet lumineux stationnaire à une quarantaine de mètres du sol. Il constate par la suite que le phénomène le suit et prend peur. Arrivé à Bras-Panon, il réveille sa sœur (T2) et sa famille et tous constatent la présence du PAN. Depuis cette date, le T2 dit observer régulièrement le PAN lorsqu'il fait beau mais beaucoup plus loin. T1 ne donne pas d'information sur la position du PAN, celle-ci ne peut être déduite que de la déclaration de T2. Le phénomène décrit porte des indices forts en faveur d'une observation d'un objet astronomique, en effet : - pour T1, on note les traits du "du PAN suiveur" (illusion perceptive dûe au propre déplacement du témoin, lorsque l'origine du PAN est très loin, cas d'un astre). En effet, le PAN semble s'arrêter quand le témoin est stationné, et reprendre sa course quand il redémarre. Cette perception est génératrice de forte émotion (avec peut être l’idée ou hypothèse d’avoir à faire à une « intelligence »). - Pour T2, on note que le PAN est plusieurs jours au même endroit dans le ciel à la même heure. Ce qui est décrit, comporte aussi des étrangetés qui pourraient en apparence s'opposer à l'hypothèse d'un astre : T1 perçoit le PAN (au moins au départ de son observation) selon une forme "presque comme une tortue", "avec des phares". La perception qu'en a T2 est différente et moins étrange: "mon frère est venu me faire réveiller vers cinq heures cinq heures trente, et il nous a dit regarde dans le ciel, il y a une grosse lumière. Il nous a dit qu'il l'avait vu de près, que cela était passé au-dessus de sa tête. Il avait très peur lorsqu'il est arrivé à la maison. Mon mari mon fils et moi avons regardé dans la direction qu'il nous montrait, (Salazie) et nous avons observé très longtemps, une lumière très étincelante, parfois elle se déplaçait sur la droite, parfois sur la gauche, la lumière parfois était très forte et parfois elle faiblissait". Pour autant, T1 est bien certain que T2 et sa famille observent le PAN puisqu'il dit : "Je leur ai raconté ce que je venais de voir, et ils sont sortis dehors avec moi accompagnés de leur fils âgé de dix-sept ans pour observer l'objet. Tous l'ont vu, il ne bougeait pas de place, la forme c'était un peu difficile à discerner, mais les deux phares se voyaient très bien. Nous sommes restés à l'observer jusqu'à cinq heures cinquante, heure à laquelle je suis parti pour poursuivre ma tournée. L'engin n'a jamais bougé de place. Le reste de la famille est resté à observer jusqu'à la disparition de l'appareil, ils m'ont dit qu'il aurait plongé d'un seul coup derrière une falaise qui sont nombreuses dans la zone de Salazie." Pour T2, ce qui distingue le PAN d'une étoile est ceci " c'est bien trop gros, en regardant, il y a comme des rayons autour", plus éventuellement le fait du déplacement décrit ci-dessus. Mais T2 précise aussi ceci : "Depuis cette date, la chose mystérieuse est toujours là, lorsqu'il y a beau temps. Vers les dix-huit trente quand la nuit tombe, on voit le phénomène brillant. Il est toujours au même endroit, et on observe des petites lumières colorées (rouge, vert, orange) qui semblent quitter la boule ou provenir de cette direction et partir en direction de la mer et après on ne voit plus. On voit cette chose très haut dans le ciel et on ne peut pas distinguer exactement ce que c'est. Lorsque T1 est venu nous réveiller, on a regardé le phénomène, il se trouvait à la même hauteur que l'on voit les autres jours. Je ne pourrais pas le dessiner, je pense qu'avec des jumelles on aurait plus de chance de mieux voir et de distinguer de quelle nature l'objet est fait". Ce que décrit T2, comme présent tous les jours à 18H30 et disparaissant ensuite, est comme le PAN de 5H ("la chose mystérieuse est toujours là") et donc situé vers l'Ouest (T2 décrit le PAN de 5H "dans la direction de Salazie" qui est vers l'Ouest en Azimut 250° depuis le lieu de T2). Il s'agit sans équivoque de Vénus, qui devient effectivement visible à 18H30 bas sur l'horizon pour se coucher ensuite. La méprise de T2 avec Vénus est assez classique (voir site www.geipan.fr recherche de cas avec mot clef Venus), souvent provoquée, comme ici, par la forte luminosité et les couleurs changeantes (traversée par les rayons lumineux de l'atmosphère à basse élévation). Le PAN vu par T2 et T1 à 5H le 15 Aout est décrit par T2 comme présent le soir à 18H30. Et effectivement, à 5H au même endroit dans le ciel que Vénus à 18H30, il y a Jupiter (à peine 20° d’écart entre les deux astres, élévation proche vers 20 °) et Jupiter brille plus que toutes les étoiles, presque autant que Vénus (magnitude -2,8 contre magnitude -3,9) et peut présenter les mêmes aspects de lueurs changeantes (Voir le document de reconstitution). Le PAN vu par T1 et T2 à 5H est donc en toute certitude Jupiter. L'autre étrangeté particulière décrite par T2, de légers mouvements du PAN, est un phénomène de perception bien connu dit d'autocinétique (voir l'article sur l'effet autocinétique). L'étrangeté forte décrite par T1 (tortue avec phares) ne trouve pas d'explication objective définitive, sans être de nature à remettre en question l'hypothèse Jupiter vu la coïncidence des autres éléments. T1 indique que lors de l’observation commune avec T2, la forme était difficile à discerner mais que "les deux phares se voyaient très bien", alors que T2 ne décrit qu'une lumière étincelante dont la lueur était forte ou pouvait faiblir. Il y avait peut-être des voiles nuageux, à l'origine pour T2 de la variation de lueur et pour T1 d'une forme floue et variable (peut-être moins lors de la première observation) autour de la lueur. La double lueur vue par T1 peut résulter d'une aberration optique provoquée par les verres de lunettes (on ne sait pas si le témoin en portait), cette aberration est classiquement provoquée par les vitres et pare-brise de véhicule, ce qui a pu opérer dans la première phase d'observation et fixer le souvenir aussi dans la deuxième phase, s'il ne s'agit pas des lunettes pour les deux phases. La forte peur de T1 (probablement liée à l'illusion de la boule suiveuse) et décrite par T2 ("il avait très peur lorsqu'il est arrivé à la maison") a pu altérer la qualité de perception et activer des mécanismes d’interprétation (engin, phares). Cette observation est intéressante à plus d'un titre : - l'étrangeté que peut créer l'observation d'un astre très lumineux du fait des phénomènes physiques ou humains qui peuvent se rajouter (éclatement des couleurs par l’atmosphère, formes suscitées par un voile nuageux, autocinétique, illusion de la boule suiveuse,..). - différences de perceptions et d'étrangeté vécue selon les témoins pour une même observation. - possible effet de contamination de l'étrangeté. Il est probable que T2 a trouvé plus étrange ce qui était vu tous les soirs à 18H30 après l'alerte crée par son frère avec le PAN de 5h du matin. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A: observation de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]
April 10, 1997
IdentifiedChambery, Rhône-Alpes · France
Dans la nuit du 10 au 11 avril 1997 un témoin est réveillé par une très vive lueur blanche suivie d'un bruit de feu d'artifice. Se postant à la fenêtre, il constate que le toit de sa voiture, garée dans la cour de sa maison est en feu. Le témoin appelle immédiatement la police. Sur place la police et les pompiers vont collecter des échantillons. Le laboratoire de l'Université de Savoie qui examine les échantillons identifie du basalte et indique qu'il s'agit vraisemblablement d'une météorite. Un spécialiste accouru sur les lieux le lendemain émet de forts doutes sur cette hypothèse. De plus un responsable du laboratoire de minéralogie du Muséum d'histoire naturelle à Paris ayant pu examiner quelques débris, écarte également l'hypothèse d'une chute de météorite. Le SEPRA alerté pourra recueillir trois échantillons pour analyses auprès du Laboratoire de Bio-informatique de Tours (voir le document joint). D'autres analyses ultérieures menées par le laboratoire central du CNRS à Solaize, démontreront que les échantillons comportent des composants (sodium, magnésium, potassium, souffre et carbone) faisant généralement partie de la composition de fusées marines ou terrestres (voir dépêche de l'AFP du 29 avril 1997 adressée au SEPRA) : ces dernières analyses écartent définitivement l'hypothèse de la chute d'une météorite. Le GEIPAN classe ce cas A : incendie de véhicule dû à une fusée terrestre. Le propriétaire du véhicule partiellement brulé a porté plainte à la police. Cependant la main courante n'a pas été adressée au SEPRA. Aujourd'hui sans témoignage direct et sans accès au témoin, le GEIPAN ne mène pas l’enquête. Nous publions néanmoins ce cas parce qu’un travail important a été réalisé et a permis d’aboutir. Ce cas indique aussi qu’un accès direct au témoin aurait très probablement permis de mieux canaliser et optimiser les efforts d’enquêtes. [GEIPAN classification A — Fusée de détresse]
March 17, 1997 · 11:00 PM · LIGHT
IdentifiedMontpellier, Languedoc Roussillon · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MONTPELLIER (34) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas s’avère être un amalgame de 4 observations différentes les unes des autres, puisqu’elles ont lieu à des heures différentes et qu’autant d’hypothèses explicatives peuvent être envisagées (voir le compte rendu d'enquête). La perception d’étrangeté par le GEIPAN de l’époque provient de cette non détection de la multiplicité d’observations comme des phénomènes. La lecture du PV 019/97 de Gendarmerie met en évidence que l’enquête est à l’initiative de la Gendarmerie suite une publication dans presse régionale le 18 mars 1997 mentionnant un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) signalé le matin du 17 mars à la verticale de Montpellier par plusieurs pilotes d'avions de ligne. Cette observation du matin a fait depuis l’objet d’une explication GEIPAN, il s’agit d’une probable rentrée atmosphérique de météoroïde, voir le cas : RENTREE ATMOSPHERIQUE — NATIONAL (FR) 17.03.1997 La recherche par la Gendarmerie de témoins complémentaires pour l’observation du matin a ainsi collecté les présents témoignages pour plusieurs observations du soir. On peut penser que le contexte de la publication de presse et de l’enquête active de la Gendarmerie a pu créer chez les témoins du soir un surcroît d’étrangeté et que, hors de ce contexte, ces derniers n’auraient peut-être pas tous témoigné spontanément. En effet, les observations de Mauguio (34) T1, de Cabestany (66) et de Montpellier (34) sont peu étranges. Seule l’observation de Mauguio (34) T2 présente un aspect initial étrange demandant une analyse approfondie. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 rappelle fortement une méprise avec un satellite. L’observation rapportée dans le témoignage MONTPELLIER (34) 17.03.1997 rappelle très fortement une méprise astronomique, la position de Sirius est très cohérente avec celle du PAN. L’observation rapportée dans le témoignage CABESTANY (66) 17.03.1997 est une méprise probable avec un ballon Mylar, renvoyant à sa surface les lumières de l’éclairage public situé en-dessous de son passage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme réelle du ballon ne peut être observée de nuit, seule celle des reflets pouvant l’être. Cette forme est initialement observée à l’œil nu par le témoin est incurvée, conformément à la forme possible du ballon (rond ou ovale), visible que par les reflets à sa surface de lumières au sol. Dans un second temps, le témoin prend ses jumelles et arrive à distinguer plusieurs tâches lumineuses en forme de dômes correspondant à des reflets différents (non séparables à l’œil nu) à la surface du ballon, issus de plusieurs lampadaires au sol ; - présence avérée de lampadaires de type « boule » dans des lotissements aux alentours immédiats renvoyant leurs lumières vers le ciel ; - la trajectoire est régulière en vitesse et en altitude et conforme au sens du vent dominant ; - un tel ballon a pu être utilisé en semaine pour une fête privée ponctuelle (anniversaire…) ou le week-end précédent, les ballons Mylar ayant une longévité importante. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 est une probable méprise avec un avion de type MD-80, possédant un système d’éclairage particulier et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier. Cette conclusion s’appuie en particulier sur les éléments suivants : - la forme réelle de l’avion ne peut pas être observée par le témoin du fait de l’éloignement et des conditions d’observation nocturnes. Seules les puissants feux d’atterrissage l’ont été, et ont bien été décrits en conformité du MD-80 comme étant ponctuels pour les feux situés aux « extrémités » et rectangulaire pour celui central. Aussi la mention de forme ovale sur la photo figurant dans le procès-verbal et dans la déclaration du témoin est plutôt à mettre sur le compte de l’interprétation face à l’inexpliqué ; - les couleurs décrites sont habituellement utilisées en aéronautique, quoique le témoin évoque une couleur « bleu blanc » pour les lumières initiales, le bleu n’étant pas utilisé en aéronautique. Il pourrait toutefois s’agir d’une couleur à dominante blanche teintée de bleu ; - les multiples extinctions et allumages des feux d’atterrissage sont peut-être provoqués par la nécessité pour le pilote de vérifier sa visibilité pendant et après le virage. Le MD-80 permet de commuter entre les deux types de feux décrits ; -le système d’éclairage particulier du MD-80 qui fait que la plupart des feux situés en bout d’ailes sont rapprochés et qu’il existe des feux anti-collision rouges clignotants sur la carlingue, ainsi que la distance et la variation du cap de l’avion ont pu contribuer à ce que ce témoin observe une modification de la coloration qui passe du blanc (phares initialement orientés vers le témoin et dominants) à l’orange (couleur mélangée) puis, au rouge (feux anti-collision rouge dominants) ainsi qu’une absence de visibilité des clignotements ; - les positions, déplacements et la trajectoire du PAN sont tout à fait conformes à celle d’un avion Air Liberté enregistré par le radar et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier et effectuant un virage et une montée simultanés afin de rejoindre le cap en direction de Paris Orly. Air liberté venait juste de commencer à exploiter des MD80 sur cette ligne ; - l’absence de bruit s’explique à la fois par la distance de l’observation importante et par le vent, soufflant en direction de l’avion ; - l’étrangeté initiale perçue par le témoin a pu résulter du fait que, bien qu’étant familier des lieux, il n’a encore jamais observé de MD-80 au décollage. Elle est ensuite accentuée par la concomitance fortuite de l’allumage de sa lampe torche avec celle des feux d’atterrissage de nez de l’avion ; La consistance de chacun des témoignages est moyenne ou faible du fait du manque de précision sur les heures, durées et positions dans le ciel. Elles sont néanmoins suffisantes pour conclure au regard du peu d’étrangeté résultant après analyse. En conséquence le GEIPAN classe les différents cas comme suit : - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 classé B, observation probable d’un satellite. - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 classé B, observation probable d’un avion au décollage. - CABESTANY (66) 17.03.1997 classé B, observation probable avec un ballon Mylar. - MONTPELLIER (34) 17.03.1997 classé A, observation très probable d’une étoile, en l’occurrence Sirius. [GEIPAN classification A — Sirius]
January 14, 1997 · 5:15 PM · OVAL
IdentifiedLouhans, Bourgogne · France
Le 14 janvier 1997 vers 17 heures un témoin faisant son footing explique avoir rencontré un être ovoïde surmonté d'une tête triangulaire. Cet être aurait fui à son approche en laissant échapper un objet mou rougeâtre que le témoin a ramassé et qui aurait durçi dans sa poche. Le témoin a présenté ensuite cette pierre comme étant un "fœtus d'extra terrestre" L'enquête montrera rapidement qu'il s'agit d'une affabulation. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
November 24, 1996 · 4:00 PM · OVAL
IdentifiedCanly, Pays de la Loire · France
Le 24 novembre 1996 vers 16 heures, un témoin observe des points et objets lumineux évoluant dans le ciel. Un autre témoin contacté par le premier observera le phénomène en identifiant clairement l'évolution d'avions très fréquents dans la région. Il s'agit donc d'une méprise avion. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 9, 1996 · 7:00 PM · SPHERE
IdentifiedCouy, Centre · France
Le 9 janvier 1996 vers 20 heures, plusieurs témoins observent de grands cercles lumineux avec de nombreux points lumineux à l'intérieur. Ces cercles tournent dans le ciel. L'enquête montrera que ce phénomène est dû à la réflexion sur les nuages du projecteur d'un casino voisin. [GEIPAN classification A — Laser]
November 18, 1995
IdentifiedAbbeville, Picardie · France
Le 18 novembre 1995 vers 19heures, un témoin observe de grands cercles lumineux tournant dans le ciel. Après enquête il s'avère qu'un garage Opel voisin a utilisé un projecteur laser publicitaire lors d'une campagne promotionnelle. Un essai, réalisé à la demande des enquêteurs, a confirmé l'observation signalée par le témoin. [GEIPAN classification A — Laser]