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Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
May 1, 2022 · 5:30 AM
IdentifiedBalan, Rhône-Alpes · France
Le 1er mai 2022 à partir de 05h30, deux habitants de BALAN (01) en voiture, observent, pendant toute la durée de leur déplacement, au loin, des points lumineux (des points plus gros en haut et d’autres points plus petits à la suite) qui semblent ne pas bouger et ne pas clignoter. Arrivé à BALAN, vers 6h05, le témoin prend des photos. L'observation se fait à l'Est avec un angle de hauteur d'environ 30 à 45°. Deux ou trois autres photos prises un peu plus tard, vers 06h20, montrent que seuls deux points restent visibles et ne paraissent plus disposés de la même manière (mais leur position l’un par rapport à l’autre reste identique) : ils semblent se déplacer vers le Sud. Le jour se levant, il est plus difficile de les observer. La consistance du cas est bonne : un seul témoignage mais un témoignage assez complet comprenant 6 photographies (voir le compte rendu d'enquête). Il s’agit ici de l’observation de la conjonction de Jupiter et Vénus (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN faite par le témoin, les positions des deux points l’un par rapport à l’autre et l’azimut sont parfaitement cohérents avec ceux de Jupiter et Vénus entre 05h30 et 06h20 ce jour-là. Ces deux planètes étaient en conjonction et particulièrement brillantes. Le cas est classé A, observation de planètes, en conjonction, Vénus et Jupiter. [GEIPAN classification A — Planète]
April 10, 2022 · 5:23 PM
IdentifiedMontbrison, Rhône-Alpes · France
Le 10 avril 2022 à 17h23, un témoin depuis son jardin observe dans le ciel le lent déplacement d’un objet qui l’intrigue. Ce dernier tourne sur lui-même de façon erratique, réfléchit la lumière du soleil, tout en restant sur une trajectoire rectiligne SE-NO. L’observation dure plus de 5 minutes, durant lesquelles, le témoin prend des photos avec son téléphone portable. Le PAN est ensuite perdu de vue. Un seul témoignage est recueilli pour ce phénomène. Les photos et la description faites par le témoin orientent vers l'observation très probable d'un ballon mylar (voir les liens suivants : qu'ai-je vu? et ballon fantaisie. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - couleur "métal, aluminium" : Le mylar est un film polyester permettant la réflexion de 95% du flux lumineux et donnant un aspect métallique. - "reflète de temps en temps la lumière". - le déplacement s’effectue de manière lente, régulière et rectiligne, avec des rotations du PAN sur lui-même. Le déplacement est globalement dans le sens du vent dominant (114°), le vent est très faible (voir le document météo): 5km/h et peut être variable localement ce qui génère de faibles turbulences et occasionne par conséquent une rotation du ballon sur lui-même. - "forme parallélépipédique" : les ballons mylar peuvent avoir des formes très diverses. Le GEIPAN classe le cas en A : observation très probable d'un ballon mylar. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
April 10, 2022 · 9:55 AM · LIGHT
IdentifiedLaneuveville-Devant-Nancy, Lorraine · France
Le 10 avril 2022 vers 10h, le témoin observe depuis sa fenêtre un point lumineux, très haut dans le ciel, se déplaçant lentement et sans trainée. Il est occupé à des tâches ménagères dans la chambre de ses enfants. Son attention est attirée par un objet semblant fixe dans le ciel et se présentant sous la forme d'un "point lumineux assez petit". L’objet lui semble immobile pendant presque une minute, avant d’avancer plus rapidement puis effectuer des changements brusques de direction. A nouveau, l’objet semble s’immobiliser et s’incliner. Il apparaît sous forme de T avec une barre des deux côtés, un point au centre d’un des côtés. L’observation a duré plus de cinq minutes. L’objet a disparu au loin après une accélération très rapide. L’étrangeté perçue est créée par la trajectoire et par la forme de l’objet en fin d’observation. Le témoin considère également que l'altitude de l'objet est plus élevée que les observations habituelles d'avion qu'il fait. Et enfin l'absence de trainée, qui d'abord, l'a incité à penser à un planeur. La consistance de cette observation est de bonne qualité du fait des informations fournies par le témoin, ainsi que leur cohérence avec l'ensemble des données recueillies lors notre étude. L’étude du dossier, l’analyse de la carte CNOA, un échange avec l’aérodrome d’Azelot ont permis d’identifier l’objet observé. Il s’agit d’un avion Pilatus en provenance de l’aéroport d’Azelot, larguant des parachutistes (Ecole de parachutage de Nancy.) Le GEIPAN classe le cas en A : observation d’un avion. [GEIPAN classification A — Avion]
March 27, 2022 · 9:30 PM · TRIANGLE
UnexplainedDouai, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 27 mars 2022, à 21h30, alors qu'il observe le ciel depuis son jardin à Douai (59) lors de la sortie de ses chiens, le témoin aperçoit un phénomène aérien non identifié (PAN) légèrement à droite de l'antenne de toit du voisin, qui se déplace selon une trajectoire rectiligne. Après avoir brièvement baissé les yeux au sol pour se repositionner, il interrompt l'observation un instant. Lorsqu'il la reprend, le PAN s'est décalé un peu plus à droite, entre l'antenne du voisin et la sienne, et prend la forme d'un triangle équilatéral aux contours nets, d'une couleur lumineuse difficile à préciser - rose, orange ou corail. De petites lumières plus claires, en nombre indéterminé, sont visibles le long des deux côtés adjacents à la pointe avant. Le PAN se déplace de manière régulière et silencieuse, semblant suivre un axe de progression situé au niveau de la rue arrière de la propriété du témoin, avant de disparaître, au terme d'une durée estimée entre 10 et 20 secondes, derrière la ligne de hauts sapins délimitant le terrain voisin. Aucun changement d'apparence ni de comportement n'est observé durant toute la séquence. La consistance* de ce cas est estimée bonne. Malgré un unique témoin et l'absence de photos ou de vidéos du PAN, le témoignage est très détaillé et a été réalisé le lendemain de l'observation. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête, conduite sur une période prolongée et nécessitant de nombreuses vérifications (voir compte rendu d'enquête), a été menée d'abord à distance, puis complétée par des investigations de terrain au cours de l'année 2023. Ces démarches ont permis de clarifier plusieurs éléments du témoignage, d'écarter l'hypothèse d'un avion - à l'exception d'un éventuel petit appareil évoluant à très basse altitude, silencieux et dépourvu de transpondeur, scénario jugé hautement improbable -, et d'envisager l'hypothèse d'un drone suivant une trajectoire incurvée. Cette dernière hypothèse a été étudiée au regard des éléments suivants : - Déplacement compatible, tant par la forme de la trajectoire que par la vitesse apparente. - Proximité de la maison d'arrêt, pouvant évoquer une mission de surveillance ou un repérage. Cependant, plusieurs éléments conduisent à remettre en cause cette hypothèse : - Aucune correspondance visuelle connue avec un modèle de drone civil. Il convient toutefois de noter qu'un utilisateur peut modifier son appareil en y ajoutant des éclairages LED personnalisés, comme cela a déjà été observé. Néanmoins, la forme triangulaire nette décrite par le témoin demeure peu commune, même pour un drone modifié. Les mesures prises sur place et les calculs effectués ultérieurement ont permis de montrer que seuls des modèles de drones de grandes dimensions (égales ou supérieures à environ 1 m de long) auraient pu être observés à la distance minimale possible, soit environ 28 m, plaçant ainsi le PAN au niveau du toit de la maison du témoin et sa disparition juste au-dessus des sapins bordant la route. Bien que cela soit possible, d'autres incohérences apparaissent et sont liées à ces résultats : • L'apparence des drones de grande taille ne correspond pas à celle décrite par le témoin. Ces appareils, généralement des multicoptères à 4, 6 ou 8 moteurs, présentent une configuration visuelle sans rapport avec la forme triangulaire observée, sauf exception d'un modèle « customisé » tel qu'évoqué plus haut. • Les drones dits « de loisir » sont habituellement de petite taille, leur encombrement tendant à diminuer au fil des années. Les modèles de plus d'un mètre sont plutôt destinés à un usage professionnel ou militaire. • Plus un drone est grand et proche, plus il émet de bruit. À une distance de quelques dizaines de mètres, un tel engin aurait dû être audible par le témoin, même en présence d'un léger bruit de fond (trafic routier). Le vent ne constitue pas un facteur explicatif pertinent : il était défavorable en première partie d'observation, puis favorable en seconde. - Aspects réglementaires : un vol de drone civil dans ces conditions constituerait une infraction (vol nocturne et survol d'une zone interdite). Bien que certains opérateurs puissent enfreindre ces règles - par exemple pour effectuer un repérage nocturne au-dessus de la maison d'arrêt de Douai -, cette possibilité reste à ce jour non étayée. L'utilisation d'un drone par une autorité publique (administration pénitentiaire, forces armées) ne peut être totalement exclue. Dans ce cas, l'appareil serait toutefois identifié, autorisé et équipé de dispositifs lumineux réglementaires pour des vols de nuit dans le cadre d'une mission de surveillance. Par ailleurs, plusieurs sociétés exploitant des drones dans un large périmètre autour du lieu d'observation ont été contactées. Une seule a répondu, indiquant ne pas avoir connaissance d'une telle opération ni de drone correspondant à la description. Les drones illégalement utilisés à proximité des établissements pénitentiaires, y compris celui de Douai, sont en général de petits quadricoptères de loisir, sans rapport avec le PAN observé. Enfin, un instructeur spécialisé en drones de la Marine nationale et de l'Aéronavale a été consulté concernant les marquages lumineux employés sur les drones militaires. Selon lui, aucune configuration lumineuse connue ne correspond à celle rapportée. Il précise également que les drones militaires, notamment ceux engagés dans des exercices, sont conçus pour maximiser leur discrétion sonore et visuelle, ce qui réduit la plausibilité de l'hypothèse d'un drone au vu de la luminosité observée. Au regard de l'exploitation du témoignage et de la confrontation de l'observation à des hypothèses de phénomènes connus Le GEIPAN classe le cas en « D » : phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]
March 23, 2022 · 10:08 PM
IdentifiedLacour-D'Arcenay, Bourgogne · France
Le 23 mars 2022 à 22h08, un habitant de LACOUR-D’ARCENAY (21) observe le ciel et entend un bruit sourd, de type vrombissement. Soudainement, l'objet apparaît côté Sud, passant quasi à la verticale au-dessus du site du témoin et continue direction Nord-Nord-Ouest pour amorcer un réel virage vers le Nord-Ouest. L’objet semble à basse altitude. Trois lumières bleues sont visibles (une au centre, deux « écartées -, aux ailes ? »). La consistance du cas est moyenne : un seul témoin, ni photo ni vidéo. La description du PAN évoque très fortement l’observation d’un avion militaire, hypothèse explicative d’ailleurs privilégiée par le témoin lui-même. La restitution CNOA (Centre National des Opérations Aériennes de l’Armée de l’air et de l’espace) demandée par le GEIPAN confirme que le PAN correspond à un appareil militaire en vol à vue, tant au niveau de la trajectoire, que de l’horaire et de l’emplacement (voir le compte rendu d'enquête). Le cas est classé A, observation d’un avion militaire. [GEIPAN classification A — Avion]
March 21, 2022 · 11:15 PM · LIGHT
IdentifiedThieulin (Le), Centre · France
Le témoin dépose en gendarmerie pour une observation de PAN faite, depuis son domicile du Thieulin (28), le 21 mars à 23h15, celle d’une étoile particulièrement brillante par rapport aux autres et évoluant de manière irrégulière,avec comme des sauts de puce, "un peu dans toutes les directions". Il ajoute avoir fait une nouvelle observation le 23 mars 2022 à 6h02, toujours dans la même direction mais plus haut sur l'horizon. L'enquête a conclu à l'observation de l’étoile Sirius, lors de la première observation et de l’étoile Arcturus lors de la seconde observation (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Apparence tout à fait conforme à celle d’une étoile (luminosité, couleur, aspect, pas de déplacement réel notoire) ce que le témoin a par ailleurs noté lui-même, en comparant le PAN à une étoile. - Présence avérée de ces étoiles au moment des observations . - Les élévations initiale et finale données par le témoin correspondent globalement bien à celles données par Stellarium (écart minime, quelques degrés pour Sirius et 14° pour Arcturus, entre les indications du témoin et les élévations réelles). - Les positions azimutales reproduites dans le croquis joint au PV sont conformes à celles des deux étoiles (observation vers le sud-ouest). L'étrangeté, pour le témoin, réside en : 1- L’apparence des PAN, observés essentiellement aux jumelles. Cette apparence, d'une forme se modifiant, présence de points lumineux et observation de diverses couleurs, est typique d’un phénomène de scintillation d’une étoile observée à basse élévation et soumise aux turbulences atmosphériques. 2- Le déplacement erratique des PAN, causé typiquement par un phénomène d’autocinétique. Il est probable que le manque de connaissances en astronomie du témoin ne lui ait pas permis de reconnaître ces étoiles et que les positions azimutales très proches des deux étoiles, lors des deux phases d’observation, l'aient induit en erreur en lui faisant penser qu’il pouvait s'agir du même phénomène. Classification en « A », observation de l’étoile Sirius lors la première observation et de l’étoile Arcturus lors de la seconde. [GEIPAN classification A — Sirius (étoile)]
March 19, 2022 · 8:45 PM
Probable conventionalMarzan, Bretagne · France
Le 19 mars 2022, le témoin observe depuis son jardin situé à Marzan (56) un PAN qu’il décrit comme une boule blanche lumineuse, semblable à une grosse étoile, se déplaçant de manière rectiligne et régulière dans un ciel nuageux. Après quelques minutes d’observation, le témoin observe le PAN ralentir puis monter dans les nuages qu’il éclaire avant de disparaître. Selon les critères du GEIPAN, la consistance du cas, définie par la qualité et la quantité des informations fiables, est considérée comme moyenne. Le cas repose sur un unique témoignage accompagné d'une vidéo jugée inexploitable, bien que le témoignage soit relativement complet et précis. Deux hypothèses ont été explorées (voir le compte rendu d'enquête) : celle de l’observation de la Station Spatiale Internationale (ISS) et celle de l’observation d’un ballon lumineux porté par le vent en altitude. Ces deux hypothèses permettent de rendre compte de l’apparence du PAN, semblable à une étoile blanche lumineuse, ainsi que de la trajectoire initiale, régulière et rectiligne. Concernant l’ISS, bien qu’elle soit présente dans la fourchette horaire d’observation, le témoin rapporte avoir observé un avion peu après le passage du PAN. La carte fournie par le CNOA (Centre National des Opérations Aériennes) indique qu’un seul avion était présent dans le secteur d’observation, passant vers 20h38/20h39, soit avant le passage de l’ISS qui émerge de l’horizon sud-ouest à 20h42 et disparaît derrière l’horizon est-nord-est à 20h53. Il existe donc une contradiction entre l’heure d’observation du PAN rapportée par le témoin (20h45/20h48) et l’horaire de passage de cet avion, identifié avec certitude (20h38/20h39). On peut donc conclure que le PAN n’est pas l’ISS, qui a fortiori ne change pas de trajectoire comme le témoin l’a décrit. L’hypothèse de l’observation d’un ballon lumineux, en plus de correspondre de manière adéquate à l'apparence et à la trajectoire initiale du PAN, permet également de mieux expliquer la seule étrangeté réellement présente, à savoir son changement de trajectoire et sa disparition effective dans les nuages. Nous savons en effet, grâce à l’étude des données à mailles fines AROME fournies par Météo France, qu’il existait un couloir de vent orienté ouest-sud-ouest à 2000 m et 2250 m d’altitude tout à fait favorable au déplacement de ce ballon. Les vents étant par ailleurs très faibles et pouvant être variables, ce ballon a pu modifier sa trajectoire en fin de course puis rentrer dans la couche nuageuse (base nuageuse à 2200 m), ainsi que le décrit le témoin, et éclairer les nuages avant de disparaître. Il est toutefois étonnant qu'un ballon LED ait pu être identifié à une altitude aussi élevée. Le cas est classé B, observation probable d’un ballon lumineux. [GEIPAN classification B — Ballon LED]
March 19, 2022 · 3:50 PM · SPHERE
Thourotte, Picardie · France
Le 19 mars 2022 à 15h50, deux témoins sont intrigués par le passage, à très grande vitesse, d’une boule blanche dans le ciel. Celle-ci « s'arrête à deux reprises au dessus d'eux… pendant quelques secondes puis redémarre à grande vitesse.» Aucun bruit n’est entendu. Aucun questionnaire ne sera recueilli malgré les relances du GEIPAN. Seul un Procès-verbal de Gendarmerie rapporte l’observation. L’observation d’une boule blanche se déplaçant du nord-est au sud-ouest, soit dans le sens du vent, avec deux brefs arrêts au-dessus des témoins oriente vers l’hypothèse d’un objet porté par le vent. Cependant, le manque d’éléments ne permet pas d’approfondir l’analyse de cette hypothèse (voir le compte rendu d'enquête). La description faite dans le P.V. de gendarmerie est incomplète, ne permettant pas de traiter correctement ce cas : absence de données d’élévations de début et fin d’observation, pas de description précise de la trajectoire, absence d’estimations relatives à la taille apparente du PAN, aucune information sur la luminosité. D'autant, qu'il semble qu’un seul des témoins ait été interrogé par la gendarmerie, de manière très succincte (quelques lignes descriptives) et uniquement par téléphone. Malgré deux relances téléphonique effectuées par l’enquêteur les 05 juillet et 27 septembre 2022, aucun retour sur la demande de complément de témoignage n’a pu être obtenue. Le cas est classé C par manque d’information. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
March 9, 2022 · 9:34 PM
IdentifiedVieille-Toulouse, Midi-Pyrénées · France
Le 9 mars 2022 au soir, un habitant de VIEILLE-TOULOUSE (31) observe un phénomène lumineux rond, blanc/bleu et immobile dans le ciel vers la constellation du Bélier. L'observation dure 5 à 6 secondes, au terme desquelles le PAN s'éteint. D'étrangeté résiduelle moyenne et de bonne consistance* (témoin unique, pas de photo du PAN, mais témoignage assez complet et précis), Ce cas s'avère ètre l'observation certaine du flash d'un objet en orbite. Ce phénomène est dû au reflet bref du Soleil - déjà couché pour l'observateur - sur la surface réfléchissante d'un satellite artificiel (voir le compte rendu d'enquète). Le centre d'Orbitographie Opérationnelle du CNES (COO), interrogé à ce sujet, a confirmé le passage d'un débris spatial (le corps de fusée DELTA 2 R/B (2) [PAM-D] - immatriculé N28876). Sa trajectoire, selon l'azimut et l'élévation, ainsi que l'horaire correspondent parfaitement aux données fournies par le témoin La description du PAN évoque en effet de manière très précise l'observation d'un tel phénomène : • aspect ponctuel (comme une étoile), • couleur blanche, forte luminosité, • extinction en plein ciel et observation de quelques secondes. Le cas est classé " A " : observation d'un reflet du soleil sur un débris spatial en orbite, dénommé flash satellitaire. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Débris spatial]
March 7, 2022 · 8:43 PM
IdentifiedSartrouville, Ile-de-France · France
Le 07 mars 2022 à 20h43 deux témoins observent dans le ciel, le passage silencieux d'un point rouge très lumineux. Sa trajectoire est rectiligne Il disparait, ensuite, derrière un bâtiment. Un des témoins a eu le temps de filmer le PAN avec son téléphone. Un seul témoignage sera recueilli. La description du témoin ainsi que la vidéo orientent vers l'observation d'une lanterne céleste (ou lanterne volante ou lanterne chinoise) : - l’aspect : point de forme arrondie, - la couleur : rouge - la trajectoire cohérente avec la direction et le sens du vent rapportés par la station météorologique d'Argenteuil (voir document météo) située à 4 km du point d'observation (déplacement rapporté par le témoin : rectiligne de l'Est vers l'Ouest, station : vent au 78°) - l'observation a eu lieu un lundi soir, ce qui n'est pas habituel pour des lâchers de lanternes, mais depuis la démocratisation de ce type d'objet festif, les jours et occasions importent moins. Même si un lâcher de lanternes reste moins fréquent un lundi, davantage que le week-end, les éléments de cette observation conduisent à classer ce cas comme observation très probable d'une lanterne céleste. Le GEIPAN classe le cas en A : observation très probable d'une lanterne céleste. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
March 4, 2022 · 4:52 AM
IdentifiedSaultain, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 4 mars 2022 vers 4h50, un habitant de la commune de SAULTAIN (59) rapporte avoir vu, pendant environ 90 à 120 secondes, une longue ligne avec des lumières qui variaient, et instables sur la longueur. Cette ligne se déplaçait de manière régulière et s’éloignait, donnant l’impression de monter. Une vidéo est transmise via wetransfert le 22/03/2022, mais le format n’est pas reconnu et la vidéo est illisible. Le GEIPAN demande à nouveau la vidéo par mail le 8 avril 2022. Aucune réponse n’ait reçue. La consistance du cas est faible : un témoin unique et absence de photo ou de vidéo des PAN. Le 03 mars 2022 à 14h25 TU (soit 15h25 heure locale), SpaceX a lancé avec un lanceur Falcon 9 son 39e lot de 47 satellites internet Starlink, depuis le Centre spatial Kennedy en Floride. Les satellites sont ensuite déployés à la suite les uns des autres et dans les heures qui suivent le lancement, ces satellites sont "proches" les uns des autres et alignés, ce qui donne l'impression d'une ligne de lumières. Les Starlinks sont régulièrement visibles au-dessus de la France, particulièrement dans les quinze jours qui suivent leur lancement, et ce jusqu’à leur mise à poste (orbite) définitive. Voir sur le site du GEIPAN dans "le qu'ai-je vu" l'explication succession de points lumineux mais également sur le site Méprises du ciel l'article sur les Satellites Starlink. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation du train de satellites Starlink du lancement du 03 mars 2022. [GEIPAN classification A — Train de satellites]
March 3, 2022 · 12:20 AM · LIGHT
IdentifiedSaussines, Languedoc Roussillon · France
Le 03 mars 2022, à SAUSSINES (34), vers 00h20, les témoins, à leur domicile, observent une curieuse « étoile » brillante à l'ouest. Intrigués par sa forte luminosité et ses rayons lumineux, ils sortent sur la terrasse et continuent de l'observer pendant une demi-heure. Le PAN semble immobile, émettant des lumières bleues, rouges et vertes. Fatigués, ils retournent se coucher après cette demi-heure, laissant le phénomène toujours visible dans le ciel. Ils réalisent quatre vidéos avec zoom pendant l'observation. Le cas présente une bonne consistance* en raison de la présence d’un témoignage de qualité, bien détaillé et de quatre vidéos qui ont été exploitées pour l’enquête (*Voir la définition de la consistance selon les critères du GEIPAN sur le site web GEIPAN). L’enquête a conclu que les témoins avaient en fait, observé l’étoile Sirius (voir la note d'enquête) en s'appuyant sur les éléments suivants : - forme du PAN : ponctuelle, semblable à une étoile, à l’œil nu. Se déforme constamment sur les vidéos, en raison des effets causés par la scintillation, - forte luminosité, - couleurs, uniquement rapportées pour les vidéos, multiples et changeantes causées par une combinaison de facteurs : aberration chromatique et diffusion atmosphérique des rayons lumineux, - présence du PAN à un azimut et à une élévation très proche de ceux de Sirius, dans une tranche horaire à laquelle l’astre est bien visible. L’étrangeté perçue par les témoins résidait dans l’apparente immobilité du PAN et du fait des déformations de forme et des changements de couleurs observés avec le zoom. Nous avons pu établir que l’immobilité n'était qu'apparente : une observation nocturne sans points de repère rend quasiment impossible la perception d'un déplacement lent d'un astre. De plus, les déformations et les changements de couleur observés étaient dus à une combinaison de trois phénomènes : aberration chromatique, scintillation de l'astre et diffusion atmosphérique. Le GEIPAN classe le cas en A : observation de Sirius. [GEIPAN classification A — Sirius (étoile)]
March 2, 2022
Identified[D934] De Gan, Aquitaine · France
Le 02 mars 2022, le témoin, circulant en voiture entre Gan (64) et Sévignacq-Meyracq (64), décide de s'arrêter pour réaliser quelques photographies du ciel et des nuages, sans voir de PAN. Le Soleil est présent dans le champ de chacune des photographies. De retour chez elle, elle constate la présence sur ces photos, d'un point lumineux situé à différents endroits. Le témoin nous transmet ses photographies, un questionnaire et plus tard son autorisation de publication. Après étude des photographies, le GEIPAN statue sur cette observation indirecte : Il s’agit d’un phénomène assez courant d’observation d’un effet de lumière parasite interne à l’appareil photo. Le signal venant du soleil est tellement important que l’image est saturée au niveau du Soleil. Tout système optique transmet le signal mais malgré des traitements antireflets, il y a toujours une partie du signal (typiquement moins de 1% du signal) qui est réfléchie. Le phénomène apparaît de façon symétrique par rapport au centre des images (ou axe optique de l’appareil photo) en apparaissant à l’opposé de la position du Soleil par rapport à ce centre. Quand la position du Soleil change sur les photos, la position du phénomène change également tout en restant symétrique par rapport au centre de l’image. Ce phénomène peut être mis en évidence en traçant 2 diagonales sur chaque image afin d'en déterminer le centre, repérant l’axe optique du système, puis, en reliant le phénomène au Soleil, la droite passera par ce centre. Le signal issu du soleil est tellement important, qu’une infime partie, quelques fractions de pourcentage suffisent pour créer ce signal sur un fond plus sombre par réflexion parasite à l’intérieur de l’appareil photo. Le phénomène apparaît, symétrique du soleil par rapport au centre optique de l’appareil photo. En optique, on nomme ce phénomène « ghost » ou « image fantôme ». C’est une « image parasite » créée par reflet parasite dans le système optique. Le GEIPAN classe le cas en A : artefact photographique. [GEIPAN classification A — Artefact photographique (soleil)]
February 28, 2022 · 9:21 PM
IdentifiedMoye, Rhône-Alpes · France
Le témoin, astronome et astrophotographe amateur, remarque lors d’une séance de tri de photographies réalisées sur 4 jours la présence d’un point blanc lumineux, d’aspect stellaire, sur une seule image d’un lot de 170. Les coordonnées célestes de ce PAN sont déterminées avec précision par le témoin, ainsi que l’heure de prise de vue. Il effectue des recherches afin de tenter d’identifier ce phénomène. Il utilise plusieurs bases de données techniques et plusieurs catalogues célestes. Il contacte également divers groupes spécialisés comme Webastro et Hoys Citizen Science Project ainsi que la société d’astronomie de France et de Touraine, sans obtenir de réponse satisfaisante. La consistance de ce cas est très bonne grâce à la photographie transmise par le témoin qui permet de localiser très précisément le phénomène, en revanche l’horaire est imprécis en raison du temps de pose de 5 minutes nécessaire pour prendre la photo. L’événement lumineux s’est produit pendant ces 5 minutes mais il est difficile de déterminer l’horaire plus précisément. Le PAN n’a pas été observé à l’œil nu mais uniquement via l’instrumentation , une lunette astronomique équipée d’une caméra dédiée. La durée d’observation est suffisamment longue pour qu’un nombre important de satellites de faible luminosité orbitent au-dessus du témoin. Le GEIPAN a fait appel au service de surveillance de l’espace du CNES (Centre d’Orbitographie Opérationnelle). Le GEIPAN a pour habitude de ne prendre que des cas d'observations directes faites à l’œil nu, mais, après réception du questionnaire et des divers éléments, une enquête sera quand même effectuée, car les informations et photos transmises par le témoin correspondent à un phénomène assez classique de PAN, à savoir une réflexion du soleil sur un satellite. Les données sont par ailleurs remarquablement précises et détaillées. Au vu de la brièveté de l’évènement, deux hypothèses sont retenues au début de l’enquête, un flash satellitaire ou éventuellement un phénomène astronomique de type sursaut gamma. Cette dernière hypothèse consisterait à observer la partie du spectre visible du signal issu du sursaut gamma. La durée de l’observation objet de notre analyse est très courte, trop courte. Cette hypothèse est vite abandonnée. Le GEIPAN a proposé de soumettre la vidéo à son expert en astronomie mais aucun phénomène astronomique n’est répertorié ce soir-là dans la direction et l’heure d’observation. L’analyse de la photo permettra de repérer une faible trainée semblant coïncider avec le PAN (voir documents joints). Concernant l’hypothèse de l’observation d’un flash satellitaire, le GEIPAN, dans un premier temps, a recherché à l’aide de la base de données et de son outil dédié « environnement astronautique » un satellite dont les caractéristiques pourraient correspondre à celles du PAN. Suite au manque de résultat, le service de surveillance de l’espace du CNES est sollicité. Un premier satellite Starlink, qui n’est pas correctement référencé (éléments orbitaux non mis à jour), n’est finalement pas confirmé, après analyse de la trajectoire réelle de ce satellite. La recherche d’autres candidats dans la plage horaire (durée de temps de pose de l’image) a permis de trouver un autre satellite. Mais ce satellite se trouve dans la zone d’ombre, il n’est pas éclairé par le soleil et ne peut donc pas être visible depuis le lieu d’observation. Enfin, après une recherche à une altitude beaucoup plus élevée, il s’avère que l’observation correspond très probablement à un reflet du soleil sur un second étage de fusée DELTA. La reconstitution de la trajectoire de la trainée visible sur la photo confirme cette hypothèse. Cet objet orbitait à 20h22’10’’ UTC à une altitude de 6780 km et se trouvait à 0,5° de la direction estimée d’observation pour cet horaire. La marge d’erreur est imputable aux incertitudes liées à l’horaire exact d’apparition du flash, durant le temps de pose de 300 secondes. Ce cas est classé en catégorie A : observation d’un flash satellitaire, plus précisément reflet du soleil sur un élément de fusée DELTA. Le traitement de ce cas est le fruit d’un travail collaboratif avec plusieurs expertises menées pour le GEIPAN à la fois par l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP) et par le service de surveillance de l’espace (Centre d’Orbitographie Opérationnelle) du CNES. Cette étude nous a permis notamment de mettre en évidence un problème de mise à jour dans les applications grand public entre orbite prévue et orbite réelle de satellites venant d’être lancés. [GEIPAN classification A — Flash iridium]
February 22, 2022
Identified[D16] De Magescq, Aquitaine · France
Le 22 février 2022 à midi, un automobiliste circule sur la départementale 16 entre Magescq et Dax (40), en compagnie de sa fille. Sur une grande ligne droite, ils voient arriver par la gauche ce que le conducteur décrit comme une aile d'avion accompagnée d'une partie de sa carlingue. L'observateur indique que l'appareil passe à vitesse assez lente en face d'eux. Le phénomène apparaît masqué par les pins, traverse la route à leur hauteur et disparaît à nouveau derrière eux, sur la droite. L'automobiliste a d'abord cru à un avion sur le point de s'écraser tant il volait bas. D'étrangeté faible et d'assez bonne consistance* (deux témoins, témoignage unique mais assez complet, pas de photo du PAN), ce cas s'avère ètre l'observation d'un avion militaire (voir le compte rendu d'enquète). La description du phénomène évoque un avion partiellement masqué par les arbres, observé dans des conditions défavorables (durée réduite de 5 à 10 secondes et champ de visibilité restreint). La grande taille apparente de l'appareil suggère une forte proximité avec le lieu d'observation. Une restitution du trafic aérien par le CAPCODA confirme le passage d'un avion militaire en vol à vue à basse altitude (environ 300 mètres). La trajectoire et l'horaire correspondent parfaitement à ceux du PAN Il s'avère également que l'appareil effectuait une série de virages dans l'axe d'observation des témoins. Cela explique parfaitement la forme particulière perçue, avec une aile verticale surplombant la carlingue. Enfin, la hauteur angulaire de cet avion correspond en tout point à celle relevée lors du témoignage. Le cas est classé " A ", observation d'un avion militaire. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. *CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). [GEIPAN classification A — Avion]
February 19, 2022
Probable conventionalSaint-Junien, Limousin · France
Le 19 février 2022, aux alentours de 12h15, un automobiliste circule à SAINT-JUNIEN (87) lorsqu'il observe un phénomène aérien "non conventionnel" qu'il qualifie de « singularité». Il aperçoit, dans le ciel très nuageux, bas de plafond, 4 lumières statiques d'un blanc extrêmement intense qui semblent scintiller, pulser. Il distingue un segment de matière gris argenté mat, émergeant des nuages d'où proviennent les lumières. Son véhicule étant équipé d'une caméra embarquée qui filme tous ses déplacements, le témoin a pu enregistrer la séquence de son observation. La consistance de ce cas est bonne : un seul témoin mais une vidéo de la caméra embarquée. Le témoin a probablement observé des trouées dans les nuages (voir le compte rendu d'enquête). La vidéo rend tout-à-fait compte de cette observation. Le scintillement des lumières et le segment gris argenté mat perçus par le témoin qui ont conféré son étrangeté à l’observation sont probablement le résultat de changements dans la luminosité et de mouvements de la couche nuageuse. De plus, un examen de la vidéo embarquée montre que le PAN est visible par moments bien avant que le témoin arrive au rond-point, ne montrant aucune différence par rapport aux autres trouées. Le GEIPAN classe ce cas B : observation très probable de trouées et de reflets du soleil dans les nuages. [GEIPAN classification B — Nuage]
February 17, 2022 · 6:00 AM · SPHERE
Probable conventionalPalaiseau, Ile-de-France · France
Le 17 février, entre 6h et 6h30, dans son jardin orienté au nord, le témoin, en pause, observe un PAN de couleur jaune pâle/bleuté et lumineux se déplaçant d'ouest en est, le long d'une trajectoire légèrement descendante. Cette observation, d'une durée de deux secondes, a eu lieu alors que le PAN était visuellement situé derrière un avion de ligne en phase d'atterrissage. Après avoir accéléré et doublé l'avion, le PAN disparait au niveau de l'avion. Un seul témoignage est recueilli pour cet événement. Selon les critères du Geipan, ce cas est de consistance moyenne (la consistance est la quantité d’information fiable recueillie sur un témoignage), à savoir un unique témoin, absence de photo ou de vidéo du PAN et une durée d’observation très courte . L’analyse (cf .le compte rendu d'enquête) indique que le témoin a probablement observé un ballon LED. Cette hypothèse est étayée par les éléments suivants : - La forme du PAN ronde, - Les caractéristiques rapportées : objet lumineux de couleur jaune/bleutée, - Le déplacement linéaire dans la direction du vent dominant, d'ouest en est, - L'absence de trainée et de bruit. La dimension du PAN ne peut être précisément évaluée en raison du manque de données exploitables. Le témoin décrit sa taille comme étant « 1/15e de celle de l’avion », sans spécifier la méthode utilisée pour cette estimation (observation directe, évaluation rétrospective, etc.). De plus, du fait de l'incapacité à identifier l'avion en question, la distance entre celui-ci et le témoin, comme celle du PAN par rapport au témoin, demeurent indéterminées. Il est plausible que le PAN soit optiquement aligné avec l'aéronef, mais qu'en réalité, il ne soit pas à la même distance, notamment en raison des turbulences atmosphériques. Dans cette configuration, le PAN aurait pu être dévié de son axe de déplacement rectiligne. Par conséquent, il est tout aussi plausible que le PAN soit situé à une distance supérieure ou inférieure à celle de l'avion par rapport au témoin, ce qui rend impossible de déterminer avec certitude sa position relative. L'étrangeté perçue par le témoin réside dans l'accélération du PAN suivie de sa disparition, repérée visuellement au niveau de l'aile gauche de l'avion. Cette étrangeté peut être attribuée à une brève rafale de vent ayant provoqué son accélération, tandis que sa disparition soudaine peut résulter de son éventuelle désintégration une fois qu'il a atteint, selon l'observation du témoin, le niveau de l'aéronef. En conclusion, malgré l’absence relativement importante de données exploitables, en particulier en ce qui concerne les dimensions et la distance au témoin du PAN, ses caractéristiques physiques (forme ronde, couleur et luminosité) et dynamiques (déplacement dans le sens du vent), vont dans le sens de l’observation probable d’un ballon LED porté par le vent. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d’un ballon LED. [GEIPAN classification B — Ballon LED]
February 15, 2022
Identified[Train] De Paris, Ile-de-France · France
Le 15 février 2022, à 07h30, une passagère du train TGV INOUI 8483 circulant de Paris vers Poitiers, observe un point très lumineux blanc dans le ciel. Malgré plusieurs hypothèses d'explications plausibles émises par le témoin, ce dernier estime qu'aucune à son sens ne correspond à la trajectoire et au déplacement du PAN observé. Un seul témoignage est recueilli. Selon les critères du Geipan, la consistance de ce cas est correcte (la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage), à savoir bien que ce cas ne repose que sur un seul témoignage, celui-ci est étayé de photos et d'une vidéo courte mais exploitable (cf. le compte rendu d'enquête). L'aspect global du PAN sur les photographies et la vidéo, ainsi que la description fournie par le témoin, correspondent parfaitement aux caractéristiques de Vénus (forme, couleur, luminosité, aspect ponctuel). La description du PAN, les images (photos et vidéos) et le PAN identifié sur le dessin fourni par le témoin, concordent avec l'apparence de Vénus. Une vérification astronomique via Stellarium indique que l’astre se trouvait à un azimut de 141°, en parfaite corrélation avec l’azimut du PAN visible sur la vidéo. De plus, le témoin affirme qu’il n’y avait qu’un seul point lumineux dans le ciel. Vénus étant clairement visible, à cette heure-là et dans la direction indiquée par le témoin, ce dernier aurait, alors, vu et filmé deux points lumineux, au lieu d'un. La principale étrangeté perçue par le témoin réside dans le mouvement et la vitesse inhabituels du phénomène, pouvant être attribués à ce que l'on appelle communément "l'illusion de la boule suiveuse". Étant à bord d'un TGV allant jusqu'à 300 km/h, le défilement du paysage, des nuages et les changements de direction du train peuvent induire une impression de mouvement du phénomène observé. Le GEIPAN classe ce cas en A : observation de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
February 14, 2022 · 7:00 PM
IdentifiedEybens, Rhône-Alpes · France
Le 14 février 2022 au soir, trois témoins, postés derrière la fenêtre du balcon de leur appartement situé au troisième étage d’un immeuble à Eybens, observent un PAN, au-dessus des crêtes de la chaîne de montagnes de Belledonne, à l’est. Le PAN se manifeste sous la forme d’un arc circulaire brillant, d’un diamètre apparent équivalent à celui de la Lune et présentant une luminosité et une couleur similaires. Initialement convaincus d’observer la Lune, les témoins sont surpris de constater qu'après environ deux minutes, le PAN diminue progressivement de taille tout en restant immobile au-dessus des crêtes. Lors de cette diminution, une observation aux jumelles leur permet de distinguer brièvement deux points brillants rapprochés. Leur certitude qu’il ne s’agissait pas de la Lune est renforcée lorsqu’ils la localisent dans une autre direction, plus haute dans le ciell.Le témoin rapporte son observation via un questionnaire technique et un PV (procés verbal) de Gendarmerie. Pour ce cas de bonne consistance* (plusieurs témoins, enquête à distance suivie d’une enquête sur place avec un entretien cognitif pour un des témoins) nous avons pu étudier plusieurs hypothèses dont l’une s’est largement dégagée: celle de l’observation d’un phénomène de reflet (halo) sur la couche nuageuse des puissants projecteurs d’une (ou de plusieurs) dameuse(s) évoluant aux alentours de l’Alpe d’Huez, possiblement à proximité du Pic Blanc, situé à environ 30 km de distance des témoins (voir le compte rendu d'enquête). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme du PAN compatible avec un tel halo. La partie inférieure du cercle de ce halo est masquée par les crêtes montagneuses situées en avant-plan, ce qui génère une forme en arc-de-cercle. - Couleur identique à celle des projecteurs des dameuses. - Présence avérée (webcams) de plusieurs dameuses dans le secteur concerné et ce durant la totalité du créneau horaire de l’observation. - Azimut correspondant à la direction d’observation. - Présence avérée (Météo-France + webcams) d’une couche nuageuse située au-dessus de 3300-3500 m et nébulosité morcelée, voire absente, en-dessous de 2700 m. - Puissance lumineuse des dameuses visible sur les nombreuses photos et vidéos disponibles. - Compatibilité entre l’évolution d’une dameuse (virages, montées, descentes, marche avant/arrière) et l’impression de « lever/coucher » décrite par les témoins. - Absence de bruit (distance de ~30 km). Le cas est Classé en « A », observation du reflet des projecteurs d’une ou de plusieurs dameuse (s) sur la couche nuageuse. [GEIPAN classification A — Dameuse (lumière)]
February 9, 2022 · 7:45 PM · SPHERE
Probable conventionalMarciac, Midi-Pyrénées · France
Le 09 février 2022 vers 19h45, une automobiliste roulant sur la commune de Marciac (32) est intriguée par l’observation d’un phénomène lumineux de couleur, constitué de boules lumineuses se déplaçant d’ouest en est, sur une trajectoire légèrement descendante. Elle constate ensuite dans le ciel, une trainée dans la direction du PAN. D’étrangeté et de consistance moyennes : témoin unique, pas de photo ni vidéo du PAN, mais un témoignage assez complet avec toutefois un doute sur l’horaire précis d’observation (pas de réponse à notre demande de précision), ce cas s’avère être l’observation probable d’un bolide (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN (forme sphérique, couleur verte et jaune, forte luminosité, trajectoire horizontale rectiligne légèrement descendante, présence de rémanents) évoque assez bien une rentrée atmosphérique, qu’elle soit naturelle (bolide) ou artificielle (rentrée de débris satellitaire). Si les vérifications auprès du Centre Opérationnel de Surveillance de l’Espace CNES ont révélé qu’aucune rentrée atmosphérique artificielle n’avait eu lieu au-dessus de la France, au moment de l’observation, la caméra FRIPON de la station de Dax (40) a en revanche enregistré le passage d’un bolide à 20h05 (heure locale), dans une direction et avec une trajectoire cohérente avec celle du PAN. La durée d’observation a pu être surestimée par le témoin, un bolide visible durant deux à trois minutes restant exceptionnel. Il est possible également que l’heure d’observation donnée par le témoin « aux environs de 19h45 » soit plus proche de 20h05 que de 19h45. Le cas est classé B, observation probable d’un bolide. [GEIPAN classification B — Bolide]
January 31, 2022 · 8:45 PM · LIGHT
Probable conventionalMarmande, Aquitaine · France
Le 31 janvier 2022, vers 20h45, le témoin observe un premier point lumineux dans le ciel, à assez haute altitude, à une vitesse plus importante qu'un avion « classique » et qui ne clignote pas. Il l’observe pendant près de 3-4 minutes, jusqu'au moment où celui-ci s'affaiblit comme s'il prenait de l'altitude, puis disparaît. Deux minutes plus tard environ, il observe un autre point ayant le même comportement. La consistance de ce cas est moyenne, avec un témoin unique et une absence de photo ou de vidéo des PAN. Dans le compte rendu d'enquête (voir le document joint) nous avons montré que le témoin avait probablement observé deux ballons festifs éclairés par des LED, se déplaçant portés par le vent. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Déplacement rectiligne globalement dans le sens du vent, mais dont l’orientation présente quelques différences avec les données fournies par le témoin. De nuit et sans repères, les azimuts initial et final de déplacement des PAN restent difficiles à estimer pour le témoin, ce qui explique cette différence. - Couleur blanche, commune pour de tels ballons et luminosité non variable, contrairement à celle de lanternes célestes. - Forme ponctuelle, la distance d’observation ne permettant pas de distinguer la forme réelle des ballons, qui sont de dimensions modestes. - Les ballons sont souvent lâchés par petits groupes. L’observation de deux individus à quelques minutes d’intervalle est tout à fait plausible. L’étrangeté perçue par le témoin est due à la perception d’une ascension des PANs et de leur vitesse élevée. Nous avons montré que la perception de la disparition des PANs pouvait donner cette impression d’une prise d’altitude et également qu’il était très difficile d’estimer une vitesse de nuit en l’absence de repères. Bien que généralement ce type de ballon soit lâché le week-end au printemps ou en été en extérieur, un lâcher ponctuel reste possible en semaine, à l’occasion d’une fête locale, familiale par exemple. Le GEIPAN classe le cas en « B » : observation de deux ballons de baudruche fantaisie équipés d’une lumière LED. [GEIPAN classification B — Ballon LED]
January 22, 2022 · 8:25 AM · OVAL
IdentifiedAnnemasse, Rhône-Alpes · France
Le 22 janvier 2022, au matin, deux personnes en extérieur, dans une cour de bâtiment, remarquent deux PAN noirs évoluant ensemble dans le ciel, restant à proximité l'un de l'autre, tout en se déplaçant silencieusement. Un seul témoignage est recueilli (voir le compte rendu d'enquête). Une première hypothèse, celle de l’observation d’un vol de parapentes, a été explorée. En effet, Le témoin a en premier lieu pensé à cette hypothèse et la direction d’observation pointe vers un site très fréquenté par des parapentistes. Le club local de parapentes a d’ailleurs confirmé que, bien que rares, les vols de parapentes au moment de l’observation étaient possibles. Malheureusement, il n’a pu ni confirmer ni infirmer la présence de parapentes au moment de l’observation. La seconde hypothèse explorée s’est avérée être plus probante puisque se conformant mieux à l’apparence et au comportement du PAN, et en particulier : - La forme, arrondie, des deux composantes du PAN cadre bien avec l’hypothèse de deux ballons. - La couleur, qualifiée de « noire », est possible pour de tels ballons. - L’observation a eu lieu un samedi, d’où la possibilité de ballons égarés par un enfant. - Leur comportement l’un par rapport à l’autre (déplacement en tournant sur eux-mêmes et en passant l’un dessous l’autre) est typique de deux ballons attachés ensemble, probablement par la ficelle permettant de les tenir en main, mais qui est non visible à une telle distance d’observation. - Enfin le vent, selon une altitudes modérée (moins de 200 m), est variable sur 360° et a été estimé nul à très faible, ce qui explique le déplacement d’ensemble, successivement de gauche à droite puis inversement. Selon les critères du Geipan, d’étrangeté moyenne et de bonne consistance (deux témoins, mais témoignage unique, photos et vidéo du PAN), ce cas s’avère être une observation probable de deux ballons fantaisie attachés ensemble et ballotés au gré du vent très faible et variable. Le GEIPAN classe le cas en A : observation de deux ballons fantaisie reliés entre eux. [GEIPAN classification A — Ballon]
January 20, 2022 · 7:05 AM
Cap-D'Ail, Provence Alpes Cote d'azur · France
Un témoin rapporte au GEIPAN de nombreuses observations de PAN faites depuis son domicile à CAP-D'AIL (06). L'investigation de ce cas s'est avérée impossible pour les raisons suivantes (voir le compte rendu d'enquête): - Le questionnaire initial soumis au GEIPAN porte sur plusieurs observations peu ou pas documentées, qui ne semblent pas avoir de lien évident avec les deux photographies jointes. Il est à noter, également, que le témoin a mentionné la date du 20 janvier 2022, sans que celle-ci soit associée à une observation spécifique. - en réponse à une demande de précisions de l’enquêteur, le témoin envoie un courriel qui ne fait pas référence à ses observations initiales, mais aborde une observation différente que celle mentionnée dans le questionnaire. Ce courriel est accompagné de plusieurs photographies relatives à d'autres observations que celle déclarée initialement.. Une étude des deux documents (questionnaire et mail) permet de mettre en évidence l’existence d’au moins 6 observations distinctes, soit photographiques, soit testimoniales (mais jamais les deux simultanément) qui se sont toutes avérées être totalement inexploitables par manque plus ou moins important de données essentielles ayant permis de les étudier. Le GEIPAN classe le cas en « C » : multiples observations pour lesquelles le manque important de données ne permet pas d’envisager d’analyse. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
January 12, 2022 · 4:00 PM
IdentifiedPont-A-Mousson, Lorraine · France
Le 12 janvier 2022, le témoin, accompagné de 2 personnes, se promène à la sortie de la ville de PONT-A-MOUSSON (54), lorsqu’il aperçoit dans le ciel, vers l’est, un objet de couleur aluminium/noir de forme tubulaire. Les témoins observent cet objet, évoluant en ligne droite et semblant, par instants, tourner sur lui-même. L'observation durera cinq minutes avant de le perdre de vue. La consistance de ce cas est bonne : un seul des trois témoins a rapporté son observation mais les deux vidéos et la photo viennent utilement compléter le questionnaire. L’enquête a conclu à l'observation, par le témoin, d'un objet porté par le vent, très probablement un ballon festif mylar ( voir le compte rendu d'enquête). L’étrangeté perçue par le témoin était essentiellement due à la forme du PAN « objet tubulaire », mais l’enquête confirme que les ballons mylar peuvent être de formes variées, certains pouvant donner l’impression de forme tubulaire. Le GEIPAN classe le cas en A : ballon festif mylar. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]