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Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

February 22, 1999

Identified

National, Rhône-Alpes · France

Les 22 et 23 février 1999 vers 19h15 et 19h30, plusieurs témoins observent un ou deux points lumineux stationnaires dans le ciel. Ces points trois ou quatre fois plus gros qu'une étoile intriguent les personnes. Le phénomène observé était la conjonction des planètes Vénus et Jupiter, phénomène naturel annoncé dans les médias. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

February 5, 1999 · 5:25 PM · SPHERE

Probable conventional

Fresnais (La), Bretagne · France

Le 5 février 1999 deux témoins observent vers 17 heures 30 deux boules de feu tombant du ciel en oblique. Celles-ci étaient suivies de trainées de fumée noire. L'observation rapportée est probablement une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

February 1, 1999

Probable conventional

Sud Est Fevrier 1999, Autre · France

Le 1er février 1999 un peu après 7 heures, une douzaine de témoins dans deux départements du Sud Est observent une boule lumineuse de taille importante avec des étincelles à l'arrière qui passe à grande vitesse avant de disparaître. Le phénomène est silencieux et ne dure que quelques secondes. Compte tenu des descriptions faites, il s'agit de l'observation probable d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

December 22, 1998 · 6:05 PM

Probable conventional

Rosheim, Alsace · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé ROSHEIM (67) 22.12.1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 22 décembre 1998 vers 18h05, un témoin observe dans le ciel une forme de "serpent" lumineux composé de disques rouges et blancs. Cette forme lumineuse se déplace silencieusement "en masse" en formant une boucle dans le ciel. Le témoin l'observe durant une minute environ. Le témoin fait sa déposition le 15 janvier 1999 sur les conseils d'un ami. Aucun autre témoignage n'a été recueilli. Il est toujours très important de partir de l’interprétation du témoin et de prendre en compte les objections qu’il peut formuler (voir le compte rendu d'enquête). - il a pensé spontanément à des lumières de projecteur de discothèque et l’objection vient ensuite quand il compare avec des photos représentant ces lumières : « Lorsque j’ai aperçu cette chose au début, j’ai pensé que ça pouvait être une lumière de boîte de nuit. Les jours suivants, j’ai vu des photos représentant des rayons de lumière émis par les discothèques et ce que j’ai vu le soir du 22 décembre 1998 à Rosheim ne correspondait pas du tout à cela. » - le témoin termine sa déclaration par « C’est la première fois que j’observais ce genre de phénomène. Jamais dans ma vie je n’ai vu ce genre de chose dans le ciel, si ce n’est des « lasers » de boîte de nuit. L’analyse permet d’établir la bonne probabilité d’une confusion avec des taches d’impact dans le ciel de projecteurs sol de lumières (type lasers de discothèques) : - au moment de l’observation, le phénomène était nouveau pour le GEIPAN, mais le grand nombre de témoignages expliqués depuis (voir site www.geipan.fr, recherche de cas avec phénomène Laser ou Skyrose ) permet d’affirmer que l’aspect et le mouvement tel que celui décrit par le témoin sont conformes aux taches d’impacts de ces projecteurs de rayons sur les nuages bas. - les conditions météo sont compatibles de production de taches sur un écran de ciel (nuages) sans visibilité de faisceaux montant. Le témoin signale un ciel étoilé ce qui reste compatible de présence de nuages dans une grande partie de ce ciel. - les discothèques utilisaient déjà des projecteurs, le motif et le déplacement des taches dans le ciel étaient réalisables par la technologie des projecteurs de l’époque. - élément clef confortant l'hypothèse, le témoin l'a fait lui-même, et on peut expliquer ce qui lui fait rejeter cette hypothèse (et in fine témoigner) : les premières photos disponibles à l’époque (et internet n’existait pas ou peu) devaient représenter les effets de laser dans le ciel dans la version la plus spectaculaire avec faisceaux montant, alors que les faisceaux montant ne sont pas toujours visibles, et c'était probablement le cas ce soir-là. Bien que le témoignage soit relativement complet avec une bonne description du PAN et l’existence de relevés d’azimuts, il est ancien (presque 20 ans) et il semble difficile de trouver des éléments permettant de confirmer l’hypothèse aussi longtemps après. Il manque par ailleurs des relevés de taille angulaire apparente du PAN ainsi que des estimations de sa hauteur angulaire sur l’horizon. Une enquête sur place à l’époque aurait permis d’approfondir ces points et faire certaines vérifications relatives à l’existence d’une structure (discothèque, salle des fêtes, parc…) à même d’utiliser des projecteurs dans le cadre d’activités festives la veille de Noël. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observation probable de laser. [GEIPAN classification B — Laser]

December 5, 1998 · 7:45 PM

Identified

Monetay-Sur-Allier, Auvergne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-POURCAIN SUR SIOULE (03) 1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 5 décembre 1998 à 19h45, une famille de trois personnes observent dans le ciel couvert, une longue ligne lumineuse horizontale à hauteur de l'horizon Est. Cette ligne semble constituée de globes de couleur rouge très vive. Après 30 secondes d’observation, le PAN a un déplacement apparent avant et arrière avant de disparaître subitement. Aucun bruit n'a été entendu durant l'observation. Deux témoignages sont recueillis. On constate que l'axe de l’observation est celui de l'allée de la maison. Celle-ci plutôt longue (15 m) et étroite (2,5m ) donne une bonne référence pour déterminer l'azimut du PAN soit ~65°. Par ailleurs le dessin du PAN au-dessus de la haie au fond du jardin permet d'estimer l’élévation de ce dernier aux environs de 4° en estimant l’observation faite du milieu de l'allée (comme le dessin semble l'indiquer). Il se trouve que la Lune est précisément à cet endroit du ciel (Stellarium) à 19H45 (4° et 66° Est). La méprise avec la Lune est classique et peut s'expliquer par la couverture nuageuse (existante ce soir là) qui cache quasi totalement la Lune sauf par petites trouées en évolution du fait du vent, trouées à même de reproduire tout type de figures à une ou plusieurs lueurs, en général rouges quand la Lune est basse sous l'horizon comme ce soir là. Ici la Lune devait affleurer la couche nuageuse par en haut ou par en bas car le témoin voit les lueurs hors de la masse nuageuse. L'autre étrangeté décrite est celle d'une progression du PAN en direction des témoins puis en éloignement. C'est aussi une méprise classique, les trouées variant en taille ou en opacité, les lueurs varient et l’interprétation usuelle est d’y voir une évolution de la distance d’une lueur d'intensité constante. Le témoin a pu être contacté au téléphone. Il a confirmé la position exacte de son observation par rapport à l'allée et les haies, ainsi que la hauteur des haies à l'époque. Il a pu s’approprier les mécanismes de méprise ainsi décrits et donc les conclusions du GEIPAN. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : lever de Lune. [GEIPAN classification A — Lune rousse]

November 16, 1998 · 3:40 AM · SPHERE

Probable conventional

Bourg-Saint-Maurice, Rhône-Alpes · France

Le 17 novembre 1998 vers 3 heures 40 un insomniaque observe le ciel et constate le passage très rapide (environ une seconde) d'une boule de feu se déplaçant à très grande vitesse. Il est probable qu'il s'agisse d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

September 27, 1998 · 3:00 AM · SPHERE

Unexplained

Martigues, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 27 septembre 1998 à 3h un témoin observe dans le ciel un objet rond et lumineux de couleur jaunâtre. L'objet est à flanc de colline et se déplace très lentement. Au bout de cinq bonnes minutes, l'objet est parti à très grande vitesse avant de disparaître. Aucune explication n'a été donnée à ce phénomène. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

September 18, 1998 · 11:50 PM · SPHERE

Probable conventional

Havre (Le), Haute Normandie · France

le 18 septembre 1998 plusieurs témoins observent 3 points lumineux alignés ainsi qu'un globe encore plus lumineux entre le 2eme et 3eme point. L'enquète démontrera qu'il s'agit probablement de la planète Jupiter et de trois de ses satellites qui resteront tout l'hiver dans une conjoncture favorable à leur observation. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

September 18, 1998 · 8:00 PM · RECTANGLE

Identified

Artzenheim, Alsace · France

le 18 septembre 1998 plusieurs témoins vont observer un objet lumineux ovoîde qui semble suivre une trajectoire précise. Des flashes éclairent régulièrement l'engin. Un des témoins pourra filmer cette observation avant que l'engin ne s'éloigne et disparaisse. L'enquète démontrera qu'il s'agit d'un vol de nuit d'un dirigeable de forme Zepplin utilisé à des fins publicitaires. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

September 18, 1998

Moissac, Midi-Pyrénées · France

Dans la soirée du 18 septembre 1998, deux témoins aperçoivent dans le ciel un objet de couleur vert vif qui se déplaçe à vive allure et sans bruit. Il change brusquement de trajectoire et laisse derrière lui une trainée rougeâtre. Aucune autre information n'a pu être recuellie. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

September 12, 1998

Identified

[Aero Prb] Mende, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé [AERO PRB] de TOULOUSE (31) vers DIJON (21) 12.09.1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 12 septembre 1998 à 21h46, l'équipage d'un avion situé à proximité de la verticale de MENDE (48) est intrigué par la présence dans le ciel de deux points lumineux. En contact radio avec la tour de contrôle de l'aéroport de Marseille, ils rapportent qu'ils observent le déplacement de deux points lumineux clignotants et pensent d'abord avoir affaire à deux avions militaires situés l'un au-dessus de l'autre. Ces avions les croisent "largement au-dessus". Puis l'équipage rapporte à 21h54 que "ça revire maintenant vers nous" puis que "le phénomène s’observe là depuis vraiment 10 minutes et ça zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend". Absorbés par la procédure détaillée donnée par le contrôle aérien concernant le dépôt d'une déclaration puis, par la procédure de descente, l'équipage ne mentionne plus le PAN par la suite. Seule la retranscription des communications radiotéléphoniques est recueillie ainsi que des documents de trajectographie réalisée par le CRNA sud -Est. L’enregistrement de l’échange avec le contrôle peut se scinder en deux phases avant et après l’indication « de revirement » des PAN. Il est établi (voir le compte rendu d’enquête) que les pilotes du vol PRB8081 ont dans un premier temps observé les feux anti-collisions de deux avions long-courrier, les croisant au-dessus d’eux et sans qu’ils puissent être identifiés comme tel par le contrôle au sol. Le contrôle n’a pu reconstituer la trajectoire de ces avions qu’ultérieurement. Il est également établi que le ou les PAN observé (s) en deuxième phase ne peuvent plus être les avions dont les feux sont trop distants pour être perçus. Il y a donc eu deux observations distinctes. Le GEIPAN conclut que la première observation porte sur des avions. Classement en A du cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T1 : observation d’avions. Au moment de l’indication de « revirement des PAN » (21h54), l’azimut des feux avions est à 70°, alors que les pilotes parlent d’une observation dans leurs 3 heures, soit à 20° d’écart. Un autre objet entre alors probablement en ligne de compte : la planète Saturne, qui se trouve à 100° d’azimut et à un peu plus de 20° d’élévation. Visuellement brillante, tout comme les feux anti-collisions, la planète est aussi à peu près de la même teinte blanche. Les pilotes ont probablement perdu de vue les feux et ont pu croire les retrouver, alors qu’il s’agit de Saturne. Ils n’évoquent plus de clignotement, ce qui est compatible avec l’hypothèse. Cette hypothèse rencontre néanmoins plusieurs objections et besoins d’approfondissement : - elle suppose que les pilotes n’ont pas repéré Saturne avant. Il est possible que, lorsque les feux étaient encore visibles, les pilotes focalisés sur ces feux sur une ligne d’observation à 70° d’azimut n’ont pas noté la présence de Saturne à 30° d’écart en azimut, et que, en scrutant plus largement une fois les feux disparus, ils ne reconnaissent pas Saturne persuadés d’avoir à faire aux feux d’avions. Cette explication ne vaut qu’en supposant une perte de vue des feux avant la méprise avec Saturne, c’est-à-dire une discontinuité de l’observation qui n’est ni attestée, ni infirmée par l’enregistrement ; - les pilotes mentionnent dès 21h46 (alors que les feux des deux avions long-courrier ne sont plus visibles) des mouvements du PAN particuliers : « le phénomène […] zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend. ». On ne connaît pas l’amplitude de ces mouvements, par défaut cela est compatible du phénomène naturel physiologique de micro-mobilité oculaire (« micro-nystagmus ») encore appelé autocinétique, mal connu du grand public, qui se produit lorsque l’on fixe des objets, particulièrement de nuit. Il se traduit par l’impression fausse que des objets ponctuels lumineux sont affectés de petits mouvements aberrants en tous sens ; - les pilotes mentionnent deux points lumineux, bien que cela se fasse en alternance avec celle d’un point unique. Il est possible que les pilotes ne soient pas très sûrs de ce fait ou que se mélange la perception réelle (un seul point) et l’interprétation qui dans le contexte se rapporte en premier lieu aux deux points étranges qui occupaient les pilotes depuis plus de 10 minutes et qui étaient dans cette même direction juste avant ; - les pilotes continuent ensuite d’observer jusqu’à 22h04 et ne mentionnent plus le PAN par la suite. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est plus visible car ils sont occupés d’abord par la procédure de relevé d’incident et ensuite l’atterrissage. La consistance du cas est mauvaise : En terme d’information : - il ne s’agit pas d’un témoignage de deux pilotes, mais de la transcription d’un échange en temps réel avec l’équipage qui ne permet pas de distinguer la perception de chacun des pilotes ; - absence de recherche d’information auprès des témoins à froid après l’observation, en particulier sur les points les plus étranges : retour des PAN, nombre, évolution d’aspect. De ce fait, il y a un manque d’information sur la continuité ou non de l’observation de PAN et sur l’évolution des tailles et positions angulaires dont l’amplitude des zigzags. En terme de fiabilité : - les pilotes sont déjà depuis 10 minutes dans une situation d’incident aérien puisque qu’ils croisent des objets que le contrôle ne reconnaît pas. Cette tension est naturellement accrue par le fait qu’une collision en vol mortelle s’est produite un mois et demi avant l’observation et a impliqué un avion de la même compagnie. Les pilotes sont probablement dans un état de stress important qui concourt à leur faire poursuivre l’hypothèse des premiers objets et à ne pas reconnaître Saturne. Pour cette deuxième observation, nous disposons d’une hypothèse qui pourrait l'expliquer mais dont le niveau d’incertitude apparat trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles (niveau d’information et fiabilité). Le GEIPAN conclut que la deuxième observation est inexploitable par manque d’informations fiables. Le cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T2 est classé en C. [GEIPAN classification A — Avion]

September 12, 1998

[Aero Prb] Mende, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé [AERO PRB] de TOULOUSE (31) vers DIJON (21) 12.09.1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 12 septembre 1998 à 21h46, l'équipage d'un avion situé à proximité de la verticale de MENDE (48) est intrigué par la présence dans le ciel de deux points lumineux. En contact radio avec la tour de contrôle de l'aéroport de Marseille, ils rapportent qu'ils observent le déplacement de deux points lumineux clignotants et pensent d'abord avoir affaire à deux avions militaires situés l'un au-dessus de l'autre. Ces avions les croisent "largement au-dessus". Puis l'équipage rapporte à 21h54 que "ça revire maintenant vers nous" puis que "le phénomène s’observe là depuis vraiment 10 minutes et ça zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend". Absorbés par la procédure détaillée donnée par le contrôle aérien concernant le dépôt d'une déclaration puis, par la procédure de descente, l'équipage ne mentionne plus le PAN par la suite. Seule la retranscription des communications radiotéléphoniques est recueillie ainsi que des documents de trajectographie réalisée par le CRNA sud -Est. L’enregistrement de l’échange avec le contrôle peut se scinder en deux phases avant et après l’indication « de revirement » des PAN. Il est établi (voir le compte rendu d’enquête) que les pilotes du vol PRB8081 ont dans un premier temps observé les feux anti-collisions de deux avions long-courrier, les croisant au-dessus d’eux et sans qu’ils puissent être identifiés comme tel par le contrôle au sol. Le contrôle n’a pu reconstituer la trajectoire de ces avions qu’ultérieurement. Il est également établi que le ou les PAN observé (s) en deuxième phase ne peuvent plus être les avions dont les feux sont trop distants pour être perçus. Il y a donc eu deux observations distinctes. Le GEIPAN conclut que la première observation porte sur des avions. Classement en A du cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T1 : observation d’avions. Au moment de l’indication de « revirement des PAN » (21h54), l’azimut des feux avions est à 70°, alors que les pilotes parlent d’une observation dans leurs 3 heures, soit à 20° d’écart. Un autre objet entre alors probablement en ligne de compte : la planète Saturne, qui se trouve à 100° d’azimut et à un peu plus de 20° d’élévation. Visuellement brillante, tout comme les feux anti-collisions, la planète est aussi à peu près de la même teinte blanche. Les pilotes ont probablement perdu de vue les feux et ont pu croire les retrouver, alors qu’il s’agit de Saturne. Ils n’évoquent plus de clignotement, ce qui est compatible avec l’hypothèse. Cette hypothèse rencontre néanmoins plusieurs objections et besoins d’approfondissement : - elle suppose que les pilotes n’ont pas repéré Saturne avant. Il est possible que, lorsque les feux étaient encore visibles, les pilotes focalisés sur ces feux sur une ligne d’observation à 70° d’azimut n’ont pas noté la présence de Saturne à 30° d’écart en azimut, et que, en scrutant plus largement une fois les feux disparus, ils ne reconnaissent pas Saturne persuadés d’avoir à faire aux feux d’avions. Cette explication ne vaut qu’en supposant une perte de vue des feux avant la méprise avec Saturne, c’est-à-dire une discontinuité de l’observation qui n’est ni attestée, ni infirmée par l’enregistrement ; - les pilotes mentionnent dès 21h46 (alors que les feux des deux avions long-courrier ne sont plus visibles) des mouvements du PAN particuliers : « le phénomène […] zigzague un peu dans tous les sens, ça monte, ça descend. ». On ne connaît pas l’amplitude de ces mouvements, par défaut cela est compatible du phénomène naturel physiologique de micro-mobilité oculaire (« micro-nystagmus ») encore appelé autocinétique, mal connu du grand public, qui se produit lorsque l’on fixe des objets, particulièrement de nuit. Il se traduit par l’impression fausse que des objets ponctuels lumineux sont affectés de petits mouvements aberrants en tous sens ; - les pilotes mentionnent deux points lumineux, bien que cela se fasse en alternance avec celle d’un point unique. Il est possible que les pilotes ne soient pas très sûrs de ce fait ou que se mélange la perception réelle (un seul point) et l’interprétation qui dans le contexte se rapporte en premier lieu aux deux points étranges qui occupaient les pilotes depuis plus de 10 minutes et qui étaient dans cette même direction juste avant ; - les pilotes continuent ensuite d’observer jusqu’à 22h04 et ne mentionnent plus le PAN par la suite. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est plus visible car ils sont occupés d’abord par la procédure de relevé d’incident et ensuite l’atterrissage. La consistance du cas est mauvaise : En terme d’information : - il ne s’agit pas d’un témoignage de deux pilotes, mais de la transcription d’un échange en temps réel avec l’équipage qui ne permet pas de distinguer la perception de chacun des pilotes ; - absence de recherche d’information auprès des témoins à froid après l’observation, en particulier sur les points les plus étranges : retour des PAN, nombre, évolution d’aspect. De ce fait, il y a un manque d’information sur la continuité ou non de l’observation de PAN et sur l’évolution des tailles et positions angulaires dont l’amplitude des zigzags. En terme de fiabilité : - les pilotes sont déjà depuis 10 minutes dans une situation d’incident aérien puisque qu’ils croisent des objets que le contrôle ne reconnaît pas. Cette tension est naturellement accrue par le fait qu’une collision en vol mortelle s’est produite un mois et demi avant l’observation et a impliqué un avion de la même compagnie. Les pilotes sont probablement dans un état de stress important qui concourt à leur faire poursuivre l’hypothèse des premiers objets et à ne pas reconnaître Saturne. Pour cette deuxième observation, nous disposons d’une hypothèse qui pourrait l'expliquer mais dont le niveau d’incertitude apparat trop fort eu égard au degré limité de consistance des éléments disponibles (niveau d’information et fiabilité). Le GEIPAN conclut que la deuxième observation est inexploitable par manque d’informations fiables. Le cas [AERO PRB] MENDE (48) 12.09.1998 T2 est classé en C. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

September 6, 1998 · 8:00 PM · SPHERE

Identified

Voreppe, Rhône-Alpes · France

Le 06 septembre 1998 vers 20h des témoins dans leur jardin aperçoivent un objet circulaire au-dessus d'un arbre d'une propriété voisine. Selon les témoins, cet objet est vu de dimensions et de couleurs différentes. Plusieurs personnes remarquent cependant que l'objet semble doté de pattes. D'abord stationnaire au-dessus de l'arbre, l'objet de déplace lentement par la suite dans le ciel. Un des témoins pourra le filmer durant quelques minutes avant qu'il ne disparaisse totalement. Quelques jours plus tard, une personne alertée par la presse témoignera à la gendarmerie de l'envol d'un ballon pour enfant gonflé à l'hélium ayant la forme et les couleurs d'une coccinelle avec de grandes pattes. Ce ballon, mal attaché au poignet de son fils, s'est envolé lentement dans le même secteur et à l'heure où les témoins ont aperçu l'étrange objet. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

August 31, 1998 · 9:30 PM

Jard-Sur-Mer, Pays de la Loire · France

Le 31 août 1998 vers 21 heures 30 deux témoins observent durant quinze secondes environ trois points lumineux dans le ciel. Aucune autre information n'est disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

August 26, 1998 · 12:32 AM

Probable conventional

[Aero Aom] De Cayenne, Outre-Mer · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé [AERO AOM] LAT 27.58, LON -33.35 (INT) 26.08.1998 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 26 août 1998 à 00h32, l'équipage d'un DC10 observe, durant 10 secondes environ, le passage très rapide de six points lumineux avec un rayonnement visible très intense laissant derrière une longue trainée lumineuse. La trajectoire est horizontale et rectiligne. Le commandant de bord, seul à témoigner, a rédigé un compte-rendu le 28.08.1998, transmis par la suite au SEPRA. Un croquis représentant les PAN a toutefois été réalisé par quatre des cinq témoins, tous joints au compte-rendu. Nous pouvons affirmer que l’observation concerne probablement une rentrée atmosphérique d’un bolide, fractionné en procession météoritique (voir le compte rendu d'enquête). La trajectoire horizontale relevée par les témoins tend à montrer qu’il pourrait s’agir d’un bolide de type rasant. Cependant, faute de davantage de données permettant d’effectuer des calculs plus précis, nous ne pouvons déterminer avec certitude si ce bolide a bel et bien traversé l’atmosphère terrestre ou s’il a rebondi dessus, comme l’a fait le météore de 1972 aux USA. La durée d’observation, la magnitude et la portion du ciel traversé rapproche ce cas d’un phénomène de bolide rasant semblable s’étant produit en octobre 1990. De manière plus générale, la description des témoins cadre très bien avec l’hypothèse : couleur blanche, trajectoire rectiligne, déplacement très rapide, présence de trainées très lumineuses. On pourra s’étonner que ce phénomène véritablement rarissime et exceptionnel n’ait pas rencontré plus d’écho à l’époque. Cependant, cette observation fugace (10 secondes) s’étant déroulée en plein milieu de l’océan atlantique, loin de toute station de détection terrestre et d’observateurs visuels, elle n’a probablement été observée par personne d’autre. La consistance est bonne, avec un témoignage bien détaillé, en particulier en ce qui concerne la position initiale et finale des PAN et leur description physique (apparence, magnitude…). Il est cependant dommage de ne pas disposer des témoignages des autres membres d’équipage. Par ailleurs, aucun enregistrement photo ou vidéo du phénomène n’a été fait (ce qui est fréquent avec une durée aussi faible). En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observation de météoroïdes. [GEIPAN classification B — Météoroïde]

August 16, 1998 · 11:00 PM

Chenac-Saint-Seurin-D'Uzet, Poitou-Charentes · France

Le 16 août 1998, deux jeunes garçons en vacances dans un camping observent pendant quelques instants trois points lumineux scintillant dans le ciel et se déplaçant à vitesse importante. Aucune autre information disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

August 14, 1998 · 6:00 AM · LIGHT

Identified

Fagnon, Champagne-Ardenne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé C fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d’enquête). Le 14 août 1998 à 06 heures, un témoin depuis son domicile observe un gros point très lumineux dans le ciel. Le PAN est globalement fixe mais semble se déplacer très lentement : il semble assez bas dans le ciel et en direction de l'Est. Le témoin filme son observation. Lors de sa déposition à la Gendarmerie, le témoin indique avoir déjà constaté le même phénomène quelques jours auparavant. un seul témoignage est recueilli, mais l'époux du témoin a également vu le PAN. Ce phénomène ne présente aucune étrangeté dans la mesure où la description du témoin correspond parfaitement à l’hypothèse, où la planète en question VENUS se situe bien à l'endroit du PAN sans que le témoin ne l'aperçoive et ne la signale. Le témoin décrit très correctement le phénomène (le stimulus étant bien réel) et un second témoin existe (mais non interrogé). De plus, il y a une vidéo à l'appui de la déclaration. Les outils actuels permettent de bien reconstituer la situation astronomique et météorologique donc de palier en partie les faiblesses de l'interrogatoire en retrouvant les données essentielles et discriminantes. Par contre, la vidéo n'est pas disponible, le second témoin n'a pas été entendu et l'interrogation des gendarmes est très succincte et incomplète. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation très probable de la planète VENUS. [GEIPAN classification A — Vénus]

August 13, 1998

Identified

Saint-Chamond, Rhône-Alpes · France

Le 13 août 1998 vers minuit, plusieurs membres d'une famille observent des points lumineux scintillants dans le ciel. Cette observation de 3 points lumineux jaune rouge et vert dans le ciel, correspond à l'étoile ANTARES. [GEIPAN classification A — Antares]

August 11, 1998 · 11:30 PM

Martres-Sur-Morge, Auvergne · France

Dans la nuit du 11 au 12 août 1998 vers 23 heures 30 un témoin aperçoit le passage de 2 grosses lumières blanches suivies d'une lumière rouge (formant un triangle). Aucune autre information disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

August 10, 1998

Identified

Aeronef — (Reg) Grand Est (Ges) 10.08.1998, Champagne-Ardenne · France

Le 10 août 1998 vers minuit de très nombreux témoins dont un conducteur de train observent dans le ciel une forme triangulaire avec deux feux rouges et un feu blanc très lumineux. Un témoin indiquera, au vu des articles de presse, que le phénomène observé est un ULM qui est également passé près de son domicile dans le même créneau horaire. Le passage d'un avion Transall à basse altitude dans l'axe des deux lieux d'observations a également été rapporté. Il est donc à peu près certain que le phénomène observé soit le passage de l'un des deux aéronefs. [GEIPAN classification A — Aéronef]

August 9, 1998 · 10:10 PM · SPHERE

Identified

Esperce, Midi-Pyrénées · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés «C » en 1998 par le SEPRA précédemment nommé Cintegabelle (31) du nom de la brigade de gendarmerie. Le 9 août 1998 à 22 h10, un couple sur sa terrasse observe le passage, lent, silencieux et en zig-zag d'une sphère lumineuse argentée dans le ciel qui s'éteint brusquement. La trajectoire du PAN était dirigée vers la Lune. Un autre témoin dans une ville distante de plusieurs dizaines de kilomètres aurait vu ce phénomène : il n'a pas été retrouvé. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur, trajectoire) avec un objet astronautique parfaitement connu : la station spatiale Mir. De plus, Mir était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention. En fin de trajectoire, Mir est entrée dans l'ombre de la Terre, marquant sa disparition visuelle, comme indiquée par les témoins. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (étonnement, fatigue). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec la station spatiale Mir. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]

August 6, 1998 · 10:10 PM

Probable conventional

Rozerieulles, Lorraine · France

Le 6 août 1998 vers 22 heures 40, un homme en voiture écoute de la musique et regarde le ciel. Il observe alors une forme lumineuse qui se déplace rapidement dans le sens sud - nord. L'observation dure 15 à 20 secondes. L'enquête auprès des autorités aériennes met en évidence le passage d'un avion de ligne ainsi qu'une piste radar non identifiée à l'heure de l'observation. L'heure de fin de cette piste correspond à celle de l'observation du témoin. Aucune preuve formelle mais il est probable que l'observation du témoin soit un aéronef. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

August 5, 1998 · 10:20 PM

Probable conventional

Croissanville, Basse Normandie · France

Les 5 et 6 août 1998 vers 22h30, une femme observe le passage d'une lumière blanche traversant le ciel. L'enquête montrera que la station MIR était parfaitement visible ces deux jours à l'heure de l'observation. Une expérience américaine d'avion sans pilote téléguidé par satellite a pu également être visible le 22 août. Compte tenu des observations faites, l'hypothèse de l'observation de la station MIR est retenue. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

July 19, 1998

Identified

Saint-Martin Des Besaces, Basse Normandie · France

Le 19 juillet 1998 vers 23 heures, plusieurs témoins observent successivement trois lumières rouges qui montent dans le ciel avant de retomber doucement. L'un de ces phénomènes aurait provoqué un incendie. L'enquête montrera rapidement qu'il s'agissait de tirs de fusées de détresse périmées effectués par un particulier. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]