The catalog
Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
1,155 entries
May 13, 1980 · 10:30 PM · SPHERE
IdentifiedRoye, Picardie · France
Le 13 mai 1980 à 0h05, deux gendarmes en patrouille sur l'autoroute A1 aperçoivent un objet lumineux au-dessus du péage de Roye (80). Intrigués, ils continuent leur route jusqu'au parking d'une aire de repos puis contactent par radio leur P.C, où un autre gendarme confirme la présence de l'objet dans le ciel. L'un des témoins prend deux photos du PAN, mais le développement du film s'avérera négatif. Reprennant leur véhicule en direction du Nord, les gendarmes constatent que le PAN semble suivre la voiture. L 'observation durera prés d'une heure. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « C » en 1980 par le GEPAN. Il aujourd'hui l'objet d'un réexamen (voir Note s'enquête). Ce cas est consistant (2 témoins principaux et 2 autres témoins secondaires), la description du lieu d'observation et du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur...) avec un objet astronomique connu : Vénus au coucher. De plus, Vénus était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (impression de poursuite, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée à une méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
May 8, 1980 · 10:00 PM · SPHERE
IdentifiedToulaud, Rhône-Alpes · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé TOURNON (07) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 08 mai 1980 vers 22h 30 des militaires, en exercices de tir de nuit, observent un phénomène particulier au-dessus du terrain d'entraînement. Leur attention est attirée par un point émettant une lumière vive blanchâtre. Les témoins décrivent un objet à l'Ouest qui se déplace dans leur direction se rapproche et s'éloigne sans bruit. La durée d'observation est longue avant que l'objet ne disparaisse à l'Ouest. Ces témoignages de militaires de carrière rapportés par le PV de gendarmerie présentent les caractéristiques d’une observation d'un astre. Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, venus, lune, soleil) : - durée d'observation longue de plus de 30 minutes, faible hauteur dans le ciel, quasi-stationnarité ou très faible trajectoire dans le ciel. En effet, aucun des témoin ne décrit une évolution angulaire du PAN, alors que l'observation est sur plus de 1h. - sensation de déplacement avant arrière du PAN. Le témoin ayant interprété l’astre comme un objet proche, toute variation d'intensité lumineuse de l'astre est logiquement interprétée comme un déplacement vers l'avant ou l'arrière de l'objet qui garderait son intensité propre constante. T2 dit "Ce point lumineux devait se trouver à une distance assez grande, au-dessus de la montagne! Ce point s'est rapproché, jusqu'à devenir de la taille d'un ballon de football, il était d'une grande luminosité. Il s'est arrêté face à nous, dans la direction des cibles, et sa luminosité a éclairé sensiblement l'endroit où nous nous trouvions. Je précise que le ciel où se trouvait cet objet était absolument dégagé de tout nuage". T1 dit "Cet objet est ensuite reparti à une vitesse bien plus vite que celle qu'il était venu. Lorsque cet engin est reparti, nous avons continué notre séance de tir. Dix à douze minutes après s'être éloigné, cet engin est revenu mais à une distance beaucoup plus éloignée". - non identification par les témoins d'un astre remarquable car très lumineux pourtant présent dans la direction de l'observation, alors que le ciel est décrit comme dégagé et étoilé. On vérifie qu'il s'agit effectivement d'un astre à savoir Vénus. La direction de Vénus (évoluant de azimut 290° à azimut 300°) est compatible de l’observation de T1, seul témoin donnant la direction: "Ce phénomène venait de la direction de l'ouest. Il est reparti dans la même direction" (le mouvement Ouest-Est étant l'illusion de rapprochement-éloignement précédemment décrite). La première méprise, qui entraine l'autre (mouvement avant-arrière) réside dans la non reconnaissance de l'astre. Vénus est à l'origine de nombreuses méprises. Il s'agit de "l'étoile" de loin la plus brillante, (ici magnitude -4,5), elle est visible à faible élévation dans le ciel (ici de 16° à 11°) et ses rayons traversent une forte épaisseur atmosphérique, conférant des effets variables, de variation d’intensité lumineuse, de distorsion de couleur, de halo, voire d'oscillation du fait de turbulences dans l'atmosphère. Ici, le PAN est vu jaune ou blanc, et selon des intensités variables. Tous ces effets existent même en absence de nuages et peuvent être accentués (variation d'intensité, jusqu’à quasi- disparition) par la présence de voiles nuageux sinon invisibles. On vérifie que Vénus est bien visible compte tenu des montages environnantes : l'obstacle dimensionnant en élévation dans la direction de Vénus depuis le champ de tir est le mont de Rosier ou Cerisier à 700 m d'altitude soit une dénivelée d'environ 200m depuis le champ de tir à plus de 1,5 km, soit encore un angle de 8°, trop faible pour masquer Vénus. Les indications des témoins, s’agissant de la direction du PAN ne sont pas assez précises pour assurer une correspondance exacte avec Vénus. Mais les témoins assurent l'absence de nuages et "un temps étoilé", ils observent à l'Ouest, à hauteur voisine des montagnes et ne remarquent pas Vénus qui est l'étoile "qui saute aux yeux" quand on regarde ce secteur de ciel (les autres étoiles "fortes" sont Capella et Procyon, beaucoup moins lumineuses, magnitude de 4 points inférieures !), alors même qu'ils font mention à la taille d'une étoile pour qualifier la taille finale du PAN. Si le PAN aurait été autre que Vénus, Vénus aurait été utilisée pour repérer le PAN. Les autres éléments d'étrangeté comme " l'éloignement du PAN" lorsque les lampes sont orientées vers lui ou la montre qui le lendemain est en avance sont de pures coïncidences qui ont ici attiré l'attention des témoins en raison du climat d'étrangeté déjà en place. Les éléments ci-dessus ne laissent aucun doute. Le GEIPAN classe le cas en A : observation de Vénus. Ces témoignages sont peu précis en terme d'informations. Ils illustrent bien l'étrangeté que peut engendrer un astre, ici Vénus, y compris pour des militaires de carrière. [GEIPAN classification A — Vénus]
April 11, 1980
Identified(Dpt) Bas-Rhin, Alsace · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SOULTZ SOUS FORETS (67) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Dans la nuit du 11 au 12 avril 1980 entre 23h50 et 0h30 plusieurs témoins vont observer longuement et depuis différents lieux un phénomène lumineux dans le ciel. Ce phénomène, statique ou en déplacement lorsque les personnes se déplacent dans leur véhicule, intrigue les témoins. Les témoignages rapportés par les PV de gendarmerie (N°491 et N°307) présentent les caractéristiques d’une observation d'un astre. Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, Vénus, Lune, Soleil ): - durée d'observation longue de plus de 30 minutes, faible hauteur dans le ciel et disparition finale du PAN derrière le relief local. - position du PAN stable à l’arrêt du témoin et mobile dès lors que le témoin se déplace avec perception d'être suivi par le PAN. Il s'agit de l'illusion de la "boule suiveuse". La direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin a déjà au préalable été surpris par l’aspect du PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est compris comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant la vitesse de ce dernier, ici à gauche des témoins sur la route de Hoelschloch à Merkwiller. Et bien sûr, arrivé à Merkwiller, le PAN "contourne l''église" située à gauche de la direction suivie par la voiture et au carrefour, lorsque le véhicule s’arrête, le PAN reste au niveau du carrefour. - non identification par les témoins d'un astre remarquable car très lumineux pourtant présent dans la direction de l'observation, alors que le ciel est décrit comme dégagé et étoilé. On vérifie qu'il s'agit effectivement d'un astre à savoir Vénus qui, à 23H50, est très visible (magnitude - 4,4) en azimut 301° et à hauteur 6,2°. - les repérages de visées des témoins T2 et T3 concordent, ils situent le PAN "au dessus du Liebfrauenberg" qui est en fait le château du même nom. T1 utilise un repère moins précis (" à proximité des radars de la base de Drachenbronn") et T3 mentionne à la fin de sa déposition ces mêmes radars tout en répétant que le PAN était au-dessus du Liebfrauenberg ("Je précise que lorsque la boule était au - dessus du Liebfrauenberg, dans cette direction, elle se trouvait très prês et juste au-dessus des installations radars de la Base Aérienne, à leur gauche.". La formule est confuse, d'autant qu'il y a 20° à 30° d'écart d'azimut entre les deux repères (selon la largeur du domaine attribuée au château du Liebfrauenberg). On peut penser que T3 a surtout voulu attirer l'attention sur le fait que des radars militaires n'étaient pas loin de l'OVNI. T4 mentionne "nous avons pu observer pendant une demi-heure environ l'objet qui se trouvait apparemment en stationnement au-dessus de la base de DRACHENBRONN". On note que T4 n'est pas originaire des lieux (service militaire) et a pu utiliser la référence de T1 ou T3 (les témoins étaient tous ensemble au moins à un moment de l'observation), ce que traduirait le "apparemment", mais tout en faisant un raccourci, il parle de la base, qui est en direction NE, et non des radars de la base qui sont en direction Nord Ouest Nord. - en prenant le repérage précis utilisé par T2 et T3 et non infirmé par T1 et T4, à savoir le château du Liebfrauenberg et comme lieu d'observation le carrefour de Merkwiller ou le lieu-dit Hattenweg, la visée correspond à l'azimut de Venus (~300°). On vérifie que le profil altimétrique dans cette direction (à +/- 5° autour) ne cache pas Vénus, l’obstacle le plus en élévation (massif de la forêt de Goersdorf) se trouvant à 4,2 km (de Hattenberg) avec un dénivelé de 200 m soit à une élévation relative de 2,7°. Selon cette estimation, le masquage de Vénus intervient à 0H20 alors que les témoins le notent à 0H25 ou 0H30, la variation d’élévation sur 10 mn est de 1,2°. On est parfaitement dans les marges d'erreur d’appréciation ou de connaissance des heures exactes des éléments d'observation comme des positions précises des témoins au moment de ces observations (influe sur l'évaluation des masquages). Le PV de gendarmerie N°491 note dans sa synthèse d'enquête et le dessin associé que le PAN a fait une fuite finale (après une demi-heure de stabilité au-dessus du Liebfrauenberg) vers le Nord EST. Ce qui viendrait en contradiction avec l'hypothèse. Mais T2 et T4 ne mentionnent pas de fuite finale. L'expression utilisée par T2 "ce dernier est resté jusqu'à 0 heure 30 au dessus du Liebfrauenberg, J'ignore quelle direction il a prise par la suite, je n'ai pas fait attention." laisse penser que T2 avait connaissance de témoignages de fuite finale mais n'était pas en mesure de confirmer. T3 mentionne "cette boule est partie en laissant une traînée jaune, en direction du Nord". T3 a pu subir l'illusion classique d'une réduction finale d’intensité de l'étoile ( en raison de la couche atmosphérique) en l’interprétant comme un éloignement soudain en distance et il aurait approximer une fuite vers le Nord Est (Vénus est alors à 308°) en fuite vers le Nord comme il approximait déjà Liebfrauenberg et les radars de la base. T1 indique "L'objet se tenait immobile à proximité des radars de la base de DRACHENBRONN, Nous avons observé ce phénomène jusque zéro heure vingt-cinq à laquelle il s'est éloigné à très grande vitesse vers LOBSANN. LOBSANN étant en NE, cette indication traduirait une nette fuite finale du PAN franchement vers la droite sans possibilité de l'associer à une fuite en distance comme pour T3. Néanmoins le témoignage de T1 vient en écart des autres sur plus d'un point. Dans la phase en voiture (avec T2 et T4), T1 décrit le PAN "haut dans le ciel" alors que T4 et T2 le voient sur la gauche (ou dans une direction fixe équivalente à la gauche) et alors que T4 mentionne que T1 a signalé aux autres le PAN sur sa gauche. T1 est le seul à décrire un PAN en "deux disques reliés par un trait". Enfin T1 décrit une traversée de route par le PAN, le PAN venant de la droite. Cette sensation d'évolution du PAN par rapport à la route a pu se produire mais pas dans ce sens et pas dans ces proportions. Le cap de la route n'est pas stable, en particulier au niveau du cimetière (zone signalée par T1 comme franchissement de la route par le PAN) , le cap passe de N à NE et donc la direction de Vénus par rapport à la route passe de la gauche ( cap 10H) pour se caler au voisinage du cap de la route (cap 12h) . Ces éléments de singularité et/ou d’exagération des sensations de T1 nous conduit à ne pas les retenir. Les autres éléments d’étrangeté apparente, comme les changements de couleur, les impressions de baisse de hauteur du PAN par saccade ou escalier, sont classiques de l'observation de Vénus à faible élévation au travers des couches atmosphériques créant les modifications de couleurs. La première méprise (non reconnaissance du fait de la lueur et des couleurs) est à l'origine de l'erreur d’appréciation de distance et in fine de l'illusion de boule suiveuse. L'ensemble se consolide mutuellement en étrangeté. La forte cohérence d'aspect et de position dans le ciel avec Vénus ne laisse aucun doute. Les quelques éléments qui s'opposeraient (fuite finale vers l'EST) ne peuvent être retenus car ils viennent d'un seul témoin parmi les 4, en singularité ou contradiction avec les trois autres. Enfin aucun des témoins n'a distingué Vénus pendant plus de 30 minutes, alors que le ciel est dégagé et que Venus est dans la direction d'observation et aurait dû être un repère clef pour situer le PAN. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observations de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
April 7, 1980 · 2:00 AM · SPHERE
IdentifiedSaint-Usuge, Bourgogne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site : www.cnes-geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé C et nommé LOUHANS (71) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 07 avril 1980 vers 2h du matin, deux personnes (T1 passagère et T2 conductrice) circulant sur la départementale D13 à quelques kilomètres de Saint-Usuge (71) aperçoivent une lumière rouge orangée à très basse altitude. Cette lumière est située approximativement au-dessus de la rivière " la Seille" et semble se déplacer en suivant le cours d'eau. Sur la D178 au lieu dit "Varennes", le PAN est vu comme une boule, se déplaçant au ras du sol par bonds successifs. Les témoins voient ensuite la boule chuter et s'immobiliser sur un côté de la route. La conductrice s'arrête puis prise de panique recule et fait demi-tour. Alors qu'une voiture arrive en sens inverse, les témoins voient la boule prendre de l'altitude et disparaître. Les témoins se rendent à la gendarmerie. L'observation a duré 10 minutes environ. Ce cas est consistant (deux témoins), la description du PAN observé est assez précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute (voir les notes d'enquête). Le classement initial en C ne paraît pas du tout justifié. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au lever. La Lune était effectivement en train de se lever dans l’axe que les témoins indiquent. Les perceptions de mouvement du PAN correspondent aux illusions typiques créés par un astre : Le PAN suit les témoins en mouvement selon une trajectoire parallèle, c’est l’illusion de la boule suiveuse. - la direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture du témoin suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile le long du paysage. Comme le témoin ne voit pas l’astre mais un PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est perçu comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant les marches/arrêts ; - la perception de déplacement de PAN est introduite par son défilement (apparent) le long du paysage. En absence totale de paysage (mer, désert), l’illusion ne se produit pas ou peu. Si les repères de paysage sont proches, l’astre défile derrière eux rapidement, s’ils sont loin, le défilement et donc la perception de vitesse de déplacement du PAN est moindre. Il suffit qu’il y ait une alternance de repères plus ou moins proches dans le paysage pour que le témoin perçoive des déplacements du PAN en saccades par bond (« se déplaçant par bonds »). De même, la notion de hauteur du PAN par rapport au paysage situé dessous est relative, une alternance de hauteurs de paysage (mal reconnu) peut induire une perception d’alternance de hauteur absolue du PAN contribuant aussi à la notion de mouvement par bonds du PAN. Un autre phénomène de mouvement de l’astre peut être créé par sa variation d’intensité lumineuse, elle-même causée par l’évolution du voile atmosphérique devant l’astre (le ciel n’étant pas totalement dégagé). Cette variation est logiquement interprétée par le témoin comme une variation en distance (vers lui ou à l’opposé de lui) du PAN selon des vitesses souvent qualifiées de fulgurantes, en particulier lors de la fuite et de la disparition finale. Cette fuite en distance est alors logiquement décrite comme une fuite dans le ciel ou "une prise d’altitude" et le témoin ne voit et ne décrit bien sûr aucune variation de position en site ou azimut (en effet ceux de l’astre sont fixes). Ici, le témoin dit « la boule s’est élevée à grande vitesse, en obliquant sur la droite par rapport à notre sens de marche ». Effectivement, auparavant le PAN « suivait » les témoins et avait une trajectoire parallèle sur leur droite, la fuite finale en distance du PAN est logiquement perçue comme un éloignement vers la droite du PAN avec donc changement de trajectoire de ce dernier. Il est à noter l’état de stress et de panique dans lequel sont plongés les témoins : « prise de panique, ma sœur a reculé » (T1). Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue, conduite de nuit, panique). En conséquence, le GEIPAN classe le cas comme PAN A : observation liée à une méprise avec la Lune au lever. [GEIPAN classification A — Lune]
April 5, 1980 · 9:15 PM · SPHERE
IdentifiedParis, Ile-de-France · France
Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment nommé LE CHESNAY (78) 1980 et classé D fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 05 avril 1980 vers 22 heures 45, un témoin à LE CHESNAY (78) observe une boule très lumineuse blanche montant silencieusement par saccades dans le ciel et laissant derrière elle une trainée blanche. L'objet part ensuite à l'horizontale à très grande vitesse avant de disparaître. le témoin intrigué en parle autour de lui et une autre personne raconte qu'un peu plus tôt à PARIS (75) elle a vu également le déplacement d'un phénomène similaire. Les deux témoins sont entendus en Gendarmerie. Deux cas d'observations sont créés : CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 et PARIS (75) 05.04.1980. Les deux phénomènes observés par les témoins étaient probablement deux rentrées de météoroïdes observées à environ une heure d’intervalle au-dessus de la région parisienne et se déplaçant selon une trajectoire différente (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - PAN décrits comme étant de forme sphérique, de couleur blanche et lumineux ; - présence d’une traînée ; - durée d’observation très courte, de l’ordre de quelques secondes ; - déplacement rectiligne pour le PAN observé par T2. Quelques étrangetés présentes ont pu être expliquées : - pour T2, l’apparente immobilité initiale du PAN pendant deux secondes se retrouve dans certaines observations de bolides, au tout début de leur entrée dans l’atmosphère, avant que la traînée ne se forme ; - pour T1, la première étrangeté, relative au déplacement en « saccades » n’est qu’apparent et est probablement créé par des variations de luminosité du bolide ; - la seconde étrangeté, plus importante, est celle liée à une trajectoire semblant être « en angle droit ». Nous avons pu montrer que cette notion « d’angle droit » devait être relativisée pour de multiples raisons : • les indications géographiques données par le témoin concernant l’azimut initial et final auxquels le PAN se trouvait sont imprécises et laissent ouvertes des possibilités de déplacement du PAN selon un angle pouvant aller jusqu’à environ 150°, ce qui traduit plutôt une trajectoire incurvée ; • ce type de trajectoire incurvée, bien que rare, existe pour les bolides. Nous avons pu en trouver des exemples ; • le témoin indique avoir dû « rejeter sa tête en arrière » pour continuer à observer le PAN, ce qui peut simplement signifier qu’il ait eu besoin de lever la tête pour le suivre car il sortait de son champ de vision ; • un effet de perspective est très probablement présent. Le témoin observe le PAN « monter dans le ciel » et pense avoir affaire à un objet s’élevant verticalement en prenant de l’altitude. Lorsqu’il se rend compte qu’il doit lever la tête pour le suivre, il pense que le PAN a changé de trajectoire pour se déplacer parallèlement à la terre, d’où son impression d’une trajectoire globale « perpendiculaire ». En 1980, il n’y avait aucune des facilités actuelles d’enregistrement de témoignages de passages de météoroïdes. L’absence d’enregistrement autre n’est pas déterminante. Les enregistrements modernes montrent que les rentrées se produisent de manière plutôt aléatoires et peuvent survenir dans des délais brefs au-dessus de lieux proches. Le GEIPAN de l’époque n’avait pas cette expérience et a pu exclure l’hypothèse météoroïde en cherchant un seul et même phénomène pour les deux observations. La consistance est moyenne, avec une description des PAN succincte. Bien que les témoins fournissent des données angulaires d’élévation initiale pour les deux PAN, des données supplémentaires auraient été profitables, surtout pour le PAN vu par T1 qui manque de précision en azimut et élévation finale. On note une forte probabilité de contamination entre les témoignages T1 et T2 qui portent sur des observations de PAN distincts que les témoins, qui ont échangé avant déposition, ont naturellement eu tendance à rapprocher. En conclusion le GEIPAN classe le cas : - CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 en B : observation probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T1. - PARIS (75) 05.04.1980 en A : observation très probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T2. [GEIPAN classification A — Météoroïde]
March 29, 1980 · 10:45 PM · SPHERE
IdentifiedFay-Le-Clos, Rhône-Alpes · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions, en mettant à profit de nouveaux moyens techniques (logiciels) et l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années. Ce réexamen aboutit quelquefois à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-VALLIER (26) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte-rendu d'enquête). Lors de trajets, plusieurs personnes dans deux voitures observent le déplacement vers l'Ouest d'un phénomène lumineux circulaire dans le ciel. Le PAN est décrit comme une boule très lumineuse de couleur (blanche phosphorescente, orangée, rouge selon les témoins) avec des "reflets verts" en forme de "pieds". Une fois tous arrivés au même endroit, ils continuent leurs observations jusqu'à ce que le PAN disparaisse derrière les montagnes en direction de le Nord-Ouest. Les observations ont duré entre 5 et 20 minutes. Les témoins ont très probablement observé VENUS. La durée d’observation, importante, est classique de ce type de confusion avec un astre. L’observation s’est déroulée vers le nord-ouest ou l’ouest et à une faible élévation angulaire, ce qui correspond bien à l’emplacement de Vénus aux heures de l’observation, qui était située aux environs de 6° d’élévation, à l’ouest-nord-ouest. L’apparence du PAN, principalement décrit comme étant blanc, ponctuel et fortement lumineux, correspond parfaitement avec l’hypothèse. Les variations dans le récit de quelques témoins relativement à cette apparence traduisent le fait que Vénus se trouvait très bas sur l’horizon et était sujette aux turbulences atmosphériques pouvant faire varier de façon temporaire et aléatoire sa luminosité et produire des effets de couleurs brefs (rouge, vert…) , mais également produire de forts éclats, ce que les témoins traduiront par des « pieds lumineux ». La perception de déplacement rapide du PAN s’explique par le déplacement des témoins en voiture. L’astre non reconnu défile le long et derrière l’environnement parcouru par le véhicule et est perçu comme un PAN suiveur. D’autres déplacements perçus rapides, mais le témoin étant à l’arrêt résultent de la diminution d’intensité lumineuse de l’astre (épaisseur de voile atmosphérique) que le témoin interprète logiquement comme un déplacement en éloignement du PAN. La perception de déplacement lent du PAN correspond bel et bien au coucher de Vénus et sa disparition à celle de Vénus derrière les montagnes du Forez. Le seul élément qui pourrait limiter cette hypothèse serait la présence d’un obstacle nuageux empêchant ce soir-là de voir Vénus. Néanmoins, la seule indication disponible étant celle d’un ciel globalement dégagé (2/8) à 35 km, vu la forte correspondance avec Vénus, la probabilité qu’il s’agisse d’un autre phénomène sur fond de nuages cachant Vénus est très faible. En conclusion, le GEIPAN classe le cas en A, observation très probable de la planète Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
March 23, 1980 · 12:30 AM
IdentifiedSaint-Remy-De-Provence, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 23 mars 1980 à 22h 20 des personnes alertent la Gendarmerie : ils observent des phénomènes lumineux inexpliqués évoluant à la base de la tour-relais de télévision hertzienne du "Mont Caume". Se rendant immédiatement sur les lieux et lors de vérifications menées les soirs suivants, il s'avèrera que les phénomènes lumineux viennent de projecteurs de signalisation nouvellement installés au pied de la tour. De plus, les gendarmes constateront que d'autres effets lumineux aperçus depuis cet endroit ne sont en fait que les éclairages publics de villages environnants et les phares de véhicules qui se déplacent. Ces signalisations lumineuses sont à cette époque noyées et perturbées régulièrement par de la brume et des conditions climatiques défavorables. [GEIPAN classification A — Signalisation lumineuse]
March 10, 1980 · 10:10 PM
IdentifiedAuthon-Du-Perche, Centre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NOGENT-LE-ROTROU (28) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d'enquête). Le 10 mars 1980 vers 21h30, les gendarmes d'une brigade entendent par radio sur la fréquence d'une autre brigade qu'un automobiliste circulant sur la D13 entre Les Etilleux (28) et Nogent-le-Rotrou (28) a aperçu un PAN. Plusieurs gendarmes scrutent le ciel dans la direction indiquée mais ne font aucune observation. A 22h10 un gendarme (T1) fermant les persiennes de sa chambre à la caserne d'Authon-du-Perche (28) aperçoit avec son épouse une boule lumineuse dans le ciel clair en direction de Les Etilleux (28). Le gendarme fait appel à son chef (T2) et aux autres gendarmes : tous observent les évolutions du PAN en forme de boule ou disque (changement de couleur de l'orange vif au rouge et déplacement par bonds successifs et arrêts) jusqu'à sa disparition (heure exacte non indiquée sur PV). A 22h40 quatre gendarmes (T3, T1, T4, T5) partent en voiture en direction de Les Etilleux (28) sur la D9 puis vers Coudray-au-Perche (28) avant de revenir à Authon-du-Perche (28). Durant leur déplacement les gendarmes remarquent une masse lumineuse de couleur rouge foncée (PV). Puis lors de l'arrêt au lieu-dit "Moulin Neuf" (commune de Coudray-au-Perche) les gendarmes observent de nouveau un phénomène décrit comme un objet ovale lumineux immobile et silencieux à basse altitude. Le PV indique que cet objet était composé de deux parties, un premier tiers inférieur avec des lumières éblouissantes et le second tiers supérieur avec des lumières à prédominance rouge-orangée et des points rouges parsemés sur une même ligne horizontale. Autour de l'objet une lueur formait une "auréole". Aucun autre témoignage ne sera recueilli dans les localités traversées. Nous disposons d’un procès-verbal d'enquête préliminaire de gendarmerie (sans PV d'audition de chacun des 5 témoins) et d’un rapport d’enquête privée provenant du Groupe de Recherches Cosmographiques (GRC) du Mans édité le 10 décembre 1980. Ce rapport (en document joint) nous donne entre autres la transcription de l’enregistrement de chaque témoignage ainsi que des dessins sur les PAN observés. Le GEIPAN ne maîtrisant pas les conditions de l’enquête privée pour la collecte des témoignages, ce rapport privé est cité à titre d’information et pour illustrer les différences entre les récoltes des témoignages selon les conditions. Il se trouve que les conclusions du GEIPAN peuvent être établies sur les seules bases du PV sans que les éléments du rapport privé amènent des éléments décisifs de confirmation ou d’infirmation. Faute d’informations, nous ne prendrons pas en compte l’observation initiale d’un automobiliste circulant sur le CD13 entre Les Etilleux (28) et Nogent-le-Rotrou (28), ayant eu lieu vers 21h30 et rapportée par radio aux gendarmes, sans plus de précisions. Ce cas d’observation est complexe et difficile à exploiter : - complexe car il concerne l’observation par cinq gendarmes de plusieurs phénomènes très probablement bien distincts, qu’ils n’ont pas su ou pu reconnaître. - difficile à exploiter car la consistance est médiocre : 1/ Concernant le procès-verbal qui doit constituer la pièce maîtresse et déterminante des témoignages en absence d’autres collectes de témoignages menées directement par le GEIPAN. On note la faiblesse des informations, avec de plus une agrégation sans distinction d’origines propres à chacun des témoins ne permettant pas d’apprécier le degré de convergence et divergence. 2/ De surcroît le caractère confus ou contradictoire de certaines informations figurant dans le rapport d’enquête privée GRC, particulièrement en ce qui concerne les échanges avec l’enquêteur, ne serait pas de nature à modifier l’appréciation de la consistance. On dégage trois phases d’observation successives, assez bien délimitées, concernant des phénomènes distincts : - Une première phase, s’étant déroulée depuis la Gendarmerie, pour laquelle on montre qu’elle concernait l’observation de la planète Vénus, parfaitement visible ce soir-là puisque les témoins affirment voir des étoiles dans la direction d’observation. Vénus est en phase de coucher, bas sur l’horizon, et les conditions particulièrement défavorables permettent d’expliquer la méprise. En effet, outre les effets des turbulences atmosphériques, la confusion avec Vénus s’est accompagnée d’un effet autocinétique de groupe, pour l’observation à l’œil nu, et de divers défauts optiques liés au témoin T2 (astigmatisme), au matériel utilisé (aberrations optiques) et à son utilisation (mauvaise mise au point) pour l’observation aux jumelles. Pour cette phase, par rapport à ce qui précède, les seules informations disponibles dans le PV « une boule lumineuse dix fois plus grosse que les étoiles apparaissant dans le ciel exempt de masses nuageuses » attestent l’aspect général du PAN et la visibilité d’étoiles dans la direction d’observation sans pour autant que les témoins ne mentionnent la présence de Vénus pourtant bien distinguable, sont des éléments suffisants pour établir l’hypothèse de méprise avec Vénus. L’enquête privée réalisée dans des conditions non connues du GEIPAN n’amène rien qui pourrait consolider ou invalider cette hypothèse. En conséquence le GEIPAN conclut pour cette première phase : A, observation très probable de VENUS. - Une seconde phase, s’étant déroulée sur une partie du trajet effectué par les témoins en voiture et concernant l’observation de trois points lumineux rouges orangés. Très peu de données concernant cette phase intermédiaire sont disponibles que ce soit dans le PV ou dans le rapport d’enquête privée. Il nous manque en particulier les données basiques comme les azimuts et hauteurs d’observation, les dimensions angulaires des PAN et de l’espace les séparant, etc… En conséquence le GEIPAN conclut pour cette deuxième phase : C, manque de données fiables. - Une troisième phase, s’étant déroulée véhicule arrêté, sur le trajet retour vers la Gendarmerie. Elle concerne l’observation d’un PAN par quatre témoins, qui en donnent une description différente. Cette phase n’a pas pu être étudiée pour les raisons suivantes : -- absence de données exploitables dans le procès-verbal, en particulier les données existantes, toujours dans le procès-verbal, sont présentées de façon à laisser penser que l’ensemble des témoins a observé et décrit le phénomène exactement de la même manière, alors qu’il s’agit d’une agrégation faite par un des gendarmes pour l’ensemble des témoins ce qui ne nous permet absolument pas de voir le degré de divergence ou convergence de l’ensemble des témoins alors que le GEIPAN s’attache à récupérer les témoignages individuels de chacun des témoins. Dans le cas présent cette agrégation n’est pas favorable à la consistance du témoignage. Le fait de surcroit que le CR privé (GRC) rapporte des éléments contradictoires entre témoins et confus va dans le même sens. En conséquence le GEIPAN conclut pour cette troisième phase : C, manque de données fiables. [GEIPAN classification A — Vénus]
March 2, 1980 · 9:45 PM
IdentifiedSaint-Paul-Aux-Bois, Picardie · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « B » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé B et nommé COUCY LE CHÂTEAU (02) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés (voir la note d'enquête). Le 02 mars 1980 entre 21h45 et 22h00 quatre témoins à Saint-Paul-Aux-Bois observent en direction de Salency (02) un objet lumineux dont l'intensité lumineuse et la couleur varient. Pour trois témoins (T1, T2, T3), l'objet est en déplacement selon une trajectoire descendante. Pour T4 l'objet reste fixe. Les gendarmes appelés à 21h55 se rendent sur place immédiatement mais ne constatent rien de particulier à l'Ouest dans le ciel étoilé. Ce cas est assez consistant (quatre témoins), la description du PAN observé est assez précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : Vénus au coucher. De plus, Vénus était en train de se coucher à l’horizon dans la direction indiquée par les témoins. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue, surprise). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec Vénus au coucher. [GEIPAN classification A — Vénus]
February 24, 1980
IdentifiedLes Sables D'Olonne, Pays de la Loire · France
Le 24 février 1980 vers 3h 15 un groupe de jeunes gens aperçoit une lueur orangée à travers les sapins vers la plage. Se déplaçant pour avoir une meilleure visibilité, ils voient alors un très gros objet en direction de l'île d'yeu qui est au trois-quart sphérique, de couleur orangé et sans brillance. Cet engin se déplaçe à la verticale et à une vitesse très lente et constante. L'observation qui a duré une dizaine de minutes s'est terminée lorsque l'objet s'est enfoncé lentement dans l'océan laissant apparaître une lueur blanchâtre. Aucun bruit n'a été entendu. Vers 3h 05 un gendarme en patrouille aperçoit également un objet demi sphérique, plus gros qu'un quartier de lune, de couleur rouge-orangé sans brillance. Cet objet se déplace lentement et descend verticalement sans changer de forme ou de couleur. Toutes ces personnes ont fait une observation astronomique de la lune se couchant ( à 3h 12 exactement) d'où la grosseur et la couleur orangée observées. En outre la lune était dans son premier quartier, ce qui lui donnait son aspect de demi disque tourné vers le bas. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
February 18, 1980
IdentifiedChâteaudun, Centre · France
Le 18 février 1980 plusieurs personnes observent depuis la cour d'une habitation un phénomène lumineux particulier entouré d'un halo brumeux. Une boule lumineuse blanchâtre se tient immobile prés d'un autre objet ressemblant à un croissant de lune. Cette observation dure plusieurs minutes puis le phénomène se met à bouger de droite à gauche et de haut en bas durant une vingtaine de minutes. L'objet se déplace ensuite à grande vitesse selon une trajectoire Nord-Ouest. Son volume semble trois fois plus grand que les astres l'environnant et il brille davantage. Il disparaîtra progressivement en s'éloignant. Aucun bruit n'a été entendu durant l'observation. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Cependant quelques jours plus tard, la presse locale fera état de l'observation d'un "clair de terre", lumière cendrée qui accompagne la nouvelle lune et qui peut être accompagné d'effets visuels particuliers lorsque s'y ajoutent des perturbations atmosphériques. L'examen de la carte du ciel permet de privilégier l'hypothèse d'une observation astronomique. En effet, la Lune ( magnitude -7,70) est visible jusqu'à 21h 02 puis passe en-dessous de l'horizon. A cette date (la nouvelle lune est le 16), seul un fin croissant est visible. Vénus est située juste au dessus de la lune (magnitude -4,19). Par ailleurs, le phénomène de clair de Terre (ou lumière cendrée) est visible quand la Terre, la Lune et le Soleil sont presque alignés. Vu de notre planète, la Lune présente un très fin croissant, mais la Terre vue depuis notre satellite, est en phase pleine et brille pleinement. C'est le clair de Terre qui fait briller très faiblement la partie non éclairée de la lune. Après la nouvelle Lune le phénomène est observable le soir du troisième au cinquième jour, et avant la nouvelle Lune, ce sera le matin, du cinquième au troisième jour avant la lunaison suivante. On peut donc dire sans risque que le témoin principal qui a fait l'observation vers et plutôt avant 21h a vu la lune (avec un clair de terre) et juste au-dessus Vénus. Les gendarmes qui ont fait l'observation à 21h 15 ont aperçu Vénus avant qu'elle ne disparaisse elle aussi sous l'horizon, la Lune ayant déjà disparu depuis une douzaine de minutes. Il est vrai que les témoins font état de mouvements "rapides" et d'un déplacement rapide avant disparition. Il est probable que les témoins aient ici inconsciemment exagéré ces mouvements, du fait de la proximité de l'horizon et peut être aussi d'un phénomène de "mouvement autocinétique" (impression de mouvement lorsqu'on fixe intensément quelque chose). [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 21, 1980 · 9:00 AM
IdentifiedNancay, Centre · France
Le 22 février 1980 à la lecture de l'hebdomadaire "SPECIAL DERNIERE" N° 572 du 15 au 21 février 1980, les gendarmes apprennent que l'époux d'une restauratrice aurait été victime d'un enlèvement par des extraterrestres. Les fait se seraient produits le 21 janvier 1980 vers 9h du matin dans la forêt de Vierzon. Très rapidement l’enquête de gendarmerie aboutira au canular monté de toutes pièces reconnu par le témoin. [GEIPAN classification A — Canular]
January 12, 1980
IdentifiedLe Croisic, Pays de la Loire · France
Entre le 10 janvier et le 16 janvier 1980 de nombreuses personnes dont les gendarmes vont apercevoir dans le ciel un objet lumineux. Celui -ci de forme circulaire est brillant et scintille. Il se déplace lentement d'Est en Ouest. Des photographies de l'objet seront prises. Petit à petit l'objet perd de sa luminosité pour devenir orangé et disparaître. Toutes ces personnes ont fait une observation astronomique de Vénus particulièrement visible en cette période de l'année ( magnitude -3,83 le 12/01/1980 à 19h 04 et disparition dans l'océan à 20h 30). [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 5, 1980
IdentifiedOise, Picardie · France
Le 5 janvier 1980 à partir de 18h 30 plusieurs témoins observent un phénomène lumineux qui les intrigue. Une sphère émettant une lumière intense est immobile puis se déplace lentement et sans aucun bruit dans le ciel dégagé. Les couleurs ainsi que le volume varient selon les témoins. Pour certains, elle semble animée d'un mouvement rotatif sur elle-même. Le positionnement des témoins et leur direction d'observation permet de situer le phénomène au Sud-Ouest. Le phénomène disparaîtra vers 19h 30. L'examen de la carte du ciel à cette date et heure montre que les témoins ont simplement observé la planète Vénus particulièrement visible et brillante en cette période de l'année ( magnitude - 3,8). L'heure de coucher de Vénus est d'ailleurs 19h30, comme indiqué par les témoins. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 1, 1980 · 6:30 PM · LIGHT
IdentifiedCannes, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « C » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « C » en 1980 par le GEPAN. Le 1er janvier 1980 entre 18h 30 et 19h un automobiliste sur l'autoroute A8 dans le sens Est-Ouest observe un point lumineux et fixe vers l'ouest dans le ciel dégagé. L'observation aux jumelles permet au témoin de décrire ce point très brillant comme une boule de ficelle qui laisse entrevoir entre les brins des carrés noirs. Le témoin prendra des photographies du phénomène mais les négatifs remis ultérieurement à la gendarmerie seront transparents et vierges de toute image. Aucun autre témoignage ne sera receuilli sur ce phénomène. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la planète Vénus. De plus, Vénus était bien présente dans la zone du ciel observée alors que le témoin n'en fait pas mention. Ce n'est pas la perception visuelle du témoin qui est en cause, mais l'interprétation que le témoin fait de son observation à travers leur ressenti (étonnement, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée à une méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
December 20, 1979 · 8:45 AM · OVAL
IdentifiedVigen (Le), Limousin · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SOLIGNAC (87) 1979 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 20 décembre 1979 vers 8h 45, trois personnes observent durant 30 à 40 secondes un phénomène lumineux et immobile dans le ciel en direction du Sud-Est. Le PAN est décrit comme une masse rouge orangé très lumineuse de forme rectangulaire, ovale ou circulaire suivant les témoignages. Les témoins signalent un temps couvert gris avec un plafond nuageux bas. Le PAN pivote brusquement pour prendre la forme d'un cigare et part en laissant s'échapper une trainée orangée virant au blanc. L'objet disparait dans les nuages. Des éléments descriptifs sont faits en relation avec le soleil. « L’objet m’a rappelé un soleil couchant », « l’objet en question était plus gros que le soleil », « j’ai pensé qu’il s’agissait d’une éclipse » (voir les notes d'enquête). Le Soleil levant est précisément dans la direction d’observation et sa faible hauteur angulaire lui conférait la couleur dominante du PAN, c’est-à-dire le rouge vif. La forme variable du PAN, la courte durée de l’observation ainsi que le départ rapide du PAN s’explique par la présence des nuages ayant masqué le Soleil, visible seulement à travers une trouée de la couverture nuageuse. Ce point du phénomène est accrédité par des éléments de témoignage en faveur d’un PAN dans un ciel non homogène en couverture nuageuse. « cet objet était masqué de moitié et par intermittence d’un nuage noir », « l’engin semblait propulsé, il a ensuite disparu dans les nuages ». La présence de ciel nuageux inhomogène, la parfaite cohérence entre la position vraie du Soleil et la localisation et la description du PAN, l’absence d’observation du soleil en écart par rapport à l’observation du PAN, constituent un ensemble qui laisse aucun doute sur la méprise. Ce cas est bien consistant (trois témoins ayant déposé leur témoignage en gendarmerie), la description du PAN observé est assez précise. La méprise avec le soleil levant ou couchant n’est pas un cas rare dans les annales du GEIPAN et concerne tout type de témoin. Le GEIPAN classe le cas en A : Soleil levant. [GEIPAN classification A — Lever de soleil]
December 7, 1979 · 9:15 PM
IdentifiedNeuvy-Le-Roi, Centre · France
Ce cas d'observation a fait l'objet d'un réexamen dernièrement (voir le document Notes d'enquête). Le 7 décembre 1979 vers 21h 15 plusieurs automobilistes dans le même secteur géographique aperçoivent dans le ciel un phénomène lumineux qui les intrigue. Celui-ci semble se déplacer à basse altitude et sera vu sous différentes formes selon les témoins (boule, parachute, L majuscule). L’enquête ne permet pas de recueillir d’autre information, mis à part des aboiements entendus depuis une ferme des environs. Ce cas est consistant (plusieurs témoins indépendants), la description du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au lever. De plus, la Lune était bien présente sur la zone du ciel observée. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers son ressenti (fatigue, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé « A », observations liées avec une méprise avec la Lune. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
December 1, 1979
Identified[D110] De Braux, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 1er décembre 1979 vers 19 heures 35, un boucher revient de sa journée au marché de Braux (04). Il roule en fourgon sur un tronçon sinueux de la D110, lorsqu'il voit soudain surgir sur sa gauche une grosse boule très lumineuse, dont la couleur passe du blanc au rouge puis de l'orange au jaune. Cette boule émet un bruit strident de type bip bip. Le témoin, très effrayé, accélère mais constate que le phénomène le suit pendant environ 2 km alors que le véhicule roule à environ 70 - 80 Km/h. Au bout de 2 Km environ, le phénomène disparaît brutalement. Aucun autre témoignage ne sera recueilli par la gendarmerie. Ce cas a fait l’objet d’un premier classement "observation non expliqué cas D". Il fait partie des cas français médiatisés de l’époque (faire recherche OVNI ANNOT). La présente conclusion résulte d'une nouvelle enquête, rendue possible d’une part grâce aux outils numériques d’aujourd’hui et d’autre part grâce à une reconstitution sur place sur une date en cycle de Saros, c’est à dire sur une date où la Lune, le Soleil et la Terre reprennent exactement la position du jour de l’observation (voir le compte rendu d'enquête). Le témoin ayant signalé la présence de la pleine Lune au départ de son trajet, il ne la mentionne paradoxalement plus par la suite alors même qu’à plusieurs endroits du parcours elle devait apparaître très lumineuse précisément dans la direction d’observation du PAN présumé. Les éléments entrevus dans la phase d’analyse préalable (à distance avec outils numériques) ont été largement confirmés par une reconstitution « in situ » menée dans des conditions optimales de similitude (cycle du Saros et météo similaire) : le témoin s’est trouvé être victime d’une illusion perceptive provoquée par l’observation soudaine de la Lune. En particulier, il s’avère que chaque endroit où l’observation de la Lune s’avère possible correspond précisément à l’un des emplacements pour lesquels le témoin a décrit aux gendarmes le phénomène auquel il pense avoir été confronté. De fait, la trajectoire présumée du PAN telle qu’a pu l’imaginer le témoin apeuré correspond parfaitement à la trajectoire apparente de la Lune en regard des sinuosités de la route. L’apparition soudaine ainsi que la disparition de phénomène sont également en accord avec la visibilité de la Lune pour le conducteur d’un véhicule empruntant cette route ce jour-là. L’effet de surprise est renforcé par un contexte médiatique très prégnant : l'affaire de l'OVNI de Cergy- Pontoise (95) bat son plein, et le jeune homme prétendument enlevé par l'OVNI n'a pas encore réapparu. Ces éléments ont probablement induit un fort sentiment de peur chez le témoin qui, placé dans des conditions d’observation difficiles et un contexte peu rassurant (il était seul et loin de toute habitation) n’a pas été en mesure d’analyser sereinement la situation à laquelle il se voyait brutalement confronté. Les descriptions qu’il fait du phénomène sont classiques et parfaitement comparables avec celles communément recueillies dans les cas similaires de méprise avec la Lune (méprise très fréquente). Les seuls caractères d’étrangeté qui auraient pu s’opposer quelque peu à ce scénario bien connu sont d’une part le bruit prétendument perçu durant l’observation et d’autre part le contrecoup physiologique subi dans les jours suivants (occlusion intestinale). Toutefois, aucun élément ne peut être avancé pour étayer la réalité objective du premier. Concernant le second, il s’avère probablement consécutif au stress causé par l’observation sur un terrain physiologique préexistant (deux crises antérieures similaires). En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observation de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]
November 29, 1979 · 5:50 AM
IdentifiedFousseret (Le), Midi-Pyrénées · France
Le 29 novembre 1979 vers 5 heures 30, un témoin observe une lumière scintillante bleue ressemblant à un gyrophare d'ambulance. L'enquète de la gendarmerie constatera sur place le phénomène qui est clairement identifié comme une arc électrique entre deux fils d'une ligne électrique. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
October 25, 1979 · 7:30 AM
IdentifiedFresnay-Le-Comte, Centre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé THIVARS (28) 25.10.1979 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 25 octobre 1979 vers 7h 30 une automobiliste et ses deux passagers circulent sur la D137 en direction de Chartres. Près de l'entrée de la localité de Fresnay-le-Comte ils aperçoivent au-dessus d'un bois un objet lumineux qui les intrigue. Cet objet est de couleur rouge non éblouissant mais plutôt phosphorescent (T2). Suivant les témoins il a la forme d'un trapèze isocèle (T1) ou d'un bol (T2). Aucun bruit particulier n'est entendu durant l'observation d'une durée de 15 à 20 secondes. L'objet s'élève en changeant de forme (rectangulaire puis simple trait) avant de disparaître complètement. Deux témoignages seront déposés en gendarmerie. Les détails fournis par les témoins permettent d’envisager une méprise avec le Soleil levant, dans la mesure où le PAN est décrit comme phosphorescent et qu’il est comparé à un coucher de Soleil : « comme lorsque le soleil est très rouge le soir » (T2), « cette forme avait la couleur du soleil lorsqu’il est rouge et non éblouissant, comme lorsqu’il pleuvra le lendemain » (T1). Il est vérifié que le soleil était parfaitement dans la direction de l’observation est en train de se lever (voir les notes d'enquête). La présence avérée de la couverture nuageuse a très vraisemblablement empêché les témoins d’identifier le Soleil. Cette même couverture nuageuse, avec la présence probable de petites trouées ou éclaircies, le tout en mouvement du fait du vent présent ( > 15Km/h) peut d’ailleurs parfaitement expliquer l’évolution de la forme du PAN ainsi que sa disparition, le Soleil disparaissant peu à peu derrière un nuage. Il est d’ailleurs à noter que le PAN « diffusait une clarté qui éclairait le bois », ce qui est cohérent avec le Soleil. Les témoins ne mentionnent à aucun moment avoir vu le Soleil, alors qu’il était en train de se lever à l’horizon, exactement dans la direction qu’ils indiquent. La parfaite cohérence entre la position vraie du Soleil et la localisation et la description du PAN ne laisse pas de doute sur la méprise. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (conduite, surprise, mauvaises conditions météo). En conséquence, ce cas d'étrangeté faible est classé par le GEIPAN comme PAN A : observation liée avec une méprise avec le Soleil au lever. [GEIPAN classification A — Lever de soleil]
August 30, 1979
IdentifiedLus La Croix Haute, Rhône-Alpes · France
Le 30 août 1979 un cultivateur se rend dans un champ de seigle et aperçoit un rond brûlé de 10,50 mètres de diamètre. Il remarque que l'herbe est plus verte à l'intérieur du cercle que dans la prairie avoisinante. Aux environs du 20 septembre, ce même témoin découvrira que des champignons du type rosés de prés ont poussé à l'intérieur et extérieur du cercle. Ce phénomène a déjà été constaté dans les prairies du secteur. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
July 16, 1979 · 2:00 AM
IdentifiedPouliguen (Le), Pays de la Loire · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LA BAULE (44) 1979 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Deux personnes (T1 et T2) observent, depuis leur domicile, un phénomène lumineux avec un halo aux couleurs rouge-orangé et jaune dans le ciel nocturne au-dessus de Pornichet. Ce phénomène de très grande taille est perçu fixe puis se déplaçant ensuite en direction de Saint-Nazaire; le halo disparaît progressivement. Aucun autre témoignage ne sera recueilli malgré des avis passés par la gendarmerie dans la presse et sur les ondes. Les deux témoins ont très probablement observé la Lune. La Lune (El 4,6°, Az 90,5) est effectivement présente très basse au-dessus de Pornichet, vu de la pointe de Penchateau. Toutes les descriptions sont conformes à une méprise avec la Lune se levant à l'horizon : - formes : des nuages sont présents cette nuit là, une présence partielle et variable (trouée) de nuages devant la Lune, peut la faire apparaître selon tous types de formes. La mention de halo est également conforme à l'effet de diffusion de la lumière de la Lune par les brumes et nuages au voisinage de la trouée. T2 distingue bien une forme centrale plutôt bien délimitée (la trouée) au sein d'un halo.T2 rapporte " Effectivement, j'ai observé durant une minute environ, un ovni, ayant la forme d'un dôme, se détachant nettement d'un halo de couleur rouge" ; - couleurs : selon l'épaisseur de brume ou de nuage, la couleur peut effectivement varier du rouge ou "jaune violent" ; - taille : la Lune avec le halo l'entourant peuvent effectivement correspondre à la largeur de Pornichet vu de la Pointe de Penchateau (3 ou 5 degrés), comme le mentionne T2. - perception de déplacement : celle-ci vient en fin d'observation, le PAN étant décrit comme fixe jusque là. T1 mentionne un déplacement vers Saint-Nazaire. Il s'agit de l'illusion classique produite par la diminution de la taille angulaire et/ou de la luminosité d'un PAN (ici la fermeture progressive de la trouée nuageuse sur la Lune), le témoin l’interprète très logiquement comme un éloignement en distance. La géographie des lieux autorise parfaitement de décrire un éloignement de distance au-delà de Pornichet, vu de la pointe de Penchateau, comme un déplacement vers Saint-Nazaire. T2 fait d’ailleurs une description très précise de ce phénomène de déplacement apparent : "Lorsque j'ai vu cet ovni se mouvoir, il s'est déplacé progressivement d'une vitesse assez régulière au départ, puis plus vite par la suite, mais toujours avec la même progression. Il n'a pas disparu d'un coup. J'ai toujours vu ce halo qui diminuait au fur et à mesure que l'ovni s'éloignait". Notons l'étonnement de T2 : "Ce qui m'a le plus frappé, c'est que ce halo ne s'est pas réfléchi soit sur l'eau, soit dans le ciel". T2 imagine le PAN au Pornichet, donc juste sur l'autre rive de la baie par rapport au point d'observation. Il est logique de rechercher un effet miroir (réflexion spéculaire) sur l'eau à un point milieu entre le PAN et T2. Mais la Lune, comme les nuages diffusant sa lumière, sont bien plus loin. La réflexion sur l'eau, ne peut pas être spéculaire mais uniquement par effet de diffusion, qui est bien moins intense et fonction de la rugosité de surface de l'eau (hauteur et orientation des vaguelettes) probablement pas assez forte ce soir là. En conséquence le GEIPAN reclasse le cas en A : observation de la Lune rousse. [GEIPAN classification A — Lune rousse]
July 16, 1979
IdentifiedLa Garenne-Colombes, Ile-de-France · France
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1979, plusieurs habitants d'un même quartier entendent entre 21h30 et 0h 15 des bruits stridents et courts. Ces personnes effrayées voient ensuite des lueurs particulières dans le ciel. Ce même phénomène recommencera le soir du 20 juillet. L’enquête de Gendarmerie permettra d'établir que ces phénomènes proviennent de tirs de fusées sifflantes lancées par jeu et sans autorisation depuis le jardin d'un pavillon voisin. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
July 4, 1979 · 11:30 PM
IdentifiedFoix, Midi-Pyrénées · France
Ce cas d'observation fait partie des cas classé "C" en 2008 par le GEIPAN : il a fait l'objet d'un nouvel examen. (voir le document : Notes d'enquête). Le 4 juillet 1979 à 2h du matin une personne rentrant chez elle aperçoit une grosse masse de couleur rouge orangé de la forme d'un obus. Le témoin apeuré rentre chez lui et observe le phénomène durant 2 minutes : aucun bruit n'est entendu. Cette masse disparaitra dans le paysage. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au coucher. De plus, la Lune était bien présente sur la zone du ciel observée. Ce n'est pas la perception visuelle du témoin qui est en cause, mais l'interprétation que le témoin fait de son observation à travers son ressenti (fatigue, peur). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée avec une méprise avec la Lune. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]