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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
1,155 entries
April 7, 2026 · 10:20 PM · CIGAR
IdentifiedBurgnac, Limousin · France
Le 07 avril 2026, à 22h20, à l'extérieur de sa propriété, sur la commune de BURGNAC (87), un témoin observe durant 20 à 30 secondes un phénomène de forme allongée et segmentée, semblable à un cylindre compartimenté. L'objet se déplace sur un axe Nord-Sud avant de disparaître vers le Sud-Est. D'étrangeté faible et de consistance* moyenne (2 témoins, mais témoignage unique, pas de photo du PAN), ce cas s'avère ètre l'observation de tout ou partie des 18 satellites " Qianfan SpaceSail 109 - 116 " lancés moins de sept heures auparavant par une fusée chinoise " Long March 8 " selon une orbite quasi-polaire ( voir le compte rendu d'enquète). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Ces satellites sont rendus visibles par leur éclairement direct par le Soleil, couché pour l'observateur, qui se reflète sur un élément de la structure de ces satellites situés, au moment de l'observation, sur une orbite intermédiaire avant de rejoindre leur position dans le réseau de la mégaconstellation " Quaifan SpaceSail" (internet par satellite >> concurrent de Starlink®). Il s'avère que de nombreux témoignages, dont un au GEIPAN (VERNOIL-LE-FOURRIER (49) 07.04.2026) mais également en Europe recoupent celui du témoin, avec une confirmation de l'aspect global du PAN. Les paramètres orbitaux récupérés au cours de l'enquète confirment que ce groupe de satellites passait en visibilité du témoin selon la trajectoire décrite. Le cas d'observation est classé " A ", observation de flares de satellites en orbite intermédiaire avant de rejoindre leur position dans la mégaconstellation " Qianfan SpaceSail ". [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
April 7, 2026 · 10:14 PM
IdentifiedVernoil-Le-Fourrier, Pays de la Loire · France
Le 07 avril 2026 à 22h14, depuis son domicile à Vernoil-le-Fourrier (49), le témoin observe le passage d'une lumière ténue dans un ciel dégagé. L'objet se déplace en ligne droite à vitesse constante, sans clignotement, traversant la voûte céleste de la constellation d'Hercule vers celle du Lion sous l'aspect d'un segment étiré. Un seul témoignage est recueilli. Présentant une étrangeté modérée et une très bonne consistance* (le dossier incluant un témoignage complet ainsi que des photographies et vidéos exploitables), ce cas est identifié comme l'observation de flares de satellites " Qianfan SpaceSail 109 - 126 " (voir le compte rendu d'enquète). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Ces objets, lancés moins de sept heures auparavant par une fusée chinoise " Long March 8 " sur une orbite quasi-polaire, sont visibles par réflexion de la lumière solaire sur leur structure alors que l'observateur se trouve dans l'obscurité. Ils évoluent sur une orbite intermédiaire, préalable à leur positionnement définitif au sein de la mégaconstellation d'internet par satellite " Qianfan SpaceSail ". Il s'avère que de nombreux témoignages en Europe recoupent celui du témoin, dont un au GEIPAN (le cas BURGNAC (87) 07.04.2026) avec une confirmation de l'aspect global du PAN. Les paramètres orbitaux récupérés au cours de l'enquète confirment que ce groupe de satellites passait en visibilité du témoin selon la trajectoire décrite. Le cas d'observation est classé " A ", observation de flares de satellites en orbite intermédiaire avant de rejoindre leur position dans la mégaconstellation " Qianfan SpaceSail ". [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
April 1, 2026 · 9:00 PM · LIGHT
IdentifiedVitrolles, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 1 avril, entre 21 h 00 et 21 h 27, un témoin observe depuis son appartement situé à Vitrolles (13), un phénomène lumineux qu'il décrit comme ayant une taille légèrement supérieure à une étoile, une intensité supérieure à celle des aéronefs ordinaires, variant d'un blanc pur à un ton orangé au cours de l'observation. Contrairement aux éclairages d'avion, la lumière reste parfaitement immobile mais au cours des observations intermittentes, le témoin s'aperçoit que le PAN descend vers l'horizon. Un seul témoignage recueilli. D'étrangeté faible mais de bonne consistance* (témoin unique, ayant fourni un QT complet, des vidéos et des photos exploitables du PAN), ce cas d'observation s'avère ètre une méprise avec Vénus. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Cette hypothèse est étayée par une reconstitution de la situation céleste par Stellarium.fr (voir annexe) au moment de l'observation qui montre que Vénus était bien présente selon les azimuts donnés par le témoin et que cette planète était en passe de se coucher sous l'horizon entre les horaires d'observation. La vidéo permet de réévaluer l'élévation donnée par le témoin à la baisse, en conformité avec la situation céleste. Les clichés fournis révèlent la couleur orangée, qui est occasionnée par la position de plus en plus basse sur l'horizon de la planète. La variation de son éclat vers le rouge est liée à l'épaisseur de l'atmosphère traversée sur sa trajectoire descendante, atmosphère de plus en plus dense par rapport à l'observateur. Le témoin suggèrera lui-mème sa méprise avec cette planète dans un mail ultérieur. Le GEIPAN classe ce cas en " A ", observation de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
March 26, 2026 · 10:47 PM · LIGHT
Identified[Aero] De Ouraisk - Uarr (Kz.09) Vers Maafaru - Vrda (Mv.04) 26.03.2026, Autre · France
Le 26 mars 2026 à 21:47 UTC, le pilote d'un Gulfstream G650 (jet privé), rapporte une observation discontinue de multiples lumières blanches intenses évoluant en formation à une altitude supérieure à celle de l'avion. Il décrit des lumières avec des trajectoires parfois imprévisibles et des changements de hauteur extrêmement brutaux, dépassant de loin les capacités des meilleurs avions de chasse actuels. L'événement débute à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan et se poursuit de manière discontinue jusqu'en Inde. Malgré une proximité, estimée à environ 18 km par le pilote, les radars de bord ne détectent rien et aucun système d'alerte anti-collision ne se déclenche. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (2 témoins, mais un témoignage unique, photos du PAN exploitables), ce cas s'avère être une observation de flares Starlink® (voir le compte rendu d'enquête). *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Si la description du PAN faite par T1 suggère l'observation d'aéronefs militaires survolant une zone où le contexte géopolitique est particulièrement tendu (guerre en Iran, conflit Pakistan-Afghanistan, proximité du Cachemire), l'enquête croise cette interprétation avec l'hypothèse d'une observation de flares Starlink®. Les clichés fournis par le témoin correspondent exactement aux caractéristiques signalées : les conditions d'apparition et de disparition des PAN décrites dans la note LES « FLARES » DE SATELLITES STARLINK® (OU « SATELLITES FLARING »)semblent réunies pour conforter cette hypothèse, et permettre de réduire l'étrangeté perçue par le témoin. Le GEIPAN classe ce cas en catégorie « A », observation de flares de satellites starlink® [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
March 16, 2026 · 11:50 PM · LIGHT
IdentifiedBougarber, Aquitaine · France
En observant le ciel en direction du sud-est le 16 mars 2026 vers 23h50, le témoin aperçoit un flash lumineux, semblable à une étoile qui s'allume et s'éteint (mème taille, intensité lumineuse 3 ou 4 fois supérieure à celle d'une étoile). Le témoin comptabilise ensuite environ 10 flashs à partir de son arrivée sur sa terrasse ; il lui faut 3 flashs pour localiser précisément le point fixe où l'évènement se produit et avoir l'idée de compter les intervalles à savoir 4 flashs (environ) espacés de 27 secondes, enfin les 3 derniers flashs se sont espacés de façon irrégulière à environ 48-52 secondes et le signal n'est plus revenu durant les minutes suivantes. L'observation de l'ensemble des flashs est ré-évaluée au cours de l'enquète à moins de 4 minutes. Phase 1 : repérage de 3 flashs non chronométrés (temps inconnu mais partons sur 2 intervalles de 27s = 54s). Phase 2 : mesurés : 4 flashs espacés de 27 s, cela fait 3 intervalles de 27 s [3x27s = 81s]. Phase 3 : fin du phénomène, 3 derniers flashs espacés de 48 s et 52 s puis arrèt [48s+52s = 100s]. Durée approximative mais réaliste : 100 + 81 + 54 = 235 s (~3 min 55). Pendant l'enquète, cette évaluation a été validée par le témoin qui précise que les 30 minutes mentionnées dans le questionnaire correspondent au temps passé dans son jardin à observer le ciel. Pendant l'observation, le témoin rapporte avoir observé une étoile filante "tombée de façon très furtive" (direction sud), puis, après le dernier flash, deux étoiles filantes similaires à la première, apparues en simultanées, très brèves et fines qui se sont manifestées plus bas dans le ciel partant en diagonale vers le bas, l'une vers la gauche et l'autre vers la droite. Ces apparitions annexes sont très probablement liées à des météores ou étoiles filantes provenant de la zone Antihelion proche de la constellation du Lion (comme précisé par le témoin). Le GEIPAN a sollicité le Centre Opérationnel de Surveillance de l'Espace (COSE) pour déterminer quels satellites étaient visibles dans la direction d'observation, selon l'élévation relevée, évoluant selon un défilement lent ou quasi fixe pour un observateur, et pouvant expliquer cette perception d'immobilité pendant 4 minutes. L'analyse comparative des candidats identifiés par le COSE montre que les satellites géostationnaires actifs ou passifs (THAICOM 3, PALAPA C2, PAKSAT-1, JCSAT-1, OPTUS B1) ne présentent pas les caractéristiques physiques nécessaires pour produire des réflexions périodiques structurées tels que décrites. Par contre, l'objet METEOSAT-7 AKM (N25353), du fait de sa nature de débris et de sa géométrie favorable, constitue le seul candidat capable d'expliquer de manière cohérente l'ensemble des caractéristiques décrites du phénomène. En effet ce débris conséquent est un corps de fusée avec moteur (AKM), de forme cylindrique avec une surface métallique imposante, animé d'une rotation incontrôlée mais de fréquence stable, susceptible de réfléchir le soleil dans une fréquence régulière mais possiblement intermittente. Ce type de débris évolue sur une orbite cimetière, elliptique, et il peut paraître immobile lorsqu'il est à son point culminant (ce qui correspond à l'élévation 50° évaluée par le témoin) car son déplacement est à peine perceptible durant 4 minutes. L'intermittence des flashs de réflexion renforce cette impression d'immobilité. A noter que ce corps de fusée est toujours en orbite et suivi depuis 1997. C'est cette immobilité apparente et l'intermittence des flashs qui constituaient l'étrangeté vécue par le témoin. Le GEIPAN classe ce cas en " A " : réflexions intermittentes du soleil sur le corps de la fusée METEOSAT-7 AKM (N25353). [GEIPAN classification A — Débris spatial]
March 3, 2026
Identified[Aero] De Saint-Dizier, Champagne-Ardenne · France
Le 3 mars 2026, à 22 h 10 UTC, au terme d'une mission de survol, les équipages de deux Mirage 2000D signalent un phénomène lumineux (PAN) . Le signal se caractérise par trois sources d'éclat extrême, présentant une intensité comparable à des feux d'atterrissage de grande puissance. Ces sources se manifestent à intervalles irréguliers, chaque minute, pendant 15 à 20 s, et persistent globalement 30 min, parcourant la trajectoire entre la zone initiale proche de Clermont-Ferrand (63) et la zone d'arrivée à proximité de Nancy (54). Un unique témoignage est enregistré.Un seul témoignage sera recueilli. D'étrangeté modérée et de bonne consistance* (4 témoins, mais un unique témoignage (T1), pas de visuel du PAN), ce cas s'avère être une observation de flares Starlink® (voir le compte rendu d'enquête). La description faite par le témoin (T1) évoque ce type d'observation : nombreuses apparitions à intervalles réguliers pendant 15 à 20 secondes, forte luminosité comparable à des phares d'avions, cap d'apparition constant pendant toute l'observation, proche de l'horizon.Une reconstitution de la situation céleste sur Stellarium® montre que la configuration qui permet cet éclairement bref par le Soleil couché pour l'observateur est avérée au moment de l'observation des PAN (Soleil couché à -45° sous l'horizon, flares localisés sous 2 à 5° d'élévation). Plus de précisions étant données dans la note d'enquête GEIPAN LES «FLARES » DE SATELLITES STARLINK® (OU « SATELLITES FLARING »). Le GEIPAN classe ce cas en « A », observation de flares Starlink®. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
January 12, 2026 · 8:00 PM
IdentifiedPapeete, Outre-Mer · France
Un témoin rapporte en janvier 2026 avoir fait de nombreuses fois avec des amis et collèges plusieurs observations nocturnes d'un phénomène qu'ils ne s'expliquent pas. Il assiste de nouveau à ce phénomène nocturne le 12 janvier 2026. Des lumières, blanches avec parfois un reflet rougeâtre en bas, se déplacent horizontalement avec de légères variations verticales au-dessus de l'horizon. Leur intensité augmente progressivement puis diminue avant de disparaitre. L'environnement est dégagé et urbain, sans source lumineuse pouvant expliquer le phénomène observé. Un seul questionnaire technique (QT) est recueilli. D'autres observations similaires sont rapportées par des pilotes en vol nocturne entre les Marquises et Tahiti. Des photographies associées à l'observation sont récupérées par le GEIPAN via le site Infos Cyclones Polynésie, sans horodatage disponible. L'analyse globale du cas s'appuie sur les critères C4 à C10 du QT en complément des photographies non originales récupérées. La description du PAN que l'on complète par l'apparence restituée sur les photographies indique que le témoin a observé des "starlink flare". Il s'agit plus précisément de brefs éclairements de certains satellites de la constellation Starlink® par le Soleil, couché pour l'observateur. Cette conclusion s'appuie sur les conditions permettant d'observer ces phénomènes qui sont décrits sur la note du GEIPAN « Un nouveau type d'observation récurrente de PAN : les flashs de satellites Starlink (ou cluster flares » publiée sur le site web du GEIPAN dans cette note d'enquête. Des caractéristiques qui se conforment à cette hypothèse sont : - La forme et la luminosité : ponctuelle avec un maximum de luminosité au milieu de l'observation. - La trajectoire : plusieurs objets avec croisement des trajectoires. - La position du Soleil : couché pour l'observateur entre 30 et 45 ° sous l'horizon. - La localisation du phénomène : au droit du Soleil couché selon une élévation faible < 15°. - La présence de Starlink® très nombreux en orbite opérationnelle selon les azimut d'observation. La consistance* de ce cas, au sens des critères du GEIPAN, est jugée bonne, malgré un unique témoignage. Celui-ci est renforcé par la multiplicité des signalements accompagnés de photographies et vidéos sur les réseaux sociaux et sites météorologiques polynésiens à la même date. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Nous noterons cependant qu'à l'heure donnée de l'observation du 12 janvier 2026 (à 20h) la position du soleil sous l'horizon (>-30°) ne permet pas réunir les conditions d'observation qui ont été optimales entre 21h04 (-31°) et 22h00 (-41°) depuis Papeete ce jour-là comme le précise les captures d'écrans Stellarium* dans l'annexe 1. Cette hypothèse permet de réduite l'étrangeté perçue par le témoin, par conséquent, le GEIPAN classe ce cas en "A", observation de "flares" de satellites Starlink®. *Stellarium est un logiciel de planétarium. [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
January 5, 2026 · 6:13 PM
IdentifiedColmar, Alsace · France
Le 5 janvier 2026, à 18 h 13, à Colmar (68), depuis son domicile, le témoin observe un point lumineux blanc très intense placé au-dessus de la crête des Vosges. L'objet, d'une taille apparente comparable à une étoile, se situe à une altitude très basse par rapport au relief et affiche des changements de direction fréquents, avec des déviations vers le sud, qui produisent de fines traînées lumineuses. L'observation se poursuit de façon continue et est enregistrée via un smartphone à travers la vitre. Le phénomène disparaît soudainement. Le témoin ne parvient pas à identifier la source et suggère qu'il pourrait s'agir d'un drone, d'un ballon ou d'un autre dispositif aérien. Aucun autre témoin ne se manifeste. La consistance* du témoignage est jugée satisfaisante : une vidéo exploitable, fournie par le seul témoin, renforce la consistance du témoignage malgré le nombre limité de déclarations (voir le compte-rendu). *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le témoin a observé le phénomène à l'œil nu pendant 1 à 2 minutes, puis l'a filmé avec son téléphone pendant 3 minutes et 44 secondes, toujours de l'intérieur à travers une fenêtre à double vitrage. Au début, l'objet était presque immobile. Dix secondes après le début de l'enregistrement, le témoin a enclenché un fort zoom qu'il a maintenu pendant 3 minutes et 34 secondes. Cet usage prolongé du zoom sur un écran de téléphone exige une concentration constante pour suivre la lumière : les moindres tremblements de la main créent alors l'illusion d'une trajectoire saccadée et de traînées lumineuses. L'analyse du film image par image démontre qu'il s'agit uniquement de bougés techniques, la source lumineuse reprenant sa forme normale dès l'arrêt du mouvement. En combinant ces mouvements de caméra avec la vitesse très lente du phénomène, sa signature colorimétrique et son évolution dans un champ restreint, l'hypothèse d'une lanterne s'impose, même si le lâcher n'a pas été retrouvé ou revendiqué. Compte-tenu de ces données, le GEIPAN classe ce cas « A » : observation très probable d'une lanterne céleste. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
January 5, 2026 · 4:12 AM
IdentifiedMaulde, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 5 janvier 2026 à Maulde (Nord, France), un témoin observe entre 03:12 et 03:45 UTC (04:12-04:45 heure locale) un phénomène lumineux dans le ciel, depuis son domicile, pendant environ 33 minutes. Il réalise cette observation depuis son domicile en milieu rural dégagé, par une fenètre ouverte, à l'œil nu puis à l'aide de jumelles Leica 8×56. Cinq vidéos du phénomène ont été réalisées à l'aide d'un smartphone iPhone 13 placé derrière les jumelles. Un autre témoin était présent, mais n'a pas souhaité compléter le questionnaire GEIPAN. Les vidéos originales ont été transmises et analysées dans le cadre de l'enquète, ce qui a confirmé la bonne consistance* du dossier et permis une analyse directe du phénomène observé (voir les deux vidéos les plus lisibles publiées). L'étrangeté perçue par le témoin principal réside dans sa non-reconnaissance du phénomène, malgré les recherches qu'il a effectuées. L'examen du témoignage et des vidéos permet de décrire le PAN comme une succession de points lumineux apparaissant dans un secteur du ciel situé vers l'est (azimut environ 80°/90°), à une hauteur maximale estimée autour de 20° au-dessus de l'horizon. Les objets apparaissaient principalement sous forme de points lumineux orangés, accompagnés de variations de luminosité. Les PAN semblent se déplacer lentement et régulièrement, principalement selon une trajectoire verticale descendante, certains semblant se croiser dans la zone observée. Le phénomène concerne une portion du ciel estimée par le témoin à environ 10 à 20° de diamètre apparent. Aucun bruit n'a été perçu et aucune signature thermique n'a été détectée lors d'une tentative d'observation avec des jumelles thermiques. L'analyse vidéo révèle deux trajectoires distinctes : une franche oblique descendante vers la gauche et une très légère oblique descendante vers la droite, soit selon des trajectoires respectives orientées environ SSO/SO vers NNE/NE et O vers E (voir document annexe de reconstitution). L'apparence des PAN dans les deux cas, étant strictement identique, il s'agit donc, sans doute, des mèmes phénomènes. Une première hypothèse explore l'observation de flares Starlink® (réflexion du Soleil sur les satellites), la direction et l'azimut du phénomène à l'est, correspondant à ceux du Soleil couché. Cependant, la durée de ces flares ainsi que l'élévation d'apparition trop importante, invalident fortement l'hypothèse. La seconde hypothèse explorée, plus cohérente avec l'observation, est celle de lanternes célestes. Elle s'appuie sur les éléments suivants : - Forme ponctuelle ou sphérique, pouvant ètre discernable selon la distance, cohérente. - Couleur orangée et forte luminosité, cohérente avec les paramètres de prise de vue (sensibilité élevée). - Luminosité vacillante causée par la flamme de la lanterne, soumise aux petits courants aérologiques locaux, la lanterne étant ouverte par le bas. - Nombre : au total 13 PAN ont été identifiés sur la vidéo, ce qui est cohérent avec un lâché en nombre. - Trajectoire rectiligne et régulière, cohérente pour des objets portés par le vent. - Durée d'observation de chaque individu variant entre 9 et 41 secondes, cohérente avec la durée de vie maximale des lanternes, pouvant aller jusqu'à 10/15 mn. - Certains PAN disparaissent sur les vidéos, ce qui correspond à une extinction de la lanterne, consécutive à un combustible épuisé. L'étrangeté résiduelle réside dans les deux trajectoires différentes empruntées par les PAN. Toutefois, nous avons pu démontrer grâce à l'analyse des éléments météorologiques, et en particulier des données de modélisation AROME fournies par Météo-France, que ces deux trajectoires étaient orientées dans le sens des vents qui variait selon l'altitude. Ainsi, à relativement basse altitude (près du sol jusqu'à environ 100 m), les vents étaient orientés au SSO, poussant ainsi les lanternes situées à ces altitudes dans cette direction, tandis que plus en altitude, vers 750/1000 m, les vents étaient orientés à l'OSO/O, poussant les lanternes situées à ces altitudes dans cette autre direction. L'ensemble des éléments du dossier - couleur orangée, forme ponctuelle ou sphérique, vacillement de la luminosité, multiplicité des points lumineux, durée d'observation de chaque PAN, absence de bruit, déplacement lent et régulier selon des trajectoires rectilignes orientées dans le sens des vents, absence de signature thermique et présence de vidéos cohérentes avec la description du témoin, converge vers l'identification du phénomène comme des lanternes célestes portées par le vent, lâchées successivement de manière régulière. Sur la base de ces informations, le cas est classé " A " : observation de lanternes célestes. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
January 1, 2026 · 8:45 PM · LIGHT
IdentifiedRumilly, Rhône-Alpes · France
Le 1er janvier 2026 à 20h44, depuis la terrasse de son domicile à Rumilly (Haute-Savoie), le témoin principal (T1) observe vers l'est un premier PAN, de forme ponctuelle, de couleur jaune entourée d'un halo rouge, suivi d'un phénomène décrit comme un "cône de combustion" et d'une luminosité intense. Il se déplace silencieusement et rapidement selon une trajectoire rectiligne ascendante avant de disparaître à haute altitude. Cette observation est suivie par l'apparition de deux autres PANs présentant les mêmes caractéristiques. L'un d'eux cesse brusquement son émission lumineuse avant d'effectuer un mouvement de rotation puis de disparaître. Le témoin T1 estime la taille apparente des phénomènes à environ 5 millimètres, mesurée à l'aide d'une règle graduée tenue à bout de bras. Sa compagne (T2) confirme également avoir observé les PANs. Le premier phénomène est perdu de vue après 40 secondes d'observation en disparaissant derrière des arbres. L'ensemble des trois phénomènes a été observé pendant environ 6 minutes. Le témoin principal a réalisé trois vidéos distinctes des PANs La consistance* de ce cas est bonne, bien que seul le témoin principal (T1) ait complété le questionnaire GEIPAN, grâce à la disponibilité de vidéos exploitables. L'étrangeté vécue par le témoin est importante, les PANs présentant des caractéristiques que le témoin T1 ne parvient pas à associer à des phénomènes aériens conventionnels qu'il connaît. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse explorée, celle de l'observation de lanternes célestes, est corroborée par les éléments suivants : - Forme ponctuelle décrite et sphérique sur les vidéos, avec un halo rougeâtre et couleur globale orangée, typiques de lanternes. L'emploi par T1 du mot « combustion » est tout à fait compatible avec la présence d'une flamme à la base de l'enveloppe de la lanterne. - La luminosité changeante visible sur les vidéos, est typique du vacillement de cette flamme se trouvant dans la lanterne, ouverte par le bas. - Déplacement sans bruit selon une trajectoire montante assez rapide, clairement visible sur une des vidéos. Le vent relevé à la station d'Annecy située à environ 20/25 km de distance, est très faible et variable : le déplacement des lanternes est principalement régi par la poussée d'Archimède, résultant du chauffage de l'air par la combustion de la bougie. L'air ainsi réchauffé, devenu moins dense que l'air ambiant, génère une force ascensionnelle qui entraîne une élévation progressive des lanternes en altitude. Le déplacement apparemment rapide est causé par une relative proximité des lanternes, bien perceptible sur les vidéos. - Les festivités du jour de l'an sont idéales pour un lâcher de lanterne par temps calme avec un vent très faible. - La durée d'observation courte, est conforme à la durée du vol habituel des lanternes en lien avec l'extinction de la flamme de chauffe du volume d'air dans l'enveloppe.Cette extinction a même été filmée par T1. Des exemples de vol de lanternes célestes sont donnés sur cette page lanternes célestes. Le GEIPAN classe en "A" : observation de lanternes célestes. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
January 1, 2026
Identified[R] De Briis-Sous-Forges, Ile-de-France · France
Le 1er janvier 2026, entre 06 h 35 et 06 h 40, un témoin circulant en voiture entre Briis-sous-Forges et Limours (91) observe face à lui un phénomène lumineux circulaire de teinte jaune-orangée, dont la luminosité est diffuse et suffisamment faible pour être observée directement sans éblouissement. L'objet, perçu comme une sphère aux contours légèrement irréguliers, évolue à basse altitude apparente et disparaît sous la ligne d'horizon après quelques instants. L'observation dure moins d'une minute et se produit dans un environnement sombre, peu avant le lever du jour. La consistance* du cas est jugée bonne, bien que reposant sur un unique témoignage, et ne disposant pas d'enregistrement exploitable. Les informations du questionnaire technique, complétées par les croquis et la reconstitution du trajet, permettent néanmoins de confronter les estimations directionnelles et angulaires du témoin aux données astronomiques et aux conditions atmosphériques relevées au moment des faits. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté rapportée par le témoin provient essentiellement de l'aspect inhabituel de la source lumineuse, de sa teinte orangée et de l'impression d'une trajectoire descendante rapide vers l'horizon. La perception d'un phénomène semblant accompagner le déplacement du véhicule renforce également l'impression d'un comportement anormal. L'analyse des paramètres directionnels et astronomiques révèle cependant une correspondance étroite entre la position du PAN estimée par le témoin et celle de la Lune, située à environ 309° d'azimut et très basse sur l'horizon au moment des faits. La faible hauteur angulaire réelle, combinée à la présence de nuages dans cette direction, explique la disparition rapide du phénomène par occultation progressive. La teinte jaune-orangée et l'aspect légèrement altéré du contour sont également compatibles avec l'observation de la Lune à proximité de l'horizon dans des conditions atmosphériques défavorables. L'impression de mouvement ou d'accompagnement du véhicule s'explique par un effet de perspective bien connu : la très grande distance de la Lune fait que sa position apparente varie très peu lorsque l'observateur se déplace, contrairement aux éléments du paysage proches qui défilent rapidement. Aucun élément observé ne justifie le recours à une hypothèse alternative. L'ensemble des données disponibles converge vers l'identification du phénomène observé comme étant la Lune en phase de coucher. Le cas est donc classé A : observation de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]
December 19, 2025 · 6:05 PM · SPHERE
IdentifiedSamoreau, Ile-de-France · France
Le 19 décembre 2025 à 18h05, en promenant son chien sur la commune de Samoreau (77), un témoin unique observe dans le ciel trois boules lumineuses « jaunes » parfaitement alignées, qui lui semblent « statiques » ou « avançant un peu ». Le témoin observe le phénomène pendant 5 minutes au cours desquelles il prend deux vidéos et une photo, puis reprend sa promenade, cessant son observation. Un seul témoignage sera recueilli. Le cas apparait de bonne consistance* avec un témoignage complet, complété par un entretien cognitif avec fourniture de deux vidéos qui ont pu être exploitées pour l'enquête. L'étrangeté ressentie par le témoin s'explique par l'absence d'identification immédiate du phénomène, le silence absolu de l'objet et sa très faible vitesse d'évolution. Les vérifications menées durant l'enquête indiquent un vent faible de secteur nord-ouest (6 à 7 km/h). Celui-ci correspond à la composante nord du mouvement nord-sud du PAN déduit de l'analyse des vidéos, la composante sud étant liée à une lente ascension de l'objet. Il s'agit donc bien d'un objet porté par le vent.(voir annexe). Les formes « sphériques » et la couleur « jaune » correspondent à des caractéristiques de lanternes célestes, qui ont probablement été lâchées d'un lieu voisin. On relève que « La Maison des Cultures de Thomery », le village voisin avait lâché plusieurs lanternes en septembre 2024 pour l'inauguration du prieuré. Cet organisme contacté par l'enquêteur a toutefois infirmé avoir procédé à un lâcher le jour de l'observation. L'hypothèse lanterne permet donc de réduire l'étrangeté perçue par le témoin. Le GEIPAN classe ce cas en « A », observation de lanternes célestes portées par le vent. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
December 16, 2025 · 9:50 AM · LIGHT
Identified[Aero] De Los Angeles (Us.90045) Vers Roissy-En-France, Autre · France
Le 16 décembre 2025 à 08h50 UTC (09h50 CET), un membre du personnel naviguant, depuis le cockpit d'un appareil reliant Los Angeles à Paris, observe un phénomène lumineux sur la droite de l'appareil. À ce moment, l'aéronef évolue au niveau de vol FL350, au-dessus de l'Atlantique Nord, au sud du Groenland. Le phénomène se manifeste initialement sous la forme d'un point lumineux blanc évoquant un satellite, se déplaçant sur une trajectoire rectiligne et légèrement descendante, de l'azimut 120° vers l'azimut 90°. Après quelques dizaines de secondes, ce point se transforme brutalement en une lumière blanche intense, décrite comme une « explosion » statique, puis en une tache diffuse aux teintes rose-violet qui s'étend progressivement avant de disparaître. La séquence totale dure environ trois minutes. Un second témoin, présent dans le cockpit, confirme l'observation. La consistance* du cas est bonne. Le témoignage émane d'un observateur expérimenté dans le domaine aéronautique, il a été transmis dès le lendemain de l'observation au moyen d'un questionnaire technique détaillé, puis complété par un entretien cognitif. Un second témoin direct est mentionné, mais un seul questionnaire a été formalisé. Le dossier ne comporte pas d'enregistrement instrumental ni de reconstitution. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté rapportée par le témoin tient principalement à la succession de trois phases : un déplacement initial rappelant celui d'un satellite, suivi d'une « explosion » lumineuse statique, puis de la formation d'un halo diffus et coloré qui s'étend progressivement. L'absence de bruit, la soudaineté de cette transformation et l'aspect atypique de la phase diffuse justifient la perception d'un phénomène anormal. Différentes investigations (détaillées dans le compte rendu d'enquête) permettent d'établir les points suivants : les données aéronautiques confirment que l'appareil évoluait de nuit, en conditions VMC, au sud du Groenland. L'analyse astronomique exclut la Lune et les étoiles brillantes présentes dans cette zone. Si un satellite a bien été identifié dans le secteur sur ce créneau horaire, sa trajectoire ascendante est incompatible avec la dynamique observée ; par ailleurs, cette hypothèse ne permet pas d'expliquer les phases d'« explosion » statique et de diffusion colorée. En revanche, le lancement d'une fusée Atlas V 551 depuis Cap Canaveral à 08h28 UTC, soit 22 minutes avant l'observation, offre une explication cohérente. À 08h50 UTC, l'étage Centaur a atteint la phase de coupure moteur (MECO-1), suivie d'un dégazage de régulation. Cette séquence rend compte de l'ensemble du phénomène : le point lumineux en déplacement correspond à l'étage en vol, la brusque « explosion » apparente est liée au dégazage (venting), et le halo diffus résulte de l'illumination du nuage gazeux par le Soleil, alors situé à un azimut de 92° mais à -26° sous l'horizon. L'étrangeté du cas est ainsi fortement réduite. Le caractère spectaculaire du phénomène tient à la géométrie d'observation et à l'éclairement du nuage gazeux par le Soleil sous l'horizon, donnant l'illusion d'une explosion statique lors d'une étape nominale du vol de l'étage Centaur. L'observation correspond à la séquence de vol de l'étage Centaur du lanceur Atlas V 551, incluant la coupure moteur (MECO-1) et le dégazage de régulation associé. Le GEIPAN classe le cas en « A » observation deuxième étage Centaur de la fusée Atlas V 551. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]
December 10, 2025 · 11:03 PM
IdentifiedHyeres, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 10 décembre 2025, vers 23h03, le témoin se trouvait à l'extérieur de son domicile sur la presqu'île de Giens. Il observe alors, dans un ciel particulièrement dégagé, trois ou quatre objets volants lumineux se déplaçant à très grande vitesse sur un axe Sud vers Nord. Selon son témoignage, les objets laissent derrière eux de longues traînées vertes, rouges et bleues, évoquant une propulsion puissante et inhabituelle. La scène dure environ cinq secondes. L'étrangeté perçue par le témoin s'explique principalement par la combinaison inhabituelle de plusieurs facteurs rarement observés simultanément : la brièveté du phénomène, sa grande vitesse, la présence de plusieurs traînées parallèles et des couleurs très contrastées (voir le compte rendu d'enquête). Un bolide fragmenté peut produire l'illusion d'une formation coordonnée de plusieurs objets volant de concert. En réalité, il ne s'agit pas de plusieurs engins distincts manœuvrant ensemble, mais de fragments qui suivent naturellement la même trajectoire sous l'effet de la vitesse. La forte luminosité dans un ciel nocturne, accentuée par la nébulosité, peut donner aux traînées un aspect lisse, homogène et presque artificiel, évoquant des faisceaux lumineux contrôlés. Enfin, la soudaineté de l'apparition et la disparition rapide laissent peu de temps à l'analyse rationnelle, ce qui renforce l'impression d'un phénomène structuré et intentionnel. L'analyse technique des témoignages et des données collectées permet d'établir avec certitude l'origine du phénomène observé. Les caractéristiques relevées convergent vers une rentrée météorique, plus précisément un bolide s'étant fragmenté lors de sa pénétration dans l'atmosphère. Les traînées lumineuses parallèles, perçues comme distinctes et homogènes, peuvent s'expliquer par une fragmentation précoce du corps principal, les fragments conservant une trajectoire similaire. Les couleurs vives rapportées (rouge, vert, bleu) sont physiquement compatibles avec l'ionisation de l'atmosphère et reflètent la composition minérale du météoroïde. L'extinction progressive en une à deux secondes correspond également au comportement classique d'un bolide s'éteignant en altitude. Enfin, la forte nébulosité observée au moment des faits est susceptible d'avoir diffusé et lissé l'aspect des traînées, renforçant l'impression de “rayons” nets et homogènes. L'ensemble des caractéristiques décrites confirme l'hypothèse d'une rentrée atmosphérique. Cette conclusion est d'autant plus solide qu'une corrélation temporelle stricte a été établie : au même instant, trois témoins indépendants situés à Nice et Antibes ont signalé l'observation de bolides auprès du réseau Vigie-Ciel. Les investigations menées permettent de réduire l'étrangeté de cette observation. En conséquent le GEIPAN classe ce cas en « A » observation d'une rentrée atmosphérique de bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]
December 10, 2025 · 10:22 PM · SPHERE
IdentifiedSan-Gavino-Di-Tenda, Corse · France
Le 10 décembre 2025 à 22h22, depuis la terrasse de son domicile à San-Gavino-di-Tenda, Corse-du-Sud, le témoin principal (T1) observe vers le sud-est un PAN de forme ponctuelle, de couleur changeante, passant du blanc au bleu, au vert et au rouge, avec une luminosité particulièrement intense par rapport aux étoiles environnantes. Selon l'estimation du témoin, ce phénomène silencieux est situé à une élévation comprise entre 20 et 25 degrés. Le témoin (T1) a filmé le PAN avec son smartphone, qu'il a maintenu parfaitement immobile pour éviter tout mouvement parasite, en utilisant un fort zoom. Cette méthode a permis de constater un léger déplacement latéral du phénomène vers la droite, de quelques millimètres. La nuit était particulièrement claire, offrant des conditions d'observation optimales. L'observation a duré 30 minutes, durant lesquelles le PAN s'est déplacé vers le nord avant de revenir à sa position initiale. Un second témoin, T2, résidant dans le même village, confirme également la présence du phénomène. La consistance* de ce cas est jugée bonne, bien que seul T1 ait complété un questionnaire GEIPAN, grâce à la disponibilité d'une vidéo exploitable du PAN pour l'enquête. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté vécue par le témoin est peu importante, le PAN ne présentant pas pour lui de caractéristiques particulièrement exceptionnelles. L'hypothèse d'une observation de l'étoile Sirius, comme explication du phénomène, est étayée par les éléments suivants : : - Forme sphérique sur les vidéos, effet causé par l'emploi du fort zoom, pour un objet ponctuel. - Variations importantes et rapides de la luminosité et des couleurs, donnant l'impression d'un clignotement. Ces éléments sont typiques de la scintillation d'une étoile basse sur l'horizon car la lumière issue d'une étoile est dispersée par les turbulences de l'atmosphère (couches de densité et de températures variables) en favorisant cet effet de scintillation pour l'observateur (Annexe 1 –Figure1). La nuit « particulièrement claire » relevée par T1 est confirmée par les relevés météorologiques de la station de Bastia (2B) qui montrent une visibilité horizontale exceptionnelle (60km) à 22h, se réduisant toutefois à 23h (35,7 km) en restant importante (Annexe 1 – figure2). - La situation astronomique réalisée avec le logiciel Stellarium montre la présence de l'étoile Sirius en phase de lever au sud-est au moment de l'observation, se déplaçant vers le sud, donc sur la droite, comme l'a relevé T1. - Son élévation varie entre environ 14° et 19° entre 22h22 et 23h02, soit proche de celle estimée par T1 (20° à 25°) comme le montre l'Annexe 1- Figure 3. - Le déplacement décrit « vers la droite » dans le QT, donc vers le sud est confirmé sur la l'Annexe 1- Figure 3 et sur l'Annexe 2 qui présente une animation du déplacement constaté par le traitement de la vidéo fournie par le témoin. - La disparition n'a pas été observée, T1 cessant l'observation de lui-même, Sirius poursuivant sa course sur la voute céleste. L'étrangeté résiduelle après confrontation de l'observation à l'hypothèse développée conduit le GEIPAN à classer ce cas en « A », observation de Sirius. [GEIPAN classification A — Sirius (étoile)]
November 18, 2025 · 8:58 PM
Identified[Aero] De Amsterdam (Nl.1118) Vers Nantes, Autre · France
Le témoin rapporte que lors de son vol du 18 novembre 2025, il constate de nouveau comme la veille (voir le cas [AERO] de AMSTERDAM (NL.1118) vers NANTES (44) 17.11.2025), jusqu'à 9 ou10 points d'intensité variable et mobiles dans le ciel. Un seul témoignage est recueilli. D'étrangeté faible et de très bonne consistance* (au moins 4 témoins, vidéos du PAN), ce cas s'avère être une observation de flares de satellites Starlink®. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN est tout à fait cohérente avec ce type d'observation : trajectoires rectilignes et courtes toujours dans la même zone du ciel, fortes variations lumineuses, nombreuses occurrences. La position du PAN dans le ciel correspond à la verticale de celle du Soleil, alors que celui-ci est couché sous l'horizon vers -40°. Elle est en tous points conforme à la l'analyse du phénomène publiée sous cette actualité GEIPAN un nouveau phénomène expliqué : l'éclairement de satellites Starlink® à poste par le Soleil : « satellite flaring ». Le cas est classé "A", observation de flares de satellites Starlink®. [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
November 17, 2025
Identified[Aero] De Amsterdam (Nl.1118) Vers Nantes, Autre · France
Le témoin rapporte sur le même Questionnaire Technique (QT) deux observations faites les 17 et 18 novembre 2025 lors de deux vols commerciaux entre Amsterdam (NL) et Nantes (44). De nombreux points lumineux sont observés longuement et semblent se déplacer ou fluctuer, leur éclat oscillant de l'invisible à une intensité comparable à celle du phare d'avion de ligne. Les observations prennent fin lorsque l'appareil entame sa descente dans les basses couches de nuages en approche de Nantes, rendant la visibilité du phénomène impossible. D'étrangeté faible et de très bonne consistance* (au moins 4 témoins), ce cas s'avère être une observation de flares de satellites Starlink® (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN est tout à fait cohérente avec ce type d'observation : trajectoires rectilignes et courtes toujours dans la même zone du ciel, fortes variations lumineuses, nombreuses occurrences. La position du PAN dans le ciel correspond à la verticale de celle du Soleil, alors que celui-ci est couché sous l'horizon vers -40° . Elle est en tous points conforme à la l'analyse du phénomène publiée sous cette actualité GEIPAN un nouveau phénomène expliqué : l'éclairement de satellites Starlink® à poste par le Soleil : « satellite flaring ». Le cas est classé "A", observation de flares de satellites Starlink® [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
November 3, 2025 · 5:38 PM
IdentifiedGrande-Motte (La), Languedoc Roussillon · France
Le 03 novembre 2025 à 17h35, un témoin unique, de la plage de La Grande-Motte, observe sept PAN de formes blanches et allongées à l'horizontale. Peu après le coucher du Soleil, ces PAN se déplacent lentement à l'ouest, certains circulant de gauche à droite et d'autres en sens inverse. Après quelques minutes d'évolution, ils disparaissent progressivement en diminuant de taille sous l'effet de l'éloignement. Le témoin réalise cinq photographies avec son smartphone, apportant des données visuelles exploitées pour l'expertise. Aucun autre témoin ne s'est manifesté auprès du GEIPAN. La consistance* de ce cas est bonne, malgré un unique témoignage, l'exploitation des cinq photographies réalisées par l'observateur ayant permis d'étayer l'analyse. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté vécue par le témoin est importante, les PAN présentant pour lui des caractéristiques inhabituelles. L'hypothèse de l'observation de traînées de condensation d'avions observées de très loin, est corroborée par les éléments suivants : - Forme allongée et couleur blanche/jaune, typique pour de telles traînées observées pendant le lever ou le coucher du Soleil (autres exemples traités au GEIPAN en annexe 1). - Dans ce contexte précis, à 17h35 et plein ouest, le Soleil au coucher offre un éclairage rasant qui rend les traînées de condensation à altitude de croisière particulièrement visibles. Alors que le ciel bascule déjà dans l'ombre du crépuscule, ces traînées restent fortement éclairées, ce qui accentue leur contraste et permet de les distinguer à plusieurs centaines de kilomètres. - La situation aéronautique montre clairement la présence entre environ 220 et 265 km de distance (projetée au sol) de deux couloirs aériens très fréquentés orientés SO-NE passant au-dessus de la région de Toulouse (voir annexe 2). - Les relevés météorologiques de Montpellier (donnés en annexe 3) permettent de relever un air exceptionnellement pur au moment de l'observation, avec une visibilité horizontale maximale (60km donné comme indication) ce qui favorise la visibilité des traînées de condensation. - L'identification précise des aéronefs s'avère complexe en raison de la densité du trafic dans les couloirs aériens concernés à cette heure de la journée. Toutefois, l'analyse des photographies du témoin via le logiciel de traitement d'images IPACO (Annexe 4) permet d'établir des données techniques précises. Les calculs déterminent que ces avions évoluent à des altitudes de croisière comprises entre 8 et 9 km, pour une vitesse oscillant entre 800 et 916 km/h. Au moment de l'observation, ils se situent à une distance du témoin évaluée entre 275 et 314 km. L'hypothèse développée par l'enquête permet de réduire l'étrangeté de cette observation, par conséquent, le GEIPAN classe le cas en « A », observation de trainées de condensation d'avions de ligne. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]
October 31, 2025 · 10:01 PM · SPHERE
IdentifiedBrienne-Sur-Aisne, Champagne-Ardenne · France
Le témoin se trouve à proximité de son domicile pour promener son chien le 31 octobre 2025 à 22h01 le long d'un canal à Brienne-sur-Aisne (08) lorsqu'il observe pendant 3 à 5 secondes dans le ciel une sphère lumineuse entourée d'un halo d'étincelles et suivie d'une longue traînée lumineuse. Ce PAN, émettant une forte luminosité et de couleur dominante entre le blanc et l'or, se déplace de manière rapide et selon une trajectoire courbe, silencieusement et sans variation de trajectoire ni de luminosité, du nord-est vers le nord-ouest, à environ 45° d'élévation. Le témoin estime sa longueur à 3 cm mesurés à bout de bras. La disparition est brutale, l'objet semblant s'éteindre ou s'éloigner rapidement sans laisser de trace lumineuse résiduelle. Le témoin pense à une « grosse météorite » et précise « si c'est le cas je ne dois pas être le seul à l'avoir observée ». La consistance* est moyenne, avec un unique témoin et une absence de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La seule hypothèse explorée, celle de l'observation d'un bolide, est corroborée par les éléments suivants : - forme sphérique, typique de celle d'un bolide, - couleur blanche/dorée, - forte luminosité, - déplacement rapide selon une trajectoire courbe, - durée brève, moins de 5 secondes. Aucun autre témoignage n'a été recueilli ni par le GEIPAN ni par l'IMO/AMS* (témoignages d'observateurs de bolides) ; en revanche les caméras automatisées FRIPON* ont enregistré deux évènements exactement à l'heure de l'observation soit 21h01 UTC (22h01 LOC), l'un en Belgique depuis Libin, l'autre aux Pays-Bas depuis Oostkapelle (voir annexe 1). Les directions d'observation fournies par les captures automatiques d'images de ces deux évènements, en particulier celle de Oostkapelle, sont cohérentes avec les directions d'observations données par le témoin, l'écart peut s'expliquer par la durée d'observation très brève et la difficulté d'évaluer la trajectoire (voir annexe 2). Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « A » : observation de la rentrée atmosphérique d'un bolide. AMS : American Meteor Society. IMO : International Météo Organization. FRIPON : Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network », en français « Réseau de récupération de boules de feu (bolides) et d'observation interplanétaire ». [GEIPAN classification A — Bolide]
October 29, 2025 · 7:28 PM
Identified[D764] De Sizun, Bretagne · France
Le mercredi 29 octobre 2025 à 19h28, le témoin circule sur la D764 entre Sizun et Landerneau, dans le Finistère. Sous un ciel parfaitement dégagé et sans aucune source sonore environnante, il remarque un point lumineux inhabituel dont l'éclat surpasse celui d'une étoile. Pour approfondir son observation et réaliser des clichés, il s'arrête à l'intersection de la D764 et de l'impasse Kernévez La Cage, sur la commune de Ploudiry. La carte fournie par le témoin, précisant sa position exacte et la trajectoire du PAN, est consultable en annexe 1. Le témoin décrit : • un point lumineux blanc à teinte légèrement bleutée, entouré d'un halo diffus ; • Deux faisceaux de moindre intensité sont orientés respectivement vers le haut et vers le bas; • Au sein du faisceau supérieur, une forme allongée de type « cigare » grisâtre laisse apparaître des zones plus sombres; • un déplacement rectiligne du nord-ouest vers le sud-est, à environ 45° d'élévation ; • une luminosité stable, puis une extinction progressive, sur une durée totale estimée à deux minutes. Le phénomène disparaît après avoir croisé l'azimut de la Lune. Un témoin tiers, situé dans l'environnement immédiat de l'observateur principal, rapporte avoir vu le même phénomène au même moment depuis son domicile, confirmant ainsi l'observation. La consistance* du témoignage est jugée bonne : le témoin principal fait preuve de précision et fournit un cliché photographique dont l'exploitation technique s'est toutefois révélée impossible. Son récit est néanmoins corroboré par un second témoin oculaire qui n'a cependant pas témoigné auprès du GEIPAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté perçue par le témoin est forte. L'étrangeté résiduelle, après enquête, apparait faible pour le GEIPAN. L'hypothèse principale examinée est celle d'un dégazage (fuel dump) du deuxième étage d'une fusée Falcon 9 lancée ce même jour. Chronologie et dynamique orbitale : Le 29 octobre 2025, SpaceX a procédé au lancement d'une fusée Falcon 9 depuis la Floride à 16h35 UTC (17h35 heure légale française), emportant 29 satellites Starlink® sur une orbite inclinée à 53°. Le déploiement des satellites intervient environ 55 minutes après le décollage, soit vers 17h30 UTC. Le deuxième étage entame alors sa seconde révolution autour de la Terre. L'observation réalisée par le témoin depuis le secteur de Sizun (29450), survient vers 18h30 UTC, soit 1h55 après le lancement de la fusée. Cet horaire correspond à la période durant laquelle des opérations de passivation, consistant en la vidange finale du carburant résiduel, sont habituellement effectuées. Ces dégazages produisent des panaches très lumineux en haute altitude, visibles à grande distance lorsque l'objet est encore éclairé par le Soleil alors que le sol est dans la pénombre, condition remplie ce soir-là. Concordance avec d'autres observations : Le même phénomène a été rapporté en Irlande entre 18h25 et 18h35 UTC, avec des descriptions très similaires : point brillant, halo diffus, déplacement lent d'ouest en est, absence de bruit. Les médias irlandais (Irish Examiner, WeathÉire, Ireland Live) ont confirmé qu'il s'agissait du dump du deuxième étage du Falcon 9, en donnant des horaires concordants avec l'observation bretonne. Les lieux d'observation en Bretagne et en Irlande sont séparés d'environ 600 km. À la vitesse d'un étage de fusée sur orbite basse (~7,5 km/s), le passage au-dessus de ces 2 régions intervient en 1 à 2 minutes : il s'agit donc du même passage orbital, vu successivement depuis les 2 lieux. Concordance géométrique (aspect visuel et direction) : Depuis Sizun, le phénomène apparaît au nord-ouest, passe vers le nord / nord-est, puis s'éloigne vers le sud-est. Cette trajectoire apparente est précisément celle attendue lorsqu'un objet en orbite inclinée à 53° effectue un passage au nord du témoin : la trajectoire est globalement ouest vers est, mais sa projection dans le ciel depuis la Bretagne se traduit par un arc NO vers SE. En Irlande, située plus près de la trace au sol, l'objet est décrit comme se déplaçant d'ouest en est, ce qui est cohérent. Aspect lumineux et morphologie : Les caractéristiques observées sont parfaitement compatibles avec un panache de gaz cryogénique éclairé par le Soleil : • couleur blanche / bleuâtre : diffusion de la lumière solaire par des cristaux ou gouttelettes de carburant éjecté ; • halo diffus : nuage de cristaux ou gouttelettes qui s'étend ; • faisceaux haut et bas : zones de concentration plus élevée du panache, alignées avec la direction d'éjection ; • absence de bruit : altitude de cette manœuvre orbitale étant supérieure ou égale à 150 kilomètres ; • absence de clignotements : l'objet n'est pas un aéronef, mais un étage de fusée non éclairé, dont seul le panache est visible ; • zones sombres perçues : ombres portées ou contrastes internes du panache, l'étage lui-même étant invisible à cette distance. Le GEIPAN classe ce cas en « A » : observation du dégazage d'un étage de fusée Falcon 9. Ce phénomène a déjà fait l'objet de nombreux témoignages au GEIPAN et d'une actualité FALCON 9 et STALINK®. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]
October 29, 2025 · 7:27 PM · DIAMOND
IdentifiedArgol, Bretagne · France
Le mercredi 29 octobre 2025 à 19h27, un témoin en extérieur regarde vers le sud/sud-ouest. Une lumière blanche fixe apparaît soudain à l'ouest, " émergeant derrière le feuillage d'un chène ". Sans clignotement, sa " luminosité est comparable à celle de Vénus ou d'un avion ". Évoquant une " réflexion lunaire ", le témoin indique que cette lumière " a semblé révéler une forme plus large : un rectangle gris sombre à noir ". Il tente alors de filmer la scène. La consistance* du témoignage est jugée bonne : le témoin principal fait preuve de précision et fournit des croquis avec le phénomène vu sous plusieurs angles. Cependant l'exploitation technique de la vidéo fournie s'est toutefois révélée impossible. L'hypothèse principale examinée est celle d'un dégazage (fuel dump) du deuxième étage d'une fusée Falcon 9 lancée ce mème jour. Chronologie et dynamique orbitale : Le 29 octobre 2025, SpaceX a procédé au lancement d'une fusée Falcon 9 depuis la Floride à 16h35 UTC (17h35 heure légale française), emportant 29 satellites Starlink® sur une orbite inclinée à 53°. Le déploiement des satellites intervient environ 55 minutes après le décollage, soit vers 17h30 UTC. Le deuxième étage entame alors sa seconde révolution autour de la Terre. L'observation depuis Argol (Finistère) survient vers 18h27 UTC, soit 1h55 après le décollage. Cet horaire correspond aux opérations habituelles de passivation (vidange du carburant résiduel). Ces dégazages créent des panaches très lumineux en haute altitude, visibles à grande distance lorsque le satellite est éclairé par le Soleil alors que le sol est dans la pénombre, condition remplie ce soir-là. Concordance avec d'autres observations : Le mème phénomène a été rapporté en Irlande entre 18h25 et 18h35 UTC (point brillant, halo diffus, déplacement lent ouest-est, silence). Il a également été observé dans le Finistère, à équidistance de Sizun et Landerneau (à une trentaine de kilomètres d'Argol), le mème jour à la mème heure. Concordance géométrique (aspect visuel et direction) : Depuis Argol (29), le phénomène apparaît à l'ouest et s'éloigne vers l'est-sud-est. Cette trajectoire correspond à un objet en orbite inclinée à 53° passant au nord du témoin : orientée globalement d'ouest en est, sa projection dans le ciel breton forme un arc du nord-ouest vers le sud-est. En Irlande, plus proche de la trace au sol, le déplacement est décrit d'ouest en est, ce qui reste cohérent. L'aspect géométrique décrit par le témoin - notamment la perception d'un " rectangle sombre " accompagné d'un point lumineux fixe - apparaît compatible avec plusieurs mécanismes perceptifs connus intervenant lors de l'observation nocturne de phénomènes lumineux inhabituels. Les descriptions "structurées" d'objets Falcon 9 au crépuscule sont extrèmement fréquentes et documentées. Les croquis fournis par le témoin sont cohérents avec ces descriptions connues. Cependant la reconstitution informatique effectuée par le témoin accentue les formes et augmente l'étrangeté. La concordance de l'observation avec d'autres témoignages proches (500 km) à la minute près, avec une trajectoire commune et azimuts similaires, indique qu'il s'agit bien d'un phénomène situé dans la zone orbitale. L'étrangeté perçue par le témoin était forte. L'étrangeté résiduelle après confrontation à cette hypothèse apparait faible pour le GEIPAN et en conséquence, ce cas d'observation est classé " A " : observation du dégazage d'un étage du lanceur SpaceX - Falcon 9 - Starlink 10-37 - SLC-40 - Cape Canaveral SFS - October 29, 2025. *CONSISTANCE :Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]
October 9, 2025 · 8:48 PM · TRIANGLE
IdentifiedColomiers, Midi-Pyrénées · France
Le 9 octobre 2025, vers 20h48, un témoin observe depuis la terrasse de son domicile à Colomiers (31) trois points lumineux à très haute altitude, disposés en triangle équilatéral, de taille constante, se déplaçant de manière rectiligne et régulière selon un axe sud-nord. Parvenu au zénith, l'un des points lumineux a émis un éclat intense, décrit par le témoin « comme un reflet de satellite ». Après environ deux minutes d'observation, la luminosité du PAN s'est atténuée, avant qu'il ne passe derrière un toit. Le témoin a alors envisagé des satellites Starlink® ou des avions, mais ses recherches sur des applications dédiées n'ont donné aucun résultat. La consistance* est moyenne, avec un unique témoin et une absence de photo ou de vidéo du PAN. Pour le témoin, l'étrangeté est formée par la présence de trois points lumineux se déplaçant de concert. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La seule hypothèse explorée, celle de l'observation d'un triplet de satellites Chinois Yaogan, est corroborée par les éléments suivants : - Trois points blancs disposés en triangle équilatéral, ce dernier conserve sa stabilité et se déplace de manière rectiligne et régulière dans le ciel, qui correspond à un déplacement en formation. - L'analyse des données astronautiques via un site dédié (inthesky.com), confirme le passage à l'heure exacte de l'observation (entre 20h48 et 20h50) du triplet Yaogan-40 02 (A/B/C), lancé depuis la Chine le 11 mai 2025. Ce dernier se déplace sur une orbite allant du sud vers le nord. - Le témoin estime un côté du triangle à 15 cm à bout de bras, ce qui correspond approximativement à un écart angulaire de 12 à 13°. Dans les dossiers GEIPAN concernant des observations similaires de triplets, l'écart angulaire entre deux composantes est généralement d'environ 5°. Cette valeur est également confirmée par les mesures angulaires effectuées à partir des cartes du site inthesky.com (voir annexe). Il est donc probable que le témoin ait surestimé l'écart apparent. - L'une des composantes du triplet a pris un éclat plus important (satellite flare) : ce comportement a déjà été capturé en vidéo pour le triplet Yaogan 16 (voir la vidéo Yaogan satellite triplets in real-time). Le GEIPAN classe ce cas en « A » : observation d'un triplet de satellites. [GEIPAN classification A — Triplet de satellites]
October 3, 2025 · 6:56 PM
IdentifiedSaint-Paul, Outre-Mer · France
Le mardi 03 octobre 2025, aux environs de 18h56, le témoin se promène à pied sur la plage de La Saline, rue des Mouettes, à Saint-Paul (La Réunion). Le ciel est dégagé au-dessus de la mer, avec quelques nuages présents du côté des terres. L'environnement est calme : aucun bruit notable, ni circulation, ni moteur d'avion. C'est alors qu'il remarque la présence dans le ciel d'un phénomène lumineux unique, de forme ronde, de couleur blanche, présentant une luminosité constante et particulièrement intense. Un halo lumineux entoure la sphère. Aucun bruit n'est perçu durant toute l'observation.L'objet se déplace lentement du large vers les terres, semblant effectuer un passage au-dessus des habitats, toujours sans émettre de son. Sa luminosité intense demeure constante tout au long de son trajet. L'observation dure environ quatre minutes. Le phénomène poursuit sa trajectoire jusqu'à disparaître derrière une formation nuageuse, où sa lumière reste perceptible encore quelques instants avant de s'éteindre complètement. Pendant l'observation, le témoin photographie et filme le PAN, avec un iPhone 11 Pro. La consistance de ce cas, au sens des critères du GEIPAN* est bonne, malgré un unique témoignage. Celui-ci étant largement corroboré par plusieurs photos et une vidéo du PAN. L'une de ces photographies a pu être analysée pour l'enquête. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La seule hypothèse explorée, celle de l'observation du satellite Starlink-3084 est consolidée par les éléments suivants : - Présence vérifiée sur le site inthesky.org, dans le ciel de La Réunion entre 18h55 et 19h00 du satellite Starlink-3084 (annexe 1) éclairé par le Soleil couché pour l'observateur. Un éclat particulièrement intense puisque ce satellite est en phase de rentrée atmosphérique avec une orbite située à ~170 à 220km (annexe 4), alors que l'orbite opérationnelle STARLINK® est à ~550 km. - La position a pu être confirmée par l'exploitation d'une photographie transmise par le témoin, à l'aide du logiciel d'analyse photo du GEIPAN, IPACO* (annexe 2) comparée aux données disponibles sur la modélisation de sa trajectoire via intersky.org (annexe 3). L'heure indiquée sur la carte du ciel d'inthesky pour la position est de 18h58, soit environ deux minutes plus tôt que l'heure de la photographie, une différence que l'on explique lorsqu'on compare une trajectoire modélisée avec la réalité sur un objet en phase de rentée atmosphérique. - La trajectoire rectiligne « montante », perçue de l'ouest vers l'est est conforme au sens de déplacement du satellite (du sud sud-ouest vers le nord nord-est). - La Lumière ponctuelle, blanche, fortement lumineuse est le résultat de l'éclat marqué du soleil sur ce satellite. En conséquence, le GEIPAN classe ce cas en « A » : observation d'un satellite Starlink® en phase de décroissance orbitale, en vue de sa rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification A — Satellite]
September 17, 2025 · 2:25 PM
IdentifiedMarlenheim, Alsace · France
Le 17 septembre 2025, à Marlenheim (67), vers 14h25, le témoin, à l'extérieur de son domicile, remarque le passage d'un avion quadriréacteur se dirigeant au nord-nord-ouest. Trois objets circulaires accompagnent l'appareil, se déplaçant à la même vitesse pendant environ 10 secondes, avant d'effectuer un virage à gauche et d'accélérer pour disparaître derrière un nuage.Vers 14h50, le témoin observe un second phénomène aérien non identifié (PAN). Il entend de nouveau le bruit d'un avion et aperçoit cette fois un avion biréacteur, suivi de deux objets circulaires similaires se déplaçant parallèlement à l'appareil. Cette apparition dure environ 8 secondes. La restitution radar du Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations de Défense Aérienne (CAPCODA) fait apparaitre, lors de la première observation, un A330MRTT (trace bleue) en cours de ravitaillement en vol de plusieurs avions de chasse (traces rouges) (voir annexe 1). Le ravitaillement intervient aux alentours de 12h28 UTC (14h28 heure locale), soit quasiment à la verticale du témoin. La trajectoire du ravitailleur est quasi linéaire du sud-est au nord-ouest, les avions de chasse font une boucle vers la gauche après le ravitaillement. Suite à interrogation, le CAPCODA mentionne que pendant la phase de ravitaillement, les transpondeurs des chasseurs sont débranchés, ce qui explique l'absence de trace rouge pendant cette phase. Par ailleurs, à la question : « Est-il possible que 3 avions de chasse se rapprochent du ravitailleur en même temps, bien qu'un seul ait son transpondeur allumé ? », le CAPCODA répond : « Tout à fait cette cinématique fait partie des procédures standard ». L'AIRBUS A330MRTT est un avion militaire de transport et de ravitaillement. Il est de couleur blanche, comme le PAN. Les objets d'apparence circulaire sont les avions de chasses qui ont des dimensions bien inférieures au ravitailleur (rapport 4 à 5 pour les longueurs et envergures) et dont les détails (ailes,..) ne peuvent être vus à la distance d'observation (ils volaient à 7000m d'altitude). L'heure et les trajectoires correspondent à l'observation : - heure : 14h28 pour 14h25 environ, - trajectoire linéaire du sud-est au nord-ouest avec une boucle sur la gauche pour les chasseurs. Pour la seconde observation, nous retrouvons la présence vers 12h48 UTC (14h48 huer locale), du ravitailleur (quasi à la verticale de l'observateur) en fin de phase de ravitaillement en vol (trace bleue) avec des chasseurs qui poursuivent la même trajectoire que le ravitailleur (traces rouges), du sud-est vers le nord-ouest. Voir annexe 2. Ce sont donc les mêmes types d'aéronefs (ravitailleur et avions de chasse) qui concernent les 2 observations. Le fait que le transporteur ait été identifié comme un quadriréacteur lors de la première observation est sûrement lié à un manque de visibilité lié à la distance et au nombre d'aéronefs en vol sur le même secteur. La consistance* du cas est moyenne avec un seul témoin et l'absence de photo/ vidéo. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le GEIPAN classe le cas en "A", observation d'avions militaires. [GEIPAN classification A — Avion]