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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

August 27, 1997 · 9:45 PM

Identified

Lyon, Rhône-Alpes · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé LYON (69) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 27 août 1997, vers 21 heures 45 trois témoins de retour de leur travail observent l'évolution d'un objet triangulaire (ou plutôt rond selon les témoignages) qui se déplace silencieusement, à faible altitude et dans le plus grand silence. L'engin est équipé de deux gros phares. En arrivant au-dessus des témoins l'un des phares est braqué quelques instants sur les témoins. Deux silhouettes à l'intérieur d'un habitacle vitré sont aperçues par un des témoins. La gendarmerie reçoit une lettre de T1 cosignée de T2 et T3, et auditionne les 3 témoins. Il ressort du PV que: - T1: le Pan est au-dessus de la zone d’évolution et de pose des hélicoptères de l’hôpital. L'étrangeté pour T1 consiste dans le braquage momentané du projecteur ou phare vers elle au sol, dans l'absence de bruit et dans la non vision de l'hélice et du système d'échappement de gaz. -T2 reprend les deux premiers éléments d'étrangeté de T1 mais a vu des lumières verte et rouge caractéristiques des feux de navigation aérienne. - T3 ne précise aucune étrangeté particulière ("je n'ai pas prêté une grande attention à ce phénomène et j'ai regagné mon véhicule". Cela se passe sur un lieu de présence et atterrissage d'hélicoptère. Tout ce qui est décrit est compatible d'un vol hélicoptère. Les témoins sont pourtant a priori familiers des hélicoptères car ils travaillent à l’hôpital. L'absence de bruit a amené le GEIPAN à l'époque à ne pas retenir cette hypothèse. Mais on a eu depuis bien d'autre cas où les témoins ne perçoivent pas le bruit d'un hélicoptère à 100 ou 200 mètres, tellement leur attention perceptive est monopolisée par le visuel et ou par l'émotion. On sait bien sûr aussi que le bruit dépend des conditions de vent. Voir sur www.geipan.fr les cas MESSINCOURT (08) 10.03.1994 ou [D417] de MUNSTER (68) vers COLMAR (68) 13.11.2015. Ce qui a déclenché l'étrangeté pour les témoins, surtout pour T1 qui a pu influencer T2 (T3 semble non concerné) en criant à l'ovni, est le braquage du projecteur vers eux. Les hélicoptères pointent pourtant assez souvent des projecteurs au sol. Les autres éléments d'étrangeté reportée comme la non vision d’hélices ou de système d'échappement de gaz ne sont pas à considérer vu les conditions nocturnes d'observation. Par contre les lumières vertes et rouge et la faible vitesse de déplacement consolident l'hypothèse hélicoptère. L'ensemble des témoignages est peu consistant. Il semble que T1 ait pu influencer T2 et T3 qui ne traduisent pas de la même perception d'étrangeté. C'est peu précis et donne lieu à des incohérences (sur les lumières par exemple). L'hypothèse hélicoptère ne laisse guère de doute, principalement en raison du lieu, des lumières verte et rouges, des références à cette hypothèse par les témoins et de l'explication des phénomènes déclencheurs d'étrangeté (le projecteur braqué et l'absence de bruit). En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : hélicoptère. [GEIPAN classification A — Hélicoptère]

August 27, 1997

Probable conventional

Lorraine Aout 1997, Lorraine · France

Le 27 août 1997 vers 4h45 plusieurs témoins répartis sur les départements de la Lorraine observent le passage très rapide d'une boule verte traversant le ciel avec une trainée jaune orangée. Le phénomène, silencieux dure 2 à 3 secondes. Les caractéristiques de ces témoignages sont conformes à l'observation probable d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

August 24, 1997 · 8:01 PM

Paris, Ile-de-France · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé PARIS (75) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d'enquête). Le dimanche 24 août 1997 à 20h01 un témoin observe et photographie deux PANS au-dessus de PARIS (75). Il contacte une revue scientifique laquelle lui conseille d’informer la DGAC. Cette dernière prend attache avec l’état-major de la Gendarmerie des transports aériens, qui prescrit au BGTA de Paris de diligenter une enquête. Le 04 septembre 1997, les enquêteurs de la Gendarmerie se rendent au domicile du témoin, afin de procéder à son audition et de visualiser les neuf diapositives qu’il a pu faire faire auprès d’un laboratoire privé. Huit de ces neuf diapositives sont ensuite confiées successivement au laboratoire photographique central de la Gendarmerie, puis à l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie. Une audition complémentaire du témoin est effectuée par les gendarmes le 11 octobre 1997 afin de recueillir de plus amples informations. Le témoin réalise par ailleurs à ce moment-là un croquis du PAN qui sera remis aux gendarmes. Enfin, une étude est réalisée par le SEPRA au mois de mai 1998, suivie d’un échange de courriers et de fax entre le témoin, le SEPRA et la société Fleximage ; cette dernière recevant un récit détaillé de l’observation par le témoin en juin 1998. Le cas a été ensuite classé en D par le SEPRA, du fait de la difficulté alors à démêler et élucider les différents éléments d’étrangeté entre : 1) Ce qui est vu par le témoin 2) Ce qui est sur les diapositives présentées aux gendarmes 3) ce qui se retrouve sur un nouveau tirage papier une fois les diapositives nettoyées des résidus de produits de développement 4) Ce que le témoin dit du Pan après avoir pris connaissance de ce qui est sur le tirage papier. Il est maintenant établi que : Point 2) : le PAN vu par le témoin n’est pas sur les diapositives présentées par les gendarmes. Ces derniers sont alertés par un point sur les photos (forme de boomerang) qui s’avère être un résidu de produit de développement. Point 3) : un tirage papier issu d’une des diapositives nettoyées contient de manière fortuite un artefact (car rien d’équivalent n’existe sur la diapositive) selon une forme de pentaèdre creux. Point 4) : le tirage papier est présenté au témoin sans lui révéler la nature artefact de l’objet. Le témoin appelé à se prononcer sur cet objet ne fait pas le lien avec le PAN observé. Pourtant par la suite le témoin fait de nouveaux récits de son témoignage où le PAN initialement décrit (et dessiné) comme semblable à « un papier gras emporté par le vent » avec des « angles déchiquetés » devient « Sa forme remarquable se découpant sur le fond bleu du ciel était extraordinaire : cinq côtés, un pentaèdre ». On sait donc que le PAN observé par le témoin n’est pas sur les diapositives et aussi que le témoin est par la suite influencé consciemment ou inconsciemment (phénomène de faux souvenirs) par ce qu’il a vu sur le tirage papier. Point 1) : la non présence sur la diapositive ne permet pas de mettre en doute la description initiale du témoin. Mais aucune information n’est disponible (ou exploitable sans ambiguïté) concernant les dimensions angulaires, la hauteur angulaire sur l’horizon du PAN. Par exemple « 5000m d’altitude » ne veut rien dire puisqu’un témoin ne peut pas apprécier la distance d’un objet inconnu. Les enquêteurs, lors de leur déplacement chez le témoin, se sont concentrés sur le visionnage des diapositives sans mener davantage d’investigations (photographies des lieux de prise de vue, mesures angulaires depuis la fenêtre d’observation…). Néanmoins, le peu d’information disponible est compatible avec l’observation d’un objet léger (débris, papier, ballon…) emporté par le vent, car le vent (données météo) souffle dans le sens du déplacement observé du PAN. En conclusion, nous avons une série de photographies exploitables, mais dont l’analyse minutieuse ne permet pas de mettre en évidence la présence d’un quelconque PAN, et nous n’avons pas d’information suffisante pour identifier le PAN décrit par le témoin. Pour autant ce qui est décrit ne traduit pas une grande étrangeté car est compatible d’un objet léger emporté par le vent. En conséquence le GEIPAN reclasse le cas en «C» : Témoignage inexploitable par manque d’information fiable. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

August 15, 1997

Identified

Reunion (La), Outre-Mer · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « D » et précédemment nommé SAINT-ANDRE (974) 1997. Le 15 aout 1997 vers 5h du matin un marchand ambulant (T1) faisant sa tournée sur la commune de Saint-André observe un objet lumineux stationnaire à une quarantaine de mètres du sol. Il constate par la suite que le phénomène le suit et prend peur. Arrivé à Bras-Panon, il réveille sa sœur (T2) et sa famille et tous constatent la présence du PAN. Depuis cette date, le T2 dit observer régulièrement le PAN lorsqu'il fait beau mais beaucoup plus loin. T1 ne donne pas d'information sur la position du PAN, celle-ci ne peut être déduite que de la déclaration de T2. Le phénomène décrit porte des indices forts en faveur d'une observation d'un objet astronomique, en effet : - pour T1, on note les traits du "du PAN suiveur" (illusion perceptive dûe au propre déplacement du témoin, lorsque l'origine du PAN est très loin, cas d'un astre). En effet, le PAN semble s'arrêter quand le témoin est stationné, et reprendre sa course quand il redémarre. Cette perception est génératrice de forte émotion (avec peut être l’idée ou hypothèse d’avoir à faire à une « intelligence »). - Pour T2, on note que le PAN est plusieurs jours au même endroit dans le ciel à la même heure. Ce qui est décrit, comporte aussi des étrangetés qui pourraient en apparence s'opposer à l'hypothèse d'un astre : T1 perçoit le PAN (au moins au départ de son observation) selon une forme "presque comme une tortue", "avec des phares". La perception qu'en a T2 est différente et moins étrange: "mon frère est venu me faire réveiller vers cinq heures cinq heures trente, et il nous a dit regarde dans le ciel, il y a une grosse lumière. Il nous a dit qu'il l'avait vu de près, que cela était passé au-dessus de sa tête. Il avait très peur lorsqu'il est arrivé à la maison. Mon mari mon fils et moi avons regardé dans la direction qu'il nous montrait, (Salazie) et nous avons observé très longtemps, une lumière très étincelante, parfois elle se déplaçait sur la droite, parfois sur la gauche, la lumière parfois était très forte et parfois elle faiblissait". Pour autant, T1 est bien certain que T2 et sa famille observent le PAN puisqu'il dit : "Je leur ai raconté ce que je venais de voir, et ils sont sortis dehors avec moi accompagnés de leur fils âgé de dix-sept ans pour observer l'objet. Tous l'ont vu, il ne bougeait pas de place, la forme c'était un peu difficile à discerner, mais les deux phares se voyaient très bien. Nous sommes restés à l'observer jusqu'à cinq heures cinquante, heure à laquelle je suis parti pour poursuivre ma tournée. L'engin n'a jamais bougé de place. Le reste de la famille est resté à observer jusqu'à la disparition de l'appareil, ils m'ont dit qu'il aurait plongé d'un seul coup derrière une falaise qui sont nombreuses dans la zone de Salazie." Pour T2, ce qui distingue le PAN d'une étoile est ceci " c'est bien trop gros, en regardant, il y a comme des rayons autour", plus éventuellement le fait du déplacement décrit ci-dessus. Mais T2 précise aussi ceci : "Depuis cette date, la chose mystérieuse est toujours là, lorsqu'il y a beau temps. Vers les dix-huit trente quand la nuit tombe, on voit le phénomène brillant. Il est toujours au même endroit, et on observe des petites lumières colorées (rouge, vert, orange) qui semblent quitter la boule ou provenir de cette direction et partir en direction de la mer et après on ne voit plus. On voit cette chose très haut dans le ciel et on ne peut pas distinguer exactement ce que c'est. Lorsque T1 est venu nous réveiller, on a regardé le phénomène, il se trouvait à la même hauteur que l'on voit les autres jours. Je ne pourrais pas le dessiner, je pense qu'avec des jumelles on aurait plus de chance de mieux voir et de distinguer de quelle nature l'objet est fait". Ce que décrit T2, comme présent tous les jours à 18H30 et disparaissant ensuite, est comme le PAN de 5H ("la chose mystérieuse est toujours là") et donc situé vers l'Ouest (T2 décrit le PAN de 5H "dans la direction de Salazie" qui est vers l'Ouest en Azimut 250° depuis le lieu de T2). Il s'agit sans équivoque de Vénus, qui devient effectivement visible à 18H30 bas sur l'horizon pour se coucher ensuite. La méprise de T2 avec Vénus est assez classique (voir site www.geipan.fr recherche de cas avec mot clef Venus), souvent provoquée, comme ici, par la forte luminosité et les couleurs changeantes (traversée par les rayons lumineux de l'atmosphère à basse élévation). Le PAN vu par T2 et T1 à 5H le 15 Aout est décrit par T2 comme présent le soir à 18H30. Et effectivement, à 5H au même endroit dans le ciel que Vénus à 18H30, il y a Jupiter (à peine 20° d’écart entre les deux astres, élévation proche vers 20 °) et Jupiter brille plus que toutes les étoiles, presque autant que Vénus (magnitude -2,8 contre magnitude -3,9) et peut présenter les mêmes aspects de lueurs changeantes (Voir le document de reconstitution). Le PAN vu par T1 et T2 à 5H est donc en toute certitude Jupiter. L'autre étrangeté particulière décrite par T2, de légers mouvements du PAN, est un phénomène de perception bien connu dit d'autocinétique (voir l'article sur l'effet autocinétique). L'étrangeté forte décrite par T1 (tortue avec phares) ne trouve pas d'explication objective définitive, sans être de nature à remettre en question l'hypothèse Jupiter vu la coïncidence des autres éléments. T1 indique que lors de l’observation commune avec T2, la forme était difficile à discerner mais que "les deux phares se voyaient très bien", alors que T2 ne décrit qu'une lumière étincelante dont la lueur était forte ou pouvait faiblir. Il y avait peut-être des voiles nuageux, à l'origine pour T2 de la variation de lueur et pour T1 d'une forme floue et variable (peut-être moins lors de la première observation) autour de la lueur. La double lueur vue par T1 peut résulter d'une aberration optique provoquée par les verres de lunettes (on ne sait pas si le témoin en portait), cette aberration est classiquement provoquée par les vitres et pare-brise de véhicule, ce qui a pu opérer dans la première phase d'observation et fixer le souvenir aussi dans la deuxième phase, s'il ne s'agit pas des lunettes pour les deux phases. La forte peur de T1 (probablement liée à l'illusion de la boule suiveuse) et décrite par T2 ("il avait très peur lorsqu'il est arrivé à la maison") a pu altérer la qualité de perception et activer des mécanismes d’interprétation (engin, phares). Cette observation est intéressante à plus d'un titre : - l'étrangeté que peut créer l'observation d'un astre très lumineux du fait des phénomènes physiques ou humains qui peuvent se rajouter (éclatement des couleurs par l’atmosphère, formes suscitées par un voile nuageux, autocinétique, illusion de la boule suiveuse,..). - différences de perceptions et d'étrangeté vécue selon les témoins pour une même observation. - possible effet de contamination de l'étrangeté. Il est probable que T2 a trouvé plus étrange ce qui était vu tous les soirs à 18H30 après l'alerte crée par son frère avec le PAN de 5h du matin. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A: observation de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]

August 9, 1997 · 10:15 PM · LIGHT

Probable conventional

Chamalieres, Auvergne · France

Le 9 août 1997 vers 22h40, un témoin qui observe le ciel avec son neveu est intrigué par le passage d'un point lumineux très brillant qui se déplace lentement. La durée de l'observation est de l'ordre de 30 à 40 secondes. L'observation est silencieuse. Nous ne disposons que de peu d'informations mais nous pouvons supposer que le témoin a probablement vu le passage d'un aéronef ou d'un satellite. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

August 4, 1997

Villiers-Le-Morhier, Centre · France

Le 04 août 1997 vers 22 heures un témoin en train de dîner observe une lumière jaune se déplaçant au-dessus des arbres. Cette lumière formait trois arcs de cercle. Aucune autre information n'est disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

July 21, 1997 · 10:45 PM · SPHERE

Probable conventional

Chapelle-Saint-Florent (La), Pays de la Loire · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé CHOLET (49) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 21 juillet 1997 entre 22h45 et 23h15, deux témoins observent durant 3 ou 4 minutes, le passage SO-NE au-dessus de leur maison, d'un engin sombre avec des feux de couleur de part et d'autre et émettant un bruit sourd. Nous avons pu montrer au fil de l’analyse que les témoins ont probablement observé, dans des conditions difficiles (lors du crépuscule et/ou de nuit) un petit avion de tourisme, se préparant à atterrir, feux d’atterrissage allumés, après un vol VFR/IMC de nuit, éventuellement sur l’aéroport d’Ancenis (voir le compte rendu d'enquête). Le bruit perçu, semblable à celui d’un « petit avion » selon T1, ainsi que la durée totale d’observation cadre parfaitement avec l’hypothèse. La forme précise de l’avion est difficile à discerner, sur fond de ciel déjà très sombre (voir la situation astronomique). Les témoins décrivent un objet circulaire, allongé dans sa longueur et dépourvu d’aile, mais il s’agit là très certainement d’une illusion perceptive classique, le cerveau tentant de reconstituer inconsciemment une forme « solide » au PAN uniquement visible par ses lumières. La disposition des feux, telle que les témoins la décrivent, est également tout à fait conforme à l’observation d’un aéronef venant de face, l’observation débutant alors qu’il se trouve suffisamment bas sur l’horizon pour que la perspective « écrase » la forme triangulaire définie par ces trois feux d’atterrissage (un à l’avant et les deux autres plus en arrière) de façon à ce qu’ils apparaissent alignés horizontalement ou quasiment. Les témoignages divergent en revanche sur la couleur des feux, décrits comme étant blancs par T2 et rouges par T1. Mais T1 n’observe qu’en phase finale qui ne permet de voir les feux d’atterrissage que de travers aux faisceaux et sous une intensité bien plus faible qui souvent peut être perçue comme rougeâtre tout en conservant une dominante blanche. Une autre divergence est dans le fait qu’au moment où T1 voit ces lumières rouges, T2 lui ne voit plus aucune lumière. Une explication, outre le défaut de mémorisation de l’un des deux témoins, pourrait être que la différence d’acuité visuelle ne permettant pas à T2 de distinguer (du moins au point de le retenir) ce que T1 voit encore. Plus difficilement explicable est l’absence de visibilité des feux anti-collision dans cette phase finale lorsque l’avion passe au-dessus (ou quasiment) des témoins. Autant en début d’observation, ceux-ci peuvent être « noyés » sous la forte luminosité des feux d’atterrissage, autant, lorsque l’angle d’observation augmente au fur et à mesure de l’avancée de l’avion vers les témoins, les feux anti-collisions devraient être visibles, n’étant plus occultés par les feux d’atterrissage qui eux sont moins visibles du fait de l’angle d’observation. S’agit-il d’une manœuvre délibérée (et dangereuse) du pilote qui les aurait éteints dans des conditions météorologiques ne s’y prêtant pas ? La présence attestée de quelques nuages à 1500 m d’altitude pourrait cependant expliquer cette extinction, probablement temporaire, des feux anti-collision, dans le cadre d’un vol IMC de cet avion. Ceci est toutefois à nuancer tant il semble étonnant que les témoins n’aient à aucun moment mentionné avoir observé l’avion traverser un nuage, alors que la lune était pleine et qu’elle était à même de pouvoir éclairer ceux-ci, qui auraient dès lors été visibles par contraste sur le fond de ciel sombre. Ce dernier point ne paraît néanmoins pas suffisant pour empêcher de retenir l’hypothèse, vu qu’il n’est pas sans une explication possible et vu l’importance des autres points en faveur de l’hypothèse. La consistance est moyenne. Nous disposons de deux témoignages, dont l’un particulièrement détaillé, mais il manque des données utiles à l’analyse, comme les mesures angulaires (dimensions du PAN, hauteurs sur l’horizon lors des différentes phases, etc.). Surtout il y a des contradictions entre témoins que l’enquête de gendarmerie n’a pas essayé de qualifier et quantifier. La consistance est à peine à la hauteur de ce qui est nécessaire pour valider l’hypothèse avion avec son contenu d’étrangeté résiduelle (l’hypothèse avion doit être associée à des circonstances particulières aéronautiques, atmosphériques, ou de visibilité). Le cas est classé B à la limite du cas inexploitable par manque de consistance (niveau et fiabilité de l’information). [GEIPAN classification B — Avion]

July 4, 1997

Unexplained

Sables-D'Olonne (Les), Pays de la Loire · France

Dans la nuit du 03 au 04 juillet 1997 à 4 heures, un témoin à la barre de son voilier observe une lueur intense qui descend rapidement pendant 2 à 3 secondes, se stabilise quelques instants avant de repartir très vite à l'horizontale pour disparaître en 2 ou 3 secondes environ. Le témoin appelle ses deux coéquipiers qui dormaient pour leur faire part de son observation lorsqu'ils sont témoins d'un second phénomène en forme de losange jaune ocre avec des lumières sur les sommets. L'objet se déplaçait très rapidement à la hauteur des nuages et a disparu au bout de 10 à 15 secondes. Les phénomènes observés n'ont pas été expliqués. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

June 21, 1997 · 12:00 AM · OVAL

Beziers, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque en cas de type « D » et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen. Celui-ci n'a pas pour but de diminuer ou augmenter telle ou telle catégorie de classement mais d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation fait partie de ces cas réexaminés. Le 23 juin 2007, un habitant de BEZIERS (34) rapporte à la gendarmerie que son fils et sa belle-fille ont observé longuement un PAN dans la nuit du 21 juin 1997 vers minuit. Circulant sur la N609 à partir de Béziers l'automobiliste et sa passagère ont observé durant 45 minutes un engin de forme ovoïde plat ; des lumières blanches non lumineuses rayonnent de l'appareil. Durant tout le trajet le PAN s'est positionné au-dessus du véhicule qu'il semblait suivre. D'après la passagère le PAN apparaissait et disparaissait régulièrement. Les témoins n'ont entendu aucun bruit particulier. Le PAN se trouvait à environ 50 mètres du sol. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Les investigations menées par la gendarmerie n'ont pas permis d'identifier un aéronef pouvant correspondre à cette observation. De plus les deux témoins directs, résidant dans les Alpes de Haute Provence (04), n’ont pu être entendus car ils avaient rejoint leur domicile au moment de l’enquête. Dans la mesure où les deux témoins n’ont pu être entendus, il n’existe pas de témoignage direct permettant de réexaminer le cas. Celui-ci n’est rapporté que par une tierce personne, qui n’a rien vu. La consistance de ce cas s’avère donc très faible puisque ce n’est pas un témoignage direct (voir les notes d'enquête). Par conséquence, dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas est classé comme PAN C, par manque d’information (absence totale de témoignage direct). [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

June 6, 1997 · 11:00 PM · SPHERE

Unexplained

Lille, Nord-Pas-de-Calais · France

Le 6 juin 1997 vers 23 heures un témoin dans son jardin observe une boule lumineuse statique d'une taille environ quatre fois inférieure à celle de la lune.Au bout de quelques minutes, une seconde boule est arrivée à très grande vitesse à côté de la première et l'ensemble est parti à grande vitesse vers le Nord. Le témoin a appelé son amie qui a pu observer le départ des deux boules. La gendarmerie a semble t-il reçu d'autres appels sur ce phénomène qui n'a pas été expliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

May 12, 1997 · 9:45 PM

Gaillac, Midi-Pyrénées · France

Le 15 ou le 25 mai 1997 (date imprécise) un témoin observe pendant quelques secondes des "traits" lumineux avec une petite trainée à 2 endroits différents. Aucune autre information disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

May 3, 1997

Unexplained

Meilleraye De Bretagne, Pays de la Loire · France

Le 3 mai 1997, vers 01 heure 30, un couple rentrant de leur travail observe un point plus lumineux que les étoiles dans le ciel. Ce point s'approchait à vitesse élevée et les témoins ont pu observer une masse lumineuse importante et plutôt ronde qui est passée juste au-dessus du lotissement et a disparu vers le sud. Un bruit de déplacement d'air a été perçu au moment du passage du phénomène. La durée totale de l'observation est de l'ordre de 5 minutes. Aucune explication n'a pu être trouvée à ce phénomène. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

April 25, 1997 · 2:15 PM · SPHERE

Nice, Provence Alpes Cote d'azur · France

Témoignage récent (28/05/2009) d'une observation ancienne ( 25/04/1997). Un témoin observe depuis son bureau le déplacement d'un gros point lumineux jaune irrisé. L'observation dure 20 à 25 min. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. La description de ce point lumineux avançant lentement en ligne droite du Sud vers le Nord fait penser à un ballon à haute altitude. Météo-France nous rapporte ce jour là "Peu de vent et de secteur Sud Ouest", ce qui n'est pas tout à fait compatible avec l'observation. Si c'est un ballon scientifique, on ne voit pas bien d'où il pourrait venir (d'Italie à la rigueur?). Bien que l'observation soit très semblable à celle d'un ballon, le GEIPAN manque d'éléments pour conforter cette hypothèse, ou l'infirmer. Etant donné l'ancienneté du cas, et sa faible étrangeté, ce cas est classé "C" : manque d'informations. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

April 10, 1997

Identified

Chambery, Rhône-Alpes · France

Dans la nuit du 10 au 11 avril 1997 un témoin est réveillé par une très vive lueur blanche suivie d'un bruit de feu d'artifice. Se postant à la fenêtre, il constate que le toit de sa voiture, garée dans la cour de sa maison est en feu. Le témoin appelle immédiatement la police. Sur place la police et les pompiers vont collecter des échantillons. Le laboratoire de l'Université de Savoie qui examine les échantillons identifie du basalte et indique qu'il s'agit vraisemblablement d'une météorite. Un spécialiste accouru sur les lieux le lendemain émet de forts doutes sur cette hypothèse. De plus un responsable du laboratoire de minéralogie du Muséum d'histoire naturelle à Paris ayant pu examiner quelques débris, écarte également l'hypothèse d'une chute de météorite. Le SEPRA alerté pourra recueillir trois échantillons pour analyses auprès du Laboratoire de Bio-informatique de Tours (voir le document joint). D'autres analyses ultérieures menées par le laboratoire central du CNRS à Solaize, démontreront que les échantillons comportent des composants (sodium, magnésium, potassium, souffre et carbone) faisant généralement partie de la composition de fusées marines ou terrestres (voir dépêche de l'AFP du 29 avril 1997 adressée au SEPRA) : ces dernières analyses écartent définitivement l'hypothèse de la chute d'une météorite. Le GEIPAN classe ce cas A : incendie de véhicule dû à une fusée terrestre. Le propriétaire du véhicule partiellement brulé a porté plainte à la police. Cependant la main courante n'a pas été adressée au SEPRA. Aujourd'hui sans témoignage direct et sans accès au témoin, le GEIPAN ne mène pas l’enquête. Nous publions néanmoins ce cas parce qu’un travail important a été réalisé et a permis d’aboutir. Ce cas indique aussi qu’un accès direct au témoin aurait très probablement permis de mieux canaliser et optimiser les efforts d’enquêtes. [GEIPAN classification A — Fusée de détresse]

March 24, 1997 · 6:25 AM

Saint-Denis-De-L'Hotel, Centre · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé CHATEAUNEUF-SUR-LOIRE (45) 24.03.1997 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 24 mars 1997 vers 6 heures 30 un automobiliste sur la voie express N60 à environ 4km de l'échangeur de Fay-aux-Loges (45) observe dans le ciel nuageux un phénomène lumineux en déplacement. Le PAN est décrit comme composé de plusieurs séries de 5 ou 6 rangées de lumières sur une grande largeur. Ces rangées de lumières bien ordonnées, les unes au-dessus des autres, et fortes ne permettent pas au témoin de distinguer un contour précis. Il voit le PAN aller vers La Ferté-Saint-Aubin (45) puis vers Sully (45) avant de se remettre dans le même axe en direction de La Ferté-Saint-Aubin (45). Le témoin ralentit mais, continue néanmoins sa route en direction d'Orléans et le PAN est perdu de vue. Aucun autre témoignage n'a été recueilli. Certains paramètres de cette observation font penser à une confusion avec un skytracker de discothèque (voir le compte-rendu d'enquête) : - observation de lumières sans objet « solide » ; - disposition géométrique : certains modèles de skytrackers peuvent faire un effet de lumières disposées géométriquement ; - c’est un lundi matin, une discothèque ouverte le dimanche soir pouvait laisser son animation lumineuse extérieure jusque tôt le lendemain matin ; - présence d’un plafond nuageux de type stratocumulus, pouvant servir de support à l’impact des faisceaux lumineux émis par les projecteurs au sol ; - observation non loin d’une ville importante (Orléans, située à environ 20 km à l’ouest à vol d’oiseau du témoin) à la périphérie de laquelle se trouvaient encore en fin des années 90 de nombreuses discothèques ouvertes pouvant exploiter de tels skytrackers à l’extérieur, à des fins publicitaires ; - portée des skytrackers très importante, pouvant aller jusqu’à plus de 20 km de diamètre autour des projecteurs ; - déplacements constitués de « va-et-vient » commandés par la motorisation des projecteurs au sol ; - de nombreux cas d’observation similaires dans les annales GEIPAN, en particulier à cette époque (voir www.geipan.fr recherche de cas avec mot clef "laser" ou "Skyrose"). Il est impossible de retrouver, plus de 20 ans après, des traces des établissements exploitant de tels projecteurs en 1997, encore plus de vérifier s’ils possédaient un tel équipement susceptible d’avoir été utilisé le soir de l’observation. La plupart de ces discothèques sont fermées définitivement à l’heure actuelle. Mais compte tenu de la pratique à l’époque, de la taille de la zone urbaine de l’emplacement possible, cette impossibilité est neutre pour l’hypothèse (ne peut ni infirmer, ni confirmer). En revanche, un point n’est pas en faveur de l’hypothèse : nous n’avons pas d’exemple connu de projecteurs créant une forme géométrique comme celle observée par le témoin. Bien que ce type de figure soit dans les potentialités de ces équipements, il y a là un élément d’incertitude et de réduction de probabilité pour cette hypothèse. La consistance du cas est médiocre du fait de l’imprécision ou du manque d’informations : - imprécision sur le lieu d’observation, la durée d’observation, la forme du PAN (5 ou 6 rangées décrites et 4 de dessinées) ; - absence totale de données sur la couleur, la taille angulaire, l’élévation du PAN. Nous disposons d’une hypothèse qui pourrait expliquer l’observation, mais le niveau d’incertitude résultant est trop fort eu égard au degré limité de la consistance des éléments disponibles. Le GEIPAN classe le cas en C : phénomène non identifiable par manque de données. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

March 17, 1997 · 11:00 PM · LIGHT

Identified

Montpellier, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MONTPELLIER (34) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas s’avère être un amalgame de 4 observations différentes les unes des autres, puisqu’elles ont lieu à des heures différentes et qu’autant d’hypothèses explicatives peuvent être envisagées (voir le compte rendu d'enquête). La perception d’étrangeté par le GEIPAN de l’époque provient de cette non détection de la multiplicité d’observations comme des phénomènes. La lecture du PV 019/97 de Gendarmerie met en évidence que l’enquête est à l’initiative de la Gendarmerie suite une publication dans presse régionale le 18 mars 1997 mentionnant un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) signalé le matin du 17 mars à la verticale de Montpellier par plusieurs pilotes d'avions de ligne. Cette observation du matin a fait depuis l’objet d’une explication GEIPAN, il s’agit d’une probable rentrée atmosphérique de météoroïde, voir le cas : RENTREE ATMOSPHERIQUE — NATIONAL (FR) 17.03.1997 La recherche par la Gendarmerie de témoins complémentaires pour l’observation du matin a ainsi collecté les présents témoignages pour plusieurs observations du soir. On peut penser que le contexte de la publication de presse et de l’enquête active de la Gendarmerie a pu créer chez les témoins du soir un surcroît d’étrangeté et que, hors de ce contexte, ces derniers n’auraient peut-être pas tous témoigné spontanément. En effet, les observations de Mauguio (34) T1, de Cabestany (66) et de Montpellier (34) sont peu étranges. Seule l’observation de Mauguio (34) T2 présente un aspect initial étrange demandant une analyse approfondie. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 rappelle fortement une méprise avec un satellite. L’observation rapportée dans le témoignage MONTPELLIER (34) 17.03.1997 rappelle très fortement une méprise astronomique, la position de Sirius est très cohérente avec celle du PAN. L’observation rapportée dans le témoignage CABESTANY (66) 17.03.1997 est une méprise probable avec un ballon Mylar, renvoyant à sa surface les lumières de l’éclairage public situé en-dessous de son passage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme réelle du ballon ne peut être observée de nuit, seule celle des reflets pouvant l’être. Cette forme est initialement observée à l’œil nu par le témoin est incurvée, conformément à la forme possible du ballon (rond ou ovale), visible que par les reflets à sa surface de lumières au sol. Dans un second temps, le témoin prend ses jumelles et arrive à distinguer plusieurs tâches lumineuses en forme de dômes correspondant à des reflets différents (non séparables à l’œil nu) à la surface du ballon, issus de plusieurs lampadaires au sol ; - présence avérée de lampadaires de type « boule » dans des lotissements aux alentours immédiats renvoyant leurs lumières vers le ciel ; - la trajectoire est régulière en vitesse et en altitude et conforme au sens du vent dominant ; - un tel ballon a pu être utilisé en semaine pour une fête privée ponctuelle (anniversaire…) ou le week-end précédent, les ballons Mylar ayant une longévité importante. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 est une probable méprise avec un avion de type MD-80, possédant un système d’éclairage particulier et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier. Cette conclusion s’appuie en particulier sur les éléments suivants : - la forme réelle de l’avion ne peut pas être observée par le témoin du fait de l’éloignement et des conditions d’observation nocturnes. Seules les puissants feux d’atterrissage l’ont été, et ont bien été décrits en conformité du MD-80 comme étant ponctuels pour les feux situés aux « extrémités » et rectangulaire pour celui central. Aussi la mention de forme ovale sur la photo figurant dans le procès-verbal et dans la déclaration du témoin est plutôt à mettre sur le compte de l’interprétation face à l’inexpliqué ; - les couleurs décrites sont habituellement utilisées en aéronautique, quoique le témoin évoque une couleur « bleu blanc » pour les lumières initiales, le bleu n’étant pas utilisé en aéronautique. Il pourrait toutefois s’agir d’une couleur à dominante blanche teintée de bleu ; - les multiples extinctions et allumages des feux d’atterrissage sont peut-être provoqués par la nécessité pour le pilote de vérifier sa visibilité pendant et après le virage. Le MD-80 permet de commuter entre les deux types de feux décrits ; -le système d’éclairage particulier du MD-80 qui fait que la plupart des feux situés en bout d’ailes sont rapprochés et qu’il existe des feux anti-collision rouges clignotants sur la carlingue, ainsi que la distance et la variation du cap de l’avion ont pu contribuer à ce que ce témoin observe une modification de la coloration qui passe du blanc (phares initialement orientés vers le témoin et dominants) à l’orange (couleur mélangée) puis, au rouge (feux anti-collision rouge dominants) ainsi qu’une absence de visibilité des clignotements ; - les positions, déplacements et la trajectoire du PAN sont tout à fait conformes à celle d’un avion Air Liberté enregistré par le radar et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier et effectuant un virage et une montée simultanés afin de rejoindre le cap en direction de Paris Orly. Air liberté venait juste de commencer à exploiter des MD80 sur cette ligne ; - l’absence de bruit s’explique à la fois par la distance de l’observation importante et par le vent, soufflant en direction de l’avion ; - l’étrangeté initiale perçue par le témoin a pu résulter du fait que, bien qu’étant familier des lieux, il n’a encore jamais observé de MD-80 au décollage. Elle est ensuite accentuée par la concomitance fortuite de l’allumage de sa lampe torche avec celle des feux d’atterrissage de nez de l’avion ; La consistance de chacun des témoignages est moyenne ou faible du fait du manque de précision sur les heures, durées et positions dans le ciel. Elles sont néanmoins suffisantes pour conclure au regard du peu d’étrangeté résultant après analyse. En conséquence le GEIPAN classe les différents cas comme suit : - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 classé B, observation probable d’un satellite. - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 classé B, observation probable d’un avion au décollage. - CABESTANY (66) 17.03.1997 classé B, observation probable avec un ballon Mylar. - MONTPELLIER (34) 17.03.1997 classé A, observation très probable d’une étoile, en l’occurrence Sirius. [GEIPAN classification A — Sirius]

March 17, 1997 · 10:30 PM

Probable conventional

Cabestany, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MONTPELLIER (34) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas s’avère être un amalgame de 4 observations différentes les unes des autres, puisqu’elles ont lieu à des heures différentes et qu’autant d’hypothèses explicatives peuvent être envisagées (voir le compte rendu d'enquête). La perception d’étrangeté par le GEIPAN de l’époque provient de cette non détection de la multiplicité d’observations comme des phénomènes. La lecture du PV 019/97 de Gendarmerie met en évidence que l’enquête est à l’initiative de la Gendarmerie suite une publication dans presse régionale le 18 mars 1997 mentionnant un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) signalé le matin du 17 mars à la verticale de Montpellier par plusieurs pilotes d'avions de ligne. Cette observation du matin a fait depuis l’objet d’une explication GEIPAN, il s’agit d’une probable rentrée atmosphérique de météoroïde, voir le cas : [RENTREE ATMOSPHERIQUE] (REG) OCCITANIE, PACA (OCC, PAC) 17.03.1997 La recherche par la Gendarmerie de témoins complémentaires pour l’observation du matin a ainsi collecté les présents témoignages pour plusieurs observations du soir. On peut penser que le contexte de la publication de presse et de l’enquête active de la Gendarmerie a pu créer chez les témoins du soir un surcroît d’étrangeté et que, hors de ce contexte, ces derniers n’auraient peut-être pas tous témoigné spontanément. En effet, les observations de Maugio (34) T1, de Cabestany (66) et de Montpellier (34) sont peu étranges. Seule l’observation de Maugio (34) T2 présente un aspect initial étrange demandant une analyse approfondie. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGIO (34) 17.03.1997 T1 rappelle fortement une méprise avec un satellite. L’observation rapportée dans le témoignage MONTPELLIER (34) 17.03.1997 rappelle très fortement une méprise astronomique, la position de Sirius est très cohérente avec celle du PAN. L’observation rapportée dans le témoignage CABESTANY (66) 17.03.1997 est une méprise probable avec un ballon Mylar, renvoyant à sa surface les lumières de l’éclairage public situé en-dessous de son passage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme réelle du ballon ne peut être observée de nuit, seule celle des reflets pouvant l’être. Cette forme est initialement observée à l’œil nu par le témoin est incurvée, conformément à la forme possible du ballon (rond ou ovale), visible que par les reflets à sa surface de lumières au sol. Dans un second temps, le témoin prend ses jumelles et arrive à distinguer plusieurs tâches lumineuses en forme de dômes correspondant à des reflets différents (non séparables à l’œil nu) à la surface du ballon, issus de plusieurs lampadaires au sol ; - présence avérée de lampadaires de type « boule » dans des lotissements aux alentours immédiats renvoyant leurs lumières vers le ciel ; - la trajectoire est régulière en vitesse et en altitude et conforme au sens du vent dominant ; - un tel ballon a pu être utilisé en semaine pour une fête privée ponctuelle (anniversaire…) ou le week-end précédent, les ballons Mylar ayant une longévité importante. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGIO (34) 17.03.1997 T2 est une probable méprise avec un avion de type MD-80, possédant un système d’éclairage particulier et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier. Cette conclusion s’appuie en particulier sur les éléments suivants : - la forme réelle de l’avion ne peut pas être observée par le témoin du fait de l’éloignement et des conditions d’observation nocturnes. Seules les puissants feux d’atterrissage l’ont été, et ont bien été décrits en conformité du MD-80 comme étant ponctuels pour les feux situés aux « extrémités » et rectangulaire pour celui central. Aussi la mention de forme ovale sur la photo figurant dans le procès-verbal et dans la déclaration du témoin est plutôt à mettre sur le compte de l’interprétation face à l’inexpliqué ; - les couleurs décrites sont habituellement utilisées en aéronautique, quoique le témoin évoque une couleur « bleu blanc » pour les lumières initiales, le bleu n’étant pas utilisé en aéronautique. Il pourrait toutefois s’agir d’une couleur à dominante blanche teintée de bleu ; - les multiples extinctions et allumages des feux d’atterrissage sont peut-être provoqués par la nécessité pour le pilote de vérifier sa visibilité pendant et après le virage. Le MD-80 permet de commuter entre les deux types de feux décrits ; -le système d’éclairage particulier du MD-80 qui fait que la plupart des feux situés en bout d’ailes sont rapprochés et qu’il existe des feux anti-collision rouges clignotants sur la carlingue, ainsi que la distance et la variation du cap de l’avion ont pu contribuer à ce que ce témoin observe une modification de la coloration qui passe du blanc (phares initialement orientés vers le témoin et dominants) à l’orange (couleur mélangée) puis, au rouge (feux anti-collision rouge dominants) ainsi qu’une absence de visibilité des clignotements ; - les positions, déplacements et la trajectoire du PAN sont tout à fait conformes à celle d’un avion Air Liberté enregistré par le radar et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier et effectuant un virage et une montée simultanés afin de rejoindre le cap en direction de Paris Orly. Air liberté venait juste de commencer à exploiter des MD80 sur cette ligne ; - l’absence de bruit s’explique à la fois par la distance de l’observation importante et par le vent, soufflant en direction de l’avion ; - l’étrangeté initiale perçue par le témoin a pu résulter du fait que, bien qu’étant familier des lieux, il n’a encore jamais observé de MD-80 au décollage. Elle est ensuite accentuée par la concomitance fortuite de l’allumage de sa lampe torche avec celle des feux d’atterrissage de nez de l’avion ; La consistance de chacun des témoignages est moyenne ou faible du fait du manque de précision sur les heures, durées et positions dans le ciel. Elles sont néanmoins suffisantes pour conclure au regard du peu d’étrangeté résultant après analyse. En conséquence le GEIPAN classe les différents cas comme suit : - MAUGIO (34) 17.03.1997 T1 classé B, observation probable d’un satellite. - MAUGIO (34) 17.03.1997 T2 classé B, observation probable d’un avion au décollage. - CABESTANY (66) 17.03.1997 classé B, observation probable avec un ballon Mylar. - MONTPELLIER (34) 17.03.1997 classé A, observation très probable d’une étoile, en l’occurrence Sirius. [GEIPAN classification B — Ballon Mylar]

March 17, 1997

Probable conventional

Mauguio, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MONTPELLIER (34) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas s’avère être un amalgame de 4 observations différentes les unes des autres, puisqu’elles ont lieu à des heures différentes et qu’autant d’hypothèses explicatives peuvent être envisagées (voir le compte rendu d'enquête). La perception d’étrangeté par le GEIPAN de l’époque provient de cette non détection de la multiplicité d’observations comme des phénomènes. La lecture du PV 019/97 de Gendarmerie met en évidence que l’enquête est à l’initiative de la Gendarmerie suite une publication dans presse régionale le 18 mars 1997 mentionnant un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) signalé le matin du 17 mars à la verticale de Montpellier par plusieurs pilotes d'avions de ligne. Cette observation du matin a fait depuis l’objet d’une explication GEIPAN, il s’agit d’une probable rentrée atmosphérique de météoroïde, voir le cas : [RENTREE ATMOSPHERIQUE] (REG) OCCITANIE, PACA (OCC, PAC) 17.03.1997 La recherche par la Gendarmerie de témoins complémentaires pour l’observation du matin a ainsi collecté les présents témoignages pour plusieurs observations du soir. On peut penser que le contexte de la publication de presse et de l’enquête active de la Gendarmerie a pu créer chez les témoins du soir un surcroît d’étrangeté et que, hors de ce contexte, ces derniers n’auraient peut-être pas tous témoigné spontanément. En effet, les observations de Mauguio (34) T1, de Cabestany (66) et de Montpellier (34) sont peu étranges. Seule l’observation de Mauguio (34) T2 présente un aspect initial étrange demandant une analyse approfondie. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 rappelle fortement une méprise avec un satellite. L’observation rapportée dans le témoignage MONTPELLIER (34) 17.03.1997 rappelle très fortement une méprise astronomique, la position de Sirius est très cohérente avec celle du PAN. L’observation rapportée dans le témoignage CABESTANY (66) 17.03.1997 est une méprise probable avec un ballon Mylar, renvoyant à sa surface les lumières de l’éclairage public situé en-dessous de son passage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme réelle du ballon ne peut être observée de nuit, seule celle des reflets pouvant l’être. Cette forme est initialement observée à l’œil nu par le témoin est incurvée, conformément à la forme possible du ballon (rond ou ovale), visible que par les reflets à sa surface de lumières au sol. Dans un second temps, le témoin prend ses jumelles et arrive à distinguer plusieurs tâches lumineuses en forme de dômes correspondant à des reflets différents (non séparables à l’œil nu) à la surface du ballon, issus de plusieurs lampadaires au sol ; - présence avérée de lampadaires de type « boule » dans des lotissements aux alentours immédiats renvoyant leurs lumières vers le ciel ; - la trajectoire est régulière en vitesse et en altitude et conforme au sens du vent dominant ; - un tel ballon a pu être utilisé en semaine pour une fête privée ponctuelle (anniversaire…) ou le week-end précédent, les ballons Mylar ayant une longévité importante. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 est une probable méprise avec un avion de type MD-80, possédant un système d’éclairage particulier et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier. Cette conclusion s’appuie en particulier sur les éléments suivants : - la forme réelle de l’avion ne peut pas être observée par le témoin du fait de l’éloignement et des conditions d’observation nocturnes. Seules les puissants feux d’atterrissage l’ont été, et ont bien été décrits en conformité du MD-80 comme étant ponctuels pour les feux situés aux « extrémités » et rectangulaire pour celui central. Aussi la mention de forme ovale sur la photo figurant dans le procès-verbal et dans la déclaration du témoin est plutôt à mettre sur le compte de l’interprétation face à l’inexpliqué ; - les couleurs décrites sont habituellement utilisées en aéronautique, quoique le témoin évoque une couleur « bleu blanc » pour les lumières initiales, le bleu n’étant pas utilisé en aéronautique. Il pourrait toutefois s’agir d’une couleur à dominante blanche teintée de bleu ; - les multiples extinctions et allumages des feux d’atterrissage sont peut-être provoqués par la nécessité pour le pilote de vérifier sa visibilité pendant et après le virage. Le MD-80 permet de commuter entre les deux types de feux décrits ; -le système d’éclairage particulier du MD-80 qui fait que la plupart des feux situés en bout d’ailes sont rapprochés et qu’il existe des feux anti-collision rouges clignotants sur la carlingue, ainsi que la distance et la variation du cap de l’avion ont pu contribuer à ce que ce témoin observe une modification de la coloration qui passe du blanc (phares initialement orientés vers le témoin et dominants) à l’orange (couleur mélangée) puis, au rouge (feux anti-collision rouge dominants) ainsi qu’une absence de visibilité des clignotements ; - les positions, déplacements et la trajectoire du PAN sont tout à fait conformes à celle d’un avion Air Liberté enregistré par le radar et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier et effectuant un virage et une montée simultanés afin de rejoindre le cap en direction de Paris Orly. Air liberté venait juste de commencer à exploiter des MD80 sur cette ligne ; - l’absence de bruit s’explique à la fois par la distance de l’observation importante et par le vent, soufflant en direction de l’avion ; - l’étrangeté initiale perçue par le témoin a pu résulter du fait que, bien qu’étant familier des lieux, il n’a encore jamais observé de MD-80 au décollage. Elle est ensuite accentuée par la concomitance fortuite de l’allumage de sa lampe torche avec celle des feux d’atterrissage de nez de l’avion ; La consistance de chacun des témoignages est moyenne ou faible du fait du manque de précision sur les heures, durées et positions dans le ciel. Elles sont néanmoins suffisantes pour conclure au regard du peu d’étrangeté résultant après analyse. En conséquence le GEIPAN classe les différents cas comme suit : - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 classé B, observation probable d’un satellite. - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 classé B, observation probable d’un avion au décollage. - CABESTANY (66) 17.03.1997 classé B, observation probable avec un ballon Mylar. - MONTPELLIER (34) 17.03.1997 classé A, observation très probable d’une étoile, en l’occurrence Sirius. [GEIPAN classification B — Avion]

March 17, 1997

Probable conventional

Mauguio, Languedoc Roussillon · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et anciennement nommé MONTPELLIER (34) 1997 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Ce cas s’avère être un amalgame de 4 observations différentes les unes des autres, puisqu’elles ont lieu à des heures différentes et qu’autant d’hypothèses explicatives peuvent être envisagées (voir le compte rendu d'enquête). La perception d’étrangeté par le GEIPAN de l’époque provient de cette non détection de la multiplicité d’observations comme des phénomènes. La lecture du PV 019/97 de Gendarmerie met en évidence que l’enquête est à l’initiative de la Gendarmerie suite une publication dans presse régionale le 18 mars 1997 mentionnant un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) signalé le matin du 17 mars à la verticale de Montpellier par plusieurs pilotes d'avions de ligne. Cette observation du matin a fait depuis l’objet d’une explication GEIPAN, il s’agit d’une probable rentrée atmosphérique de météoroïde, voir le cas : RENTREE ATMOSPHERIQUE — NATIONAL (FR) 17.03.1997. La recherche par la Gendarmerie de témoins complémentaires pour l’observation du matin a ainsi collecté les présents témoignages pour plusieurs observations du soir. On peut penser que le contexte de la publication de presse et de l’enquête active de la Gendarmerie a pu créer chez les témoins du soir un surcroît d’étrangeté et que, hors de ce contexte, ces derniers n’auraient peut-être pas tous témoigné spontanément. En effet, les observations de Mauguio (34) T1, de Cabestany (66) et de Montpellier (34) sont peu étranges. Seule l’observation de Mauguio (34) T2 présente un aspect initial étrange demandant une analyse approfondie. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 rappelle fortement une méprise avec un satellite. L’observation rapportée dans le témoignage MONTPELLIER (34) 17.03.1997 rappelle très fortement une méprise astronomique, la position de Sirius est très cohérente avec celle du PAN. L’observation rapportée dans le témoignage CABESTANY (66) 17.03.1997 est une méprise probable avec un ballon Mylar, renvoyant à sa surface les lumières de l’éclairage public situé en-dessous de son passage. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - la forme réelle du ballon ne peut être observée de nuit, seule celle des reflets pouvant l’être. Cette forme est initialement observée à l’œil nu par le témoin est incurvée, conformément à la forme possible du ballon (rond ou ovale), visible que par les reflets à sa surface de lumières au sol. Dans un second temps, le témoin prend ses jumelles et arrive à distinguer plusieurs tâches lumineuses en forme de dômes correspondant à des reflets différents (non séparables à l’œil nu) à la surface du ballon, issus de plusieurs lampadaires au sol ; - présence avérée de lampadaires de type « boule » dans des lotissements aux alentours immédiats renvoyant leurs lumières vers le ciel ; - la trajectoire est régulière en vitesse et en altitude et conforme au sens du vent dominant ; - un tel ballon a pu être utilisé en semaine pour une fête privée ponctuelle (anniversaire…) ou le week-end précédent, les ballons Mylar ayant une longévité importante. L’observation rapportée dans le témoignage MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 est une probable méprise avec un avion de type MD-80, possédant un système d’éclairage particulier et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier. Cette conclusion s’appuie en particulier sur les éléments suivants : - la forme réelle de l’avion ne peut pas être observée par le témoin du fait de l’éloignement et des conditions d’observation nocturnes. Seules les puissants feux d’atterrissage l’ont été, et ont bien été décrits en conformité du MD-80 comme étant ponctuels pour les feux situés aux « extrémités » et rectangulaire pour celui central. Aussi la mention de forme ovale sur la photo figurant dans le procès-verbal et dans la déclaration du témoin est plutôt à mettre sur le compte de l’interprétation face à l’inexpliqué ; - les couleurs décrites sont habituellement utilisées en aéronautique, quoique le témoin évoque une couleur « bleu blanc » pour les lumières initiales, le bleu n’étant pas utilisé en aéronautique. Il pourrait toutefois s’agir d’une couleur à dominante blanche teintée de bleu ; - les multiples extinctions et allumages des feux d’atterrissage sont peut-être provoqués par la nécessité pour le pilote de vérifier sa visibilité pendant et après le virage. Le MD-80 permet de commuter entre les deux types de feux décrits ; -le système d’éclairage particulier du MD-80 qui fait que la plupart des feux situés en bout d’ailes sont rapprochés et qu’il existe des feux anti-collision rouges clignotants sur la carlingue, ainsi que la distance et la variation du cap de l’avion ont pu contribuer à ce que ce témoin observe une modification de la coloration qui passe du blanc (phares initialement orientés vers le témoin et dominants) à l’orange (couleur mélangée) puis, au rouge (feux anti-collision rouge dominants) ainsi qu’une absence de visibilité des clignotements ; - les positions, déplacements et la trajectoire du PAN sont tout à fait conformes à celle d’un avion Air Liberté enregistré par le radar et venant de décoller de l’aéroport de Montpellier et effectuant un virage et une montée simultanés afin de rejoindre le cap en direction de Paris Orly. Air liberté venait juste de commencer à exploiter des MD80 sur cette ligne ; - l’absence de bruit s’explique à la fois par la distance de l’observation importante et par le vent, soufflant en direction de l’avion ; - l’étrangeté initiale perçue par le témoin a pu résulter du fait que, bien qu’étant familier des lieux, il n’a encore jamais observé de MD-80 au décollage. Elle est ensuite accentuée par la concomitance fortuite de l’allumage de sa lampe torche avec celle des feux d’atterrissage de nez de l’avion ; La consistance de chacun des témoignages est moyenne ou faible du fait du manque de précision sur les heures, durées et positions dans le ciel. Elles sont néanmoins suffisantes pour conclure au regard du peu d’étrangeté résultant après analyse. En conséquence le GEIPAN classe les différents cas comme suit : - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T1 classé B, observation probable d’un satellite. - MAUGUIO (34) 17.03.1997 T2 classé B, observation probable d’un avion au décollage. - CABESTANY (66) 17.03.1997 classé B, observation probable avec un ballon Mylar. - MONTPELLIER (34) 17.03.1997 classé A, observation très probable d’une étoile, en l’occurrence Sirius. [GEIPAN classification B — Satellite]

March 17, 1997

Probable conventional

Rentree Atmospherique — National (Fr) 17.03.1997, Autre · France

Suite à la parution dans la presse régionale le 18 mars 1997 de différentes observations d'un phénomène aérospatial non identifié faites le 17 mars 1997, une enquête de gendarmerie est demandée. Les témoins situés dans différents départements du sud de la France ainsi que plusieurs équipages en vol et un pilote en exercice d'entrainement sur un Mirage 2000 au-dessus de la Méditerranée rapportent avoir observé, en début de matinée, le passage très rapide d'un phénomène lumineux de couleur (vert) dans le ciel. La trajectoire indiquée est descendante en direction des Pyrénées. Différentes gendarmeries prennent les dépositions des témoins. Les descriptions des témoins correspondent à l'observation probable d'une rentrée atmosphérique de météoroïde le matin du 17 mars 1997. A noter que ce jour là mais en soirée, d'autres observations seront rapportées en gendarmeries : elles correspondent chacune à des cas d'observations différents (à retrouver sur le site du GEIPAN à cette même date). [GEIPAN classification B — Rentrée atmosphérique]

March 11, 1997 · 9:35 PM

Probable conventional

Pouance, Pays de la Loire · France

Le 11 mars 1997 vers 21h30 deux gendarmes en mission de surveillance observent la chute d'un objet incandescent. L'observation est très brève (5 secondes) et silencieuse. La description faite montre qu'il s'agit probablement d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

March 9, 1997 · 5:00 AM · SPHERE

Saint-Vincent-De-Paul, Aquitaine · France

Le 9 mars 1997 entre 5 heures et 5 heures 30, un témoin observe un objet zigzagant et de la grosseur d'un petit pois avec une trainée blanche. L'objet se stabilise ensuite. Aucune autre information disponible. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

March 7, 1997 · 12:00 AM · SPHERE

Lunel, Languedoc Roussillon · France

Le 7 mars 1997 vers minuit, un témoin observe une lumière vive formant un cercle rouge avec des centaines de projecteurs et se déplaçant rapidement. Le phénomène est resté silencieux. Aucune autre information n'a pu être recueillie. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

February 13, 1997 · 10:48 PM

Probable conventional

Chateauneuf-Les-Martigues, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 13 février 1997 un témoin observe dans le ciel un trait lumineux de couleur ambre qui se déplace lentement. Le déplacement devient ensuite très rapide et en zigzag. Un second trait lumineux apparaît et rejoint le premier. L'ensemble se déplace alors de concert avant de disparaître vers le Sud. Le témoin indique que ce "manège" a duré entre 30 et 40 secondes. Un seul témoignage est recueilli. Il s’agit probablement d’une observation de skytracer (voir le compte rendu d'enquête). Les caractéristiques physiques et dynamiques du PAN telles que reportées par le témoin sont conformes. Nous pouvons citer en particulier : - la forme : il s’agit d’un faisceau partiel créé par la présence de précipitations juste sous la base du nuage, et non de la projection directe du faisceau sur cette base, d’où la mention du témoin d’une observation sur fond de ciel ; - la couleur, ambre, se réfère probablement à un jaune pâle, utilisé fréquemment ; - les déplacements en tous sens sont tout à fait conformes à l’utilisation festive des skytracers ; - ce type de projecteurs existait déjà à l’époque et a occasionné d’autres observations auprès du GEIPAN (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec mot clef "skytracer" ou "laser"). L’effet peut se produire à plusieurs dizaines de kilomètres de distance. Les projecteurs au sol pouvaient se trouver dans un parc d’attraction local présent à l’époque, ou bien plus loin dans l’agglomération de Marseille, dans une discothèque, une animation commerciale ou dans le cadre d’une fête foraine par exemple. La zone de recherche de la Gendarmerie a été trop limitée. La principale incertitude pour cette hypothèse résulte de la durée (trop courte pour une animation) et de sa survenue un soir non festif (hors week-end). Cette double particularité permet de conserver l’hypothèse en considérant qu’il peut s’agir d’un court essai fonctionnel (essai de marche) juste avant le week-end de l’animation. Une autre hypothèse voisine basée sur des lasers portatifs (déjà existants à l’époque) rend mieux compte d’un usage court en semaine puisque, n’importe qui peut les utiliser n’importe quel jour de la semaine et sur n’importe quelle durée. Mais cette autre hypothèse doit être rejetée car la lumière (ambre) et la faible luminosité des PAN ne correspondent pas et il y a trop de doute sur la capacité de portée pour atteindre des nuages ou des zones de condensation sous les nuages. En conséquence le GEIPAN classe le cas en B : observation probable de skytracer (Laser). [GEIPAN classification B — Laser]