The catalog
Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
June 2, 2018 · 10:05 PM
Probable conventionalMotte-Servolex (La), Rhône-Alpes · France
Le samedi 02 juin 2018 à partir de 22h05 un témoin (T1) observe depuis son domicile "une lueur de couleur orangée en forme de cercle venant de Chambéry". Ce phénomène lumineux de couleur se déplace lentement dans le ciel orageux. Le témoin prend ensuite des jumelles ce qui lui permet de voir non pas 1 mais 3 "feux" qui semblent constituer un PAN dans un "brouillard orangé autour". Deux autres témoins (T2 et T3) constateront également le PAN. L’hypothèse d’une confusion avec un groupe de lanternes thaïlandaises a été étudiée. Une seconde hypothèse de ballons lumineux festifs avec LED intégrée est envisagée. Ces deux hypothèses sont assez proches. La durée d’observation de 40 minutes rapportée par T1 (durée vérifiée et consolidée) ainsi que l’observation pendant 4 minutes de « quatre lumières bleues fixes d’intensité variable de moyenne à forte » nous font privilégier l’hypothèse de ballons lumineux festifs avec LED. Nous maintenons en hypothèse secondaire l’observation possible de lanternes. La perception par T1 d’une structure sous-jacente au PAN, l’instant d’un éclair reste une étrangeté perçue. Des mails ont été échangés avec T1 afin d’approfondir la compréhension de l’observation. Ces échanges ont amené des informations complémentaires mais n’ont pas permis de tout expliquer. Ils ont amené au contraire des éléments d’étrangeté qui s’avèrent eux aussi plus ou moins incompatibles avec nos hypothèses. Le PAN objet de cette enquête est très similaire à celui de l’étude du cas CHAMBERY (73) 03.06.2018. Il s’est déroulé le lendemain (à peu près aux mêmes horaires et ayant également une durée d’observation trop importante). Notre analyse montre que l’hypothèse de ballons lumineux festifs avec LED intégrée ou de lanternes volantes est probable. Ces deux hypothèses restent assez proches. Des ballons ou lanternes ont pu être lancées ces deux soirs consécutifs de fin de semaine. La majorité des paramètres d’observation se conforment à l’hypothèse. Le GEIPAN classe le cas en « B » : observation de ballons lumineux festifs avec LED intégrée ou d’un groupe de lanternes volantes. [GEIPAN classification B — Ballon LED]
May 31, 2018
IdentifiedDreux, Centre · France
Le 31 mai 2018 à 22h une adolescente est intriguée par la couleur très jaune du ciel orageux et filme le ciel avec son téléphone portable depuis le balcon. Quelques minutes plus tard, elle dit à sa mère avoir filmé "un truc bizarre". Sa maman témoigne pour elle de son observation. Aucun autre témoignage n'est recueilli. Il s’agit d’un cas d’étrangeté créée par l’appareil photo/vidéo et donc non vue des yeux du témoin. Le GEIPAN ne traite plus ces cas afin de consacrer ses ressources aux étrangetés vues dans le ciel et non sur celles créées par les appareils ou les éléments à proximité immédiate de l’appareil (ex insectes, reflets). Quand nous avons un fort doute, nous envoyons un message standard (voir dans document d'analyse GEIPAN) et le témoin nous précise en général ce qu’il en est et nous pouvons soit clore, soit traiter utilement l’étrangeté réellement vue, et, là, la photo/vidéo est bien sûr très utile. Le présent cas a pourtant été étudié et publié, car il illustre bien la difficulté de traiter le témoignage d’un enfant établi en interaction ou relayé par ses parents. En effet, ce type de témoignage n’est pas isolé et nous avons du mal quelquefois à obtenir la vigilance ou l’esprit critique des parents suite à nos questions ou demandes de précisions. On sait bien qu'un parent n’est pas toujours le mieux placé pour une analyse critique des déclarations de son enfant ! En l’occurrence ici : - le parent du témoin mineur en réponse à notre message standard de probable étrangeté photo/vidéo, a assuré que son enfant a d’abord vu de ses yeux et filmé ensuite. Nous avons objecté la très forte difficulté pour un PAN aussi rapide, de le détecter à l’œil et d'enclencher la vidéo et le parent a répondu que son enfant a filmé en regardant directement le ciel et en faisant tourner l’appareil dans sa main ; - la manière peu usuelle de filmer, la description changeante d'une condition d'observation qui reste en contradiction avec celle relatée dans le témoignage initial où l'enfant alerte ses parents parce qu'il a FILME (il ne dit pas VU) un truc bizarre sont autant d'éléments accréditant nos doutes quant à la réalité de la vision de l'étrangeté par les yeux ; - le parent a continué à réfuter notre avis et à assurer que l'étrangeté avait été vue, tout en trouvant expéditive la manière de classer le cas par le GEIPAN. Nous ne sommes pas en mesure de publier le témoignage (le questionnaire et les échanges mail au-delà de la première réponse standard du GEIPAN) car le parent a refusé. Nous avons mené une analyse complète. Nous le faisons quand l’argumentation du témoin (sur le caractère vraiment visuel de l’observation) est forte, ici, nous l’avons fait pour une raison illustrative comme précisé ci-avant. Et une fois de plus, cela a confirmé notre expérience et notre besoin de vigilance avec les étrangetés en connexion avec des photos et vidéos. Nous avons fait plusieurs captures de la vidéo (voir document joint : 4 instants 922, 2050, 2707). Grâce à l'outil spécifique IPACO, on montre qu'à chaque fois le point lumineux « étrange » est en symétrie (par rapport au centre de l’image) du soleil. Il s’agit bien d’un effet classique de reflet optique : une lumière très forte (ici le soleil) est dupliquée (bien sûr amoindrie) par l’objectif en symétrie du centre optique de l’objectif, ce dernier étant en principe confondu avec celui de l’image (ou pas loin, ce qui explique le petit décalage). Bien sûr quand la visée est en balayage, ce reflet balaie deux fois plus vite. Nous confirmons qu'il s'agit d'une étrangeté perçue sans observation visuelle directe mais sur un écran d'appareil, et que cette étrangeté résulte d'un artefact photographique. Il est possible que l'enfant ait vu une étrangeté de ses propres yeux mais ce n'est certainement pas ce qui a fait l'objet du témoignage et ce qui est repéré sur la vidéo. En conclusion le GEIPAN classe le cas en A : artefact photographique. [GEIPAN classification A — Artefact photographique (soleil)]
May 29, 2018
IdentifiedToulon, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le témoin rentre en voiture à son domicile situé à Toulon (83) le 29 mai 2018 lorsqu'il observe dans le ciel à 20h48 un PAN de forme sphérique et de couleur noire, se déplaçant lentement selon une trajectoire linéaire horizontale à basse altitude et à faible vitesse. Le témoin observe le PAN jusqu'à son domicile depuis lequel, il prend une vidéo. Le PAN évolue au-dessus des habitations avant de disparaitre au loin après environ 6 minutes d'observation. Le témoignage via le Questionnaire Technique (QT) du GEIPAN est reçu en mai 2020. D'étrangeté faible et de bonne consistance (témoin unique, témoignage assez précis et vidéo du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'un ballon (voir le compte rendu d'enquête). Les caractéristiques fournies par le témoin et l'aspect visuel du PAN sur la vidéo évoquent très bien un ballon, avec une forme sphérique ou allongée. La couleur sombre évoque davantage un ballon festif qu'un ballon-sonde, habituellement de couleur blanche. Le PAN étant situé sous la couche nuageuse, son altitude ne peut excéder quelques centaines de mètres, ce qui est cohérent avec l'hypothèse explicative. Il s'avère par ailleurs que la trajectoire du PAN est parfaitement cohérente avec celle du vent qui souffle faiblement, expliquant son déplacement lent. Le PAN présente donc toutes les caractéristiques d'un objet porté par le vent. Le cas est classé « A », observation d'un ballon festif. [GEIPAN classification A — Ballon]
May 25, 2018 · 9:30 PM
IdentifiedRupt-Sur-Moselle, Lorraine · France
Le soir du 25 mai 2018, vers 21h, un témoin regarde la télévision. Sa fenêtre donne face au fort de Rupt-sur-Moselle situé à environ 2 km à vol d'oiseau de son domicile. Il voit alors une lumière vive, éclat similaire à la lune, d'une couleur jaune qui semble venir et disparaître à intervalles plus ou moins réguliers, avec des faisceaux. La scène dure entre 5 et 10 minutes. Il témoigne en Gendarmerie. La semaine suivante le témoin assiste au même phénomène et réalise cette fois, des photos et se déplace. Il ressort de son enquête personnelle que des militaires du 1er régiment de tirailleurs d'Epinal effectuaient des manœuvres dans le secteur avec des fusées éclairantes. Une photo figurant sur la page d'un réseau social dédiée à ce régiment et publiée le 13 juin 2018, soit 23 jours après le 25 mai 2018 ou bien 16 jours après la seconde observation (avec photos) le confirme. Un seul témoignage est recueilli sur ce phénomène. Les recherches effectuées sont en adéquation avec l’hypothèse des manœuvres militaires utilisant des fusées éclairantes (voir le compte rendu d'enquête). En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : méprise avec des fusées éclairantes lors d'une manœuvre militaire. [GEIPAN classification A — Fusée éclairante]
May 22, 2018 · 2:09 PM · SPHERE
IdentifiedVaugneray, Rhône-Alpes · France
Le témoin a observé le 22 mai 2018 à 14h09 pendant 1 à 1'30'', depuis la terrasse de son logement au 3ème et dernier étage de son immeuble, une boule noire sombre avec des reflets brillants, ressemblant à "une boule de pétanque ou de bowling". Cet objet se déplaçait du nord au sud linéairement à une vitesse rapide. Le témoin a le temps de prendre une photographie (voir DSC_2061.jpg). Aucun autre témoignage n'a été recueilli. Le 09 juin 2018, le témoin, qui avait continué à investiguer sur son observation, a envoyé au GEIPAN sa propre explication (voir document courrier témoin). Après avoir écarté l’hypothèse du drone (après contacts avec le service drone de Lyon et la Gendarmerie des Transports Aériens de Lyon Saint Exupéry), le témoin s’est concentré sur l’hypothèse « rapace ». Le témoin a fait de nombreuses observations entre le 22 mai et le 09 juin 2018. Il a remarqué de très gros rapaces venant du parc animalier de Courzieux (200 rapaces y résident). Il a étudié les angles de vue de ces rapaces en prenant en considération la même heure d'observation et les mêmes conditions météorologiques. A partir des nombreuses prises de vue réalisées, le témoin a pu noter que sous un angle spécifique, les rapaces formaient une boule (voir documents screenshot_144449 et 144320.png). L’observation du 22 mai 2018 correspond donc très probablement à celle d’un gros rapace noir en vol passif lent planant dans un courant parfaitement horizontal avec un cap constant. La position du soleil (au-dessus) est fort probablement la cause des reflets et de la perception sphérique. Le témoin a pu reproduire son observation et sa prise de vue du 22 mai, le 09 juin, confirmant de manière certaine, le 09 juin, l'hypothèse d'un rapace. L’observation est donc celle d’un rapace en provenance du parc animalier de Courzieux, en vol lent, sans changement de cap, la forme sphérique et les reflets perçus dus à une illusion d’optique liée à la réflexion du soleil. Le GEIPAN classe le cas en A : observation d'un oiseau. [GEIPAN classification A — Oiseau]
May 9, 2018 · 7:30 PM · CYLINDER
IdentifiedHaguenau, Alsace · France
Le 09 mai 2018 à environ 19h30 un témoin depuis un terrain de rugby est intrigué par le passage dans le ciel d'une boule cylindrique très brillante et d'une boule noire. Cette dernière vient du NE et se dirige en direction du SO. Aucun bruit n'est entendu. L'observation dure environ une minute avant que le témoin ne perde le PAN de vue. Néanmoins, le témoin a le temps de prendre trois photographies. Aucun autre témoignage ne sera recueilli au GEIPAN. Le témoin est à la fois enthousiasmé et tracassé par son observation en ce sens qu'il souhaite vraiment une explication (ou une non explication ?). Il a en effet fait d'autres observations étranges dans le passé (sans tdéclaration au GEIPAN), il est documenté sur les ovnis, et cette fois l'espoir est grand car il a pris des photos. Il sera peut-être déçu par une explication qui ne serait pas à la hauteur de ses attentes. En effet, la vitesse de déplacement comme l'aspect du PAN sur la photo font nettement penser à un avion de ligne. Sur la photo non zoomée et équivalente à l’œil nu, l’avion n'est qu’un point brillant sans trainée (les trainées n'étant pas automatiques) et classique d'un avion. L'étrangeté pour le témoin a dû naître du zoom (ou d'une vision naturelle particulièrement acérée) qui fait apparaître la forme allongée sans ailes. De multiples exemples traités au GEIPAN montrent qu'il est fréquent que seule la carlingue réfléchisse le soleil et que l'avion apparaisse ainsi sans aille comme un cigare. C'est le cas en particulier quand le soleil est transverse à la carlingue et ne "voit" que l’épaisseur de l'aile, comme ici avec un soleil à 282° d'azimut orthogonal à la trajectoire NE-SO décrite pour ce PAN. Et la preuve est faite, puisque nous trouvons l'avion "en question". Comme le montre la reconstitution jointe, à 19H29 (heure de la photo), nous avons un avion qui va de NE en SO et dont l’évolution vue du terrain de rugby est conforme au témoignage. En particulier, la photo permet grâce au logiciel IPACO d'identifier la hauteur du PAN par rapport à la cime des premiers arbres bordant au sud le terrain de rugby. Ces arbres sont à une centaine de mètres, en considérant que le témoin est au milieu de la tribune. La hauteur de cime est entre 5° et 10° selon que la hauteur de l'arbre est de 5 ou 15 m (il y deux arbres de hauteurs différentes sur la photo). Ceci place le PAN à une hauteur dans le ciel aux environs de 35°, quand on rajoute les hauteurs mesurées sur la photo. Et c'est effectivement l'ordre de grandeur de la hauteur de l'avion qui est sur la capture radar à 12 km et 10,6 km d'altitude soit à 41° de hauteur dans la ciel. La différence s'explique par les inconnues et erreurs sur la position du témoin le long des tribunes, la connaissance de la hauteur des arbres ,de la synchronisation entre la photo et la capture radar de l'avion. Ce dernier s'éloignant rapidement en baissant de hauteur dans le ciel. Les PAN noirs mentionnés par le témoin sont plutôt des salissures sur l’objectif, elles sont d'ailleurs nombreuses. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : avion. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
May 3, 2018 · 10:30 PM
IdentifiedMios, Aquitaine · France
Le 03 mai 2018 à 22h30 un témoin est intrigué par la présence à basse altitude dans le ciel dégagé d'une lumière fixe. Le témoin décrit ensuite des mouvements multiples (gauche à droite, haut en bas) et des changements de couleur. Aucun bruit n'est entendu. Il décide de filmer son observation qui dure 3 à 4 minutes. Un seul témoignage est recueilli. Le témoin a très probablement observé Jupiter. - il y a une bonne correspondance de position dans le ciel. Jupiter est bien en SE (123°) et à une hauteur proche (9°) de celle observée (15°). - l'aspect décrit (point lumineux, lumière fixe) correspond bien à une étoile ou un astre. - le changement de couleur du blanc ou jaune, " avec par moment comme un éclatement " correspond à l'effet de l'atmosphère qui modifie les couleurs et peut créer des effets de halo, notamment en présence de forte humidité. - la perception de léger déplacement ("le point lumineux s'est mis à bouger bizarrement (gauche à droite, haut en bas, s'éloignant, se rapprochant") résulte de deux effets classiques dans l’observation d'étoile : le phénomène oculaire d'autocinétique (voir l'article surRaison et psychologie) qui crée les perceptions de déplacement angulaires et celui induit par la fluctuation d'intensité (causée par l'atmosphère) que le témoin interprète comme un déplacement radial (dans sa direction) en rapprochement ou éloignement. - la fin de l'observation est causée par un passage de nuage. On vérifie en effet que le ciel n'était pas totalement couvert en fin de journée d’après les données de la station de Cap-Ferret (voir reconstitution). En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observation très probable de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]
April 28, 2018 · 11:47 PM · TRIANGLE
IdentifiedBourges, Centre · France
Lors d'une soirée entre amis à Bourges (18), plusieurs personnes observent à 23h47 le déplacement silencieux dans le ciel d'un PAN constitué par plusieurs "pointes lumineuses". La forme apparaît d’abord triangulaire puis circulaire mais aucune structure n'est visible. L'objet passe au-dessus de l'immeuble et il est perdu de vue. Une seule personne du groupe témoigne. Les témoins ont très probablement observé un passage de lanternes thaïlandaises : - il s'agit de lueurs potentiellement isolées car aucune forme n'est distinguée les reliant. - ces lumières sont vives et d'aspect conforme à des lanternes thaïlandaises. - le déplacement de l'Est vers l'Ouest (vu des Nord-Est vers Nord) est conforme au vent d'origine et mesuré à Bourges à cette heure là sur le site Météociel. - c'est une nuit de week-end pendant le " Printemps de Bourges", le tout étant très favorable à des événements festifs de type lâchers de lanternes. Les témoins sont surpris par le changement de configuration des lueurs, qu'il peuvent prendre pour un changement de forme s'ils imaginent une forme entre les lueurs, alors qu'ils n'en distinguent pas. Les lanternes peuvent voler en formation proche et avoir des trajectoires non rigoureusement identiques du fait des légères différences de tailles et trainées au vent et des variabilités à petite échelle du vent (surtout en milieu urbain à l'altitude faible de 100 à 300 m de vol des lanternes. Ainsi la formation vue du sol peut évoluer, il se trouve qu'ici elle est passée de quelque chose proche d'un triangle à quelque chose proche d'un cercle. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : lanternes thaïlandaises. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
April 21, 2018 · 12:30 AM · LIGHT
Le Mans (France) · France
Witness elects to remain totally anonymous; provides no contact information. PD
April 17, 2018 · 9:00 PM
IdentifiedTourdun, Midi-Pyrénées · France
Le 17 avril 2018 à 21h un témoin est en train de prendre une photo du ciel en pose longue dirigée au zénith entre la Grande Ours et le Lion lorsqu'il remarque une trace qu'il prend pour une banale trace d’avion. Au même moment, il s'aperçoit que dans son champ vision le sol s’éclaire par intermittence pendant deux secondes. Un seul témoignage est recueilli pour ce phénomène. Nous montrons (voir le compte rendu d'enquête) que le témoin a photographié un Airbus A321 effectuant la liaison régulière Munich Lisbonne lors du vol LH1792/DLH05A. La reconnaissance grâce à un outil de calibration stellaire en ligne, nous a permis en premier lieu d’identifier le champ d’étoiles figurant sur la photographie et traversé par l’avion. En second lieu, une superposition de ce champ avec la zone du ciel correctement orientée nous a également permis de définir l’azimut d’observation et l’axe de la trajectoire de cet avion. Enfin, un recoupement de cette trajectoire avec celles des avions passant au-dessus de la zone d’observation nous a permis d’identifier avec certitude l’avion concerné. Il est à noter cependant que la séquence et la synchronisation des feux anti-collisions blancs de bout d’aile de cet avion sont anormales, les Airbus « flashant » habituellement deux fois de manière très rapprochée sur une fréquence d’un hertz, et non quatre fois ou aléatoirement tel qu’il est possible de le voir sur la photographie. La conformité d’ensemble conduit à conclure qu’il s’agit là d’un dérèglement des feux. L’étrangeté notée par le témoin (« en même temps, je me suis aperçu que dans mon champ visuel le sol s’éclairait par intermittence pendant deux secondes… ») fait l’objet d’une description différente du témoin suite à question du GEIPAN « mon étonnement vint en voyant le détail sur la photo. C'est alors que l'impression lumineuse sur le sol m'est devenu conscient ». La deuxième version est très probablement la bonne. Le phénomène (dit d’amorçage) est classique dans l’observation de PAN : une première étrangeté crée une situation compréhensible d’éveil (qui peut aller jusqu’à de la panique) chez le témoin qui peut le conduire à associer à cette première étrangeté (et donc l’accroître) d’autres étrangetés ou informations qui n’auraient peut-être pas même été perçues (ou pour le moins qui n’auraient pas inquiété) en absence de l’étrangeté initiale. La furtivité de cet éclairage et la non-perception directe (observation dans le champ visuel et non dans l’axe du regard) suggèrent déjà que cela a été causé par une source lumineuse locale ponctuelle : une voiture qui passe et dirige ses phares dans la direction du témoin, un voisin qui utilise une lampe torche, etc.. Le complément de témoignage conforte cette explication. La consistance est faible : - bien qu’une photographie ait été prise, l’original n’a pas été fourni. L’enquêteur a dû reconstituer les données angulaires avec les éléments fournis, en l’absence de relevés précis donnés par le témoin (hauteurs angulaires, azimuts, distance angulaire parcourue…) ; - aucune donnée n’existe en ce qui concerne l’environnement du témoin (situation précise, présence de lumières, de voisins, de routes, etc…) qui auraient permis éventuellement de plus explorer la source de l’éclairage au sol (la fausse deuxième étrangeté) ; - à noter aussi que le témoin a décrit dans le témoignage initial la deuxième étrangeté de manière différente (et de fait plus étrange) de la conscience réelle qu’il dit (ensuite) en avoir eu lors de l'observation. Cette faible consistance n’est néanmoins pas en mesure d’empêcher l’explication tellement celle-ci s’impose par les autres éléments disponibles. En conséquence, le GEIPAN classe le cas en « A » : Observation d’un avion Airbus A321, vol LH1792/DLH05A en route vers Lisbonne. Étrangeté perçue a posteriori à la vue de la photo. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
April 4, 2018 · 8:50 PM
IdentifiedLyon, Rhône-Alpes · France
Le mercredi 04 avril 2018 à 21h, un témoin est intrigué par la présence dans le ciel nocturne d'un PAN très lumineux et fixe. Le témoin décrit un objet clignotant, circulaire avec des sortes de longs filaments. Il observe le phénomène durant 40 minutes, et prend une vidéo. L'objet disparaît caché par un nuage. Trois membres de sa famille sont témoins mais un seul témoignage est recueilli. Le témoignage est à l’évidence une observation de Vénus. Le témoin lui-même fait référence à Vénus. L'intensité lui semble seulement plus forte et il distingue des filaments autour. On vérifie que dans la direction de l'observation donnée "vers le quartier Montchat", soit environ 280°/290° d'azimut on a bien Vénus autour de 280° et de hauteur ~10° (le témoin indique 10° à 15°). Cette proximité ne fait aucun doute. Si le PAN n'était pas Vénus, celle-ci aurait dû être remarquée par le témoin à proximité du PAN à un moment ou à un autre au cours de cette longue observation où les nuages dans la direction du PAN sont transitoires (comme le montre le récit et la photo). Il est fréquent qu'une observation intensive de Vénus donne des impressions de jets de rayons, ici de filaments. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
March 31, 2018 · 9:30 PM · SPHERE
IdentifiedMarseille, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 31 mars 2018 entre 21h30 et 21h41 un témoin depuis son balcon est intrigué par une boule lumineuse de forte intensité et aux couleurs variées. Le Pan suit une trajectoire descendante et disparaît lentement derrière la colline de Notre Dame de La Garde. Un seul témoignage est recueilli. Le témoin a vu Vénus. Il utilise l'expression suivante " L'analogie la plus descriptive est comme si une étoile tombait lentement du ciel, au ralenti". Effectivement Vénus, bas sur l'horizon, "tombe du ciel au ralenti," car sur la durée de l'observation (10 minutes) Vénus passe de 2° à 0,5°. C'est lent, mais quand c'est observé au ras de l'horizon le mouvement est clairement perceptible. Vénus (283° azimut) est bien légèrement à gauche de Notre Dame de la Garde (290°) et à droite de Rigel (237°) comme le PAN décrit par le témoin. Mais le témoin exclut Vénus car il est persuadé que Vénus est cachée par la colline de Notre Dame de la Garde. Et il se trompe. La reconstitution ci-jointe montre que dans la direction de visée Vénus, l’obstacle le plus haut est à environ 60m plus élevé que la base de l’immeuble du témoin, soit environ 50m plus haut que le témoin au 4° étage. Situé à 3900 m, ce point correspond à un élévation de 0,7 ° et donc Vénus à 2° est visible et il est normal qu'au bout de 10 minutes elle soit passée sous l'horizon (à 0,5° pour un obstacle à 0,7°). L'aspect du PAN est parfaitement conforme à Vénus bas sur l'horizon, avec des couleurs changeantes en raison des effets de l'atmosphère. En conséquence le GEIPAN classe le cas A : Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
March 31, 2018 · 7:37 PM · CIGAR
IdentifiedLongeville-Les-Metz, Lorraine · France
Le samedi 31 mars 2018 à 19h37 un témoin à sa fenêtre constate le déplacement dans le ciel dégagé d'un objet allongé blanc. Ce dernier se déplace rapidement de façon rectiligne vers le Sud-Est. Le témoin filme la scène puis au bout de 50 secondes retourne à ses occupations. Un seul témoignage est recueilli avec la vidéo. Le témoin a observé un avion. La vidéo montre le PAN qui passe transversalement à la prise de vue depuis la maison orientée SE, Il y a effectivement (voir reconstitution) un avion qui passe à ce moment là dans une orientation de vol de S0 vers NE et donc parallèlement à la ligne d'horizon comme indiqué par le témoin selon une élévation de l'ordre de 45° conforme à l'aspect de la vidéo. Le témoin ne reconnaît pas l'avion alors qu'il y a un bruit d'avion dans la vidéo. Il est intrigué par : - l'altitude plus basse qu'un avion. Effectivement celui-ci est à une altitude de 9000m, plus faible qu'un vol de croisière ; - la forme, effectivement, on voit comme un cigare. Ceci est classique. Quand le soleil est très bas et éclaire l'avion de manière fortement transversale (Soleil plein Est), la carlingue réfléchit fortement et la seule aile visible est éclairée selon sa section et donc de manière peu ou pas réfléchissante ; - l'absence de trainée, les trainées sont loin d'être systématiques et dépendent des conditions atmosphériques et/ou de l’altitude. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : avion. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
March 30, 2018 · 10:00 PM
Probable conventionalGrezillac, Aquitaine · France
Le vendredi 30 mars 2018 vers 22 heures un témoin (T1) sort de sa maison et voit une lumière rougeâtre se déplacer dans le ciel et disparaître. Il voit ensuite deux autres phénomènes lumineux du même type et prend alors une photographie avec son téléphone portable. Une des deux lumières amorce un virage pour venir en direction du témoin qui rentre chez lui. Il ressort accompagné de sa compagne (T2) et ensemble ils observeront jusqu'à 7 phénomènes lumineux en déplacement silencieux dans le ciel nocturne. Seuls ces deux témoignages sont recueillis. Un des témoins conteste la première explication du GEIPAN, pourtant l'observation est probablement relative à un déplacement de lanternes thaïlandaises : - la couleur, le défilement de plusieurs PAN un derrière l'autre, la survenue une nuit de week-end, le déplacement dans le sens du vent mesuré ce soir là (de SE vers NO voir le fichier joint) sont autant d'éléments dans le sens de cette hypothèse. T1 objecte surtout qu'à un moment un PAN a fait un virage dans sa direction avant de reprendre sa course normale. Cela ne va pas à l'encontre de l'hypothèse car : - il peut s'agir d'une erreur d’interprétation. Les PAN évoluent à hauteur moyenne dans le ciel, loin de la verticale. Si la lanterne a un moment donné brillé plus fort, il est classique que cela soit compris comme un rapprochement horizontal du PAN en direction du témoin. De même, une baisse d'intensité aurait été perçue comme un éloignement ; - il est tout à fait possible qu'un vent globalement bien orienté soit localement accompagné de perturbations (bois, urbanisme, rivière) et suive un filet non rectiligne. Une lanterne en écart des autres ou l'ensemble des lanternes en file indienne peut suivre ce filet de vent. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observations probables de lanternes thaïlandaises. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
March 11, 2018 · 1:00 AM · LIGHT
Probable conventionalToulouse, Midi-Pyrénées · France
A 01h00 du matin le dimanche 11 mars 2020, un automobiliste est étonné de voir dans le ciel toulousain le déplacement rapide d'un point très lumineux. Aucun bruit particulier n'est entendu durant le déplacement. Le témoin constate plusieurs extinctions successives, puis après 6 secondes d'observation le PAN s'éteint totalement. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. D’étrangeté assez moyenne et de bonne consistance (témoin unique, mais témoignage assez précis), ce cas s’avère être une méprise probable avec une lanterne thaïlandaise (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN évoque très fortement cette hypothèse explicative : le PAN est lumineux et de couleur jaune, et se déplace dans le sens du vent, tout du moins durant la partie finale de l’observation. Celle-ci a d’ailleurs lieu dans la nuit d’un samedi à un dimanche, moment traditionnel pour ce type de lancer. Le changement de trajectoire du PAN peut s’expliquer par des fluctuations du vent en altitude. De même, les extinctions par à coups du PAN durant la partie finale de l’observation sont typiques de l’extinction d’un brûleur de lanterne thaïlandaise. En revanche un lâcher en ville est peu fréquent, cependant le site était proche des berges de la Garonne qui peuvent être un lieu propice à un lâcher de lanterne. Le champ de vision limité du témoin (environnement urbain, observation depuis l’intérieur d’une voiture) permet d’expliquer pourquoi l’observation n’a duré que quelques secondes. Le cas est classé B, méprise probable avec une lanterne thaïlandaise. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
March 2, 2018 · 2:32 AM
Identified[Mer] Minorque (Es.Pm) 02.03.2018, Autre · France
Le vendredi 02 mars 2018 à 2h32 un témoin est sur le balcon d'une cabine de bateau de croisière en Méditerranée. Le ciel est éclairé par la pleine Lune et parsemé de nuages. En voulant prendre des photos souvenirs de ce clair de Lune, le témoin est surpris et intrigué par un phénomène extrêmement brillant et blanc. Le témoin prend deux photographies juste avant que le PAN ne disparaisse subitement. En rentrant dans sa cabine, cette personne est surprise d'être restée beaucoup plus longtemps dehors et dans le froid qu'elle ne le pensait. Un seul témoignage sera recueilli. Le témoin a observé et photographié Jupiter. Le PAN décrit sur la photo est localisé exactement à la position du Jupiter : - ce PAN se trouve à un peu moins de 90° à gauche de la Lune, puisque la Lune est décrite en plein bâbord du bateau et que le PAN est décrit quasiment en plein arrière (un peu à bâbord comme vu sur la photo) du bateau. Le dessin du témoin montre aussi ce décalage de prés de 90° entre la Lune et le PAN ; - grâce au logiciel d'analyse IPACO, il est aisé de déterminer la hauteur sur l'horizon du PAN et également de mesurer celle de la Lune. Cette dernière permet de retrouver l'heure exacte de la photo ; - on vérifie qu'en heure et place de l'observation, Jupiter est comme le PAN à une hauteur de 19° sur l'horizon et décalé de 85° à gauche de la Lune. Du fait d'une prise de vue avec une durée d'exposition longue (1 seconde), Jupiter apparaît avec un bougé important dessinant des arabesques variables d'un cliché à l'autre. La photo a largement contribué à l'étrangeté perçue par le témoin, bien au-delà de ce qu'il a pu voir de ses yeux. Il considère par exemple que les deux photos successives correspondent à des faces différentes du PAN en évolution (il dit "ce qui se détermine d'ailleurs très bien sur la 2ème photo prise à 4 secondes d'intervalle et qui montre une autre face très différente"). Le témoin parle d'un "ciel dégagé avec quelques résidus de nuages de temps en temps", ce qui explique parfaitement que son regard ait été attiré par Jupiter, astre fortement brillant ce soir-là, ainsi que la disparition soudaine du PAN par un nuage venant cacher Jupiter. Ce témoignage illustre ce qui arrive pour beaucoup de témoins, toutes sociologies confondues : - le niveau d'étrangeté que peut engendrer une étoile et en particulier ici la composante d'étrangeté créée par l’appareil photo : ce témoin en perd sa notion de durée (1h40 en réel occupé par le PAN contre 15mn perçues), perçoit "un immense objet volant extrêmement brillant et de forme très surprenante paraissant avoir une taille plus imposante qu'un gros avion" ; - le contentement que peut procurer chez un témoin la sensation ainsi que la chance d'avoir vu et photographier un OVNI ; - la nécessité face à un étrange sincèrement constaté de trouver une explication au fait d'être seul à constater l'étrangeté alors que d'autres personnes étaient en position de le faire. Ici, notre témoin pense que le personnel de bord du navire a " très probablement décidé de ne plutôt pas ébruiter l’information, malgré leur intérêt pour ce phénomène très certainement TROP étrange, de crainte de déstabiliser certains passagers ou équipage, surtout qu’il s’agit d’une croisière…". Le GEIPAN classe le cas en A : observation de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]
February 25, 2018 · 3:30 AM
Identified[D73] De Marly, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 25 février 2018 à 3h30 du matin un automobiliste constate dans le ciel une boule lumineuse blanche dans le ciel dégagé et étoilé. Cette boule semble se déplacer et s'arrête lorsque l'automobiliste stoppe son véhicule. Aucun bruit n'est entendu. La passagère filme le phénomène. Un seul témoignage est recueilli. Ce cas est très illustratif de l'illusion de boule suiveuse que peut causer la méprise avec un astre lorsque le témoin est en déplacement. Ici nous disposons d'une vidéo du témoin lors du déplacement. L'étrangeté pour le témoin commence par la non-reconnaissance de l’aspect de l’astre. Quand la voiture du témoin suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin ne voit pas l’astre mais un PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est perçu comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant les marches/arrêts. Lorsque le cap du témoin change, la position du PAN par rapport à la route change. La vidéo illustre bien ces étrangetés perçues par le témoin. La reconstitution jointe montre sans équivoque qu'il s'agit de Jupiter très brillant ce soir là, reconstitution en deux points du trajet, une fois avec Jupiter dans l'axe de la route, une autre fois sur la gauche. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : Observation de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]
February 17, 2018 · 10:15 PM · TRIANGLE
Bordeaux (France) · France
Was taking my dog out in my backyard, and saw a large dark triangle crossing the sky. It was clear and starry, no clouds. The ship had no lights at all. Flew south to north and I lost its sight due to buildings other side of the road. The ship was totally silent.
February 15, 2018 · 9:00 PM · TRIANGLE
Probable conventional[A19] De Beaune-La-Rolande, Centre · France
Le 15 février 2018, vers 21h30, un témoin circulant sur l'autoroute A19 entre Beaune-la-Rolande (45) et Chilleurs-aux-Bois (45) observe, sur sa droite, un PAN de forme triangulaire doté de deux lumières rouges. Initialement, le témoin pense qu'il s'agit d'un avion, mais il remarque que l'objet effectue un virage à droite en traversant l'autoroute devant lui, les lumières rouges devenant bleu ciel. Il signale également la présence de deux lumières blanches situées sous et à l'avant de l'appareil. L'objet effectue ensuite un second virage à droite pour longer l'autoroute. Le témoin tente sans succès de photographier le PAN et ouvre la fenêtre de son véhicule, sans percevoir de bruit provenant de l'objet. L'observation, d'une durée estimée entre 2 et 5 minutes, se termine lorsque le PAN disparaît dans un nuage. La consistance* du cas est moyenne, avec un témoin unique n'ayant pas réussi à prendre de photo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Dans le cadre de cette enquête (voir le compte rendu d'enquête), nous avons examiné l'hypothèse selon laquelle le témoin aurait observé un avion militaire, hypothèse qui apparaît probable pour les raisons suivantes : - Présence à environ 30/40 km de la base aérienne 123 d'Orléans, vers laquelle le PAN est dirigé en fin d'observation. Cette base abrite des avions militaires de transport, comme par exemple le C-130 Hercules. - Les couleurs observées, rouge et blanc, correspondent aux feux réglementaires en vigueur en aéronautique. La teinte décrite comme « bleu ciel » par le témoin correspond en réalité à un blanc légèrement bleuté. L'absence de signalement du feu vert, généralement positionné sur l'aile droite, peut s'expliquer par les positions successives de l'appareil par rapport au témoin, limitant sa visibilité. Les conditions d'observation étaient particulièrement défavorables : il s'agissait de nuit, dans un véhicule circulant à environ 130 km/h, sous une pluie active avec les essuie-glaces en fonctionnement, tandis que le témoin restait concentré sur sa conduite, réalisant un dépassement au moment où le PAN traversait l'autoroute. Ces facteurs ont très probablement contribué à empêcher le témoin de reconnaître l'appareil, malgré ses déclarations réitérées évoquant un avion. En conséquence, la perception précise de la forme de l'appareil ainsi que des bruits moteurs n'a pas pu être assurée. Notons qu'un avion militaire le C-130 Hercules présente une configuration de feux de navigation proche des lumières décrites par le témoin (présence de lumières blanches et rouges), bien que nous ne puissions expliquer pourquoi le témoin évoque deux feux rouges alors que cet avion n'en possède qu'un. Le C-130 possède également des feux anticollisions blancs et rouges qui peuvent tout à fait être éteints par le pilote pour des nécessités d'exercices, ce qui pourrait expliquer que le témoin n'ait pas mentionné avoir vu de feux clignotants. Enfin, le comportement du PAN, qualifié par le témoin d'« inhabituel », contribue à la singularité de l'observation. Ce phénomène peut s'expliquer par la vitesse relativement faible de l'appareil ainsi que par les variations importantes de sa vitesse apparente, telles que perçues par le témoin, résultant à la fois des deux virages successifs effectués par l'avion et de la vitesse de déplacement du témoin. Le délai important entre l'observation et l'enquête n'a toutefois pas permis de confirmer formellement la présence d'un tel avion à l'endroit et au moment de l'observation. Le cas est classé en « B », observation probable d'un avion militaire. [GEIPAN classification B — Avion]
February 12, 2018 · 7:00 PM
Moureuille, Auvergne · France
Le lundi 12 février 2018 (et non le 18/02 comme indiqué dans le PV) vers 19h un témoin (T1) sortant de son domicile est intrigué par un PAN lumineux dans le ciel de forme circulaire et multicolore. Le PAN est immobile et le témoin décide d'aller chercher des jumelles pour mieux l'observer. Après 15 minutes d'observation le témoin (T1) appelle son fils (T2) qui fait du vélo à 1km de chez son père et qui vient également de voir deux lueurs vives ("boules blanches") dans le ciel avant qu'elles ne disparaissent. T2 rejoint son père (T1) à Moureuille (63) et ils observeront ensemble de façon discontinue jusqu'à 23h des phénomènes lumineux aux couleurs changeantes et en très lent déplacement. Les témoins font une déposition en Gendarmerie en février 2018 et T1 dessine ce qu'il a vu à travers les jumelles. Le 15/11/2018 un enquêteur s’est rendu sur place et rapporte un complément d'informations (voir le compte rendu d'enquête). Les témoins ont probablement observé des étoiles (voir le compte rendu d'enquête). Les éléments en faveur de cela sont : l’aspect, la quasi-immobilité, la durée d’observation, la compatibilité des observations avec des positions avérées d’étoiles. Les témoins n’observent pas en continu et le font à l’intérieur d’un champ réduit. L’étrangeté première d’une première étoile (PAN 1) les conduit à regarder dans un deuxième champ angulaire (PAN 2) et à revenir ausculter ces champs et en fait à continuer à se méprendre avec des étoiles différentes effectivement visibles (magnitude [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 10, 2018 · 6:50 AM · SPHERE
Probable conventionalStaffelfelden, Alsace · France
Le témoin termine une tournée à bicyclette sur la commune de Staffelfelden (68) le 10 février 2018 à 06h50 lorsqu'il observe dans le ciel pendant environ 5 secondes deux boules blanches très lumineuses entourées d'un halo se déplaçant rapidement et sans bruit d'est en ouest, en laissant derrière elles une courte traînée. La consistance* du cas est moyenne avec un seul témoin et aucune photo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du phénomène aérospatial non identifié (PAN) correspond étroitement aux caractéristiques d'un bolide, en raison de sa vitesse de déplacement très élevée et de sa brève durée de visibilité, limitée à quelques secondes. Cette hypothèse est étayée par le signalement, le même jour, d'un bolide observé depuis Colmar (Haut-Rhin), localité géographiquement proche, présentant une trajectoire similaire à celle décrite pour le PAN (voir le rapport d'enquête). Certaines différences existent néanmoins entre les deux témoignages, notamment concernant la couleur, la luminosité, et l'absence de fragmentation mentionnée dans l'observation du bolide. On note également un écart d'environ 50 minutes entre les horaires rapportés. Cet écart pourrait s'expliquer par une combinaison d'erreurs non vérifiables : une possible confusion entre heure légale et heure universelle de la part du témoin du bolide, et une estimation tardive d'environ 20 minutes du témoin du PAN. Le zigzag observé en fin de trajectoire du PAN pourrait s'expliquer par un effet d'autocinétique ou par le propre mouvement de la tête du témoin suivant le bolide qui passe à sa verticale. Le cas est classé « B », observation probable d'un bolide. [GEIPAN classification B — Bolide]
January 28, 2018 · 2:45 AM
Probable conventionalFontenay-Le-Fleury, Ile-de-France · France
Le 28 janvier 2018 à 02h45 le témoin est levé pour des soins à son époux malade. Son attention est attirée par une lueur très intense vue quasiment plein Nord par la fenêtre du séjour. Le témoin voit une juxtaposition de lumières vertes disposées en rosace et un rayon lumineux vert qui se déplace dans tous les sens en balayant les environs. Le PAN s'allume et s'éteint complètement et se déplace plusieurs fois. Aucun bruit n'est entendu durant les déplacements du PAN mais le témoin n'a jamais ouvert la fenêtre du séjour. Le PAN se dirige ensuite en direction du témoin qui apeuré se tapit contre le mur du séjour. Lorsque le témoin regarde à nouveau par la fenêtre, le PAN a disparu. L'observation aura duré entre 30 et 45 secondes. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. La description traduisait une étrangeté encore inconnue au GEIPAN (voir le compte-rendu d'enquête). Il a pu être établi une hypothèse plausible au regard de l’apparence et du comportement du PAN, à savoir l’utilisation d’un drone, muni de LED et d’un faisceau laser. Des exemples sur Internet montrent des drones ludiques (en ligne à cette adresse) avec un faisceau laser en évolution de nuit selon un aspect correspondant bien à l’observation : - la mobilité du faisceau « en tous sens », - la couleur verte, - l’épaisseur du faisceau ; l’observation par le témoin d’une épaisseur de 30 cm correspond bien à un faisceau laser tandis que l’observation de petites particules à l’intérieur de ce faisceau est caractéristique d’un phénomène de diffraction de la lumière en présence d’aérosols ou de fines particules microscopiques. Ces exemples de ces drones ludiques ne présentent pas un aspect de « rosace lumineuse verte » entourant le faisceau vert. Mais, l’ajout de LED vertes (les possibilités modulaires sont multiples) sur diverses extrémités du drone peuvent de loin créer un effet de ce type. Les estimations angulaires et de distances effectuées à l’aide du témoignage et des photographies prises lors de l’entretien cognitif plaident pour un drone suffisamment grand (1 m) tel que ceux utilisés de manière professionnelle, voire militaire. La présence de ce drone dans une zone résidentielle à 2h du matin peut se comprendre pour un usage ludique dès lors qu’une telle activité est interdite et doit rencontrer le moins de témoins possible et que l’effet de sensation recherché est plus fort en zone où le faisceau peut « jouer » avec les obstacles et façades. Elle se comprend beaucoup moins pour un drone à usage professionnel ou militaire. On peut s’interroger sur la raison d’un faisceau aussi tournoyant pour l’un et l’hypothèse d’opérations d’entraînement particulières pour l’autre qui se heurte au fait que les autorités du camp d’entraînement proche (camp de Frileuse à Beynes) ont indiqué une absence d’opérations de toute sorte cette nuit-là. La présence d’un drone ludique est plus vraisemblable, tandis que la taille angulaire plaide pour un drone professionnel. Toutefois, la surestimation de taille (facteur 2) par le témoin n’est pas exclue malgré la fiabilité des repères utilisés (espace entre deux arbres) comme il est aussi possible qu’un drone de type professionnel ait pu avoir un usage ludique. La consistance du témoignage est très bonne, tant en termes d’information que de fiabilité. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d’un drone d’usage ludique. [GEIPAN classification B — Drone (jouet)]
January 21, 2018 · 11:55 AM
Probable conventionalMons, Languedoc Roussillon · France
Le 21 janvier 2018 à 11h55 le passager d'une voiture en mouvement prend deux photos l'une après l'autre. Il constate que sur la première photo un objet rond et marron apparaît dans le ciel. Rien n'apparaît sur la deuxième photographie. Un seul témoignage est recueilli. Les éléments de témoignage indiquent que le plus probable est que le témoin n'a pas vu de ses propres yeux le PAN autrement qu'au travers de l'objectif de son appareil. En effet, à la question "D’autres témoins ont-ils vu le même phénomène que vous ? Si oui, combien ?, le témoin répond "Que moi-même dans mon objectif d’appareil photo". Dans ses conditions le plus probable, issu de l’expérience GEIPAN, est d'avoir à faire à un artefact d'appareil photo, ici probablement un insecte ou oiseau proche que l’œil n'arrive pas à saisir mais qui n'échappe pas à un appareil numérique même au (1/400) s. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : probable erreur d'interprétation de photographie ou vidéo. Depuis plusieurs années, le GEIPAN ne traite plus les témoignages qui ne mettent pas en évidence que l'étrangeté a été constatée par les yeux sans instrument optique. Les traces issues d'instrument optique sont appréciées uniquement quand elles viennent en plus. [GEIPAN classification B — Erreur d'interprétation de photographie ou vidéo]
January 18, 2018 · 6:27 PM
Probable conventionalLamonzie-Saint-Martin, Aquitaine · France
Le jeudi 18 janvier 2018 à 18h27 deux témoins sont intrigués par le déplacement dans le ciel d'une forme arrondie de couleur orange braise très intense qui change soudain de direction. Aucun bruit n'est entendu durant les observations. le T1 prend une photographie. La forme ronde, la couleur orange vif et le déplacement majoritairement d'Ouest vers Est conforme au vent relevé ( voir le site Infoclimat) sont autant d'éléments permettant de considérer le vol d'une lanterne thaïlandaise comme une hypothèse de bonne probabilité. Les lanternes sont plutôt lancées en week-end, mais un événement festif peut aussi se tenir un jeudi soir (anniversaire). On note que le temps était pluvieux mais s'était dégagé une heure plus tôt. Le déplacement observé par T1 entre plein Ouest élévation 50° et Est élévation 30° correspondent à un déplacement du PAN de 250 à 500 m selon que sa hauteur de vol est de 100 à 200m (cas typique de lanterne thaïlandaise) ; ces valeurs de déplacement sont compatibles d'un vent mesuré de l'ordre de 20 km/h et d'une durée d'observation témoignée autour d'une minute. Le témoin T1 indique une lueur non uniforme avec des lueurs sur ajoutées en-dessous ou en-dessus. Ceci traduit qu'il voit le PAN d'assez prés. En effet il lui donne la taille angulaire d'un avion alors qu'il est à 12km d'un aéroport. Une lanterne vue à 100m a une taille angulaire équivalente à celle de la Lune et présente des couleurs non uniforme, sa couleur peut varier en fonction de l'angle d'observation. Le témoin T2 ne note pour sa part que l’orange vif. La photographie ne permet pas de donner d’indication. Les témoins indiquent une trajectoire droite suivie d'un virage dont il est difficile d’apprécier l’amplitude et la direction. C'est T1 qui est le mieux placé pour l'apprécier car il semblerait que le PAN soit passé proche de la verticale ; Le cap passe de SE à E. Pour T2 l'impression semble être d'une inflexion vers le Sud. De toute façon on se situe à proximité d'une rivière, situation propice à des changements ou filets de vent locaux. Le GEIPAN classe le cas en B : observation probable d'une Lanterne thaïlandaise. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]