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Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

December 18, 2020 · 5:55 PM

Identified

Montmorency, Autre · France

Le 18 décembre 2020, à la tombée de la nuit, le témoin (avec sa fille) a le regard attiré par une constellation très brillante composée de 3 points, formant un triangle quasi-équilatéral. Le phénomène a commencé à changer de luminosité et semblait se déplacer. Au bout de quelques secondes, moins d'une minute, chaque point fini par disparaître presque simultanément. Ça ressemblait à "3 ISS" formant un triangle. La consistance de ce cas est moyenne, un seul témoignage, bien détaillé mais une absence de photo ou de vidéo des PAN. L’enquête a montré que les témoins ont observé un triplet de satellites Chinois, présentant une configuration temporaire propice à leur observation à l’œil nu ; c'est-à-dire configuration de reflet du soleil sur chacun des satellites en direction du témoin. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Nombre : trois satellites se déplaçant de concert. C’est typique de ce genre de satellites. - Apparence tout à fait conforme à celle de satellites (luminosité, couleur, aspect ponctuel, déplacement rectiligne), ce que le témoin a par ailleurs noté lui-même. - Présence avérée dans le ciel à l’instant de l’observation de ces satellites (voir données fournies par le Centre Opérationnel de Surveillance de l’espace du CNES). - Les élévations données par le témoin correspondent à la trajectoire du triplet à 1,5 minutes près. - La durée estimée, de quelques secondes, moins d’une minute est cohérente avec la durée de visibilité de ces flashs ; cohérente également avec des cas déjà étudiés par le GEIPAN (exemple de 30 à 50 secondes pour le cas PETIT-QUEVILLY (LE) (76) 16.04.2014 et de 8 secondes pour SOUSTONS (40) 01.12.2019). - La direction de l’observation a été correctement estimée ainsi que l'écart angulaire séparant chacune des composantes du triplet (5°). Classification en « A », observation certaine d’un triplet de satellites Chinois Yaogan-31 A, B et C. Le témoin observe le reflet du soleil sur ces 3 satellites. [GEIPAN classification A — Triplet de satellites]

December 12, 2020 · 4:12 PM

Identified

Plouhinec, Bretagne · France

Le 12 décembre 2020, à 17h27, heure locale, l'attention du témoin est attirée, en direction SSO par rapport à sa position, par une traînée dans le ciel qui lui semble ”bizarre”. Le témoin prend rapidement son appareil photo et réussit à prendre quelques photos de cet objet fonçant vers l'océan. Le témoin s'interroge, pensant à un débris spatial d’origine humaine, une petite météorite entrant dans l'atmosphère ou alors un lien avec le SpaceShipTwo (protoptype d'avion spatial). Le témoin précise que son appareil photo est resté à l’heure d’été. Par conséquent l’heure est en fait 15h27 TU soit 16h27 heure locale d’hiver. Afin de vérifier l’heure de l’observation, il a été demandé au témoin de prendre une photo de l’horloge parlante. Cela a permis de mettre en évidence une dérive positive de l'heure de l’appareil photo de 15mn. En prenant l’hypothèse d’une dérive constante entre décembre 2020 et avril 2021, l’observation peut alors être horodatée à 15h12 TU. Le témoin mentionne une direction d’observation de 225° et une élévation de 20°. L’analyse des photos et l’utilisation de Google Maps/Géoportail permet de définir une direction d’observation de l’ordre de 220° (voir document). A 16h12 heure locale, le Soleil était dans l'azimut 222° et à une hauteur de 8°. Son azimut le place donc dans le champ (horizontal) de la photo. Comme on ne le voit pas, on peut supposer qu'il est caché par l'épaisse couche nuageuse visible au-dessus de l'horizon, couche nuageuse confirmée par les sites de météorologie (6/8 octas de couverture nuageuse, soit ciel très nuageux). Les photos transmises par le témoin (forme, couleur) orientent sur une méprise aéronautique : trainée de condensation. Le site Flightradar24 permet d’identifier un avion candidat, un Airbus A321, TP1359, faisant la liaison Londres – Lisbonne, qui à 15h12 était situé à 35 000 pieds d’altitude, à la distance d’environ 150km du point d’observation et dans la direction Sud / Sud-Ouest (voir document). Les photos envoyées par le témoin permettent de voir que l’objet se déplace de la gauche vers la droite, il faut donc que la trainée soit localisée au sud du point de l’observation. Or l’avion identifié a une trajectoire qui passe au nord. Une analyse des vents en altitude (voir document) fait état d’un vent de 216 km/h orienté 315° à l’endroit pressenti de l’avion, ce qui peut donc conduire à une dérive de la trainée de plusieurs kilomètres la faisant alors passer de la position nord à la position sud par rapport au témoin. La forme allongée que l’on voit sur les premières photos semble bien correspondre à la traînée de condensation d'un avion (le zoom semblerait même évoquer un biréacteur). L'azimut de l'avion étant voisin de celui du Soleil, la réflexion est alors excellente. Il est important de signaler que l'observation des trainées de condensation des avions, dans certaines conditions météorologiques et astronomiques, peut être particulièrement spectaculaire et donner lieu à des spéculations quant à leur origine. Lorsque les masses d’air en altitude sont très humides, cela favorise la persistance de ces trainées qui s'étalent et se dispersent de façon aléatoire au gré des vents d'altitude (voir l'article suivant trainée de condensation). Le GEIPAN classe le cas en "A" : méprise avec une trainée de condensation. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]

December 9, 2020

[Aero Af422] De Paris, Ile-de-France · France

Lors d'un vol de nuit entre Paris et Bogota, un pilote et sa collègue observent à trois reprises la présence d'une lumière blanche de forme "oblong ; tel un grain de riz" qui se déplace rapidement. L'intensité lumineuse leur fait penser "à un phare de navigation maritime lorsque le faisceau rejoint l'observateur de nuit". L'observation a une durée totale de 15 à 20 secondes. Aucune trainée n'est aperçue. Un seul témoignage sera recueilli. L’étrangeté réside dans la grande vitesse angulaire du PAN, l’apparition de flashs dont l’illumination et l’extinction sont nettes et très intenses, semblant ne pas correspondre à un flash dû au reflet du soleil sur un satellite (voir le compte rendu d'enquête). La consistance est moyenne avec deux témoins directs mais dépendants qui ont l’habitude d’observer les phénomènes de rentrées atmosphériques, les aéronefs à hautes altitudes et les passages satellitaires. Nous n’avons aucune photo ni vidéo du phénomène. L'étrangeté n'est pas élevée même si aucun phénomène connu ne permet d’expliquer l’observation. Nous n'avons pas pu obtenir d'informations radar sur la zone d'observation, ce qui aurait pu renforcer l'hypothèse d'un aéronef. En l’absence du deuxième témoignage et de données complémentaires, ce cas est classé "C" par manque d’informations fiables. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

November 26, 2020 · 8:15 PM

Probable conventional

Lege-Cap-Ferret, Aquitaine · France

Le témoin rentre de promenade avec son chien à 20h14. Pendant qu’il lui essuie les pattes, l’animal aboie à plusieurs reprises de manière peu habituelle. Levant les yeux, le témoin observe une sphère lumineuse peu éblouissante traversant le ciel. Cette sphère est de couleur jaune orange et se déplace silencieusement sur une trajectoire rectiligne et en apparence parallèle au sol. Elle disparaît rapidement de sa vue cachée par une maison à proximité. L’observation est de courte durée (1 à 3’’), dans un champ de vision étroit. Un seul témoignage sera recueilli pour ce phénomène. Les éléments formulés par le témoin, comme la forme sphérique, la couleur jaune-orange orientent vers l’observation d’un objet lumineux porté par le vent, type lanterne céleste ou ballon à LED (voir le compte rendu d'enquête). Le sens et la direction du déplacement du PAN de l’Est vers l’Ouest sont compatibles avec les données météorologiques des stations de Lège-Cap-Ferret et La Teste-de-Buch ce qui conforte cette hypothèse. Le témoignage est moyennement consistant : un seul témoin, pas de photo ni de vidéo du PAN. L’impression de proximité du PAN, la lumière dégagée, l’absence de bruit, ainsi que la réaction du chien qui ont rendu cette observation étrange pour le témoin sont tout à fait explicables de l’hypothèse retenue. En conséquence le GEIPAN conclut que l’observation est celle d’une lanterne céleste ou un ballon à LED. L’enquête à distance n’ayant pas permis d’identifier la source ni de déterminer entre une lanterne céleste et un ballon à LED, le GEIPAN classe ce cas en B. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]

November 26, 2020 · 5:12 PM

Identified

Cergy, Autre · France

Le 26 novembre 2020 au coucher du Soleil, une habitante de CERGY (95) prend des photos depuis la fenêtre de son appartement (5ème étage). Elle voit des « nuages » de formes étranges, verticales. Elle zoome sur ces formes pour essayer de déterminer ce que c’est. Elle voit d’abord une première grande « tache », puis 1 minute plus tard, elle en voit une deuxième, enfin 2 minutes après, une troisième « tache » est visible. Le témoin pense à une rentrée dans l'atmosphère d'une "météorite". Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. D’étrangeté faible et de bonne consistance (témoin unique mais plusieurs photos du PAN), ce cas est l’observation de la trainée de condensation d’un avion de ligne (voir le compte rendu d'enquête). Le témoin privilégie l’hypothèse d’une chute de météorite. Plusieurs éléments permettent d’éliminer cette hypothèse. Tout d’abord la durée d’observation, puisque le témoin a pu voir le PAN pendant au moins 3 minutes. Or, une rentrée atmosphérique naturelle, impliquant le passage d’un bolide, puis la chute d’une météorite, ne dure que quelques secondes. De plus, aucune chute de météorite ou aucun passage de bolide n’a été référencé en France au moment de l’observation. L’aspect visuel du PAN sur les photos est parfaitement typique d’une trainée de condensation d’un avion, en particulier d’un biréacteur puisqu’elle est double et de couleur similaire à de la diffusion de la lumière du soleil. Une reconstitution sur Flightradar24 montre que le vol AF718, impliquant un Boeing 777 (biréacteur) reliant Paris à Dakar, et venant d’atteindre son altitude de croisière, était en train de s’éloigner vers le Sud-Ouest dans une direction correspondant bien à celle du PAN. Le cas est classé A : observation d’une trainée de condensation d’un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]

November 25, 2020 · 7:59 AM

Identified

Hontanx, Aquitaine · France

Le 25 novembre 2020 vers 08h du matin, le témoin sort dans son jardin, dont la vue est très dégagée. Au loin, elle voit ce qui lui semble d'abord être un avion mais reste interloquée par le fait que ce qu'elle observe ne laisse pas de traînée de réacteur dans son sillage, plutôt comme une queue incandescente disparaissant derrière un nuage. Elle pense alors à une météorite, mais estime que la vitesse est trop lente pour ce type de phénomène. Le témoin filme le PAN. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. Le témoin mentionne que l’observation a été faite en direction de l’Est, la vidéo montre pourtant un déplacement de droite à gauche (donc du Sud Ouest vers le Nord Est). Le repère de l’église et la position du témoin à l'entrée de son jardin, via Google Earth pro, permettent de définir un azimut d’observation de 130°. Or, en analysant la vidéo (voir le document IPACO) et la luminosité du soleil levant, l'azimut d’observation serait plutôt de l’ordre de 115°, en effet le PAN se situe un peu plus au nord que le soleil levant, qui à cette heure-ci est à 117°. De fait, un faible déplacement du témoin dans son jardin peut conduire à une différence de plusieurs degrés sur l’azimut d’observation. Nous considèrerons donc comme référence pour l'enquête : un azimut de 120° +/-10°. La vidéo (forme, couleur) oriente vers une méprise aéronautique : trainée de condensation. Une recherche sur Flightradar24 permet de trouver un candidat possible, le Boeing 747 : ATG9926, situé entre 115 et 130 km du lieu d’observation, se déplaçant du Sud-Ouest vers le Nord-Est. Ce type de méprise arrive régulièrement, en effet, l'observation des trainées de condensation des avions, dans certaines conditions météorologiques et astronomiques, peut être particulièrement spectaculaire et donner lieu à des spéculations quant à leur origine, en particulier lors d’une observation au moment du soleil levant, ce qui est le cas ici, avec des effets spécifiques de couleurs, d'ombres et de lumières. Lorsque les masses d’air en altitude sont très humides, cela favorise la persistance de ces trainées qui s'étalent et se dispersent de façon aléatoire au gré des vents d'altitude. voir le site Trainée de condensation (contrails). L'avion responsable de la création de ces traînées peut ne pas ou ne plus être visible, souvent parce qu'il ne se trouve pas éclairé par le soleil ou encore parce qu'il se trouve déjà bien plus loin, laissant derrière lui sa traînée de condensation longtemps visible. Le GEIPAN classe le cas en "A" : trainée de condensation. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]

November 25, 2020

Probable conventional

Marssac-Sur-Tarn, Midi-Pyrénées · France

Le 25 novembre 2020 à la mi-journée, un automobiliste a son attention attirée par un objet sombre et changeant de forme dans le ciel. Le témoin s'arrête et prend deux photos et deux vidéos. Aucun bruit particulier n'est entendu durant le passage du PAN. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène. D’étrangeté plutôt faible et de consistance moyenne (témoin unique, PAN n’apparaissant pas sur les photos et vidéos), ce cas s’avère être une méprise probable avec un ballon (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN fournie par le témoin est cohérente avec un ballon (forme oblongue, couleur sombre) et la trajectoire indiquée reste cohérente avec le sens du vent. Malheureusement, le PAN n’apparait pas sur les photos et vidéos réalisées par le témoin, ce qui aurait pu offrir des comparaisons utiles pour valider l’hypothèse explicative. Il est à noter que l’observation a eu lieu en pleine journée, au-dessus d’une ville et qu’aucun autre témoin ne s’est manifesté, ce qui réduit l’étrangeté du cas. L’hypothèse d’une méprise avec un ballon est renforcée par le fait que le témoin comparera par la suite son observation à une photographie de PAN qui s’est avérée être un ballon solaire. Le cas est classé B, méprise probable avec un ballon. [GEIPAN classification B — Ballon]

November 22, 2020 · 6:00 PM

Probable conventional

Nantes, Pays de la Loire · France

Le dimanche 22 novembre 2020, le témoin observe vers 18h (peu après le coucher du soleil), une lumière rouge orangé à 20° à l'est. La vitesse semble faible au départ, puis plus élevée à mesure du rapprochement du témoin. D’autres PAN apparaissent, globalement lumineux, grossièrement circulaires, une dizaine environ, se suivant à des distances régulières. Ils se dirigent vers le sud / sud-ouest à une altitude plutôt basse (sous les nuages) et sortent de son champ de vision. L'un d'eux oblique vers l'ouest au dernier moment. Le témoin a eu le temps de faire 8 photos (voir le dossier photographique envoyé par le témoin au GEIPAN avec une réduction image pour l’envoi par messagerie). Aucun autre témoignage sur ce phénomène n'a été recueilli. L’étrangeté perçue par le témoin est essentiellement due au fait que l’un des PAN a obliqué brutalement vers l’ouest avec une forte accélération. La consistance du dossier est bonne, les données du témoin sont très précises et les photos ajoutent une plus-value au témoignage. Le témoin a considéré de nombreuses méprises possibles, mais n’a pas évoqué l’hypothèse lanternes. Or la couleur « rouge orangé », la forme « globalement circulaire », le déplacement rectiligne avec des PAN espacés à égale distance, le fait que ce soit un soir de week-end, orientent vers des lanternes thaïlandaises. L'observation est en effet compatible de lanternes thaïlandaises : - aspect : la couleur rouge orangée et les formes observées sur les photos sont tout à fait typiques des lanternes, - trajectoire : les PAN se suivent, direction SSO, ce qui est typique de lanternes suivant un même flux de vent. La station météorologique de Bouguenais située à 11 km du lieu d’observation fait état d’un vent moyen de 4km/h, orienté S à 18h et SSO à 17h, SSO à 19h (voir le document météo). La direction indiquée est compatible de la direction de déplacement des PAN. Les vents moyens sont faibles : 4km/h, or les lâchers de lanternes n’ont lieu que par vents faibles, - dimanche soir : soir de week end (plus propice aux lâchers de lanternes), - analyse photographique : d’après l’outil IPACO, la chromaticité moyenne du PAN figurant sur la photographie DSC06315cadr.jpg est tout à fait conforme à celle d’une lanterne thaïlandaise (voir le document IPACO). L’étrangeté perçue par le témoin provient essentiellement de l’observation de l’accélération latérale à une vitesse vertigineuse, d’un des PAN qui a obliqué vers l’ouest. Cette perception peut être due à l’illusion d’optique suivante : lorsque la lanterne s’éteint, l’observateur a l’impression que la lanterne s’éloigne extrêmement rapidement, et selon les positionnements respectifs observateur/lanterne, cela peut conduire à cette impression de changement de direction, le déplacement vers l’ouest traduisant un éloignement par rapport au train de PAN continuant vers le sud. La préfecture de Loire Atlantique n’a été saisie d’aucune demande d’autorisation de lâcher de lanternes à cette date. Elle a également mentionné que la commune de Nantes interdisait formellement tout lâcher de ballons ou de lanternes chinoises au-dessus de son territoire. Les demandes de lâcher de ballons ou de lanternes chinoises, sur les communes limitrophes, devant impérativement être soumis aux avis favorables des services de la délégation Pays de la Loire de la direction de la sécurité de l'aviation civile Ouest. Cette règle est malheureusement peu suivie pour des lâchers de lanternes lors de fête privées et il est, de ce fait, très difficile de remonter jusqu’à l’origine du lâcher. Un faisceau d’indices très convergents indique une observation du passage de lanternes thaïlandaises. L’impossibilité de définir l’origine du lâcher implique un classement B par le GEIPAN. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]

November 11, 2020 · 10:30 PM · LIGHT

Identified

Sourcieux-Les-Mines, Rhône-Alpes · France

Le 11 novembre 2020, entre 22h30 et 23h30 le témoin observe dans le ciel, durant 15 minutes environ, un point assez brillant ("comme Vénus, voire même un peu plus") orange, plein Sud et Sud+5/10 à une hauteur d’environ 60°. Il n’a pas noté de variation de luminosité mais a eu l'impression que ce point bougeait légèrement, allant de gauche à droite et d'avant en arrière, sans direction globale particulière, c'est à dire qu'il restait plus ou moins au même endroit. Des nuages fins d'altitude passent dans le ciel au bout de 15min, ce qui occulte les étoiles sauf ce point brillant. Le témoin rentre chez lui, puis ressort environ 30 min plus tard : le point est toujours là mais semble nettement plus immobile. Le témoin rentre à nouveau chez lui, et ressort 1h plus tard, le point a disparu. Le témoin ne le retrouve pas ailleurs dans le ciel. Le ciel est à nouveau étoilé sans nuages. Un seul témoignage est recueilli. Le témoin ne précise pas les heures de début et fin de chacune des deux observations durant cette même nuit. Cependant il indique une longue durée d’observation (20 min) discontinue d’un point lumineux orange stationnaire mais avec des déplacements latéraux G/D et avant/arrière. L’observation, de par sa durée et sa description, évoque une méprise astronomique dans un contexte nuageux. Une vérification astronomique indique d’après Stellarium, qu’à 22h30 la planète Mars est à l’azimut 187° (ce qui est compatible de ce qui est mentionné par le témoin indique : Sud et Sud +5/10°) et à l’élévation 49° (le témoin mentionne 60°, mais la hauteur est très souvent sujette à erreurs d’interprétation). Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes avec la planète Mars, très proche de l’axe indiqué. Une vérification météo pour cette nuit-là indique que le ciel était très nuageux entre 22h et 23h (6/8 octas) le 11 novembre 2020 puis complètement couvert entre 0h et 1h du matin (8 octas/8) le 12 novembre 2020 (voir le document météo sur la nébulosité). Le témoin estime que ce ne peut être une étoile car les nuages fins d’altitude masquent les étoiles sauf ce point, il considère donc que le point est situé sous les nuages. Or les passages nuageux dans l’axe d’observation, l’impossibilité de nuit d’estimer les distances, ainsi que la direction d’observation indiquée par le témoin du seul point orange particulier dans cette direction dans le ciel rendent tout à fait possible la méprise astronomique avec Mars. De plus la perception de léger déplacement ("aucun doute possible le point bouge légèrement, allant de gauche a droite et d’avant en arrière sans direction globale particulière, c’est a dire qu’il reste plus ou moins au même endroit"texte libre du témoin) résulte de deux effets classiques dans l’observation d'étoile : le phénomène oculaire d'effet autocinétique qui crée les perceptions de déplacement angulaires et celui induit par la fluctuation d'intensité (causée par l'atmosphère) que le témoin interprète comme un déplacement radial (dans sa direction) en rapprochement ou éloignement. L'étrangeté vue du témoin d'un point fortement lumineux, orange, en mouvement est bien expliquée, l'étrangeté résiduelle est faible. La consistance est moyenne compte tenu : - des imprécisions sur l'horaire, - du fait que le témoin mentionne un ciel étoilé sans nuages, alors que la nébulosité est de 6/8 octas au début de l'observation et de 8/8 octas à la fin. Le GEIPAN classe cette observation en A comme une méprise très probable avec la planète Mars. [GEIPAN classification A — Mars]

November 11, 2020 · 7:30 PM · TRIANGLE

Identified

Carlux, Aquitaine · France

Entre le 11/11/2020 et le 20/11/2020, deux témoins observent, dans le ciel, des phénomènes lumineux en mouvement qui les intriguent. Les observations sont très longues (parfois de plusieurs heures) et faites de façon discontinue. Un des témoins filme les PAN. L’étude du contexte astronomique a mis en évidence que les positions de Sirius, Jupiter, Saturne et Mars coïncident précisément avec les positions des PAN décrites et filmées par le témoin (voir le compte rendu d'enquête). Cette hypothèse explique également le déplacement lent de plusieurs heures, dû à la rotation de la terre. La forme du PAN observée aux jumelles est, quant à elle, explicable par le phénomène exceptionnel de conjonction entre Jupiter et Saturne. La consistance du cas est très bonne. L'observation de ce cas, de façon récurrente, par deux témoins y compris avec l'enquêteur conforte sa consistance. L'hypothèse principale d’une confusion avec des astres explique la plupart des caractéristiques de ce PAN. La position des PAN concorde précisément avec les positions de Mars, Jupiter, Saturne et Sirius. De plus, les planètes Jupiter et Saturne se trouvaient en conjonction, ce qui a pu accentuer la confusion. Les mouvements lents s'expliquent par la rotation de la terre, et les mouvements brefs peuvent être la conséquence d'effets d'optique liés à l’autokinésie. On considère donc que cette hypothèse est explicative, les éphémérides en constituent une preuve. Le GEIPAN classe le cas "A" (Phénomène parfaitement expliqué) : méprise astronomique. [GEIPAN classification A — Etoile]

November 6, 2020 · 12:30 PM

Identified

Richecourt, Lorraine · France

Un témoin observe durant une minute un phénomène en demi-lune, translucide, blanc et lumineux. Le PAN très haut dans le ciel dégagé se déplace très lentement avant de "s'évaporer". Le témoin a le temps de photographier le PAN. Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. L'observation faite et photographiée par le témoin, dans son jardin, entre 12h30 et 13h00, est un phénomène nuageux de haute altitude (cirrus uncinus). Ce type de nuage n'est pas d'apparition courante, ce qui a sans doute provoqué chez le témoin, une toute autre hypothèse. Cette analyse s'appuie sur les faits suivants (voir le compte rendu d'enquête) : - couleur blanche lumineuse - nuage qui s'évapore en forme de demi-lune ou de virgule - déplacement lent, porté par le vent en haute altitude. La brillance forte, indiquée par le témoin, a sans doute été produite par le soleil (« Ces nuages de haute altitude (entre 6 et 12 km) sont composés essentiellement de petits cristaux de glace clairsemés : le soleil parvient toujours à passer au travers. Des phénomènes lumineux tels que les halos ou les couronnes peuvent apparaître sur ces nuages. Voir le lien METEO-FRANCE. Pour le témoin l'étrangeté était la disparition du phénomène, mais elle est tout à fait explicable par un vent faible/moyen générant la forme de virgule. La consistance est bonne, bien qu’un seul témoin ait observé le PAN, des photographies ont pu être réalisées et exploitées pour l’analyse. Le GEIPAN classe le cas en "A" : méprise avec l'observation d'un nuage. [GEIPAN classification A — Nuage]

October 28, 2020 · 7:00 PM

Probable conventional

Sauvages (Les), Rhône-Alpes · France

Le 28 octobre 2020, à 19h, le témoin observe sur les nuages une « lueur blanche en forme de boule », stationnaire, accompagnée d'un rayon lumineux étroit mais très distinct, dirigé vers le sol dans un « pré à vaches ». L'observation dure environ 5 minutes avant que le phénomène ne disparaisse brusquement, « comme un éclair ». Un seul témoignage a été recueilli. La consistance* de ce témoignage est moyenne selon les critères du GEIPAN, avec un témoin unique et l’absence de photo ou de vidéo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. L’enquête a révélé que le témoin avait probablement observé l’impact de la lumière d’un projecteur sur la couche nuageuse (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments principaux suivants : - La forme circulaire, identique à celle du projecteur au sol, - La couleur blanche, - L’immobilité du PAN, - L’absence de bruit perçu. Les confusions de ce type se produisent principalement lorsqu'une couche nuageuse uniforme, basse ou relativement basse, composée de stratocumulus ou de nimbostratus, est présente. Ces types de nuages offrent une densité suffisante pour refléter la lumière émise par un projecteur de manière à la rendre visible depuis la position du témoin. Dans ce cas précis, la présence d'une couche nuageuse à une altitude d'environ 1600 mètres a été confirmée. L’observation d’un faisceau lumineux est possible lorsque des gouttelettes d’eau se trouvent en suspension dans l’atmosphère. Bien que cela soit envisageable dans le cas présent, il n’a pas été possible de le démontrer, les données météo relatives à la visibilité horizontale la signalant par ailleurs comme excellente. L'observation ayant eu lieu durant les périodes de restrictions associées aux mesures de lutte contre le Covid-19, avec la fermeture des établissements de type discothèque à ce moment-là, il est plausible que le phénomène observé soit dû à un essai temporaire de fonctionnement d'un projecteur (skyrose) par la discothèque la plus proche. Toutefois, cette hypothèse n'a pas pu être confirmée de manière concluante. L'étrangeté observée par le témoin est principalement due à la perception que le rayon semble émaner du PAN et se diriger vers le sol, alors que dans le cas d'un projecteur, le rayon est projeté depuis le sol et se réfléchit sur les nuages. Le cas est classé en B : observation probable de la réflexion d’une lumière de projecteur sur les nuages. [GEIPAN classification B — Réflexion lumineuse]

October 22, 2020 · 11:20 PM · TRIANGLE

Identified

Bono, Bretagne · France

Le 22 octobre 2020, vers 23h20, un témoin a observé, d'abord à l’œil nu puis à l'aide de jumelles, un PAN en forme de triangle. Ce PAN était lumineux mais non éblouissant, de couleur jaune intense bordé de lignes noires horizontales et verticales au centre. Il était situé au-dessus et à droite du pilier gauche du pont Joseph le Brix, sur l'axe D101, au-dessus de la rivière d'Auray, à l'ouest de la position du témoin, dans la commune de Bono (56). Bien qu’il n’y ait qu’un témoin, la consistance* du cas est jugée bonne, le témoignage étant complet, avec des points de repère précis. L’absence de photo du PAN est compensée par un croquis parfaitement compréhensible. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. Après enquête, il a été déterminé que le témoin avait en réalité observé la Lune (voir le compte rendu d'enquête). La position du PAN signalée par le témoin coïncide parfaitement avec celle de la Lune proche du coucher. La couleur jaune observée est également cohérente avec celle de la Lune près de l'horizon. De plus, la Lune étant en phase de Premier Quartier, sa forme correspond bien à celle du PAN si sa partie inférieure était cachée par le paysage. Les lignes noires vues aux jumelles sont compatibles avec des branches, des antennes, ou même la rambarde du pont, qui se superposaient à l'image de la Lune. Le départ rapide du PAN vers l'arrière peut être expliqué par la disparition de la Lune à l'horizon après quelques minutes d'observation. Cette hypothèse explique l’étrangeté décrite par le témoin, notamment la vitesse d'éloignement « rapide et régulière », ainsi que la forme triangulaire et la couleur. Le cas est classé A, observation de la Lune. [GEIPAN classification A — Lune]

October 10, 2020 · 8:25 PM

Probable conventional

Charenton-Le-Pont, Ile-de-France · France

Le soir du samedi 10 octobre 2020, vers 20h20 – 20h25, le témoin à l'extérieur observe, avec son conjoint, un essaim de petites lumières orange qui virevoltent et tournoient, en cercle stationnaire, comme des oiseaux phosphorescents. Quelques individus isolés (2,3 peut être) arrivent vers l’essaim en provenance du Sud/Ouest et repartent. Le groupe bien lumineux a commencé à se diriger vers le Nord, Nord Est / Est en diminuant d’intensité et en disparaissant dans le peu de nuages qu’il y avait au loin. Aucune photo, vidéo ou croquis n’est associée au témoignage. Un seul témoignage est recueilli sur ce phénomène. Deux hypothèses ont été retenues : lanternes thaïlandaises ou oiseaux. L’observation est en effet compatible avec un déplacement de lanternes thaïlandaises : - en aspect : petites lumières de couleur orange, blanche, phosphorescentes, - en forme de mouvements : « virevoltent et tournoient », - en durée et mode de disparition : la durée d'observation (2 minutes) est compatible avec une durée de vol de lanternes et la disparition de ces dernières peut être causée par l’extinction des bruleurs pouvant être progressive. Pour un témoin, l'extinction peut correspondre à tort à l’entrée des PAN dans les nuages, alors que ces derniers se situent généralement plus haut que l'altitude maximale de vol des lanternes, - observation un samedi soir. Néanmoins, trois éléments ne vont pas dans le sens de cette hypothèse : - pas de demande d’autorisation de lâchers de lanternes au niveau de la préfecture, - aucun autre signalement (ni vers le GEIPAN, ni sur internet) alors qu’un nombre aussi important de lanternes dans une zone densément peuplée aurait dû être observé par d’autres personnes, - sens de déplacement vers le Nord, Nord Est / Est. Un élément important de la caractérisation d’un phénomène lanternes est le vent. En effet, les lanternes ne sont lancées que par vents faibles et elles suivent la direction et le sens du vent. Les données de trois stations météo (St Germain des Près, Jussieu et Montsouris) situées à 5 et 6 km à l’est du lieu d’observation rapportent des vents moyens de 6 à 11 km/h, ce qui correspond bien à des vents faibles (voir document météo). Les PANs se déplacent vers le Nord Est/Est, or les trois stations Météo situées à l’ouest du point d’observation font état de vent orientés respectivement vers l'Est, le Sud/Est et le Sud, ce qui peut sembler contradictoire (voir document Google Earth). Etant donné que les vents sont faibles, que l’on est en zone urbaine, le sens et la direction du vent peuvent varier significativement. On pourrait considérer que l’apparente incohérence entre les données météo et l’observation n’en est pas une, car il n’est pas pertinent de se référer au sens du vent compte tenu de la faiblesse de celui-ci et de l’emplacement en zone urbaine. Concernant les oiseaux, l’observation est en effet compatible : - en aspect : petites lumières de couleur orange, blanche, phosphorescentes, - en trajectoire : « virevoltent et tournoient », et se déplacent ensemble vers le Nord Est/Est, - deuxième observation du témoin faite à la même heure la semaine suivante, précisant que cette deuxième observation, très semblable était celle d’oiseaux (voir courrier du témoin), - zone urbaine très peuplée, avec de nombreux éclairages publics qui peuvent expliquer l’aspect vu par le témoin, - la disparition peut être due à des changements dans les éclairages publics, liés aux zones traversées, - la Ligue de Protection des Oiseaux d’Ile-de-France qui a été contactée émet l’hypothèse qu’il s’agit d’un groupe d’étourneaux (voire de perruches à collier) qui aurait été chassé par des opérations d’effarouchement. Mais la mairie de Charenton a signalé qu’aucune opération d’effarouchement n’avait été menée. On peut néanmoins émettre l’hypothèse qu’il s’agisse d’un regroupement d'oiseaux présents dans la région, en dehors de toute opération d'effarouchement, sachant que l'on est en proximité du bois de Vincennes. Le GEIPAN classe cette observation en B comme une probable méprise avec des oiseaux. [GEIPAN classification B — Oiseau]

August 28, 2020 · 9:00 PM

Probable conventional

Saintes-Maries-De-La-Mer, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 28 août 2023 aux alentours de 21h, le témoin n°1 aperçoit dans le ciel une tache blanche, de la taille d’un ballon de football, un peu lumineuse qui se déplace assez rapidement, un peu dans tous les sens, en boucle et zigzag devant lui puis derrière lui sur un grand périmètre. Le ciel est assez couvert avec un peu de vent. Il pense à un « phare ou pointeur » mais ne voit aucune trainée ni faisceau lumineux. L’observation dure une dizaine de minutes. Le témoin n°2, sollicité par le témoin n°1, voit ce qui sur le coup lui fait penser à un oiseau qui se déplacerait, assez rapidement dans tous les sens, puis en observant bien ce témoin se ravise. Il décrit alors une lumière en forme de voile puis de forme ronde, blanc lumineux et pâle en même temps, à travers les nuages. Le témoin n’observe aucune trainée, ni faisceau, ni rayon lumineux. Il note qu'il y a du vent, et que le ciel est assez couvert à la hauteur de cette forme assez brillante malgré le ciel couvert. Les vidéos transmises par le témoin n°1 ne sont pas exploitables. La vue du ciel est très bruitée. On devine par moment une tache lumineuse floue (voir la vidéo du témoin jointe MOV_0914.mp4). La description oriente vers l’observation d’une projection lumineuse issue d’un skyrose ou skytracer (projecteur extérieur) : déplacement rapide, dans tous les sens, mouvements circulaires, zigzag, tache, lumière en forme de voile, ronde (correspondant à des impacts différents sur les nuages). Afin d’analyser cette hypothèse, une demande des paramètres météorologiques de nébulosité et de visibilité ont été faites auprès de MétéoFrance. Pour l’horaire mentionné par les témoins, nous avons pu obtenir les données de 2 stations météorologiques : Nîmes Garons, 35 km au Nord de la position des témoins, Aéroport de Montpellier, 40 km Nord-Ouest (voir les documents joints). A l’horaire mentionné par le témoin, soit autour de 19h TU, ces stations font état de : - une couche basse de nuages située entre 150 et 570 mètres, avec une couverture nuageuse de 1 à 3 octas, - une deuxième couche de nuages située entre 510 et 1980 mètres, avec une couverture nuageuse de 5 à 6 octas, - une troisième couche de nuages située entre 840 et 3000 mètres, avec une couverture nuageuse de 5 à 8 octas. Cela signifie que les nuages étaient très bas et que le ciel était très couvert, au niveau de ces deux stations. Il est vraisemblable que cette situation météorologique soit similaire à l’emplacement des témoins. Ce sont des conditions favorables à une observation d'une projection lumineuse issue d'un skyrose ou sky-tracer . C'est un projecteur extérieur puissant, présentant un ou plusieurs faisceaux lumineux balayant le ciel. Il est en général utilisé pour signaler l'emplacement d'un événement ou d'une animation. L’observation du spot lumineux évolue en fonction du balayage réalisé par le projecteur et des formes variées des nuages. Le témoin n°1 avait envisagé cette hypothèse, mais il l’a abandonnée car il ne voyait pas de faisceau partir du sol. L’étrangeté de l’observation provient de l’absence d’observation du faisceau lumineux venant du sol. Le faisceau optique (en général faisceau laser) d’un skyrose n’est pas toujours visible. Cela dépend de la teneur, dans l’atmosphère entre le sol et la base des nuages, de particules en suspension, qui peuvent être des gouttelettes d’eau, de la poussière, du pollen, des polluants... C’est la diffusion du faisceau lumineux par ces particules qui permet son observation. Une faible teneur en particules de l’atmosphère peut expliquer l’absence d’observation du faisceau lumineux venant du sol. Par ailleurs, le faisceau peut aussi être masqué par des nuages bas. La mairie de Saintes-Maries-de-la-Mer (13) a été contactée afin de savoir si un événement avait été organisé à cette date. Le 28 août est un moment de festivités dans le cadre des arènes. Ils n’ont pas pu confirmer l’utilisation de skyrose (sky-tracer) mais nous ont signalé que plusieurs restaurateurs en possèdent. L’hypothèse de l’observation d’un spot d'un skyrose est probable : les caractéristiques décrites par les témoins correspondent. Néanmoins, nous n’avons pas pu identifier la source. Le GEIPAN classe ce cas en B : observation probable d’un skyrose, projecteur extérieur puissant ou laser balayant le ciel. [GEIPAN classification B — Sky rose]

August 26, 2020 · 9:47 PM

Probable conventional

Malemort-Sur-Correze, Limousin · France

Le 26 août 2020 au soir, un habitant de MALEMORT-SUR-CORREZE (19) en compagnie d'amis, est alerté par le fils de sa compagne qui observe un objet se déplaçant "'en bas vers en haut". Tout le monde regarde dans la direction indiquée et constate, durant 6 minutes, le passage à vive allure de 9 objets brillants, d’un éclat comparable à une étoile. Certains paraissant plus brillants que d’autres, prenant leur origine à 300° Ouest et se dirigeant à très vive allure, par groupe de 2 unités, vers 53° Nord de leur position. Aucun bruit n’a été entendu lors de l’observation. La Lune est au premier quartier, fortement brillante plein Sud, dans le dos du témoin lors de l’observation. D’étrangeté moyenne et de bonne consistance (plusieurs témoins, mais témoignage unique synthétisant l’ensemble des observations, pas de photo du PAN), ce cas s’avère être une méprise probable avec des satellites Starlink. La description du PAN est très cohérente avec un passage de satellites Starlink. L’observation a d’ailleurs eu lieu moins de trois semaines après le lancement du train Starlink n°9, dont les membres n’étaient pas encore bien dispersés et qui passaient justement dans les minutes entourant l’observation. Il y a cependant une incertitude sur la hauteur angulaire réelle du PAN. En effet il faut préciser qu'à l'heure indiquée par le témoin, un train Starlink passait effectivement, mais à une hauteur angulaire plus faible que celle estimée pour le PAN (voir le compte rendu d'enquête). Le cas est classé B, méprise probable avec des satellites Starlink. [GEIPAN classification B — Satellite]

August 12, 2020 · 5:30 AM · LIGHT

Identified

Panzoult, Centre · France

Le 12 aout 2010 entre 05h et 06h00 du matin, un témoin dans son jardin, observe en direction du NE, un point lumineux dans un ciel nuageux. Le témoin rentre dans sa maison. En ressortant, le témoin retrouve ce point au SE. la trajectoire de ce point apparait irrégulière. Un seul témoignage sera recueilli sur ce phénomène. Dans l'enquête nous avons montré que le témoin avait observé, dans un ciel très nuageux, successivement deux astres, l’étoile Capella et la planète Mars (voir le compte rendu d'enquête). Cette observation s’est doublée d’un effet physiologique d’autocinétique (micro-mobilité oculaire). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme du PAN ponctuelle, comme les deux astres - la couleur blanc-jaune identique à celle de Capella, un peu différente pour Mars, plutôt rougeâtre - la forte luminosité, comparable au début à celle de Vénus, un peu moins importante cependant pour Mars - les azimuts initiaux et finaux conformes aux deux astres - les élévations initiales et finales conformes aux deux astres - le déplacement irrégulier n’est qu’apparent, il est causé par un phénomène physiologique de micro-mobilité oculaire (autocinétique). Le témoin n’a pas pu se rendre compte qu’il avait affaire à deux astres différents, étant très semblables par leur couleur et leur luminosité. Il s’est également absenté quelques instants, peu après le début de l’observation de Capella, qui, entretemps, a été masquée par les nuages. A son retour, il a pu observer Mars au sud-est, non masquée par les nuages à cet instant. Les deux astres se trouvant probablement les seuls successivement visibles dans le ciel, le témoin a en toute logique pensé qu’il s’agissait du même phénomène. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation successive de l’étoile Capella puis de la planète Mars, assortie d'un phénomène physiologique de micro-mobilité oculaire. [GEIPAN classification A — Etoile]

August 10, 2020 · 11:30 PM

Louviers, Haute Normandie · France

D'après le Procès Verbal de gendarmerie, le 10 août 2020 vers 23h30, le témoin dans son salon, observe "une grosse lumière très forte". Il sort sur son balcon, la lumière s'éteint alors doucement. Un peu plus tard, il fait la même observation, mais positionnée plus à gauche que le 1er PAN observé.D'après le Questionnaire Technique, l'observation d'une lumière puissante, blanche, fixe a eu lieu le 09 août vers minuit. La lumière s'est éteinte puis rallumée un peu plus loin. L'observation a duré 10 minutes. Aucun autre témoignage sera recueilli. La consistance est médiocre, pour plusieurs raisons: - existence d'une incohérence majeure entre les deux sources d'informations, concernant la date d'observation, qui n'a pu être levée (10 août sur le PV et 09 août sur le questionnaire) - peu d'informations exploitables, aussi bien dans le PV que dans le questionnaire. L’hypothèse de l’observation de la comète Neowise a été étudiée. Cette comète ne peut en aucun cas apparaître telle que le témoin la décrit, et encore moins à deux emplacements différents sur un aussi court laps de temps. La description du PAN fait penser à des flashs de satellites (forte et brève luminosité du PAN de couleur blanche, se répétant par deux fois à deux endroits distincts du ciel). Pour la date du 10 août 2020, le Centre Opérationnel de Surveillance de l'Espace (COSE) du CNES a pu identifier plusieurs satellites Starlink en visibilité depuis la position du témoin. Rien ne correspondait pour la date du 09 août 2020 (voir le fichier Analyse COSE). En raison de la présence d'une incohérence concernant la date de l'observation qui n'a pas pu être levée, et de l'absence de certaines données importantes, ce cas est classé C : manque d'information. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

August 8, 2020 · 10:05 PM

Identified

Mas-Grenier, Midi-Pyrénées · France

Plusieurs témoins le 08 août 2020 aux alentours de 22h sont surpris de voir le passage silencieux d'un objet "en forme de méduse" avec des halos lumineux bleus qui n'éclairent que l'objet lui-même. Le PAN à faible distance au-dessus d'un cerisier, se déplace sur une trajectoire linéaire en effectuant des ondulations. L'observation dure environ 30 secondes, puis le PAN est perdu de vue devenant progressivement un point lumineux à l'horizon sud. L'observation perçue par le témoin et le dessin de reconstitution font penser à un survol de ballons LED. Le témoin décrit parfaitement une trajectoire Nord/Sud et un déplacement lent à une hauteur de l'ordre de 100m. Le dessin de reconstitution montre plusieurs formes rondes. L'enquête a confirmé les points suivants qui sont totalement compatibles d'un lâcher de ballons festifs : - le 10/08/2020 le témoin a déposé un questionnaire complet sur l'observation, avec une photo montage de reconstitution du 08/08/2020 et le GEIPAN a demandé aux autres témoins de remplir également un questionnaire, - aucun avion n'était en survol (confirmé sur flightradar24 à cette heure ; voir annexe), - l'orientation de la maison du témoin (confirmée sur Google map mais non joint au dossier) avec sa terrasse vers le sud confirme qu'il n'a pu voir le PAN qui venait du Nord qu'après le survol de sa maison et qu'il a pu en revanche le suivre des yeux vers le sud jusqu'à disparition, - le site web Info Climat confirme qu'à 22h il y avait un vent faible Nord/Sud compatible pour des objets portés par le vent (voir annexe), - les ballons LED ont des formes compatibles de la description (voir photo type lâcher de ballon LED en annexe), - la salle de fêtes du village est à quelques rues au nord de la position de l'observation, - le 08 aout 2020 est un samedi soir propice aux fêtes, - un appel à la marie du village a pu confirmer qu'un mariage a eu lieu ce soir-là, - de plus, la marie a confirmé que les mariés ont effectué un lâcher de ballons festifs blancs attachés en bouquets, avec chacun une lumière LED à l'intérieur, - une photo des préparatifs du lâcher de ballon et du type de LED a été transmis au GEIPAN : - le lâcher de ballon a eu lieu en début de nuit, ce qui est compatible au mois d'août de l'heure d'observation de 22h, - le 13/08/2020, le GEIPAN a informé le témoin qu'il n'était pas utile de transmettre les autres questionnaires compte tenu qu'il n'y avait plus de doute sur le phénomène observé. Le GEIPAN classe le cas en A : méprise certaine avec une grappe de ballons festifs à LED. [GEIPAN classification A — Ballon LED]

August 8, 2020 · 9:10 PM · OVAL

Probable conventional

Uzes, Languedoc Roussillon · France

Le 8 août 2020, vers 21h10, alors qu'ils se trouvent dans le jardin de leur domicile à Uzès (Gard), le témoin principal (T1) et son épouse (T2) remarquent la présence d'un point dans le ciel. Les conditions d'observation semblent bonnes, la visibilité étant suffisante pour distinguer les astres. T1 procède alors à une observation plus détaillée à l'aide de jumelles, ce qui lui permet de préciser la forme et le comportement du PAN. Le PAN présente une forme parfaitement ovoïde, de couleur noir mat, sans émission lumineuse apparente. Il se déplace à faible vitesse, effectuant de légers mouvements verticaux aléatoires tout en suivant une trajectoire moyenne rectiligne, évoluant par paliers. L'observation dure environ quinze minutes, jusqu'à ce que le PAN disparaisse du champ de vision des témoins. La consistance* du cas est jugée moyenne : 2 témoins mais un unique témoignage, une photo qui s'est avérée être inexploitable. Toutefois, le témoignage reste précis et rapporté peu de temps après l'observation. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'analyse a permis d'envisager l'hypothèse d'une confusion avec un ballon fantaisie évoluant sous l'effet des faibles vents locaux (voir compte rendu d'enquête). Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - la forme et la couleur du PAN sont conformes à certains modèles de ballons fantaisie. - le déplacement lent, globalement rectiligne et à vitesse constante, est compatible avec la trajectoire d'un objet léger porté par un vent de faible intensité. La principale étrangeté perçue, à savoir le déplacement du PAN dans une direction différente de celle des vents ressentis au sol par les témoins, peut s'expliquer par la différence de position géographique et altimétrique entre ces derniers et le PAN. En effet, les témoins se trouvent au sol, dans une zone entourée de collines, où la topographie locale influence significativement la direction et la perception du vent, celui-ci étant perçu comme venant du nord. L'analyse, notamment à partir des données AROME* fournies par Météo France, a permis de confirmer que le PAN se déplaçait conformément au vent général d'ouest. Les mouvements verticaux lents et aléatoires observés peuvent être expliqués par les conditions météorologiques spécifiques au moment de l'observation, notamment les variations de température et d'humidité survenant durant le crépuscule, ainsi que par la faiblesse et la variabilité du vent. Le GEIPAN classe le cas en « B », observation probable d'un ballon fantaisie. AROME : *Application of Research to Operations at MEsoscale) est un modèle avec une maille très fine (maille de 1.3 km) pour la prévision en France (METEO France). [GEIPAN classification B — Ballon Mylar]

August 5, 2020 · 10:45 PM · LIGHT

Probable conventional

Dole, Franche-Comté · France

Le soir du mercredi 05 août 2020 entre 22h45 et 22h55, le témoin observe successivement en azimut à 358°( vers le Nord), à environ 3° de hauteur, cinq phénomènes lumineux. Tous ont des formes identiques, mêmes luminosités, mêmes tailles, mêmes directions et mêmes trajectoires, mêmes vitesses angulaires. La seule différence est que les phénomènes 3 et 4 se suivent à environ 10° de distance. La trajectoire est rectiligne en direction du Sud-Ouest. La vitesse angulaire est constante à 16,57°/min et devient quasiment nulle. Le témoin constate également des disparitions par intermittence et des variations dans la luminosité comme si les PANs pénétraient dans un nuage ou un brouillard. La disparition des PANs est constatée à 329° d'azimut. Aucun bruit particulier n'est entendu. Le témoin prend une vidéo avec son téléphone portable. Un seul témoignage est recueilli sur ce phénomène. La consistance du dossier est bonne, les données du témoin sont très précises et la vidéo ajoute une plus-value au témoignage. Le témoin n’a pas, initialement envisagé un lâcher de lanternes et c’est pourquoi il a contacté le GEIPAN. Le 19 octobre 2020, le témoin recontacte le GEIPAN. Il nous confirme qu’après avoir visionné des vidéos sur les méprises avec des lanternes, son observation (en particulier l’extinction) correspond exactement à ce phénomène. La trajectoire et la vitesse apparente sont également conformes aux données de vent de ce soir-là. L’enquête confirme cette deuxième analyse du témoin. L'observation est en effet compatible avec des lanternes thaïlandaises : - en aspect : points lumineux brillants assez fort, de taille apparente 5’ environ, semblant scintiller légèrement, avec des teintes allant du jaune au rouge/rosé en passant par l’orange. On retrouve là des couleurs et luminosité typiques des lanternes. - en trajectoire : les PAN se suivent, direction SO, ce qui est typique de lanternes suivant un même flux de vent et correspondant au sens du vent donné par la station météorologique de Tavaux (7km) (voir le document météo). - en durée et mode de disparition : la durée d'observation (5 minutes) est compatible avec une durée de vol de lanternes, et la disparition de ces dernières est probablement causée par l’extinction des brûleurs qui peut être progressive. Pour un témoin cela peut correspondre à tort avec l’entrée des PAN dans les nuages, alors que ces derniers se situent généralement plus haut que l'altitude maximale de vol des lanternes. - la vitesse de 16,57°/min qui correspondrait environ à 87km/h a été surestimée par le témoin car il positionnait les PAN à une distance de 5 km environ. Si l’on considère que les PAN étaient vraisemblablement plutôt à quelques centaines de mètres, on trouve une vitesse de l’ordre de 8 à 9km/h, compatible avec la vitesse des lanternes portées par le vent (voir les documents Google earth et sur les calculs de distances et vitesses). Un lâcher de lanternes n’est pas habituel un soir de semaine. Mais étant donné que l’on est en août, qu’il y a eu une longue période de confinement, il est possible qu’une rencontre familiale festive se soit déroulée un soir de semaine. La préfecture de Jura ayant notifié qu’entre la période du 24 avril 2020 au 06 octobre 2020, aucun lâcher de lanterne n'était autorisé, le département faisant l'objet d'arrêtés successifs pour sécheresse, si un lâcher de lanternes a été effectué, il l’a été sans autorisation, il n’est donc pas possible de retrouver son origine. Le GEIPAN classe cette observation en B : méprise très probable avec des lanternes thaïlandaises. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]

August 5, 2020 · 7:04 PM

Identified

Boree, Rhône-Alpes · France

Le 05 août 2020 aux alentours de19h, quatre personnes randonnent au Mont Mézenc (07) et aperçoivent soudainement un objet lumineux flottant dans les airs et semblant avoir un mouvement de rotation sur lui-même. Les témoins décrivent le PAN comme « une grosse lune blanche argentée » ou une « grosse bulle ». Un seul témoin rapportera son observation. Il a le réflexe de prendre des photographies tout au long des évolutions silencieuses du PAN dans le paysage et avant qu’il ne disparaisse dans le ciel. Le témoin réalisera même une courte vidéo montrant le PAN se dirigeant vers le SSE. La consistance est forte grâce à l’apport de photos et de la courte vidéo prise ainsi à la minutie dans le descriptif fournit par le témoin. Sans tous ces renseignements, l’apport des photos et l’aide de la courte vidéo il n’aurait pas été aisé de conclure sur ce dossier. L’étude du dossier et des photos (voir le compte rendu d'enquête), permet au GEIPAN de conclure à un ballon Mylar fantaisie (peut-être ayant la forme de lettre (Q ou O) ou de chiffre (0), lâché ou perdu pas très loin des témoins. Cette conclusion se base sur : 1- L’apparence du PAN, dont la forme en lettre est visible sur l’une des photographies. Par ailleurs, l’enveloppe aluminisée de ce type de ballon reflète fortement par moment la luminosité du soleil, ce qui produit des éclats lumineux typiques, bien observés à l’œil nu par les témoins et visibles sur les photographies. 2- Les données mesurées et calculées à l’aide du logiciel IPACO, ont permis de confirmer la possibilité qu’il s’agit d’un ballon d’une taille de 0,80 ou 1 m situé respectivement entre environ 215 et 320 m de distance des témoins lors de la première partie de l’observation, et entre environ 1870 et 2300 m de distance des témoins lors de la seconde partie de l’observation, soit dans les limites de l'acuité visuelle théorique. 3- Le déplacement du PAN, initialement lent et incertain (rotations, changement de trajectoire…), soumis aux effets de la topographie, car situé à basse altitude, puis, dans un second temps, avec un déplacement plus régulier et rectiligne, pris dans la circulation générale du vent orienté sud. Le GEIPAN classe en A : observation d'un ballon Mylar. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]

July 30, 2020 · 9:15 PM · CIGAR

Identified

Saint-Satur, Centre · France

Le 30 juillet 2020 aux environs de 21h15 un groupe d'amis se dirige vers les bords de Loire pour admirer le fleuve. Soudain leur attention est attirée par la présence dans le ciel d'un objet en forme de cigare, d'un blanc très brillant. L'objet se déplace en direction du sud et il est perdu de vue. Aucun bruit n'est entendu. Perplexes les trois amis se posent des questions. Une autre personne dans le village et en dehors de ce groupe a pu filmer le phénomène. Un seul témoignage est recueilli. La vidéo est jointe aux documents envoyés par le témoin principal. Nous avons étudié l’hypothèse d’une observation d’un avion de ligne (voir le compte rendu d'enquête). Après analyse, cette hypothèse est confirmée et consolidée par les éléments suivants : - Le témoin n'observe qu'un seul objet dans son champ de vision avec présence avérée d'un avion (carte Flightradar24). - Forme conforme à celle du fuselage d’un avion, - Couleur blanche courante pour le fuselage d’un avion, et fortement lumineuse en raison de la réflexion des rayons solaires à la surface du fuselage, - Déplacement (trajectoire rectiligne et vitesse constante) conforme à celui d’un avion de ligne, - L’application Flightradar24 indique qu'un avion Airbus A320 en provenance de Roissy CDG , à destination de Monastir (Tunisie) se trouvait au moment exact de l’observation dans le bon azimut, à une altitude et une distance en projection orthogonale au sol du témoin donnant un angle d’observation très proche de celui indiqué par le témoin. A l’altitude à laquelle évoluait cet avion (8200 m), un air stable, peu humide, avec une température insuffisamment froide (typiquement -40 à -45°C) ont pu suffire à ce que des traînées de condensation ne se forment pas. Plusieurs étrangetés relevées par le témoin peuvent avoir comme explications, les raisons suivantes : - L’absence visible d’ailes peut être due à une combinaison de facteurs : l’angle d’observation, les effets de la diffusion atmosphérique, la distance d’observation, les positions respectives du témoin, du soleil et de l’avion et la réflectivité des surfaces concernées, davantage présente sur le fuselage cylindrique de l’avion que sur ses ailes. - Le déplacement « en crabe » de l’avion, tel que perçu par le témoin, est probablement causé par un effet de perspective, ce déplacement n’étant pas constaté sur la vidéo. - L’observation de « boules lumineuses » à la fin, probablement due à une forte réflexion fugace du soleil sur les rangées de hublots de l’appareil, produisant comme un effet de « défilement rapide », bien qu’un seul déplacement puisse être possible alors que le témoin en évoque au moins deux. - L’absence de bruit : distance importante entre le témoin et l’avion. Le GEIPAN classe le cas en « A »: observation d’un avion, il s’agit d’un A320 effectuant la liaison Roissy CDG / Monastir (Tunisie). [GEIPAN classification A — Avion]

July 30, 2020 · 4:38 AM

Identified

Perpignan, Languedoc Roussillon · France

Le 30 juillet 2020 (et non le 30 septembre comme indiqué par erreur dans le texte libre du questionnaire) à 04h38 du matin, un témoin observe depuis son jardin le déplacement silencieux de plusieurs "lumières" ou "cercles lumineux" en formation en V dans le ciel. Aucun bruit particulier n'est entendu lors du déplacement du phénomène vers le Sud-Est. Un seul témoignage est recueilli. L'étrangeté de l'observation réside dans l'aspect lumineux des "cercles" en formation en "V" vu et décrit par le témoin. Ces "lumières" font penser à un passage d'oiseaux migrateurs. Le témoin est situé à seulement 5 km de l’Étang de Saint-Nazaire, un centre d'observation ornithologique important. "Situé sur un axe migratoire majeur, il est la première halte que rencontre bon nombre d’oiseaux migrateurs après avoir franchi la chaîne des Pyrénées au niveau du Massif des Albères. Il est l’un des derniers sites naturels de la côte du Roussillon" (source du site GOR). Le responsable du Groupe Ornithologique du Roussillon contacté par mail a répondu qu'il s'agissait probablement d'un vol de cigognes blanches en ces lieux et à cette époque (voir l'article sur l'étang de Canet-Saint-Nazaire. Dans un échange de mails avec le GEIPAN, le témoin indique une zone et une direction vers laquelle elle observe des choses "étranges" (Est / SE). Or depuis son domicile, la direction (Est / SE) correspond à la zone ornithologique de l’Étang de Canet-Saint-Nazaire. Cette zone est décrite ainsi par le Groupe Ornithologique du Roussillon : "Pour les rapaces, les « plus gros » des effectifs sont fournis par : la Bondrée apivore, le Milan noir, le Busard des roseaux, l'Epervier d'Europe, la Buse variable, le Faucon crécerelle. De nombreux Balbuzards pêcheurs s’offrent une pause alimentaire sur l’étang. Côté Cigognes, la blanche est ici chez elle et il est des printemps où près de 2000 individus sont recensés. Certaines d’entre elles font halte régulièrement aux Près de la ville, tout proche du site d’observation et parfois en compagnie de Grues cendrées. Les laridés sont également bien représentés : sternes (dont la caspienne), mouettes et goélands. Côté passereaux ce sont des dizaines de milliers d’oiseaux qui passent « au ras » de cette colline s’abritant ainsi des vents forts qui balayent le littoral : martinets, hirondelles, pinsons, serins, bergeronnettes, guêpiers, rolliers, etc…" Source migraction.net Les éclairages urbains de la commune de Cabestany ( [GEIPAN classification A — Oiseau]