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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
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July 29, 2020 · 4:45 AM · OVAL
IdentifiedSaint-Ouen-Les-Vignes, Centre · France
Le 29 juillet 2020 au petit matin, deux habitants de SAINT-OUEN-LES-VIGNES (37) observent très distinctement un objet émettant une lumière de type stroboscopique blanche. Toutes les 5 à 6 séquences, une lumière rouge incandescente monte en démarrant en-dessous de l'objet et illumine l'ensemble de l'objet. Le PAN est en vol stationnaire pendant un quart d'heure, puis il commence à avancer horizontalement très lentement du SO vers le SE en s'arrêtant régulièrement. Un des témoin prend de petites vidéos du PAN avec son smartphone. D’étrangeté faible et de très bonne consistance (deux témoins, vidéos du PAN), ce cas est une observation de montgolfière (voir le compte rendu d'enquête). . L’aspect visuel du PAN sur les vidéos et la description fournie par les témoins peuvent évoquer un drone ou une montgolfière vue de loin. L’hypothèse d’un drone peut être écartée dans la mesure où la forme du PAN est peu cohérente. En revanche, l’hypothèse d’une montgolfière est très cohérente avec plusieurs éléments décrits dans les témoignages : - forme arrondie, - lumière présente sous le PAN, - lumière rougeoyante partant du bas pour se diffuser vers le haut, rappelant très fortement la flamme d’un brûleur, - lumière stroboscopique blanche et puissante parfaitement cohérente avec celle utilisée par les montgolfières lors des vols de nuit. La direction d’observation correspond à la vallée de la Loire, en particulier aux secteurs des châteaux d’Amboise (37) et de Chenonceau (37), où plusieurs vols de montgolfières ont eu lieu le 29 juillet 2020 au petit matin, à des horaires cohérents avec l’observation. Le GEIPAN classe le cas en A : observation d’une montgolfière. [GEIPAN classification A — Montgolfière]
July 20, 2020 · 11:35 PM
Probable conventionalMetz, Lorraine · France
Le 20 juillet 2020 vers 23h35, un témoin en extérieur à METZ (57) pour observer la comète Neowise aux jumelles remarque au nord-nord-ouest un phénomène évoquant initialement un avion de ligne en virage à basse altitude. L'ensemble, en forme de « V », présente un feu central rouge entouré de plusieurs lumières colorées fixes et intenses qui masquent les contours de l'objet. Le phénomène évolue d'abord lentement avant d'être perdu de vue pendant 15 secondes. Il est ensuite retrouvé sous l'aspect d'une lumière blanche éblouissante, observée aux jumelles en fin de parcours. L'observation, totalement silencieuse, dure entre 45 secondes et une minute avant que le phénomène ne disparaisse vers l'est derrière la cime des arbres. Un seul témoignage a été recueilli Ces deux séquences distinctes ont conduit à scinder l'analyse en deux phases. La concomitance spatiale et temporelle de ces deux événements indépendants a contribué à renforcer le sentiment d'étrangeté ressenti par le témoin. La consistance de ce cas, initialement évaluée comme « moyenne », a été réévaluée à « bonne » à l'issue de l'enquête de terrain. Cette revalorisation repose sur la coopération du témoin, laquelle a permis de compenser le caractère isolé du récit ainsi que l'absence de preuves photographiques ou vidéo. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Plusieurs hypothèses ont été explorées pour les deux phases (voir le compte rendu d'enquête) : Phase 1 : celle d'un aéronef civil ou militaire, d'un ballon lumineux ou d'une lanterne thaïlandaise. Phase 2 : celle de l'observation du passage de l'ISS (International Space Station). Concernant la phase 1, l'hypothèse de l'observation d'un aéronef civil ou militaire a été étudiée, les autres (ballons LED ou lanternes chinoises) présentant trop d'incohérences au regard des caractéristiques du PAN. Bien que la carte du CAPCODA* ne révèle pas de trace radar d'un aéronef pouvant être assimilé au PAN, certains paramètres vont dans le sens de l'observation d'un avion « lourd » militaire de transport, type Hercules C-130 ou A400M en exercice en vol TBA*, et en particulier : - la présence d'une lumière rouge fixe (récit confirmé au cours de l'enquête terrain) et d'au moins une lumière verte fixe, assimilables aux feux de position. L'absence de feux anticollision est tout à fait possible lors d'exercice militaires, ces feux pouvant ne pas être allumés. -le changement de forme (de l'alignement des lumières on passe à un « V » inversé plus ou moins prononcé) est causé par le changement de perspective, l'avion effectuant un virage. -la taille apparente est décrite par le témoin comme étant « de l'envergure d'un gros avion de ligne » avec le témoin qui pense en tout premier lieu à « un avion de ligne à basse altitude ». -la vitesse est décrite par le témoin comme étant « très réduite », ce qui est typique de la description de l'observation d'avions de transport militaire, qui ont des vitesses de déplacement qui peuvent être relativement faibles (parfois moins de 200 km/h). L'enquête a également établi qu'un exercice militaire d'envergure, nommé CASEX, a débuté le jour de l'observation en mobilisant de nombreux aéronefs français et allemands au sein d'une zone réglementée. Bien que cet exercice soit situé à une distance significative de la position du témoin, l'éventualité qu'un avion militaire volant à très basse altitude ait échappé aux radars ou circulé transpondeur coupé a été examinée. Toutefois, l'expert en aéronautique militaire du GEIPAN juge la présence d'un tel aéronef très peu probable dans ce contexte. Cette conclusion est renforcée par l'absence totale de bruit perçu lors de l'événement, alors même que les conditions de vent étaient favorables à la propagation sonore Concernant la phase 2, les relevés obtenus lors de l'enquête confirment que la Station Spatiale Internationale (ISS) évoluait ce soir-là selon la trajectoire décrite pour le phénomène. L'apparence globale, le timing, la durée d'observation et l'absence totale de bruit perçu constituent des éléments convergents en faveur de cette identification. La mention de flashes et d'éblouissements consécutifs à l'observation aux jumelles et l'aspect vaporeux autour du PAN ne cadrent pas avec cette hypothèse sans que nous ayons pu évaluer avec certitude si les conditions d'utilisation des jumelles aient pu exacerber ces perceptions. Si l'objet observé n'avait pas été l'ISS, le fait que le témoin n'ait pas aperçu la station spatiale alors qu'elle évoluait précisément dans la même tranche horaire et sur la même trajectoire reste inexplicable. Cette absence de détection simultanée d'un second objet renforce l'hypothèse d'une confusion entre le phénomène et le passage de la station.. Selon la décomposition de cette observation en 2 phases, les travaux d'enquête n'ont pas permis de réduire l'étrangeté perçue par le témoin en comparant l'observation à un phénomène connu pour la première phase, alors qu'une hypothèse consolidée se rapproche mieux pour la deuxième phase. En conséquence, le GEIPAN classe la phase 1 de l'observation en « D », phénomène non identifié après enquête et la phase 2 en « B », observation probable de l'ISS. *CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). *TBA : Très Basse Altitude. [GEIPAN classification B — ISS]
July 19, 2020 · 12:30 AM · LIGHT
IdentifiedBernac-Debat, Midi-Pyrénées · France
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2020, trois personnes observant un ciel parfaitement clair, sont intrigués par le passage d'un objet "clignotant" avec des flashs particulièrement lumineux. Le témoin rapporte : "Il y a eu 3 ou 4 flashs sur tout le temps de la traversée de l‘horizon, et entre les moments de luminosité, l'objet était invisible à l’œil nu. La trajectoire semblait rectiligne, pas d'écarts." Le témoin pense à un satellite mais aucune de ses recherches sur Internet n'aboutit. Un seul témoignage sera recueilli pour ce phénomène. La description du PAN fournie par le témoin évoque fortement un satellite en rotation rapide, flashant à un rythme plus ou moins régulier. Cette explication est d’ailleurs envisagée par le témoin. Les paramètres sont très concordants avec le passage du satellite Telkom 3 : la trajectoire, l’orientation, la hauteur angulaire ainsi que l’horaire de passage. Les flashs puissants rappellent très fortement ceux du satellite Telkom 3 signalés en juillet 2020. Le satellite est en rotation rapide (voir le compte rendu d'enquête). Ce cas est d’étrangeté faible et de très bonne consistance (témoignage unique mais complet et précis). Le cas est classé A : observation de flashes créés par le satellite Telkom 3. [GEIPAN classification A — Satellite]
July 19, 2020 · 12:00 AM
IdentifiedSaint-Germain-Des-Pres, Centre · France
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2020, le témoin principal, accompagné de 4 autres personnes, se trouve dans les champs sur les hauteurs de la commune de Saint-Germain-Des-Près (45) pour observer la comète Neowise. Entre minuit et 1 heure, ils observent un flash blanc très fort, suivi d'un trait rectiligne filant vers le sud, puis d'un second flash bien moins lumineux avant que le trait ne se dissipe. L'observation a duré moins d'une dizaine de secondes. La consistance* est jugée bonne. Bien qu'un seul témoin direct ait rapporté l'observation, le questionnaire a été minutieusement complété et une reconstitution vidéo en 2D a pu ètre réalisée par le témoin principal (T1), apportant ainsi des éléments très exploitables pour l'analyse. Deux hypothèses ont été explorées : celle de l'observation d'un double flash de satellite et celle de la rentrée atmosphérique d'un bolide (voir le compte rendu d'enquète). Cette dernière hypothèse a été privilégiée pour les raisons suivantes : - Présence effective à la date et à l'heure de l'observation d'une rentrée de bolide, observée depuis divers endroits du territoire français notamment et rapportée sur le site IMO/AMS*. - Double flash correspondant à une fragmentation en deux temps du bolide lors de son entrée dans les couches denses de l'atmosphère. Le trait persistant quelques secondes est la trace laissée par le plasma résultat de la vaporisation d'éléments composant ce bolide. - La disparition de ce trait persistant " de ses extrémités vers son centre " s'explique par la concentration plus importante au milieu de cette trainée du plasma de vaporisation, qui met davantage de temps à se dissiper qu'aux extrémités. - La couleur blanche est commune et conforme à ce qui est observable lors de telles rentrées. - Durée d'observation courte, conforme. - Direction d'observation conforme à ce qui a été observé par les témoins du bolide (sur IMO/AMS). Le GEIPAN classe le cas en " A " : observation de la rentrée atmosphérique d'un bolide. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. *IMO : International Météor Organization.https://www.imo.net/ [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]
July 18, 2020 · 10:10 PM · SPHERE
IdentifiedMontpellier, Languedoc Roussillon · France
Le 18 juillet 2020 à 22h10, un témoin depuis la chambre de son domicile, est intrigué par la présence d'un boule lumineuse de couleur blanche immobile, jamais vue à cet emplacement dans le ciel. A savoir, la vue depuis la fenêtre de sa chambre étant particulièrement dégagée, le témoin profite d'un panorama qu'il photographie régulièrement. Le témoin constate ensuite, que le PAN se déplace et laisse apparaitre derrière lui "des émanations lumineuses". Le témoin a le temps de prendre une vidéo et des photos avec son téléphone portable avant que le phénomène ne disparaisse de son champs de vision. Un seul témoignage est recueilli. D’étrangeté très faible et de très bonne consistance (témoin unique, mais témoignage assez précis, vidéo et photos du PAN), ce cas s’avère être une méprise avec le vol AF7684 d’Air France en provenance de Paris et se posant à Montpellier (voir le compte rendu d'enquête et les documents vidéo et photographique du témoin). L’aspect visuel comme la description du PAN s'avèrent être tout à fait caractéristiques d’un avion de ligne arrivant de face.Un A320 d’Air France en provenance de Paris et se posant à Montpellier (vol AF7684) suivait une trajectoire correspondant parfaitement à celle du PAN, exactement à l’horaire indiqué par le témoin. Celui-ci décrit un PAN silencieux, ce qui reste cohérent, dans la mesure où l’avion est passé à 2 km du lieu d’observation. Le cas est classé A, méprise avec le vol AF7684. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
July 14, 2020 · 6:55 PM · TRIANGLE
IdentifiedChatte, Rhône-Alpes · France
Le 14 juillet 2020, à 18h55, un résident de Chatte (38) observe pendant plusieurs dizaines de secondes un objet de forme triangulaire et blanc se déplacer rapidement du nord-est vers le sud-ouest, à une altitude élevée et à une vitesse constante. L'objet, en forme de triangle équilatéral, avait des contours bien définis, et l'avant du triangle correspondait à l'un des angles. Un seul témoignage a été recueilli. Selon les critères du GEIPAN, le témoignage présente une consistance moyenne : il provient d'un seul témoin et ne dispose ni de photos ni de vidéos du PAN (*selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage). L'analyse a démontré que la seule hypothèse plausible est d'ordre aéronautique (voir le compte rendu d'enquête). En consultant le site FlightRadar 24, il a été constaté qu'un avion A320 survolait Chatte (38) à un moment correspondant à l'observation, avec une trajectoire similaire à celle décrite. Le témoin a été surpris par l'altitude élevée du PAN et sa forme décrite comme un « triangle équilatéral ». L'analyse montre que l'avion était en phase de croisière et est passé directement au-dessus du témoin, à une altitude élevée. Il est probable que la perception de la forme triangulaire soit le résultat d'une interprétation erronée de la silhouette de la carlingue et des ailes de l'avion. Le GEIPAN classe ce cas en « A » comme observation d’un avion, un A320 de Vueling allant de Copenhague à Barcelone survolant la verticale du témoin à l’heure de l’observation. [GEIPAN classification A — Avion]
July 12, 2020 · 9:22 PM
IdentifiedKanfen, Lorraine · France
Le 12 juillet 2020 à 21h22 deux témoins dans leur jardin, observent, dans le ciel, le passage silencieux et rectiligne d'un objet blanc qu'ils ne reconnaissent pas. Le PAN est décrit comme étant de forme ronde et de couleur blanche, avec une taille apparente similaire ou légèrement supérieure à celle d’un avion de ligne. Il se déplace en ligne droite à une vitesse apparente supérieure à celle d’un avion de ligne, tout en n’émettant aucune trainée de condensation. Le PAN passe derrière un nuage. Aucun bruit provenant du PAN n’est entendu. Le témoin a filmé le PAN à l’aide de son téléphone portable. Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. D’étrangeté faible après analyse, et de bonne consistance (deux témoins, témoignage unique et assez précis, vidéo du PAN), ce cas s’avère être une méprise avec un avion privé d’affaire (Cessna 750 Citation X) (voir le compte rendu d'enquête). La trajectoire du PAN sur la vidéo fait fortement penser à un avion situé en altitude. Une reconstitution sur Flightradar24 montre qu’un avion privé (Cessna 750 Citation X) était présent dans le ciel au moment de l’observation, avec une trajectoire très similaire au PAN. Malgré l’étrangeté perçue, de manière tout à fait légitime par le témoin, due à l’absence de trainée de condensation, il est démontré que le Cessna, du fait des conditions atmosphériques dans lesquelles il évoluait, ne pouvait émettre de trainée. De plus, sa vitesse apparente supérieure à celle d’un avion de ligne et sa hauteur angulaire restent très cohérentes avec celle du PAN . Le cas est classé A : observation d’un avion de type Cessna 750 Citation X. [GEIPAN classification A — Avion]
July 8, 2020 · 4:30 AM · SPHERE
IdentifiedSaint-Jean-De-Liversay, Poitou-Charentes · France
Le 8 juillet 2020 entre 04h30 et 05h10, un témoin est intrigué par la présence dans le ciel d'un PAN lumineux qu'il voit plusieurs fois de façon discontinue. Le témoin estime qu’il a vu le PAN pendant 5 minutes, en cumulant 3 phases de l’observation. Il prend des photographies avec son téléphone portable. Le PAN reste au même endroit entre 4h30 et 5h10. Rentré chez lui il est intrigué par ce qu'il voit sur ses photographies et ressort une à deux minutes plus tard mais le PAN a disparu. Un seul témoignage est recueilli. D’étrangeté faible et de bonne consistance (témoin unique, mais témoignage assez complet, photos du PAN), ce cas s’avère être une méprise avec la planète Vénus (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN ainsi que son apparence sur les photos sont caractéristiques d’une méprise astronomique. Or, il s’avère que la position du PAN correspond à celle de Vénus. Seule la disparition soudaine du PAN, une à deux minutes après sa dernière vision par le témoin, peut paraitre étrange, mais il est à noter que le déplacement des nuages à ce moment de l’observation permet d’expliquer la disparition de Vénus, masquée par l’un d’eux. Le GEIPAN classe le cas en "A" : méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
July 5, 2020 · 11:30 PM
IdentifiedMaisons-Alfort, Ile-de-France · France
Le 05 juillet 2020 aux alentours de 20h30, un témoin, qui regarde par une fenêtre de son appartement du 3ème étage, est intrigué par un trait noir juste sous la Lune. Le témoin pense à l'ombre portée d'un nuage, il prend plusieurs photographies. Le témoin, en continuant d'observer, constate un lent déplacement du PAN vers l'Est, sortant du halo lumineux de la Lune. En regardant ensuite ses photographies, le témoin doute alors, de sa première hypothèse d'ombre portée. Un seul témoignage est recueilli. Bien qu’il n’y ait qu’un témoin, la consistance du cas est très bonne puisque le témoignage est complet et assez précis et que le PAN a pu être photographié à plusieurs reprises (voir le compte rendu d'enquête). D’étrangeté faible et de très bonne consistance (témoin unique, mais témoignage précis, photos du PAN), ce cas s’avère être une méprise avec l’ombre de la trainée de condensation du vol FR3919 reliant Palerme à Londres. La forme du PAN et le fait qu’il se déplace lentement font très fortement penser à une trainée d’avion ou à son ombre. La position des astres sur les photos du PAN permet de déterminer l’heure des prises de vue. Il s’avère que dans la direction indiquée, et à la hauteur angulaire correspondant au PAN se trouvait le vol FR3919. Éclairé par la Lune et largement au-dessus des nuages, l’ombre de la trainée de condensation de cet avion se projetait sur ces derniers. Le cas est classé "A" : méprise très probable avec l’ombre d’une trainée d’avion. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]
June 20, 2020 · 10:02 PM · LIGHT
Probable conventionalGradignan, Aquitaine · France
Le 03 décembre 2020, le GEIPAN reçoit un questionnaire et un dossier photographique d'un PAN observé d'après le témoin le 21 juin 2020 à 00h02 dans le ciel bordelais. Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. Le témoin, alors qu'il attend son ami dans une voiture (côté passager, véhicule arrêtée), est interpelé par un mouvement dans son angle droit. Il constate un premier déplacement d'un PAN sur un court segment (environ 5 cm), le PAN devient rapidement fixe et disparaît. Il prend une photo à travers le pare-brise (voir photo du témoin). En observant la photo, 4 mois après, il fait des analyses en zoomant, puis un traitement d’images avec inversion de couleur et constate une forme qui l’intrigue. C’est alors qu’il témoigne auprès du GEIPAN. Concernant la datation, le témoin dit s’être fondé sur les informations liées à la photo indiquant la date du 21 juin 2020 à 00h02. Or le ciel est encore clair sur la photo envoyée, ce qui ne semble pas compatible avec l’horaire indiquée par le témoin. Une analyse IPACO de la photo (voir le document IPACO joint) permet d’horodater celle-ci au 20 juin 2020 à 22h02, ce qui, en l’occurrence, semble davantage compatible avec l’aspect du ciel de la photo, sachant que le soleil était à 16°35 (voir le document Stellarium). Dans la description faite par le témoin, il est difficile d'établir une distinction entre ce qu'il a observé à l’œil nu et ce que, par la suite, il a pu constater sur la photo, via notamment, les analyses faites avec les logiciels de son téléphone. Dans son témoignage libre, le témoin évoque un point, cependant dans la description du questionnaire, il y mentionne un objet en forme de bilboquet. La description faite par le témoin, ainsi que le jour (samedi soir d’été), tendent à orienter vers un objet porté par le vent, type lanterne thaïlandaise, objet festif. L’aspect sur la photo est peu commun pour une lanterne, la luminosité évoque plutôt un objet reflétant la lumière solaire plutôt qu’intrinsèquement lumineux. Le témoin mentionne (4 mois après) un déplacement initial de gauche à droite, l’observation se faisant en direction du Nord, cela équivaut à un déplacement ouest – est. La station météorologique de Canejean, située à 5km fait état d’un vent de 332° soit NO/SE. Les stations proches ; Canejean, Villenave d’Ornon et Cadaujac font état d’une vitesse de vent comprise entre 2 et 7km/h. La direction, le sens et la valeur du vent sont compatibles avec l’observation d’un objet porté par le vent, dans le sens de déplacement mentionné, le fait que le vent soit faible peut aussi expliquer l’impression d’arrêt du mouvement (voir le document météo) Le témoin mentionne également, qu’une fois fixe, le PAN avait un mouvement de déséquilibre NE/SO, ce qui peut s’expliquer là encore, par le vent, ou dans le cas d’une lanterne, par le mouvement de la flamme. Sur la photo apparaît un objet qui semble se dédoubler ; le témoin ayant mentionné l’observation d’un point, il est fort probable que l'image du PAN que l’on retrouve sur la photo soit un effet de dédoublement dû au pare-brise. Le GEIPAN classe cette observation en B : probable méprise avec un objet porté par le vent (ballon festif, lanterne). [GEIPAN classification B — Ballon]
June 13, 2020 · 11:28 PM
IdentifiedMios, Aquitaine · France
Le 13 juin 2020 vers 23h30 deux personnes sur un parking, sont intriguées par un phénomène lumineux jaune ou rouge orangé, dans le ciel nocturne en direction du Nord-Est. Aucun bruit n'est perçu venant de ce PAN, qui se déplace à peine, et dont la forme est décrite comme un "Y à l'envers". Le PAN disparait rapidement. Un des témoin a pu prendre des photographies avec son téléphone portable. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Après analyse (voir le compte rendu d'enquête) l’étrangeté reste un peu présente notamment liée à la description du PAN formulée par les témoins. La consistance est moyenne : deux témoins, photographies du PAN, mais contradiction entre les témoignages, forme du PAN décrite ne correspondant pas aux photographies. L’aspect visuel du PAN sur les photos fait penser à une lanterne volante, notamment du fait de sa couleur orangée. L’observation a eu lieu un samedi soir vers 23h30 jour et heure propice à un lâcher de lanterne. L’immobilité apparente du PAN est cohérente avec le vent qui était nul ou très faible. De même la perception de la disparition du PAN rapportée par les deux témoins est très ressemblante à celle d’une lanterne : « recul vu par T1 », « réduction de la taille » et « extinction » par T2 s’expliquent par la diminution progressive de l’intensité lumineuse puis extinction de la bougie. Le cas est classé A, observation d’une lanterne volante. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
June 11, 2020 · 9:57 PM
Probable conventionalSollies-Pont, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 11 juin 2020 au soir, deux enfants (T1 et T2) ont été surpris par un bruit fort et saccadé alors qu'ils faisaient du trampoline. Ils ont ensuite observé un grand objet rond noir avec des lumières rouges clignotantes et des lumières blanches dirigées vers le sol. Ce PAN a rapidement disparu. La mère d'une des fillettes (T3) a également entendu le bruit mais n'a pas pu voir l'objet. Les témoins T1 et T3 ont témoigné à la gendarmerie le lendemain, T2 n'a pas souhaité déposer. Selon les critères du Geipan, d’étrangeté et de consistance moyennes* (plusieurs témoins, mais un seul témoin visuel interrogé par la gendarmerie, une description peu précise,sans photo ni vidéo du PAN), ce cas semble correspondre à une observation probable d’un aéronef, plus spécifiquement, un hélicoptère militaire ( cf. le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Les témoins ont perçu un bruit fort, similaire à celui d'un hélicoptère. - La présence confirmée par la Gendarmerie de plusieurs hélicoptères en vol dans la zone au moment de l'observation, bien que les plans de vol de ces appareils n'aient pas pu être consultés . - Observation par les jeunes témoins d’une « grosse masse noire » : au crépuscule, la forme précise d'un hélicoptère n'est pas discernable. De plus, les hélicoptères militaires arborent généralement des couleurs sombres les rendant visuellement discrets. - Les témoins ont observé des lumières rouges clignotantes sur les contours du PAN. Il est possible que ces lumières soient des feux de navigation rouges qui, du fait de leur proximité spatiale avec des feux anti-collision blancs et/ou de la distance d'observation, se confondent visuellement. Il est également possible qu'il s'agisse de feux anticollision rouges clignotants de type "beacon", généralement utilisés à basse altitude, lors d'une approche d'atterrissage ou sur piste. De plus, la trajectoire suivie du PAN a fait que T1 et T2 ne puissent voir que le côté gauche de l'objet, où se trouvent les feux de navigation rouges fixes (tels qu'observés depuis l'arrière). Cela pourrait expliquer pourquoi ils n'ont pas signalé de lumières vertes, qui restent visibles uniquement du côté droit de l'aéronef. Cependant, le nombre de lumières décrites et dessinées par les jeunes témoins (un "plein" de lumières rouges, avec sept dessinées), paraît excessif par rapport aux configurations typiques des feux de navigation et des feux anticollision des hélicoptères. - La présence de deux lumières blanches illuminant le sol,tell que écrite, reste cohérente avec les projecteurs de recherche d'un hélicoptère, bien que généralement, ces appareils n oient équipés qu d'un seul de ces qu'un seul de ces projecteurs. - Pause de deux secondes au-dessus des témoins. Notons, par ailleurs, que les conditions d'observation du PAN n'étaient pas optimales : présence d'obstacles tels que des arbres, des maisons et des collines, obscurité de la nuit, et une durée d'observation de quelques secondes seulement. Dans de telles circonstances, il est compréhensible que les témoins n'aient pas pu identifier un objet connu, surtout s'il s'agit du survol rapproché et à basse altitude d'un hélicoptère, événement peu commun. Ceci est d'autant plus probable si ces jeunes témoins n'ont jamais eu d'expérience préalable d'observation d'hélicoptères. Le GEIPAN classe le cas en « B », méprise probable avec un hélicoptère militaire. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification B — Hélicoptère]
June 3, 2020 · 12:00 AM
UnexplainedAunay-Les-Bois, Basse Normandie · France
Les trois témoins se trouvent dans le jardin d'une maison de famille située en pleine campagne sur la commune d'Aunay-les-Bois (61) le 03 juin 2020 , lorsqu'ils observent entre 00h et 01h le passage silencieux d'un PAN, pendant une durée estimée, selon les témoins, de 5 à 10s. Le PAN est décrit comme constitué principalement de deux sources lumineuses bleutées, de luminosité comparable, entourées d'un halo ou de plusieurs points lumineux secondaires similaires. L'ensemble se déplace selon une trajectoire horizontale, à vitesse constante, et à faible élévation au-dessus de l'horizon (estimée à 15°). Le champ visuel des témoins est partiellement contraint par des haies latérales, mais ceux-ci observent le PAN se rapprocher depuis le sud-sud-est, puis disparaître temporairement derrière une rangée de peupliers avant de sortir définitivement de leur champ de vision en direction de l'est. Ce cas présente une consistance jugée bonne : plusieurs témoins ont rempli un questionnaire technique, réalisé des croquis détaillés et ont participé à des entretiens cognitifs. Il est toutefois relevé que certaines réponses aux questionnaires GEIPAN semblent avoir été fournies après concertation entre témoins, comme indiqué dans le compte rendu d'enquête. Le caractère étrange de l'observation subsiste après l'enquête, dans le sens où le phénomène ne correspond que peu aux caractéristiques des hypothèses explorées. Les analyses supplémentaires (entretiens cognitifs, déplacement sur le terrain, analyse IPACO*) n'ayant pas permis d'orienter l'enquête vers l'une ou l'autre de ces hypothèses, ni de réduire l'étrangeté : - hypothèse d'une entrée atmosphérique : bien que la description puisse évoquer une entrée atmosphérique, en particulier d'un corps fractionné (couleur bleutée possible, forme allongée également possible et trajectoire horizontale rectiligne cohérente avec l'hypothèse), aucune base de données d'observateurs ou de caméras automatisées n'a recensé un tel évènement, qui aurait selon nous dû être répertoriée au vu des dimensions importantes en jeu. - hypothèse d'objets portés par le vent (ballons lumineux). L'orientation du vent est peu compatible, voire incompatible, avec la direction de déplacement du PAN. Cette hypothèse suppose en effet que les ballons évoluent à une altitude suffisante pour s'aligner approximativement sur le vent dominant ; or, à cette altitude, la vitesse mesurée des vents est nettement inférieure à la vitesse de déplacement estimée du PAN, ce qui invalide cette piste. -hypothèse d'un ou de plusieurs drone(s). La vitesse calculée est compatible pour un ou plusieurs drones situés à quelques centaines de mètres des témoins, tout au plus. Les drones civils ou militaires peuvent embarquer des lumières de diverses couleurs. Cependant, le vol de drone civil est strictement interdit de nuit. De plus, un expert de la Marine Nationale, instructeur drones, a été sollicité au sujet des lumières utilisées par les drones militaires ; il indique que les lumières bleues peuvent être utilisées mais qu'elles sont clignotantes. Enfin, selon les données angulaires fournies par les témoins, il est impossible qu'il s'agisse d'un drone unique, puisque le PAN a été vu passant derrière une rangée d'arbres située à 200 m de distance ce qui aboutirait à une dimension supérieure à 9 m. L'utilisation de plusieurs drones identiques est toujours possible, mais a été jugée peu vraisemblable. En l'absence de données supplémentaires, aucune hypothèse n'est satisfaisante pour ce cas d'observation qui présente une bonne consistance et conserve son étrangeté élevée après enquête. Le GEIPAN classe le cas en « D » : phénomène non identifié après enquête. CONSISTANCE :Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. IPACO : Logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]
May 30, 2020 · 9:40 PM
IdentifiedSaint-Germain-En-Laye, Ile-de-France · France
Le 30 mai 2020, 10 à 20 minutes après le décollage de Crew Dragon, le témoin voit passer, depuis sa maison à Saint-Germain-en-Laye (78), pendant maximum une minute, à grande vitesse, avec une direction indiquée par le témoin comme étant ouest-sud-ouest (questionnaire) et ouest-est (mail du 02/06/2020), un engin du type avion ou fusée, avec une grosse flamme à l'arrière. Le témoin a pensé avoir vu la capsule Crew Dragon. Le lancement de Falcon 9 avec à son bord la capsule Crew Dragon a eu lieu le 30 mai 2020 à 21h22 heure française depuis Cap Canaveral. Le premier étage s’est séparé à T0 +2’30’’ et le deuxième étage à T0+12’. Le service d’orbitographie du CNES a confirmé que la capsule et le corps de lanceur était en visibilité depuis la France vers 19h45 UTC et qu’à cet horaire, le soleil couchant permettait l’observation. La trajectoire de la capsule passait au nord de Saint-Germain-en-Laye, ce ne pouvait donc pas être l’objet observé. Le lanceur avait lui déjà procédé à ses manœuvres de passivation/désorbitation au moment de survoler la France aussi, il était impossible de produire une orbite précise mais certaines hypothèses faisaient bien passer le deuxième étage lanceur au sud de Saint-Germain-en-Laye. Cette hypothèse qui a été retenue par le GEIPAN dans un premier temps : classification A « étage de fusée ». Or suite à la première publication de ce cas, un lecteur a fait état d’une analyse différente, avec l’hypothèse d’un avion de ligne. Le GEIPAN a pris en considération cette possibilité et a repris l’analyse en comparant les deux hypothèses, en analysant en particulier plus en détail la vidéo afin de procéder à une estimation de la vitesse du PAN. Pour les deux hypothèses le déplacement ouest - sud-ouest est conforme à la description du témoin. Les arguments en faveur de cette nouvelle hypothèse avion sont : - la forme de l'objet, - le double clignotement que l’on voit sur la vidéo en zoomant est caractéristique de feux de signalisations d'un avion, - les traînées, qui sont compatibles de traces dues aux réacteurs, - la présence effective d’un avion dans la direction mentionnée : Boeing 777-243 (ER) allant de Londres vers Rome signalé par Flightradar. Il s'agit du vol AZ209 / AZA 20 LF. Cependant l’heure mentionnée est un peu plus tardive que l’heure donnée par le témoin (21h57 au lieu de 21h32-21h42) mais on peut considérer qu’un tel écart est dû à une imprécision possible du témoignage et reste compatible de l’hypothèse avion. L’analyse de la vitesse effectuée à partir par de la vidéo permet de distinguer les hypothèses. En effet, grâce à la présence de la lune sur la vidéo au-dessus du PAN, il est possible de faire un calcul approximatif du temps de passage du PAN devant la Lune. Calcul de la vitesse du PAN : la Lune fait 0,5° et un calcul fait à partir de la vidéo conduit à une vitesse du PAN qui la parcourt dans un temps d’environ 0,5’’. Pour l’hypothèse avion à 10 km d’altitude : • vitesse angulaire = angle en radian*temps • pour 360° =>2πx10 000 • pour 0,5° =>2πx10 000 x0,5/360 = 87 m • soit une vitesse=distance/temps de 87/0.5= 174m/s ou 630 km/h : compatible d’un avion. Pour l’hypothèse étage lanceur à 60-70 km d’altitude on obtiendrait une vitesse de l’ordre 1050 m/s, trop faible pour un objet spatial, ce qui invalide cette hypothèse fusée par rapport à celle de l’avion. L’analyse de la vitesse montre que celle obtenue ne peut être celle d’un objet spatial et renforce donc l’hypothèse avion. C’est donc bien très probablement un avion qui a fait l’objet de cette observation, le Boeing 777 du vol AZ209. Le GEIPAN révise donc son avis et c’est l’hypothèse avion qui est retenue pour un classement en A. [GEIPAN classification A — Avion]
May 20, 2020 · 11:00 PM · SPHERE
Probable conventionalCharteves, Picardie · France
Le 20 mai 2020, à CHARTEVES (02), vers 23h, T1 sort dans le jardin. Il observe durant plus d’une demie heure un PAN1 « vers l’ouest » et un PAN2 « vers l’est », composés chacun de cinq boules blanches en mouvement dans des directions diverses, desquelles partent des points rouges en déplacement rapides. Sa femme (T2) et son fils sont appelés pour voir le phénomène. Le ciel est dégagé, aucun bruit n’est entendu. Le témoin part ensuite se coucher. L’étrangeté initiale et principale est surtout due à l’observation en deux endroits différents du ciel, de cinq boules avec des mouvements erratiques (voir le compte-rendu d'enquête). La consistance du cas est moyenne (deux témoins) même si les azimuts d’apparitions des PAN restent imprécis. L’explication la plus probable semble être une confusion avec deux étoiles Arcturus et Véga situées dans les directions approximatives indiquées par T1. Cette hypothèse est renforcée par la longue durée d’observation et l’effet autocinétique provoquant une illusion d’optique bien connue des astronomes. En effet, la description de T1 est typique d’une perception visuelle erronée. Cette illusion consiste à avoir l'impression qu'un point lumineux fixé dans l’obscurité est animé de déplacements erratiques. Cependant, cette hypothèse de méprise astronomique avec une illusion visuelle (effet autocinétique) ne rend pas compte de l’étrangeté des points lumineux rouges indiqués par le T1, mais que T2 n'a pas vu. Le GEIPAN classe en B : une méprise probable avec des astres. [GEIPAN classification B — Astronomique]
May 19, 2020 · 9:00 PM
Probable conventionalSundhoffen, Alsace · France
Après une journée durant laquelle sa famille a entendu des tirs dans leur secteur d’habitation, le témoin vers 21h décide de se rendre dans des champs avec des jumelles pour observer les environs. Le témoin voit soudain dans le ciel « un nuage « exploser » littéralement. Cela ressemblait à un champignon atomique, comme Hiroshima en plus petit, mais translucide et visible grâce au nuage touché ». Il court chercher son frère et ensemble ils entendent de nouveau des tirs régulièrement et constatent que « Les nuages s’écartelaient, et se séparaient en trois couches horizontalement, assez rapidement, mais surtout, très géométriquement. Un peu comme des nuages lenticulaires, mais parfaitement géométriques ». Son frère voit un projectile monter dans le ciel. Le témoin décrit ensuite les nuages avec des formes et couleurs particulières ainsi que la formation d’un orage. Le témoin et son frère déclarent avoir ensuite vu un engin inconnu faire du surplace puis en déplacement dans les nuages. Le témoin estime la durée de l’observation à 30 minutes. Les éléments disponibles laissent peu de doute quant à notre hypothèse explicative (voir le compte rendu d'enquête). Nous avons des éléments liés entre eux qui s’avèrent parfaitement explicables. La bonne disponibilité des témoins, les renseignements obtenus lors de l’enquête permettent de mettre en évidence : - que des tirs furent entendus tout au long de la journée du 19 février 2020 dont le soir de l’observation entre 21h et 22h. - que des tirs étaient programmés le 19 mai dans le cadre d’un exercice militaire de nuit. - que les témoins déclarent que les détonations étaient différentes des tirs habituels. Toutefois, la perception des sons en soirée ou de nuit reste différente de la perception diurne, le bruit ambiant n’étant pas le même. - des tirs de protection des cultures, notamment contre des oiseaux, type pigeons, sont également réalisés ce soir-là. - que les nuages sont dus à la présence de conditions favorables à la création de nuages de type lenticulaire dit à étages, nuages qui disparaissent en se dilatant avec la tombée de la nuit. Le coucher du Soleil accentuant les effets de contraste décrits par les deux témoins. - qu’aux jumelles (dont le réglage n’était pas parfait) fut observée une masse noire effectuant des soubresauts divers, ressemblant à un gros ventilateur, ce qui pourrait correspondre à la description d’un ULM paramoteur évoluant en soirée. - que l’observation de la masse noire décrite comme un gros ventilateur correspond fortement à un paramoteur, les parachutes étant un des éléments de ces engins qui permettent des acrobaties aériennes. Le GEIPAN classe le cas en B : méprise principale avec un aéronef mais en fait aussi une méprise multiple avec : - un exercice de tirs de jour et de nuit, - des tirs pour faire fuir des cultures les animaux indésirables – (pigeons et ou sangliers etc.), - des nuages lenticulaires en formation, - des ULM paramoteurs. (Hypothèse hautement probable). [GEIPAN classification B — Aéronef]
May 17, 2020 · 1:00 AM · TRIANGLE
Probable conventionalOlonne-Sur-Mer, Pays de la Loire · France
Le dimanche 17 mai 2020 un témoin observe, à 1h du matin et pendant 10 secondes, un objet d'apparence très singulière, de forme triangulaire, volant à vitesse constante face parallèle au sol et possédant 3 points lumineux blancs à chacun de ses angles. Sa couleur semblait se confondre ou déformer légèrement l'apparence du ciel en arrière-plan. Un seul témoignage a été recueilli. Le témoin a très probablement vu 9 lanternes thaïlandaises. Le jour et la période sont des critères compatibles : nuit de samedi à dimanche au printemps sont typiques et propices à un lâcher de lanternes en plein air, dans le cadre de festivités locales ou privées (mariages, baptêmes…). De même, la forme ponctuelle de chaque lumière décrite par le témoin est totalement plausible, l’éloignement des lanternes empêchant de distinguer leur forme. De plus, la station météorologique de Château d'Olonne, située à 8km du lieu d'observation, fait état d'un vent de 8km/h du Nord vers le Sud au moment de l'observation. La vitesse, la direction du vent sont également compatibles avec un lâcher de lanternes. La luminosité des points est également compatible avec cette hypothèse. En effet, le témoin indique « de la luminosité d’une étoile moyenne dans le ciel », ce qui est tout à fait comparable à celle, apparente, de lanternes. La couleur blanche des points lumineux n'est pas la plus courante, mais on la retrouve fréquemment dans des cas avérés de lanternes. L'absence de bruit, le nombre de points lumineux sont également compatibles avec cette hypothèse. L'étrangeté perçue par le témoin réside dans la forme triangulaire observée. Lorsqu'un observateur voit un ensemble de points lumineux, il est fréquent qu'il interprète cet ensemble de points comme un objet unique délimité par ces points lumineux. Cette illusion, nommée « illusion de forme ou de contour », se produit sur des lumières indépendantes les unes des autres, typique d’un lâcher de lanternes. Elle peut aussi se produire avec un avion quand les ailes sont mal visibles : le témoin reconstitue alors un volume noir limité par les lumières visibles. En conséquence, le GEIPAN classe le cas en B : observation probable de lanternes thaïlandaises. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
May 8, 2020 · 9:45 PM · RECTANGLE
IdentifiedSartrouville, Ile-de-France · France
Le 08 mai 2020, vers 21h45, le témoin déclare avoir vu depuis son domicile deux sphères rouges très lumineuses pratiquement immobiles ou se déplaçant lentement. Le témoin a la présence d’esprit de se saisir de son caméscope et filme la scène. Sa batterie tombe immédiatement en panne et le film ne dure que 16 secondes. Les Lumières s'éteignent. Il poursuit donc l’observation à l’œil nu et constate la présence de deux masses gris foncé-noir prenant alors des trajectoires différentes. L’une passe pratiquement au-dessus de sa tête à une altitude qu’il juge entre 1 et 3 kilomètres, l’autre prenant une trajectoire courbe, descendante et semblant venir vers le témoin. Il décrit la première masse comme ayant la taille d’un avion commercial (type A320), sans aile et qui disparaît dans un nuage. Il n’a pas pu bien observer cette première masse. L’autre en revanche passe à une faible altitude. Elle a une forme allongée d’une longueur visuelle d’un gros avion commercial, mais il ne parvient pas à distinguer les contours. L’objet disparaît caché par les maisons et arbres du voisinage. Un seul témoignage est recueilli. L’hypothèse de lanternes thaïlandaises est envisagée fortement ici. Le témoin n’envisage pas un lâché de lanternes. Pourtant, l’observation est compatible avec celles-ci : - l’aspect d’abord : les PAN se présentent sous la forme de deux sphères extrêmement lumineuses, de couleur orangée comme le montre la vidéo jointe. - ensuite le témoin aperçoit deux masses sombres gris-noir possédant chacune une trajectoire propre. Ces trajectoires peuvent surprendre en première lecture du cas, mais elles entrent en parfaite cohérence avec les vents présents ce soir-là. En effet, entre 21h45 et 22h00 le vent tourne et change de trajectoire. Il est très faible, sous forme d’un souffle car la station météo la plus proche indique 0km/h.(Voir annexe : Vents). Le premier vent est de secteur 31° : il est donc orienté SSO, ce qui correspond au passage de la première masse gris-noir au-dessus du témoin. Le second est orienté au NNO, ce qui, là encore correspond au passage de la seconde masse gris-noir. - la trajectoire de la seconde masse gris-noir est descendante, donc vers le sol, c’est typique d’une lanterne qui est éteinte. - la couleur gris-noir, un soir, est cohérente avec des lanternes éteintes. - le brûleur fait chauffer l’air à l’intérieur de l’enveloppe et la lanterne s’élève, le vent est très faible et le déplacement est peu important ; Quand le bruleur s’éteint, l’air se refroidit, la lanterne descend, l’enveloppe peut se pencher jusqu’à l’horizontal avant de toucher le sol. C’est pour cette raison qu’il y a très peu d’incendies provoqués par des lanternes. - le témoin est remarquablement précis sur ce point aussi puisqu’il a vu l’extinction. Le témoin dessine un rectangle pour l’une des masses gris-noir, une lanterne éteinte se couchant en long donne exactement cette description. La seconde est décrite « carrée » avec des stries qui correspondent là encore à l’armature de la lanterne vu par-dessous. Il indique : « Initialement les sphères rouges étaient entre 1 et 3 km d’altitude. Puis une fois éteinte, l’une d’elle était pratiquement au-dessous de ma tête, toujours entre 1 et 3 km. L’autre était à une altitude de 300 à 500 mètres et à une distance difficile à estimer (quelques km)." (Voir annexe : Vents). L'estimation de taille de l'objet (un avion) par le témoin n'est pas compatible de cette hypothèse mais il faut rappeler que toutes les estimations de taille d'un objet inconnu dans un ciel de nuit sans repère sont quasiment impossible à faire. Cet argument seul ne permet donc pas de rejeter l'hypothèse. Le cas présentait une étrangeté forte à la lecture du témoignage mais elle est considérablement réduite par les explications ci-dessus. La consistance du dossier et du témoignage est bonne et l’apport de la vidéo, même courte ajoute une plus-value au témoignage, bien précis ici. On est en soirée d’un jour férié, ce qui est propice à des événements festifs de ce type. Le témoin est surpris par les changements d’un vent très faible qui donne deux trajectoires différentes de lanternes éteintes. Il indique d’ailleurs dans son témoignage qu’elles n’étaient pas si faciles à voir. L’étude du dossier conclut à une méprise avec des lanterne célestes. Le GEIPAN classe le cas en A : lanternes thaïlandaises. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
May 4, 2020 · 10:15 PM
IdentifiedSaint-Savin, Aquitaine · France
Lors d'un orage, le 04 mai 2020 à 22h15, un témoin observe un 1er phénomène au Nord-Ouest, une forme arrondie rouge vif qui disparaît par une baisse d'intensité lumineuse progressive, durée 30 secondes. Quelques minutes plus tard, réapparition de la même forme au même endroit, puis apparition de 2 autres points lumineux identiques, mais distants les uns des autres. Les 4 apparitions durent au total 20 à 30 secondes puis disparaissent comme une extinction lente. Pas de mouvement, les objets sont statistiques. Les observations s’arrêtent dès l’apparition d'un passage pluvieux. Un seul témoignage est recueilli. La description de l'observation faite par le témoin correspond à un cas de foudre en boule de type "foudre globulaire". Le témoignage a été soumis au Laboratoire de Recherche sur la Foudre qui reconnaît sans ambiguïté un phénomène de foudre en boule, catégorie foudre globulaire. En effet, la zone de Saint-Savin (33) au moment de l'observation était soumise à un épisode orageux fort (voir le document joint des cartes d'impacts de foudre de 10 et 50 km autour de la commune). Il y a eu de nombreux impacts de foudre, l'activité intra et inter nuageuse était intense. Les aspects visuels, de durée de vie et de déplacements sont fortement compatibles avec la foudre en boule de type globulaire. La colorimétrie, de la photo fournie par le témoin est également compatible. Il y a donc une très forte probabilité qu'il s'agisse de sphères de foudre globulaire issues de l'activité orageuse généralisée du moment, et particulièrement de l'activité intra et inter nuageuse. Ce type d'observation n'est pas rare lors de configurations orageuses similaires. Le GEIPAN classe ce cas A : observation d'un phénomène de foudre en boule, catégorie foudre globulaire. [GEIPAN classification A — Foudre globulaire]
April 17, 2020 · 9:15 PM
Nice, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 17 avril 2020 à 21h15, un témoin, sur les hauteurs de Nice, regarde dans les direction de Saint-Laurent-du-Var et de Grasse. Il voit, dans le ciel, plusieurs points lumineux. Le témoin observera alors, près de 50 minutes, diverses formes "représentées par des points lumineux" (triangles, "L" vertical ou horizontal, cercles). Ces formes passent dans le ciel "de manière régulière et constante". Puis le cortège de points se dirige en direction de l'Italie, avant de disparaitre. Le témoin a pris des photos "qui n'ont pas marché" et une vidéo, dont il pense qu'elle peut être exploitée, bien que "brouillée". Aucun élément complémentaire ne sera recueilli par la Gendarmerie sur ce phénomène. Relancé, le 9 juin 2020, pour un complément d'informations, le témoin n’a répondu ni à nos demandes de questionnaire, ni à celle de la vidéo visant son observation. De plus, à ce jour, aucun recoupement en base GEIPAN avec d'autres témoignages,sur ce phénomène, à cette date, n'a pu être établi. Le GEIPAN classe ce cas en C par manque d'information. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
April 15, 2020
IdentifiedBallon Sonde — (Reg) Ile-De-France (Idf) 23.04.2020, Autre · France
Durant le mois d’avril 2020 cinq observations sur la région Île-de-France font l’objet de témoignages au GEIPAN. Ces observations sont faites dans des communes différentes et à des dates différentes. Or, toutes rapportent la présence inhabituelle à proximité de Vénus d’un phénomène lumineux. Les témoignages sont enregistrés sous les noms suivants : BLANC-MESNIL (LE) (93) 15.04.2020 GONESSE (95) 15.04.2020 CERGY (95) 15.04.2020 GRISY-SUISNES (77) 19.04.2020 SAINT-PIERRE-DU-PERRAY (91) 23.04.2020 Le compte rendu d’enquête joint se rapporte plus particulièrement au témoignage de SAINT-PIERRE-DU-PERRAY (91) 23.04.2020 qui a été analysé en premier. Le 23 avril 2020 au soir, un habitant de SAINT-PIERRE-DU-PERRAY (91) fume une cigarette sur sa terrasse et regarde le ciel. Il voit Vénus, puis l’instant d’après, il voit un second point lumineux quasiment aussi brillant que Vénus. D’étrangeté résiduelle très faible et de bonne consistance (témoin unique, mais témoignage assez précis, mesure de la position du PAN par rapport à un astre), le témoignage de SAINT-PIERRE-DU-PERRAY (91) s’avère être une méprise avec un ballon-sonde. Il s’avère en effet qu’un radiosondage effectué depuis la station de Trappes (78) était en cours au moment de l’observation, et que la direction d’observation, la hauteur angulaire et l’heure d’éclatement du ballon-sonde utilisé à cet effet correspondent parfaitement à l’observation. La confirmation par les services de Météo France du doublement de l’envoi depuis Trappes de ballons-sondes durant la période très particulière du confinement sanitaire du mois d’avril explique également les observations similaires faites dans la région parisienne en avril 2020 (à savoir celles de BLANC-MESNIL (LE) (93) 15.04.2020 à 20h30, de GONESSE (95) 15.04.2020 à 20h30, de CERGY (95) 15.04.2020 à 20h50 et de GRISY-SUISNES (77) 19.04.2020 à 21h10). Les radiosondages fournis montrent une excellente correspondance tant dans les directions d’observation que dans les heures de disparitions des PANs. Tous les témoignages précédemment cités sont rassemblés dans un même cas d’observation classé « A » : ballon-sonde. [GEIPAN classification A — Ballon météorologique]
April 13, 2020 · 4:20 PM
IdentifiedBruay-La-Buissiere, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 13 avril 2020 aux environs de 16h20, deux témoins sur leur balcon, sont intrigués par le passage lent et silencieux dans le ciel d'un objet blanc de la forme "d'une grosse méduse". Ce dernier semble tourner parfois sur lui-même et avance sur une trajectoire rectiligne puis montante avant de disparaitre. D'après le témoin, le PAN ne ressemble en rien à un appareil à moteur ou à un ballon météorologique. Une photo est prise. Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. Nous avons pu montrer au fil de l’analyse que tous les paramètres du témoignage sont compatibles avec l’observation d’un léger, petit débris porté par le vent (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - aspect général : objet de forme irrégulière, semi-translucide, - déplacement du PAN dans le sens du vent, - compatibilité avec un objet de taille modeste, même à 500 m de distance. L'aspect sur la photo fournie par le témoin, fait penser à un sac neutre de supermarché (par exemple un sachet plastique pour fruits et légumes) ou à un débris léger d’isolation (papier à bulle ou mousse d’emballage). Le GEIPAN classe en A : observation d’un débris léger porté par le vent. [GEIPAN classification A — Débris]
April 5, 2020 · 12:55 PM · OVAL
Probable conventionalHasnon, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 05 avril 2020 à 12h55, un témoin dans son jardin, observe, dans le ciel, le passage rapide d'un objet blanc sur une trajectoire rectiligne d'est en ouest. Aucun bruit n'est entendu, aucune trainée n'est observée. Un seul témoignage est recueilli. Ce témoignage est d’une consistance moyenne : un seul témoin, aucune photo, il s'agit d'une observation très courte mais les informations fournies restent claires et pertinentes (voir le compte rendu d'enquête). Après analyse, l’observation est peu étrange car ce type d’observation rapportée au GEIPAN est assez fréquent. Les paramètres de l’observation sont les suivants : - PAN se déplaçant de façon rectiligne, - Forme ronde de couleur blanche assez lumineuse , - La position du soleil dans le dos du témoin, - Elévation modérée du PAN : 20°. L’hypothèse d’observation d’un avion, observation de la carlingue de l’avion fortement éclairée par le soleil semble probable. L’illumination forte couplée avec une élévation faible empêche de distinguer les ailes de l’avion. L’absence de trainée de condensation s’explique par le fait que l’avion ne se trouvait probablement pas à une altitude suffisante pour qu’elle puisse se former, dans des conditions adéquates de température, de pression et d’humidité. La distance séparant le témoin de l’avion est sans doute relativement modeste, d’où l’impression d’une vitesse élevée, qui n’est d’ailleurs qu’apparente. Cette distance réduite ne permet toutefois pas au témoin d’entendre l’avion, puisque le vent n’était pas porteur. Enfin, l’observation très courte n’a sans doute pas permis au témoin d’observer en détail tous les paramètres et d’identifier l’avion. Notre étude amène le GEIPAN à conclure sur une observation probable d’un avion, observation d’un avion dans des conditions de reflet du soleil, d’absence de trainée de condensation, d’absence de perception de bruit et de vitesse apparente élevée. Ce cas est classé en « B », observation probable d’un avion. [GEIPAN classification B — Avion]
April 4, 2020 · 4:30 AM · OTHER
Ceauce (France) · France
20200404 Madar Node 131 Ceauce, France Hit 04/04/20 Time 4.30 GMT French Time 06.30 Madar Passive Radar 131 Ceauce, France Signature Detection on 04/04/20 Time 4.30 GMT French Time 06.30 Passive Radar detection using the Graves bi-static transmitter in Lyon, France Yagi antenna facing approximately 165 Degrees SSE from my location. Please see attached hi res images for further details.