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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
February 27, 1982 · 8:15 PM · SPHERE
Salins, Ile-de-France · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Dans la soirée du 27 février 1982 à 20h15, un témoin regarde la télévision lorsque subitement il voit à travers la fenêtre de son salon un phénomène lumineux décrit comme une grosse boule et des flammes couleur orange. Vingt minutes plus tard, le témoin constate par la même fenêtre, la présence de trois boules à un mètre du sol et émettant des lumières de couleurs différentes (rouge, vert, orange). Aucun bruit n'est émis par ce phénomène. Le témoin observe ces objets jusqu'à 22h45. Il regarde de nouveau la télévision et ne voit pas le phénomène disparaître. Un seul témoignage a été recueilli. Le témoin reste choqué par son observation. Ce témoignage se caractérise par une étrangeté assez forte car il n' y a pas d'hypothèse solide pouvant expliquer l'aspect et la présence pendant plusieurs heures de 3 ou 4 boules lumineuses, quand bien même il y a plus étrange que de simples lueurs fixes. Il se caractérise aussi par une faible consistance en terme d'information : - les gendarmes ont fait un relevé sur place avec photos pour donner la position observée des PAN. On peut regretter l'absence de relevés de taille angulaire des boules, de précision sur le mouvement ou non. Surtout, il n'y a aucune observation par le témoin de la disparition du ou des phénomènes. et plus encore en terme de fiabilité ; - Il y a une forte incohérence dans l'expression de l'étrangeté vécue par le témoin. Le témoin met 20 minutes à aller voir à la fenêtre après avoir été alerté par une boule lumineuse dans le ciel (avec des flammes de couleur orangée). Après avoir remarqué les 3 boules clignotantes à un mètre du sol, le témoin déclare continuer à observer les objets pendant 2,5 heures mais ne voit pas leur disparition "car il regardait la télévision". On peut penser que les symptômes perçus suite à cette observation (et que le témoin a associé à cette observation) ont pu amplifier une étrangeté (qui était perçue bien plus faible au moment de l'observation) jusqu'à peut-être influencer la mémorisation ou le récit ; - la fiabilité des informations est entachée en plusieurs points : le témoin ne mentionne plus la lumière initiale dans le ciel avoir observé à la fenêtre, alors que les gendarmes précisent qu'elle est restée au-dessus des 3 autres tout le temps. Le témoin déclare ne "jamais s'être intéressé soit par la lecture ou tout autre média à l'étude de ce genre de phénomène" alors que, outre le fait qu'il sait joindre le GEPAN en moins de quelques heures ouvrées (le lundi matin pour une observation le samedi soir) à une période sans internet, il affirme le contraire aux gendarmes en ajoutant qu'il a toujours souhaité être là au moment d'une apparition d'OVNI. La consistance de ce témoignage et de l'ensemble de ce qui a pu être collecté est insuffisant dans l’absolu et, qui plus est, au regard de l'étrangeté qui en résulte. Il n'est pas possible de qualifier d'inexpliqué ou inexplicable une telle observation, qui de fait est inexploitable. En conséquence le GEIPAN classe le cas en C : manque d'information fiable. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 21, 1982
Guenange, Lorraine · France
Le 21 février 1982 vers 6h15 deux témoins observent dans le ciel un phénomène lumineux. Un point rouge brillant se déplace lentement vers le sud. La même observation avait été faite en janvier 1981 et 1982 par un autre témoin. La description fait penser à une observation astronomique, hypothèse qui ne peut être vérifiée faute d'éléments. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 19, 1982 · 6:30 PM · CYLINDER
Crau (La), Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 19 février 1982 vers 18h 30, deux témoins ont observé un point très lumineux immobile d'une grosseur beaucoup plus importante que l'étoile du berger. A proximité de ce point, un cylindre était également immobile. Il semblait émettre une lumière froide non brillante. Aucun bruit n'a été entendu durant l'observation qui a duré environ 4 minutes. Lors du déplacement des témoins, les objets ont disparu dans le paysage. Aucune autre information n'a été recueillie. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 15, 1982 · 7:00 AM
Amiens, Picardie · France
Le 15 février 1982 vers 7h du matin des témoins aperçoivent dans le ciel un phénomène lumineux particulier qui se rapproche. Un témoin constate que des lumières blanches clignotantes émanent de chaque arête d'une masse sombre de forme hexagonale. Aucun bruit n'est entendu lors du déplacement de l'objet. Aucune autre information n'a été recueillie sur le phénomène observé. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 9, 1982
Beaugency, Centre · France
Le 9 février 1982 plusieurs témoins vont observer vers 6h 40 un phénomène lumineux. De forme ovoïde, il dégageait une lumière rouge -orangé. Durant les 47 minutes d'observation, cet objet s'est déplacé faisant des mouvements de va et vient du haut vers le bas. Un des témoins affirme avoir déjà observé ce phénomène dans le courant des mois de janvier et février au même horaire. La description des témoins, la répétition de l'observation sur plusieurs jours à la même heure fait penser à une observation astronomique sans qu'il soit possible de conforter cette hypothèse par manque d'éléments. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
February 1, 1982 · 10:20 PM · OVAL
Saint-Herblain, Pays de la Loire · France
Le 1er février 1982 entre 23h 20 et 23h 30 plusieurs astronomes amateurs observent avec leurs jumelles une quinzaine d'objets qui se déplacent dans la direction Sud-Sud-Est sans faire de bruit. De forme légèrement allongée et colorés, ils sont très lumineux. Aucun changement de forme ou de couleur n'est remarqué durant l'observation. Les informations disponibles ne permettent pas l'analyse du phénomène. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
January 27, 1982
IdentifiedHombourg-Haut, Lorraine · France
Le 27 janvier 1982,vers 19h15 toute une famille en voiture sur la CD 910, commune de Guenviller (57) observe durant deux minutes un objet particulier dans le ciel nuageux. Celui-ci émet une lumière et se déplace lentement sans faire de bruit. Il est en forme de demi sphère.Deux des témoin reviennent sur les lieux vers 19h 30 mais l'objet a disparu. Sur la représentation cartographique (voir carte), le trajet des témoins est en pointillé noir, la direction d'observation en bleu. On constate que la direction d'observation est globalement dans l'axe de la route, un peu à gauche ou à droite, selon les phases de l'observation, ce qui donne un azimut entre 242 et 244°. Une vérification astronomique nous indique (pour Nancy, à 19h15) que la Lune est à l'azimut 244, à 4,5° d'élévation (voir carte céleste), et apparaît sous forme d'un fin croissant incliné. Comme les témoins ne mentionnent pas la Lune dans leur observation alors qu'elle était exactement dans leur champ de vue, c'est bien la Lune qu'ils ont observé, trompés par la faible élévation de l'astre, et par quelques nuages bas qui en ont masqué une partie lui donnant une forme de cigare ou demi sphère. Hormis les estimations de la taille de l'objet, le récit des témoins est conforme à cette hypothèse : forme d'assiette inclinée, qui passe de la droite à la gauche de la route selon l'avancement et la direction du véhicule, et qui s'arrête lorsque le véhicule s'arrête. La disparition de l'objet correspond au coucher progressif de la Lune et/ou à un passage nuageux. Ce cas, après avoir été classé "D", est classé "A" : observation de la Lune à son coucher. [GEIPAN classification A — Phénomène identifié non indiqué]
January 17, 1982 · 4:35 AM
UnexplainedTrancrainville, Centre · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé ORLEANS (45) 1982 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 23 janvier 1982 entre 4h35 et 4h55 des gendarmes du peloton autoroutier en patrouille sur l'A10 (sens Paris-Province) aperçoivent dans le ciel une masse claire indéfinie ainsi qu'une zone fortement éclairée sur le sol. Tout au long de leur trajet d'une trentaine de kilomètres leurs observations se poursuivent soit en roulant soit à l'arrêt. Aucun bruit particulier n'est entendu notamment durant l'arrêt de la patrouille. Plusieurs fois ils perdent de vue le phénomène avant de le revoir. En toute fin d'observation la masse claire n'est plus aperçue mais les témoins constatent que la lueur subsiste à l'Est sur des bosquets bordant l'autoroute. Une enquête sur place a été réalisée par les gendarmes qui ont contacté la BA123 d’Orléans située à 7 km à vol d'oiseau de l'autoroute : aucun avion ou hélicoptère n'était en vol et la station radar de la base était à l'arrêt depuis la veille au soir. La société Cofiroute gestionnaire de l’A10 a été contactée : aucun employé de cette société n'a remarqué le phénomène. Aucun autre témoignage d'habitant situé le long de l’A10 n'a été recueilli. Une habitante d'Ingré (45), témoin d'un phénomène le 17 janvier 1982, fera une déclaration à la presse locale le 19 janvier 1982 soit quelques jours avant l'observation des deux gendarmes mais ne se présentera jamais au service de police dont elle dépend. La presse locale commentera l'évènement dans un article le 27 janvier 1982 en rapprochant les trois témoignages. Nous avons exploré deux hypothèses pouvant expliquer certaines caractéristiques physiques ou dynamiques du PAN (voir le compte-rendu d'enquête). Il est établi que le phénomène était en mouvement, et non pas statique, puisqu'il éclairait diverses parties du paysage relativement proche (pylônes, hangars…) sur une distance importante. On sait que les astres (ici les planètes Jupiter, Saturne ou Mars étaient présentes) peuvent créer des perceptions de phénomènes lumineux suivant le témoin dès lors que ce dernier est lui-même en déplacement. Mais on ne voit pas comment l’un de ces astres serait perçu comme une « masse claire » même au travers d'un nuage, et produirait des éclairages au sol aussi focalisés. L’hypothèse de la confusion avec un hélicoptère équipé d’un puissant projecteur, se trouvant dans ou au-dessus de la couche nuageuse est plus intéressante. Elle permettrait d’expliquer la perception unique d’une « masse claire », sans contour bien défini et l’absence de perception des feux de navigation ; ainsi que le phénomène lumineux observé au sol et éclairant diverses parties du paysage, tout comme le ferait un projecteur d’hélicoptère balayant la zone tout au long de son déplacement en longeant l’autoroute. Les projecteurs ne visant a priori pas une traversée des nuages, il faut supposer que la mission de recherche au sol avec projecteur se fait prioritairement au travers des trouées de nuages, ce qui n’est pas incompatible de la présence d’un obstacle nuage entre les témoins et l’hélicoptère, car la couverture nuageuse basse n’était pas continue (3/8 octas). L’absence de bruit perçu et de faisceau visible ne sont pas des arguments déterminants. Selon les conditions météorologiques (force et direction du vent, pureté de l’air…) le bruit peut très bien ne pas être perçu d’une part, et un faisceau lumineux ne pas se former si l’air est pur, d’autre part. La couche nuageuse relativement uniforme (3/8 et 6/8 octas sur deux niveaux) se situait (sauf erreur météo) à des altitudes (1200 et 1500 m) plaçant l’hélicoptère à une distance du sol trop forte pour la portée des projecteurs tels que ceux équipant les hélicoptères civils et militaires que l’époque. De plus, la portion plutôt petite du pylône éclairé montre que l’objet l’éclairant, si situé à la hauteur des nuages, devait produire un faisceau de manière très focalisée, un peu comme le ferait un laser, ce qui n’était pas non plus dans les capacités embarquées à l’époque. La description, en particulier par T1, de l’éclairage du paysage par le phénomène rappelant celui produit par la « lumière noire » ne correspond pas à l’hypothèse. Une lumière utilisée dans le cadre par exemple de recherches, doit au contraire être vive, puissante, et bien éclairer tout le paysage environnant. Enfin, pourquoi l’hélicoptère volerait au-dessus des nuages pour une fonction de surveillance avec projecteur (au travers de trouées nuageuses) ? L’hypothèse d’un retour de mission en ayant laissé le projecteur allumé se heurte par ailleurs au fait T1 a eu le temps de voir les détails du pylône et a perçu une immobilité des lueurs. La probabilité d’une telle hypothèse est trop faible pour être retenue. Par ailleurs la consistance apparait suffisante pour soutenir un caractère inexpliqué en l’état. Dans la méthodologie actuelle GEIPAN, le présent niveau d’étrangeté et de consistance imposent de pratiquer une « enquête terrain » avec le témoin pour une reconstitution et un entretien cognitif. Cette dernière est susceptible d’impacter positivement et négativement l’évaluation d’étrangeté comme de la consistance. Mais elle n’est pas possible pour un cas en revisite si longtemps après. Aussi l’évaluation du présent cas est faite selon les critères actuels de prise en compte de l’étrangeté et de la consistance* comme si l’enquête terrain avait été faite et avait été totalement neutre (aucun apport en plus ou moins), ce qui est quelque fois le cas. Par contre, afin de marquer cet écart méthodologique, la classification se fait sur la base ABCD et non sur l’actuelle ABC D1/D2 qui correspond pour le classement inexpliqué à une validation plus forte du caractère inexpliqué. Ici le cas est la limite entre un cas inexpliqué et un cas inexploitable par manque de consistance dans l’état de dossier faute d’enquête GEIPAN menée sur place. En conséquence, le cas est classé D : inexpliqué. *(voir La méthodologie de classification au GEIPAN). [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]
January 17, 1982 · 1:30 AM · SPHERE
Probable conventionalGernelle, Champagne-Ardenne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé CHARLEVILLE-MEZIERES (08) 1982 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 17 janvier 1982 à 1h30, deux témoins depuis chez eux observent longuement une boule lumineuse orangée à terre dans un champ et éclairant tout aux alentours. Le phénomène est décrit comme s'élevant du sol laissant une sorte de couche gazeuse colorée. Le lendemain, les témoins se rendent sur le lieu présumé de la présence du PAN mais aucune trace sur le sol gelé et enneigé n'est retrouvée. Les éléments rapportés par le PV sont de faible précision, et il n'est pas possible 35 ans plus tard de joindre les témoins pour enrichir ou préciser ces éléments. Néanmoins, avec l’expérience acquise depuis par le GEIPAN, des éléments caractéristiques nous permettent de formuler une hypothèse très probable pour cette observation, à savoir celle de l'observation de la Lune. - le PAN est stationnaire sur une durée assez longue (ici de l'ordre de 15 minutes). - la forme décrite : "Une énorme boule orangée, d'une lumière intense". - la Lune se trouve effectivement dans la direction observée par les témoin et les témoins ne la remarquent pas. On n'a pas l'adresse exacte du témoin, mais il indique que sa fenêtre donne plein EST et la Lune est effectivement présente à 1h30 en azimut 102° (quasiment plein Est) et à faible hauteur (2,3°) ce qui confère usuellement une couleur rousse ou orange. La faible hauteur peut laisser penser au témoin que "cette boule se trouvait dans les champs à environ 300 mètres, sur une colline. La lumière était tellement intense que je ne voyais pas ce qu'il y avait autour. Cette lumière éclairait tout le pâté de maisons. Pour moi, cette boule se trouvait à terre". Ce que dit l'autre témoin, T2 est plus conforme à un PAN qui est sur l'horizon et non sur fond de paysage (le doute étant permis par les dires de T1) : "j'ai vu un objet qui se soulevait du sol. Je n'ai pas vu la forme mais j'ai remarqué comme une couche gazeuse de couleur gris-blanc et au centre une couleur orange qui diminuait progressivement. La couleur grise prenait le dessus. Après ce phénomène, l'objet est parti. Nous sommes allés nous coucher." Le point de départ de la méprise est la non-reconnaissance de la Lune. Cela provient la plupart du temps de la présence de nuages ou brumes qui cachent partiellement la Lune, les déclarations de T2 ci-dessus "(comme une couche gazeuse de couleur gris-blanc et au centre une couleur orange qui diminuait progressivement") indiquent qu'il s'agit très probablement de cela. La couche nuageuse peut laisser apparaître (de manière variable ou non pendant l'observation) la Lune selon un contour de forme quelconque, pour T1 "au moment où il s'éloignait j'ai remarqué qu'il ressemblait à ce que l'on appelle une soucoupe volante) ou de contour flou ou sans contour quand le nuage recouvre mais sans faire écran à la lueur (pour T1 "L'objet étant parti, il restait au sol une sorte de vapeur orangée, cela pendant quelques minutes"). Beaucoup de témoins font part d'un déplacement final du PAN, quelque fois très rapide. Il s'agit de l'illusion de fuite en distance. La réduction d'intensité de la Lune du fait d'un recouvrement plus fort par le nuage est interprété "logiquement" par le témoin comme une fuite en distance du PAN (qui aurait une intensité lumineuse propre constante) et ce d'autant que très souvent la trouée nuageuse sur la Lune se refermant, la taille angulaire du PAN diminue. Ici, T1 ne donne pas explicitement une indication de déplacement angulaire dans le ciel, T1 dit "Elle est partie en direction de SEDAN". Hors vers 1h45 (la durée d'observation n'est pas indiquée mais on peut supposer que le temps que T2 se lève du lit et que ce phénomène étrange soit un minimum observé, il s'est bien écoulé 15 minutes) la Lune est à 105° d'azimut, la direction de Sedan est centrée autour de 128°, il est tout a fait plausible que le témoin ait qualifié la fuite en distance (dans la direction Lune) en l’approximant par la direction Sedan, si peu que le témoin ne connaisse pas parfaitement la direction Sedan (à 20° prés ce qui n'est pas une grosse erreur) ou que le témoin n'ait rien de plus précis pour indiquer à la gendarmerie (de manière commode) la direction de la Lune (le seul repère géographique dans cette direction semble être le village de Fleigneux aussi loin des lieux que Sedan). Par ailleurs, T2 n’indique aucune direction de déplacement final. On note aussi que sur 15 minutes la Lune a pris 3° de hauteur, ce qui est compatible de la déclaration de T2, si ce dernier a observé sur une durée suffisante ( "j'ai vu un objet qui se soulevait du sol") et 3° vers la droite, ce qui peut avoir induit chez T1 une idée de déplacement déjà amorcé vers Sedan dans l’hypothèse aussi que la durée d'observation a été suffisante et que T1 ait fait une distinction entre la direction du PAN et celle de Sedan (le plus probable étant que T1 associe la direction du PAN et celle de Sedan par méconnaissance ou commodité de repère). Vu tous les éléments qui précédent, l'hypothèse à retenir est celle de la Lune. Il n'est pas possible de l'affirmer totalement parce que n'ayant pas l'adresse exacte des témoins, nous ne pouvons pas confirmer l'absence d'obstacle physique entre la position des témoins et celle de la Lune (bien que sur le plan du relief général, au delà des 100 premiers mètres non vérifiables, aucun obstacle dû au relief ne soit présent). De même bien que le PV indique un ciel dégagé, il n'est pas permis (pas de données météo disponibles) d'assurer l'absence d'un écran total nuageux devant la Lune. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observations probable de la Lune rousse. [GEIPAN classification B — Lune rousse]
January 14, 1982 · 6:40 AM
Saint-Mitre-Les-Remparts, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé MARTIGUES (13) 1982 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 14 janvier 1982 vers 6h40 un automobiliste sur la route de Martigues au niveau de Saint-Mitre-Les-Remparts (13) est intrigué par un phénomène lumineux de couleur qui semble le suivre dans ses déplacements et être stationnaire lorsque l'automobiliste s'arrête. Aucun bruit n'est entendu. Un seul témoignage est recueilli en gendarmerie. Ce témoignage rapporté par le PV de gendarmerie présente quelques caractéristiques typiques d’une observation d'un astre. Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, venus, lune, soleil). L'aspect typique ici est la perception d'être suivi par le PAN : - Position du PAN stable à l’arrêt du témoin et mobile dés lors que le témoin se déplace. La direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin a déjà au préalable été surpris par l’aspect du PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est compris comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant la vitesse de ce dernier, ici à gauche du témoins sur la route. Si la voiture change de cap, la direction de l'astre change par rapport au repère lié au véhicule et à la route pouvant conduire le PAN à traverser la route (le cas ici). Le point de départ de la méprise du PAN suiveur est la non reconnaissance de l'astre. Cela est assez fréquent avec des étoiles lumineuses à basse élévation, l’épaisseur atmosphérique modifie les couleurs, crée des scintillations (ou ici "des feux clignotants") et des perceptions de lueurs éclatées voire légèrement mouvantes. L'observation au travers d'une vitre ou d'un pare-brise crée aussi des éclatements en plusieurs points lumineux et/ou couleurs, quelque soit l’élévation de l'étoile. Le matin de l'observation, plusieurs astres peuvent avoir été à l'origine de la méprise, à faible élévation (Capella 12° et azimut 323°) ou à élévation plus élevée (Jupiter 32° et azimut 165°, Véga 32° et azimut 6). L'hypothèse est plausible mais ne peut être consolidée car l'autre caractéristique de l'observation est son manque de précision. Les élévations et azimut du PAN ne sont pas indiquées, ni même le lieu précis et le sens de circulation du témoin. Si le témoin circule au niveau de Saint-Mitre-les Remparts vers Istres, donc sur un cap oscillant entre 285° et 360° (selon sa position exacte sur la route), Capella est une hypothèse, car a effectivement traversé la route de gauche à droite plusieurs fois pour se trouver jusqu'à 40° sur la gauche par rapport à l'axe véhicule. Si le témoin circule dans l'autre sens vers Martigues (plus plausible car est domicilié à Istres et circule pour aller au travail), le cap oscille entre 180° et 105°. Jupiter en cap 165° peut effectivement traverser la route pour se trouver jusqu'à 15° sur la gauche par rapport à l'axe véhicule. Les indications," très bas sur ma gauche" dans le témoignage semblent un peu marquées pour pouvoir correspondre à l'une des situations ci-dessus, en particulier la deuxième qui pourtant correspond au sens de circulation le plus plausible. Néanmoins, le témoin n'a pas fait l'objet d'un protocole de questionnaire gendarmerie ou GEIPAN (seulement 10 lignes de relevé libre par la police) pour préciser les positions et directions, il n'est pas exclu que le témoin ait pu emprunter une autre route que principale présumée. Le témoignage n'est pas suffisamment précis pour valider ou invalider l'hypothèse Astre. Il est de toute manière peu étrange dans la mesure où, à coté de l'hypothèse astre, il existe aussi celle d'un hélicoptère. Suffisamment lointain, ce dernier peut être non reconnaissable et non entendable et créer aussi une perception de boule suiveuse lors du déplacement du témoin. La faible durée de l'observation rend cette hypothèse possible et là aussi le témoignage ne permet ni de valider ni d'invalider. En conséquence, le GEIPAN classe le cas en C : manque d'informations fiables. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
January 12, 1982 · 5:45 AM · SPHERE
Martigues, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MARTIGUES (13) 1982 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 12 janvier 1982 entre 5h 45 et 6h 15, deux témoins aperçoivent, depuis les volets entrebâillés de leur chambre, une lueur de forte intensité. L'objet est décrit comme une boule lumineuse blanche avec un halo vert qui reste immobile et silencieuse. Chaque apparition dure quelques secondes. Le témoignage d'un troisième témoin est rapporté par le T2 indique une observation faite aux environs de 7 heures du matin. L'observation des témoins directs (ayant signé un PV de gendarmerie) est faite depuis le lit par les volets entre-baillés de leur chambre. Elle porte sur une lueur fugitive fixe aperçue plusieurs fois, quelques secondes, entre 5H45 et 6h. Le PV de gendarmerie indique que la fenêtre de la chambre donne sur le pont autoroutier en visée Nord-Ouest et à 150 m depuis le lieu d'observation. T2 situe à le PAN "à une hauteur de 60 m, à proximité du pont autoroutier. Ce dernier culmine à 45m". Ces éléments indiquent un PAN à faible élévation en direction Nord-Ouest. La hauteur du PAN serait de 60m - 25 m (hauteur du 8° étage) observé à 150 m, soit autour de 12° d’élévation. Une hypothèse pourrait être l'observation de Capella. Cette étoile évolue vers un azimut de 320° et un site de 15° et se trouve donc dans le secteur Nord-Ouest. Capella peut se présenter, en raison des turbulences atmosphériques à basse élévation, avec des couleurs variables compatibles de celles observées (blanc et vert). T1 indique qu'il pleuvait. Le ciel pouvait ne pas être totalement couvert et laisser apparaitre Capella de manière fugitive. Le passage de voile nuageux peut faire varier l'intensité de l'étoile et donner l'impression de distance plus ou moins proche des témoins. Les témoins signalent néanmoins une luminosité forte pour une observation de Capella : T1 : "d’une intensité très forte. J'ai cru à un éclair d’orage ou à un « flash d’usine »." T2 : "le point central très violemment éclairé", "un éclairage qui englobait tout le quartier". En fait ils font l'observation depuis leur lit par l’entrebâillement des volets (T1 indique ne pas avoir bougé du lit, et T2 avoir observé avant de se lever, il n'y a plus de PAN lors de l'observation qui suit depuis le balcon). Cette condition d'observation peut avoir accentué l'impression de surprise et d'intensité de la lumière. Mais cette même condition d'observation semble indiquer un champ angulaire d'observation restreint autour de la normale du bâtiment, ce qui réduit la probabilité de l'hypothèse Capella, sans néanmoins l'exclure (comme le montre la reconstitution jointe). Une autre hypothèse serait une foudre en boule. Le temps pluvieux, les couleurs et le halo, la durée courte font penser à ce type de phénomène qui peut apparaitre lors d’une ambiance orageuse (jaune+halo vert pale). Voir l'article Aspects, manifestations et classification de la foudre en boule. Ceci expliquerait plus directement (que pour l'hypothèse Capella) la perception de forte lueur et aussi de boule ou halo (bien que ces dernières perceptions accompagnent parfois aussi des observations d'astres). Nous ne disposons pas de la déclaration du 3eme témoin signalé par T2, mais seulement de ce qui a été rapporté dans le PV. Entre 7h et 7H15 il a aperçu une lueur en forme de demi-sphère blanc-bleuté. Cette lueur très forte et silencieuse a duré deux secondes. L'observation semble non compatible de Capella du fait de la direction (voir reconstitution), mais l'est d'une foudre en boule. Cette dernière peut se manifester de manière fugitive par temps orageux y compris une heure (7H) plus tard que pour l'observation de T1 et T2. L'observation est peu étrange car la lueur peut résulter d'une étoile ou plus vraisemblablement d'une foudre en boule. Les conditions d'observation très mauvaises, en particulier le champs visuel apriori réduit (depuis le lit par l'entrebâillement des volets ) n'ont pas permis l'observation correcte de l'apparition, l'évolution et disparition du PAN, éléments déterminants pour approfondir et pour confirmer une des hypothèses (surtout pour la foudre en boule). Le troisième témoignage manque aussi de consistance (précision, fiabilité) du fait de son caractère indirect. En conclusion, il s'agit de témoignages de faible étrangeté, pouvant correspondre éventuellement à une étoile ou plus vraisemblablement à une manifestation de foudre en boule, mais qu'il n'est pas permis d'exploiter correctement du fait leur faible consistance. Le GEIPAN classe le cas en C : manque d'informations fiables. Les observations faites d'autres jours, signalées par T2 et reportées par le PV sont inexploitables (manque d'information, pas de date précise). [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
January 6, 1982
Probable conventionalHayange, Lorraine · France
le 6 janvier 1982 en fin d'après midi, des témoins aperçoivent un phénomène lumineux particulier. Un objet émétant des lumières rouges, blanches et bleues se déplace lentement pour disparaître à l'horizon. L'enquête met en lumière le passage entre 18h et 19h d'un avion de ligne civile avec des feux de navigation "éclateurs" de même couleurs. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]
December 23, 1981 · 6:30 PM
Avignon, Provence Alpes Cote d'azur · France
Les 23 et 24 décembre 1981 entre 18h 30 et 19h plusieurs personnes ont aperçu dans le ciel nuageux un phénomène lumineux particulier. De forme circulaire ce phénomène a plusieurs fois changé de couleur allant du blanc à l'orange. Ce phénomène fixe au départ semble avoir effectué des déplacements qui expliqueraient le fait qu'il ait été aperçu grandissant ou diminuant quelques fois. Des pilotes et contrôleurs aériens ont également remarqué cette lueur le 24 décembre. Malgré une enquète fournie de la gendarmerie auprés de différents services et une vérification avec un logiel d'astronomie, nous manquons d'informations pour affirmer que les témoins ont observé Vénus, particulièrement visible ce soir là. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
December 21, 1981 · 10:10 PM · SPHERE
Probable conventionalCaudan, Bretagne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LANN-BIHOUE (56) 1981 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 21 décembre 1981 aux alentours de 22h 10 une famille observe, durant 10 minutes, dans le ciel en direction du SE, un objet lumineux de forme ronde et de couleur orangé. Le témoin rapporte que l'objet évolue à très grande vitesse avec des déplacements rectilignes et des changements brutaux de cap à angles vifs. Ce point est entouré d'éclats lumineux de même couleur qui apparaissent et disparaissent alternativement durant une dizaine de minutes. Ce phénomène a ensuite disparu vers le Sud et une seconde lueur à l'Est mais à plus basse altitude a pu être vue durant quelques secondes avant de disparaître complètement. Un seul témoignage est recueilli. Concernant le phénomène principal (observé sur 10 minutes), les témoins ont probablement observé l’étoile Sirius, se trouvant être à l’heure de l’observation bas sur l’horizon Sud-Est, et dans la direction de l’observation (voir le compte rendu d'enquête). Des conditions d’observation favorables avec un ciel dégagé, mais avec quelques passages de nuages bas, ont pu causer cette confusion, l’astre scintillant fortement et pouvant être éventuellement masqué au bout d’une dizaine de minutes par le passage d’un banc de nuages bas. La description par le témoin de la présence d’éclats lumineux est conforme à l’hypothèse, car à cette élévation l’astre scintille de façon aléatoire, ses rayons lumineux traversant une couche atmosphérique plus épaisse davantage sujette aux turbulences atmosphériques. La description de «mouvements tant en site qu’en gisement, à une très grande vitesse » est également conforme à l’hypothèse et la conforte. En effet, le fait que témoin éprouve le besoin de mentionner que « ces évolutions avaient une tendance à se déplacer vers le sud » traduit bien que le mouvement angulaire global du PAN sur 10 minutes (temps d’observation) reste faible. On peut conclure qu’il s’agit là du phénomène naturel physiologique de micro-mobilité oculaire («micro-nystagmus»), mal connu du grand public, qui se produit lorsque l’on fixe des objets, particulièrement de nuit. Il se traduit par l’impression fausse que des objets ponctuels lumineux sont affectés de petits mouvements aberrants, tels que des zigzags. Deux éléments nous empêchent de confirmer fermement cette hypothèse. - le témoin n’indique pas l’élévation du PAN dans le ciel, bien que l’on puisse déduire de sa comparaison avec un avion se posant qu’il s’agit d’une élévation faible, compatible avec celle de Sirius. - la présence de quelques nuages. Un nuage peut avoir fait obstacle à Sirius, tandis qu’en absence certaine de nuages au moins dans la direction, le fait que le témoin ne remarque pas Sirius au voisinage du PAN constituerait une preuve (de plus ici) que le PAN et Sirius sont confondus. Néanmoins, au vu de tous les autres éléments concordants, l’hypothèse de Sirius est d’une probabilité bien supérieure à 50% et doit être retenue. Le second phénomène est beaucoup plus fugace et, contrairement au premier, nous ne disposons que de très peu d’éléments permettant d’établir et d’éprouver une quelconque hypothèse. La consistance du témoignage est moyenne, avec un unique témoignage alors que plusieurs témoins étaient présents, et des données parcellaires et imprécises pour la première observation, et très insuffisantes pour la seconde. En conséquence le GEIPAN classe le premier phénomène en B : Observation de Sirius. Le témoignage sur l’autre phénomène est inexploitable. [GEIPAN classification B — Sirius]
December 19, 1981 · 10:30 AM · SPHERE
Probable conventionalNice, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A,B,C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NICE (06) 1981 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le samedi 19 décembre 1981 entre 10h30 et 10h50 plusieurs témoins observent entre 50 et 100 objets volants très haut dans le ciel. Ces objets sont pour la plupart de forme ronde blancs et brillants, ils se déplacent dans la direction du Sud-Ouest en une seule formation avec une distance inégale entre chaque objet. Leur vitesse est lente et ils n'émettent aucun bruit. Les trois derniers objets ont une forme différente, comme une sorte de tube. Ces derniers changent de couleur passant du blanc à l'orange alternativement. Ces objets disparaissent cachés par le paysage et les nuages. Deux témoins déposent en gendarmerie. La description du ou des PAN faite par les témoins rappelle fortement un lâcher groupé de ballons (voir les notes d'enquête). Il est à noter que l'observation a lieu un samedi matin, dernier jour d'école avant les vacances de Noël 1981. A une semaine des fêtes de Noël, l'observation pourrait ainsi s'expliquer par un lâcher massif de ballons avec des lettres écrites par des élèves. L’indication de trajectoire décrit du NE vers SO parait fiable, car les témoins indiquent la même direction et ont vu passer les PAN près de leur verticale (ce qui favorise l’appréciation de direction de déplacement). Cette direction n’est pas exactement celle du vent qui est de Nord vers Sud. Mais on note : - que le vent est mesuré à l’altitude de la mer alors que les éventuels ballons évoluent à 6km de là et à plus de 100 m d’altitude (vu leur petitesse d’aspect) et peut être plus haut encore car a priori lancés des hauteurs de Nice, - qu’on est en ville et près des montagnes (facteurs favorisant des variabilités locales). Ce sont autant d’éléments pouvant expliquer que le vent au niveau des PAN ait une direction différente de 40° de celle mesurée à la station de Nice. Notons de plus que le vent mesuré à partir de 12H était d'Est vers Ouest et qu’il pouvait donc avoir commencé à tourner un peu plus tôt à l’altitude des PAN. Par ailleurs, la lenteur et la durée de parcours des objets composant le PAN sont cohérentes d’un vent faible mesuré de l’ordre de 7km/h. L’aspect des couleurs et lueurs des PAN varie en fonction des témoins. T2 retient des couleurs différentes entre PAN « de forme rondes et de différentes couleurs (jaune-vert-rouge-bleu) » ; T1 retient une « couleur blanc brillant donnant un reflet ressemblant à celui d'une lumière sur une plaque d'aluminium ». Ces deux descriptions sont compatibles de ballons de couleurs à priori différentes et reflétant fortement le soleil (la géométrie soleil-ballons-témoins est favorable au reflet). T1 distingue des PAN différents (à la fin de formation). La forme n’est plus ronde mais celle de tubes, et la couleur de chacun d’eux alterne entre orange et blanc. Cela peut s’expliquer par l’introduction dans ce lâcher, massivement composé de ballons ronds, de quelques ballons plus complexes, cylindriques, à deux faces et de couleurs différentes. Notons que T2 n’a pas distingué de PAN différents des autres, outre le fait que « sur l’ensemble il y en avait qui s’allumaient et qui s’éteignaient ». Sur ce dernier point, l’ensemble des deux témoignages s’explique par une forme de (certains) ballons non symétriques favorisant le tournoiement et donc la variation de reflet ou de couleur selon la réalité des ballons ou selon les particularités et précisions de perception des témoins. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observation probable de ballons festifs (baudruches). [GEIPAN classification B — Ballon d enfant]
December 16, 1981
Latour De France, Languedoc Roussillon · France
Le 16 décembre 1981, une heure après le coucher de soleil plusieurs témoins font une longue observation d'un point lumineux entouré d'un anneau bleuté. Ce point apparaît parfois avec une trainée colorée. Ses déplacements forment des zigzags. Aucune autre information n' a pu être recueilllie sur ce phénomène. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
December 6, 1981
Draveil, Ile-de-France · France
Le 6 décembre 1981 vers 20h 35 des témoins observent dans le ciel un phénomène lumineux particulier. Tous ont remarqué un ensemble de formes circulaires lumineuses qui se déplacent à vitesse irrégulière sur un périmètre restreint. Aucun bruit n'est entendu et le phénomène reste visible environ une heure avant de disparaître à l'horizon. Nous manquons de données pour avancer toute hypothèse concernant l'origine de ce phénomène. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
November 22, 1981 · 1:00 AM · LIGHT
IdentifiedLhuis, Rhône-Alpes · France
Le 28 novembre 1981 à 0h 45, deux gendarmes en service, constatent dans le ciel, la présence d'une lumière extrèmement brillante. Celle-ci est immobile et semble clignoter. L'observation aux jumelles leur permet de distinguer sur le pourtour de cette lumière des éclats lumineux de plusieurs couleurs. Ceux-ci s'allument et s'éteignent de façon désordonnée. Les gendarmes ayant une carte celeste, ils situent le point lumineux à gauche de la constellation d'Orion. Cette observation durera plusieurs heures. Après une vérification sur un logiciel d'astronomie, ces témoins ont certainement aperçu, cette nuit là, Sirius, particulièrement visible dans le ciel en cette période de l'année. [GEIPAN classification A — Sirius]
November 22, 1981
Probable conventionalGuipavas, Brest, Bretagne · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé GUIPAVAS (29) 22.11.1981 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 22 novembre 1981 entre 07h55 et 08h quatre groupes indépendants de personnes observent dans le ciel peu couvert un phénomène lumineux sphérique rouge orangé bas sur l'horizon. Cette boule disparaît instantanément ou semble être tombée dans un champ proche d'une piste de l'aérodrome de Guipavas (29). La Gendarmerie est contactée le lendemain par le contrôleur aérien de l'aérodrome de Guipavas (29) : au total 8 témoignages sont recueillis dont 7 rapportant l'observation du PAN. La durée d'observation est courte et des perceptions différentes selon les témoins sont notées. Les témoins ont probablement observé la rentrée atmosphérique d’un météoroïde (voir le compte rendu d'enquête). Les éléments appuyant cette hypothèse sont les suivants : - la couleur du phénomène, rouge-orange ; - la forme, en boule ; - la présence « d’étincelles » et d’une traînée semblable à celle d’une étoile filante ; - la durée d’observation, courte ; - le déplacement, probablement lent et régulier ; - la disparition, par descente (et tombée au sol pour un témoin). Il s’agit ici d’une rentrée tangentielle à l’atmosphère et observée de face (c’est-à-dire le long de la rentrée) qui peut ainsi se traduire par un point lumineux bas à l’horizon et évoluant peu angulairement, et même immobile lorsque la trajectoire se trouve bien alignée sur l’axe d’observation. Il existe des différences de description entre les témoins qui peuvent s’expliquer au regard de l’hypothèse ou au regard des conditions d’observation : - la présence d’étincelles ou de traînée n’est indiquée que par de 2 témoins (T2 et T6). T6 est un témoin à l’arrêt (attendant un bus) et contrairement à ceux en mouvement dispose de l’attention nécessaire pour ces détails sur une si faible durée. Rien ne permet de savoir si T2 (joggeur) est à l’arrêt mais cela est possible, car on sait au moins qu’il n’a pas continué à courir, il était en avance sur T1 et T3 (joggeurs) et il est allé ensuite les rejoindre (donc point d’arrêt nécessaire). Par contre, T5 et T4 (pompiers en service à l'aérodrome) également à l’arrêt n’ont rien signalé. T4 ne mentionne rien mais n’a pas été interrogé sur de telles particularités contrairement à T5 qui répond n’avoir rien noté, mais ce dernier semble peu sensible à la brillance car contrairement à tous les autres témoins ne déclare aucune brillance pour ce PAN ; - des témoins (T4,T5,T6) observent une modification de la forme du PAN, au fil de son évolution. Bien qu’on n’ait peu d’exemples décrivant des observations de rentrées de face, ces modifications de forme pourraient s’expliquer par le fait que la traînée, observée dans son long ou de face, est réduite (peu visible) et peut se traduire par un épaississement multiforme. Les autres témoins ne signalent rien de tel mais ne disposaient pas, contrairement aux premiers immobiles, de la même attention d’observation, car ils ont fait une partie (voire la totalité pour certains) de l’observation en se déplaçant ; - les descriptions quant à la mobilité ou stationnarité du PAN diffèrent. Celles se rattachant à des déplacements explicitement perçus comme angulaires sont compatibles entre témoins et conformes à l’hypothèse. Les perceptions de mouvement ou d’immobilité non reliées à des perceptions angulaires explicites peuvent être des interprétations propres à chaque témoin (une variation d’intensité lumineuse d’un PAN peut être interprétée comme une évolution de distance du PAN considéré à luminosité constante) ; - la phase finale de la rentrée peut s’accompagner d’une diminution de lueur avec une descente angulaire du corps résiduel plus ou moins progressive et plus ou moins observable selon les conditions générales, l’intensité lumineuse finale et l’acuité visuelle du témoin. Certains témoins peuvent perdre la lueur avant ou pendant la perception de baisse angulaire tandis qu’un (voire deux) témoin déclare l’avoir vu tomber dans le champ. Un témoin qui suit la lueur tombant vers l’horizon initie une reconstruction mentale de trajectoire basée sur une distance arbitraire. Ce qu’il perçoit ensuite sur fond de paysage peut ne pas être perçu par les yeux et correspondre à une extrapolation d’une mécanique mentale réglée à tort sur une trajectoire proche ; - la durée d’observation de T3 « une à deux minutes » apparaît trop longue pour être compatible d’une aussi faible évolution angulaire, même pour un bolide à rentrée tangentielle dans l’atmosphère et observée de face. Il est donc probable que la durée d’observation de T3 a été surestimée et était plus proche de celles observées par les autres témoins (qui ne dépassait pas 15 secondes). Au final l’explication peut être retenue, l’incertitude résultante provient moins de la rareté du phénomène ( 2% des rentrées naturelles se font de manière tangentielle, mais c’est aussi le propre des phénomènes rares de créer des observations) que de la perception d’évolution des formes notées par les témoins immobiles, évolution que l’on peut certes comprendre compte tenu de la géométrie, mais qui n’a pas encore fait l’objet de telle observation (peut être justement du fait de la rareté de ce type de rentrée). La consistance est bonne, avec de nombreux témoins (certains indépendants entre eux), sans aucune incohérence malgré les descriptions différentes (sauf la durée pour T3) et avec une assez bonne description des PAN. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : rentrée atmosphérique de météoroïde. NOTA : La première classification du GEIPAN avait fait état que le CRNA signalait « un spot visible sur le radar ». En fait les gendarmes ont signalé dans le procès-verbal « qu’aucun fait anormal n’a été constaté par les contrôleurs de permanence au CRNA Ouest » et le chargé de mission du CNRA indique qu’aucun « crédit significatif ne peut être accordé à ces taches. Il pourrait s’agir soit d’un phénomène d’écho, soit de parasites ». [GEIPAN classification B — Météoroïde]
November 21, 1981
Bourgoin-Jallieu, Rhône-Alpes · France
Le 21 novembre 1981 vers 20h, deux personnes aperçoivent dans le bois situé en face de leur domicile un phénomène lumineux particulier qui les intrige. Celui-c, de forme rectangulaire, est de couleur rouge-orangé et reste immobile. Lors de l'observation qui durera prés d'une heure, les témoins pourront voir un halo de couleur verte entourer progressivement le rectangle puis deux projecteurs trés puissants émettre une lumière jaune. L'objet s'élèvera lentement dans les airs suivant un angle de 45° avant de disparaître dans le ciel. Aucun bruit ne sera entendu durant l'observation. Le lendemain un des témoins ira sur place mais ne trouvera aucune trace. Les gendarmes ayant été prévenus 25 jours plus tard, aucune trace sur le sol ou sur l'environnement ne pourra être recueillie et aucun autre témoin de ce phénomène ne se manifestera pour apporter des informations complémentaires. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
November 20, 1981
Probable conventionalBourg Saint-Maurice, Rhône-Alpes · France
Le 20 novembre 1981 vers 18h plusieurs témoins observent dans le ciel une boule lumineuse suivie d'une trainée multicolore. Cette boule se déplace à très grande vitesse traversant le ciel dans une direction Sud-Nord. L'observation a duré 15 à 30 secondes dans un ciel dégagé. Un des témoins a entendu un sifflement. Ces personnes ont probablement été témoins d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]
November 6, 1981 · 7:45 PM · CIGAR
IdentifiedFeignies, Nord-Pas-de-Calais · France
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé FEIGNIES (59) 06.11.1981 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 06 novembre 1981 vers 19h45 un témoin aperçoit un phénomène lumineux très intense derrière son habitation et "près d'un poteau électrique" dans un champ. L'observation dure environ une heure, et lorsque la lumière s'éteint le témoin voit alors une forme de cigare en position verticale entouré de couleurs variées. Par la suite ces lumières s'éteignent pour laisser apparaître un objet de la forme d'un ballon de rugby de couleur gris métal. Durant 4 à 5 secondes, cet objet se balance de gauche à droite puis reprend sa position verticale. Le témoin constate ensuite dans le ciel un couloir orange "venant de l'emplacement de cet engin" ainsi que des traces blanches. Aucun bruit durant l'observation ne sera entendu. Le témoin rapporte avoir déjà observé des phénomènes lumineux prés de chez elle la semaine précédente. La Gendarmerie n'est prévenue de cette observation que 10 jours plus tard. Aucun autre témoin pour cette date et cette zone d'observation n'est retrouvé. L’analyse est reprise à partir : - du procès-verbal (PV) des déclarations du témoin ; - des photos aériennes et la cartographie de l’époque et d’aujourd’hui ; - de l’enquête privée menée dans les jours suivants l’observation (revue Lumières Dans La Nuit (LDLN) Janvier Février 1984 n°235-236) dont une partie est jointe au PV. Aucun élément de cette enquête privée n’est utilisé pour appuyer la conclusion qui repose uniquement sur les autres éléments. Par contre, les éléments de cette enquête, qui en apparence s’opposeraient à l’hypothèse retenue, sont repris pour dégager les éléments strictement imputables au témoin, des interprétations ou conclusions implicitement ou explicitement déduites de l’enquête. Nous concluons que le témoin, nouvellement installé (deux mois) et probablement non familier des lieux et des pratiques agricoles locales, a très probablement observé un ou plusieurs engin(s) agricole(s) effectuant des travaux nocturnes dans les champs adjacents, et plus précisément de ramassage de tas de betteraves récoltés les jours précédents et entassés le long d’un chemin d’exploitation, facile d’accès depuis la route située à l’est (voir le compte-rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les points suivants : - observations similaires ayant eu lieu les jours précédents ; - le travail nocturne lié à la récolte des betteraves existait probablement déjà en 1981, des projecteurs équipant les engins dédiés ; - nous sommes en pleine période d’arrachage des betteraves, et des champs de betteraves sont situés non loin de la maison du témoin, dans la direction d’observation ; - le travail d’arrachage, déjà probablement entamé sur tout ou partie de parcelles situées à proximité les jours précédents, s’est achevé peu de temps (10 jours) après l’observation, selon l’enquête privée ; - le PAN « semble au sol » selon le témoin ; - présence de fortes lumières, assimilables aux projecteurs des engins agricoles ; - les mesures et calculs de distances et de dimensions, quoique nécessairement imprécises du fait des mauvaises conditions d’observation, peuvent cadrer avec l’observation de tels engins. La distance pourrait être grossièrement comprise entre environ 250 et 500 m, avec une position du chemin d’exploitation distante d’environ 400/450 m du témoin, dans l’axe d’observation ; - observation longue, compatible avec le temps nécessaire au ramassage des betteraves ; - forme du PAN imprécise, changeante, occasionnée par une illusion perceptive de forme, de nuit ; - les mouvements de l’engin agricole de ramassage, effectuant des va-et-vient autour des tas de betteraves sont compatibles avec la description du témoin évoquant un déplacement à l’horizontale, avec des mouvements de va-et-vient ; - le « couloir de couleur orange » observé par le témoin une fois « l’engin parti » rappelle ce qu’il est possible d’observer lorsqu’un projecteur est orienté vers le ciel, dans des conditions atmosphériques propices (brume, brouillard, humidité…). Il peut s’agir d’un des projecteurs d’éclairage du travail, laissé un temps allumé (durée non précisée par le témoin) pour rien (ce que peut expliquer un pointage vers le ciel). C’est une hypothèse plausible qu’aucun élément ne peut venir confirmer ou infirmer ; - ces engins agricoles sont bruyants, mais les conditions d’observation (derrière une vitre, télévision allumée et distance d’observation) peuvent expliquer que le témoin n’ait pas perçu de bruit. Deux aspects de l’observation (issus exclusivement de l’enquête privée) cadrent en apparence moins bien avec l’hypothèse : - l’observation de rais multicolores fins autour du PAN. L’hypothèse d’un phénomène de diffraction lumineuse causé par la présence de buée sur la vitre de la porte-fenêtre générée par le témoin a été envisagée, elle peut se produire cependant dans certaines conditions (forte différence de température, forte humidité et faible distance témoin/vitre) dont seule la dernière n’a pu être confirmée faute de précision sur la distance ; - l’observation du PAN, dans une phase précise, devant le poteau. La (brève) mention dans l’enquête privée n’a pas directement été faite par le témoin, et le dessin permettant d’appuyer ce type d’information n’a pas non plus été réalisé par le témoin lui-même. Par ailleurs, aucune explication n’est donnée relativement à ce qui aurait concrètement permis au témoin de penser que le PAN passait devant le poteau. Les éléments factuels permettant d’évaluer l’affirmation sont manquants : pas de données comparatives sur les teintes PAN/arrière-plan, pas de données sur la puissance lumineuse des « feux » à cet instant. La mention de sol éclairé par le PAN non visible par le témoin n’est pas contradictoire avec sa position aux alentours du poteau, mais elle ne l’est pas plus avec sa position plus loin, aux alentours du chemin d’exploitation, donc derrière le poteau. Par ailleurs, des doutes existent sur la nature du « profilage » du poteau visible par le témoin : cela peut être tout autant par contraste avec l’arrière-plan du paysage éclairé par la Lune que par contraste avec la luminosité du PAN. La consistance est médiocre, avec une description du PAN et des diverses phases d’observation peu fouillée. Mais elle est suffisante pour conclure compte-tenu de la bonne probabilité de l’hypothèse retenue (faible étrangeté résultante). En conséquence le GEIPAN classe en A : observation très probable d’un ou de plusieurs engin(s) agricole(s) effectuant des travaux de ramassage de betteraves sur un chemin d’exploitation situé dans l’axe d’observation. [GEIPAN classification A — Véhicule]
November 4, 1981
Ferrette, Alsace · France
Le 4 novembre 1981 des ouvriers couvreurs observent vers 10h du matin à haute altitude, un objet volant rond, avançant lentement. Visible durant une dizaine de minutes les témoins peuvent voir plusieurs couleurs ou lumières qui semblent clignoter ou apparaître alors que l'engin effectue des rotations sur lui-même. Le ciel est dégagé et permet d'avoir une bonne visibilité. L'engin disparaît dans le paysage. Aucune autre information ne sera recueillie sur ce phénomène qui ne peut être expliqué par manque de données. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
November 1, 1981 · 10:15 PM
Saint-Fiacre, Ile-de-France · France
Le 1er novembre 1981 plusieurs personnes dans un véhicule observent à 100 mètres, un appareil immobile à une trentaine de mètres au-dessus d'un champ. Roulant au pas les témoins remarquent que l'engin a une forme hémisphèrique et une couleur fluorescente. En bas à droite, un projecteur dirigé vers le sol émet une lumière blanche intermittente. Une sorte de dégagement de chaleur rend flous les contours de l'engin. Passant de nouveau le long du champ après avoir déposé une personne à son domicile, ils constateront la disparition de l'engin. L'enquète ne permettra pas de trouver des traces ou d'autres témoins de ce phénomène pour lequel nous manquons de données. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]