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Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
August 4, 2024 · 11:23 PM
Probable conventionalSaint-Michel-En-Greve, Bretagne · France
Le 4 août 2024, à 23h23, un témoin sur une plage à Saint-Michel-en-Grève (22) observe un PAN sous forme de courte traînée bleutée se déplaçant du nord-ouest vers le sud-est. Le témoin prend le temps de réaliser une photographie de 30 secondes d'exposition, sur laquelle l'objet apparaît de manière nette. La consistance* de ce cas est bonne, avec un seul témoin mais une photographie du PAN ayant pleinement pu être exploitée pour l'enquête, qui a exploré deux hypothèses : celle de la rentrée atmosphérique d'un météore ou d'un débris spatial. L'apparence du PAN, une traînée courte bleutée se déplaçant de manière rectiligne dans le ciel, est tout à fait compatible avec ces deux hypothèses ( voir le compte rendu d'enquête). Cependant, les calculs et mesures réalisés sur la photographie à l'aide du logiciel spécialisé IPACO* permettent d'estimer que, pour un déplacement transversal au témoin, le PAN possédait une vélocité d'environ 3 km/s, c'est-à-dire une vitesse et une direction de déplacement précises. Cette valeur est nettement inférieure aux vitesses caractéristiques d'une rentrée atmosphérique naturelle, excluant cette hypothèse. Il s'agit donc plus probablement de la rentrée atmosphérique d'un objet spatial manufacturé, vraisemblablement d'un débris qui brûle dans les couches denses de l'atmosphère. Le Centre Opérationnel de la Surveillance de l'Espace du CNES a été questionné sur l'éventualité de la détection d'un tel débris, mais les filtres utilisés ne permettent de détecter et de recenser que des débris présentant une surface de frottement supérieure à 10 m² (et masse estimée > 2.5t) ; un débris suffisamment petit à donc très bien pu ne pas être répertorié. Le GEIPAN classe le cas en « B » : probable rentrée atmosphérique d'un débris spatial. CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification B — Rentrée atmosphérique]
August 4, 2024 · 11:00 PM · RECTANGLE
IdentifiedMorey, Bourgogne · France
Le 4 août 2024 vers 23h, depuis la terrasse de leur domicile situé à Morey (Saône-et-Loire, 71), les témoins observent dans le ciel un phénomène aérospatial non identifié (PAN) décrit comme « une énorme barre lumineuse composée d'ampoules blanches ». Ce PAN se déplace silencieusement selon une trajectoire incurvée, du nord-ouest vers le nord-est, à une élévation d'environ 45°, en traversant la constellation de la Grande Ourse. Les témoins estiment sa longueur apparente à 30-40 cm, mesurée à bout de bras à l'aide d'une règle graduée. Le phénomène disparaît après 1 à 1 minute 30 d'observation. Bien que les témoins aient tenté d'enregistrer une vidéo confirmant l'heure d'observation, celle-ci n'a pu être exploitée pour l'analyse. La consistance* du cas est bonne, avec deux témoignages concordants transmis au GEIPAN et une vidéo partiellement exploitable (voir compte rendu d'enquête)." *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête confirme que les témoins ont observé le passage des satellites Starlink® du lancement « Starlink group 11.1 » opéré par SpaceX le 4 août à 07h32 UTC. Les 23 satellites, alignés en formation linéaire (appelée « train de satellites »), étaient visibles peu après leur éjection de la coiffe du lanceur, avant leur dispersion dans l'orbite cible. Cette visibilité s'explique par l'éclairage solaire, alors que le Soleil était couché pour l'observateur. Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Apparence très cohérente avec celle d'un chapelet constituant le train, quelques heures après son lancement : forme ponctuelle des éléments éclairés par le Soleil, alignement de l'ensemble, couleur blanche et forte luminosité. - Lancement avéré le matin même de l'observation d'un tel train depuis la base de Vandenberg aux USA. - Trajectoire incurvée suivant la rotondité de la Terre et cohérente avec celle du train de satellites. - Azimut initial (nord-ouest) cohérent avec celui du train de satellites, avec un passage par la constellation de la Grande Ourse. - Azimut final au nord-est cohérent avec celui du train de satellites. - Disparition par entrée du train dans le cône d'ombre de la Terre. Ce passage a d'ailleurs pu être photographié et filmé par d'autres personnes en France et en Suisse, confirmant que les satellites sont passés par la constellation de la Grande Ourse. Le terme "imagé" fait ici référence à la capture visuelle (photographies ou vidéos) du phénomène. L'étrangeté de l'observation est réduite lorsqu'on la confronte au passage avéré des satellites Starlink® du groupe 11.1.". Le cas est classé « A », observation du train de satellites Starlink® group 11.1. [GEIPAN classification A — Train de satellites]
July 29, 2024 · 6:30 AM
Probable conventionalEchirolles, Rhône-Alpes · France
Le 29 juillet 2024 vers 6h30, deux témoins se trouvent en extérieur sur la commune d'Échirolles (38). Ils observent vers l'ouest un point lumineux blanc se déplaçant à vitesse réduite et régulière, suivant une trajectoire sud-nord à une élévation constante d'environ 60°. Aucun bruit n'est perçu durant l'observation. Après 5 minutes, le phénomène disparaît vers le nord-ouest, masqué par la végétation environnante. La consistance* est jugée satisfaisante, bien qu'un seul des deux témoins ait complété un questionnaire. Une vidéo du phénomène d'une durée de 44 secondes, réalisée par T1, a pu être récupérée et exploitée pour l'enquête. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses ont été étudiées : celle d'un avion et celle d'un ballon, ou plus précisément, d'une grappe de ballons. L'hypothèse de l'avion, présentant initialement des concordances avec le PAN (forme allongée s'apparentant au fuselage, couleur blanche commune, déplacement régulier et rectiligne) s'est avérée être peu plausible, essentiellement en raison de l'absence d'un tel aéronef sur les cartes radars. L'hypothèse de la grappe de ballon est plus plausible, s'appuyant sur les éléments suivants : - Forme globale allongée et présence d'éléments dans cette forme ressemblant à des ballons individuels, ronds. - Couleur blanche, commune pour des ballons et lumineuse, ces derniers étant éclairés par le Soleil tout juste levé. - Déplacement lent, régulier et rectiligne, conforme au comportement de ballons portés par le vent. - Données mesurées et calculées sur la vidéo compatibles entre elles pour un ensemble de ballons portés par le vent mesurant entre environ 80 cm et 1 m de long et se trouvant entre environ 40 m et 70 m des témoins. Les données relatives au vent montrent qu'il était très variable, avec un phénomène de cisaillement à tous les niveaux entre le sol et 500 m d'altitude, et sur un large secteur dans la direction d'observation. Ce phénomène est visible sur la restitution des données du modèle AROME* à maille fine, lequel modèle peut parfois différer de celles obtenues en temps réel, ce qui est possiblement le cas ici. L'orientation du vent du sud au nord dans le secteur de déplacement de ces ballons est donc possible mais non démontrable. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'une grappe de ballons. AROME *Application of Research to Operations at MEsoscale) est un modèle avec une maille très fine (maille de 1.3 km) pour la prévision en France (METEO France). [GEIPAN classification B — Ballon]
July 28, 2024 · 10:13 PM · SPHERE
IdentifiedBreuil-Magne, Poitou-Charentes · France
Le 28 juillet 2024 en soirée, depuis son appartement de Breuil-Magne (Charente-Maritime, 17), le témoin observe un phénomène lumineux se manifestant sous la forme d'une boule incandescente. L'objet apparaît à une altitude estimée à 300 mètres, à une distance comprise entre 500 mètres et 1 kilomètre. Il se déplace rapidement selon une trajectoire horizontale, sans émission sonore perceptible. Sa morphologie correspond à une sphère lumineuse entourée d'un léger halo thermique. Le témoin a filmé l'événement avec son téléphone portable, utilisant un léger zoom pour améliorer la capture des détails. Au cours de son déplacement, l'intensité lumineuse de l'objet diminue progressivement, accompagnée d'une émission de fumée noire. L'objet devient totalement obscur tout en maintenant sa trajectoire. L'observation prend fin lorsque l'objet disparaît derrière les toits des habitations situées à la droite du témoin. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (témoin unique mais vidéo du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'une lanterne céleste. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description et les caractéristiques visuelles du phénomène aérospatial non identifié (PAN) correspondent parfaitement à celles d'une lanterne céleste. Ce type d'objet présente typiquement un brûleur qui s'éteint après quelques minutes de vol, ce qui se manifeste par un changement de couleur (du jaune vers le noir) et l'émission d'une légère fumée. Pour des exemples comparables, via le site Méprises du ciel - Lanternes célestes Méprises du ciel-Lanternes célestes. La trajectoire apparente du PAN est également cohérente est cohérente avec la direction du vent mesurée à l'époque des faits. L'enquête n'a pas permis de déterminer d'où aurait été lâché cette lanterne (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN classe le cas en « A », observation d'une lanterne céleste portée par le vent. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
July 24, 2024
Probable conventional[A8] De Cannet (Le), Provence Alpes Cote d'azur · France
Le témoin circulait au petit matin sur l'autoroute A8 en direction de Nice, accompagné de son épouse, conductrice, et de ses enfants à l'arrière. Au niveau d'Antibes (06), il observe sur sa gauche, vers le nord-ouest et à travers la vitre côté conducteur, un PAN de forme allongée et de couleur rouge-orangée, reflétant la lumière solaire. Le phénomène apparaît à partir d'une masse nuageuse blanche, descend rapidement à la verticale et disparaît derrière une formation rocheuse. Le témoin évalue la longueur apparente du PAN à environ 4 cm, en utilisant une règle graduée tenue à bout de bras. L'observation a duré entre 5 et 7 secondes. Aucun autre membre de la famille n'a vu le phénomène, l'épouse étant concentrée sur la conduite et les enfants dormant à l'arrière. La consistance* de ce cas est moyenne, avec un seul témoin, une absence de photo ou de vidéo du PAN et des conditions d'observation non optimales. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête a examiné l'hypothèse selon laquelle le phénomène pourrait correspondre à un nuage isolé, situé à une altitude inférieure aux autres et réfléchissant la lumière du Soleil levant (voir le compte rendu d'enquête). Cette hypothèse repose sur les éléments suivants : - La forme allongée observée est compatible avec celle d'un nuage. - La couleur correspond à celle du Soleil levant, qui se trouvait à environ 7° d'élévation au moment de l'observation, soit pendant « l'heure dorée », période du lever ou du coucher du Soleil caractérisée par une lumière orangée. - La présence d'un nuage isolé est plausible, comme le souligne l'expert météo du GEIPAN : « L'hypothèse d'un nuage isolé reflétant la lumière orangée du Soleil levant semble crédible. Selon l'axe Soleil - nuage orangé, les nuages situés au-dessus apparaissent brillants, tandis que ceux en dessous apparaissent sombres. » Les autres nuages observés, de couleur blanche, se trouvent donc à une altitude supérieure. - Le déplacement vertical, perçu comme « assez rapide », pourrait résulter d'une élévation progressive du relief dans l'axe d'observation. Le long de l'autoroute A8, dans la zone probable d'observation, des reliefs situés sur la gauche auraient pu créer l'illusion que le nuage descendait. L'enquête a également révélé que l'altitude apparente du PAN était probablement faible, ce qui favorise l'observation d'une illusion de déplacement vertical, le phénomène et les éléments du paysage se trouvant visuellement proches. Ceci peut également expliquer qu'il ait été masqué par des éléments du paysage au sortir de la formation rocheuse ayant stoppé sa visibilité, le témoin ne l'ayant plus revu. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'un nuage isolé coloré par le Soleil levant. [GEIPAN classification B — Nuage]
July 21, 2024 · 12:10 AM · LIGHT
Probable conventionalSaint-Martin-En-Biere, Ile-de-France · France
Le 21 juillet 2024 à 00h10, depuis la terrasse de son domicile à Saint-Martin-en-Bière (77), un témoin (T1) observe pendant environ cinq minutes un phénomène unique décrit comme un point lumineux blanc légèrement bleuté, d'éclat comparable à une étoile brillante ou à Vénus, situé vers le sud-ouest à une hauteur estimée d'environ 45°. Selon T1, ce point effectue plusieurs déplacements rapides sur un axe vertical, avec des arrèts intermédiaires, une remontée partielle, un décalage latéral d'environ 10°, puis un retour avant disparition. Le contexte est celui d'un orage approchant, avec vent, éclairs et quelques gouttes de pluie. Sa compagne (T2) a également vu le phénomène mais n'a pas souhaité rapporter son observation au GEIPAN. La consistance* du cas est jugée moyenne. Le témoignage est détaillé, accompagné d'un croquis, avec heure précise, durée, direction et description dynamique. En revanche, mème si une vidéo a été faite par T1, elle n'a pas été fournie car jugée inexploitable. L'étrangeté vécue repose sur l'aspect ponctuel très lumineux du PAN, ses déplacements apparemment brusques avec arrèts successifs, son clignotement intermittent et l'absence de bruit perçu. Le témoin a ressenti l'observation comme singulière et marquante. L'hypothèse du drone apparaît comme la plus plausible. L'aspect réduit à un simple point lumineux, l'alternance entre phases stationnaires et déplacements brefs et rapides, ainsi que le clignotement intermittent observé, sont compatibles avec un drone nocturne vu à une distance qu'il nous a été impossible à estimer. Cette zone, supposément survolée, implique une hauteur de vol réglementaire maximale de 50 m de jour. Le vol nocturne de drone restant interdit, sauf exception. Notons que dans les échanges complémentaires avec l'enquèteur, le témoin indique lui-mème que les éléments réunis à ce jour penchent majoritairement en faveur de cette hypothèse, sans que l'on puisse ètre suffisamment affirmatif au regard d'éléments de contexte surprenant (vol de nuit interdit, ambiance venteuse et orageuse, pas de bruit perçu, …). L'étrangeté résiduelle de cette observation demeure cependant modérée si on retient cette hypothèse, ainsi et en conséquence, le GEIPAN classe ce cas en " B " : observation probable du vol d'un drone dans le ciel nocturne. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification B — Drone]
July 20, 2024 · 11:50 PM
Probable conventionalLabastide-Saint-Pierre, Midi-Pyrénées · France
Le samedi 20 juillet 2024, il est 23h50 lorsque roulant sur une petite route de campagne, le témoin aperçoit sur sa droite, en direction de Montauban, une lumière dans le ciel, lumière qui lui semble proche. Le ciel est nuageux et un orage est en approche. La scène est vite cachée par des arbres. Poursuivant sa route, le témoin roule vers un carrefour et juste avant le stop il observe une lumière en forme de lasso, changeant de forme à la manière d'un élastique avec des changements de direction et d'altitude rapides. Le témoin filme le PAN avec son smartphone pendant 11 secondes mais sans le regarder directement, occupé par la conduite de son véhicule. Cette vidéo montre une lumière blafarde effectuant divers mouvements au niveau du pare-brise. Le témoin emprunte ensuite la bifurcation de route et ne remarque plus que les lumières de la ville de Montauban, située à environ 10 km de distance, et vers laquelle il se dirige. L'observation aura duré en tout environ 2 à 3 minutes. Le cas est consistant* avec la présence d'un questionnaire technique complété par le témoin et d'une vidéo ayant pu être analysée (voir le compte rendu d'enquête). Concernant l'étrangeté ressentie par le témoin, elle est principalement causée par l'apparence du PAN, en forme de « lasso », et par ses déplacements en tous sens. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête à distance et l'analyse de la vidéo ont permis d'avancer que le PAN est probablement un sky-tracer utilisé soit par une discothèque de Montauban, soit à l'occasion du festival « les lucioles » ayant eu lieu au même moment dans le centre-ville de Montauban ou encore utilisé par un particulier dans un cadre privé, ce samedi soir. Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Apparence du PAN (forme de « lasso », couleur blanche blafarde), décrite par le témoin et visible sur la vidéo, conforme à celle de l'impact sur les nuages bas, dont la présence est avérée, d'une source lumineuse issue d'un projecteur situé au sol. - Comportement du PAN, décrit par le témoin et visible sur la vidéo, constitué de mouvements de va-et-vient, tout à fait habituels lorsqu'il s'agit d'un sky-tracer. - Observation ayant eu lieu un samedi soir, période idéale pour l'utilisation d'un tel projecteur, dans un cadre festif. Le témoin pense d'ailleurs lui-même a un sky-tracer (« laser »), après avoir mené sa propre enquête et avoir observé de nouveau un phénomène semblable. Il n'a hélas pas été possible de déterminer l'utilisation avérée d'un sky-tracer sur Montauban et dans sa proximité en date et heure de l'observation. Nous ne pouvons cependant pas exclure l'utilisation de tel projecteur, dans un cadre privé, où lors du festival « les lucioles » ayant eu lieu au même moment à Montauban. Le GEIPAN classe en « B » : observation probable d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
July 18, 2024 · 9:00 PM · OVAL
IdentifiedSaint-Cast-Le-Guildo, Bretagne · France
Le 18 juillet 2024, en soirée, trois membres d'une même famille observent un Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) depuis l'aire de stationnement des camping-cars, située près de la pointe du Bay à Saint-Cast-le-Guildo (22). Ils constatent la présence d'un objet de forme ovoïde, de couleur blanche, flottant de manière immobile au-dessus de la baie de l'Arguenon. Le témoin a signalé l'observation au GEIPAN en remplissant un questionnaire détaillé. complété de deux photographies originales du PAN. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (plusieurs témoins, un unique témoignage précis, complété de 2 photos du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'un avion de tourisme (voir le compte rendu d'enquête). Les photographies du PAN permettent de le situer précisément dans l'environnement des témoins (azimut et hauteur angulaire). Une analyse radar fournie par le CNOA (Centre National des Opérations Aériennes) ainsi qu'une reconstitution effectuée sur Flightradar24 révèlent qu'un avion de tourisme (Jodel D-20) se trouvait à une position correspondant à celle du PAN au moment des prises de vue, avec un décalage temporel d'environ 2 minutes. Ce décalage pourrait être expliqué par une éventuelle divergence dans l'horloge interne du téléphone utilisé pour la prise de photos. La couleur blanche du PAN est compatible avec les caractéristiques visuelles d'un tel avion. La distance de l'objet par rapport au témoin, située entre 19 et 39 km, explique l'incapacité à identifier clairement la forme de l'avion, notamment en raison de l'absence de visibilité des ailes à cette distance. Le cas est classé " A", observation d'un avion de tourisme. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Avion de tourisme]
July 14, 2024 · 4:01 AM
Maule, Ile-de-France · France
Le 14 juillet 2024, vers 04h00, le témoin, sur la terrasse de son habitation à Maule (78), observe ce qu'il décrit comme deux « boules de la taille d'une étoile », volant en parallèle depuis le nord-est. Les objets apparaissent moins blancs que les étoiles environnantes et légèrement rougeâtres. Après quelques instants, les mouvements des PANs deviennent erratiques : ils s'éloignent et se rapprochent rapidement, se regroupent en un seul, se séparent en quatre, puis fusionnent à nouveau en deux, tournant l'un autour de l'autre et effectuant des virages à angle droit. Les objets s'arrêtent également pendant environ 2 minutes. L'observation dure plus de 8 minutes, jusqu'à ce que les deux PANs soient perdus de vue. La consistance* du cas est faible, avec un unique témoin n'ayant pas pu prendre de photo des PANs. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Diverses hypothèses ont été explorées dans cette enquête, dont l'une a particulièrement retenu notre attention : celle de plusieurs drones (voir le compte-rendu d'enquête). En effet, les mouvements décrits sont typiques de ceux de drones. La vitesse, décrite comme très rapide par instant, ainsi que l'immobilité prolongée sont également cohérentes avec cette hypothèse. Toutefois, il faudrait plusieurs pilotes très expérimentés pour effectuer les manœuvres décrites, plutôt risquées. Divers emplacements dégagés se trouvent non loin de la position du témoin, qui auraient pu servir de point de décollage et d'atterrissage aux utilisateurs de ces drones. En raison de l'obscurité et de la distance d'observation, la forme de ces drones n'est pas visible, seules les lumières blanches les équipant l'étant, lumières qui sont toutefois généralement plutôt de couleur rouges, vertes, voire bleues. Notons toutefois que, outre le fait que l'utilisation simultanée de quatre drones est peu commune, leurs utilisateurs braveraient deux interdictions : celle de l'utilisation de nuit et celle du vol au-dessus d'une agglomération. Nous avons contacté les municipalités de Maule (78) et d'Achères (78), cette dernière ayant organisé la veille au soir un spectacle de drone, en lieu et place du traditionnel feu d'artifice. Nous avons également contacté plusieurs entreprises du secteur exploitant des drones, aucune réponse ne nous a été apportée. Malgré une apparence et un comportement général des PANs conformes à ceux de drones, leur nombre (4), les manœuvres effectuées complexes, et l'heure tardive d'observation rendent l'hypothèse difficile à soutenir. L'absence de données relatives aux dimensions, distance et vitesse des PANs ne nous permet pas d'aller plus loin dans l'analyse. Le GEIPAN classe le cas en "C" : phénomène non identifié par manque d'informations. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
July 11, 2024 · 11:25 PM · TRIANGLE
Probable conventionalPia, Languedoc Roussillon · France
Le 11 juillet 2024 à 23h30, un témoin (T1) et son épouse (T2) observent un PAN depuis le jardin situé à l'arrière d'une maison de vacances à PIA (66). Ils ne s'expliquent pas ce qu'ils ont vu. Ils décrivent «un triangle de 3 sphères lumineuses de couleur blanche ». La forme triangulaire a été constante tout au long du déplacement à une vitesse relativement élevée. Sur la fin de l'observation, 2 sources de lumière ont échangé leurs positions. L'observation a duré une dizaine de secondes avant que le tout ne s'éteigne. La consistance* du cas est moyenne. Plusieurs informations fournies dans le QT ont été modifiées et il n'y a pas de photo ou de vidéo. Toutefois, le témoin a répondu à toutes les demandes de l'enquêteur. Il a accepté un exercice d'estimation de taille et a fourni un croquis du déroulement de l'observation. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Plusieurs hypothèses ont été étudiées (voir le compte rendu d'enquête). Celles d'oiseaux éclairées par des lumières urbaines et de skytracers (projecteurs laser) ont été écartées à cause de l'intensité des lumières perçues par le témoin. L'hypothèse aéronef est mise à mal par la taille réelle du PAN estimée par le témoin, au regard de la distance à l'avion identifié sur la carte CAPCODA* et dont la trajectoire pourrait correspondre. L'hypothèse de 3 lanternes festives est compatible et probable (plusieurs lumières allant dans la même direction, changement de place, disparition soudaine), la direction du déplacement pouvant s'expliquer par un micro-courant local de vent. Une fête locale a eu lieu ce jour-là mais un lâcher de lanternes n'a pas pu être confirmé lors de l'enquête. Il faut noter que les lâchers de lanternes sans autorisation préfectorale sont interdits dans les Pyrénées-Orientales (66) depuis 2008 pour raisons de sécurité (sécheresse, canicule, risque d'incendie). Il est donc difficile de retrouver des personnes qui revendiquent ces lâchers de lanternes. Le cas est classé «B » : observation probable de lanternes thaïlandaises. *CAPCODA : Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations et de Défense Aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
July 10, 2024 · 1:00 AM
IdentifiedJezeau, Midi-Pyrénées · France
Le 10 juillet 2024 entre 01h00 et 04h00 (pour T1) et entre 02h30 et 04h00 (pour T2), depuis leur domicile de Jézeau (Hautes-Pyrénées, 65), deux témoins (T1, mère, et T2, fils) observent un PAN, sous la forme d'une boule blanche très lumineuse, évoluant à proximité d'une antenne-relais située au sommet d'une colline face aux témoins, dans la direction sud-sud-ouest. D'abord observé depuis l'intérieur de la maison, puis depuis un balcon, le PAN effectue des déplacements irréguliers sur une courte distance horizontale, avec des phénomènes de dédoublement occasionnels. Des petites boules lumineuses blanches s'en échappent parfois verticalement vers le sol avant de remonter. Aucun bruit n'est perçu. T1 a réalisé une vidéo de quelques minutes. A 04h00, les témoins ont cessé l'observation, le PAN était toujours visible. La consistance du cas est jugée satisfaisante, bien qu'un seul des deux témoins (T1) ait rapporté son observation. L'enquête de terrain a permis d'affiner la compréhension de l'observation malgré la faible exploitabilité de la vidéo du phénomène aérospatial non identifié (PAN). L'étrangeté du phénomène pour T1 réside principalement dans le comportement du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Plusieurs hypothèses ont été explorées (voir compte rendu d'enquête). L'une d'elles suggère qu'il pourrait s'agir de l'observation d'un aéronef, tel qu'un hélicoptère ou un drone en vol. Une autre hypothèse envisage la présence d'un objet au sol dans les montagnes, dont la présence pourrait être liée à des activités sur le domaine skiable de Saint-Lary-Soulan (Hautes-Pyrénées, 65). Enfin, une dernière possibilité serait une activité nocturne de maintenance sur une infrastructure d'antenne TDF, opérateur d'infrastructures et de réseaux numériques. Cette dernière hypothèse s'est avérée être la bonne et a été confirmée par TDF. L'enquête sur place a révélé des traces de peinture fraîche sur l'ouvrage, confirmant ainsi une opération de maintenance récente. Cette intervention nocturne, destinée à limiter les risques de perturbation du service, a effectivement eu lieu la nuit de l'observation. Une équipe de maintenance était présente sur site pour réaliser un chantier de peinture sur un pylône. Les divers mouvements observés correspondent probablement aux déplacements des techniciens équipés de lampes, montant et descendant le long de la structure. Le GEIPAN classe ce cas en « A » : lumières induites par des activités de maintenance nocturne d'une infrastructure d'antennes. [GEIPAN classification A — Lumière (sol)]
June 18, 2024 · 10:30 PM
IdentifiedRennes, Bretagne · France
Le 18 juin 2024, vers 22h30, alors qu'il rentre chez lui à Rennes (35) depuis Fougères (35), le témoin observe un objet aérien non identifié à Cesson-Sévigné (35). Initialement confondu avec un avion ou une montgolfière de par sa silhouette ronde, il réalise rapidement que cet objet ne correspond à aucun des deux. Dépourvu de tout bruit audible, l'objet se présente comme une sphère avec des appendices pointus et une flamme dirigée vers le bas. Le témoin filme le PAN en mouvement, avant qu'il ne disparaisse derrière les nuages. Le cas présente une bonne consistance* avec un questionnaire dûment complété, des explications claires fournies par le témoin et la mise à disposition d'une vidéo exploitable. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête conclut que le témoin a filmé un ballon en papier à air chaud, présentant une forme inhabituelle de sphère entourée de pointes, "avec une flamme dirigée vers le bas". (voir le compte rendu d'enquête). L'étrangeté ressentie par le témoin réside dans la non identification du PAN. La présence de flammes en dessous rappelle les lanternes thaï (ou chinoises). L'enquête a permis de réduire l'étrangeté de l'observation en mettant en évidence des ballons similaires, conçus par l'association « Semeurs des étoiles », visibles sur leur site semeurs d'étoiles. Toutefois, l'analyse démontre que l'objet observé le 18 juin 2024 ne provient pas directement de cette source, mais résulte probablement de la reproduction de ce modèle par un individu. Le GEIPAN classe en « A » : ballon festif en papier à air chaud. [GEIPAN classification A — Ballon]
May 30, 2024 · 11:55 PM
IdentifiedElsenheim, Alsace · France
Le 30 mai 2024, à 23h55, le témoin sur sa terrasse à Elsenheim (67) observe dans le ciel, cinq lumières d'une teinte blanchâtre/verdâtre, jamais vues auparavant. Intrigué, il contacte immédiatement son père, qui confirme également l'observation. Parmi ces cinq points lumineux, trois présentent un clignotement indépendant les uns des autres. Le témoin note également un faisceau lumineux apparent reliant le sol au point le plus brillant. Le phénomène se déroule au niveau d'un nuage orangé et est visible pendant environ 15 minutes avant de disparaître soudainement.Le témoin remplit un Questionnaire Technique (QT) le 31 mai 2024 et le transmet au GEIPAN, accompagné d’un croquis, de photos et d’une vidéo. De bonne consistance* (présence d’une photo et d’une vidéo) bien qu’un seul des deux témoins ait rapporté son observation, ce cas s'avère être des essais d’animations lumineuses réalisés lors du festival « Azariste » ayant lieu du 29 mai au 02 juin 2024 sur la base nautique de Colmar, à environ 10 km de distance des témoins. Des essais ont effectivement été effectués le soir du 30 mai en préparation d'un spectacle son et lumière qui a débuté le soir suivant et s'est poursuivi pendant trois soirées consécutives, depuis la plage de la base nautique. Diverses photographies de cet évènement sont présentes sur le site du festival dont une montrant six faisceaux verdâtres projetés vers le ciel, voir le document joint Annexe1 et les photos du spectacle Azariste et le voyage des sens. Un article du journal « l’Alsace » présente les préparatifs ayant eu lieu le soir de l’observation, y compris les 6 projecteurs utilisés qui s’avèrent pouvoir émettre différentes couleurs (on y voit du vert, du rouge et du blanc). Nous avons pu vérifier l’azimut d’observation grâce aux repères figurant sur la photographie du PAN qui est à 230°, soit quasiment pratiquement dans la direction de la base nautique de Colmar (qui est à l’azimut 240°), voir le document Annexe 2. L’écart de 10° peut s’expliquer par le fait que les faisceaux ne sont pas projetés nécessairement à la verticale, mais selon un certain angle. La présence de nuages bas et de précipitations au-dessus de Colmar, ainsi que l’attestent le témoin (« nuageux, pluie avant le phénomène) et l’article du journal « l’Alsace », a permis à la lumière des projecteurs d’impacter ces nuages et de créer des tâches lumineuses visibles par les témoins mais aussi de rendre au moins un des faisceaux visible, par intermittence. Le cas est classé A : observation de sky roses. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Sky rose]
May 14, 2024 · 11:30 PM
IdentifiedSaint-Raphael, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 14 mai 2024 à 23h30, deux témoins promènent leur chien sur la corniche d'Agay, située sur les hauteurs de Saint-Raphaël (06), lorsqu'ils aperçoivent dans le ciel, en direction du nord-ouest, une forme très lumineuse blanche et ovale, positionnée sous la couche nuageuse. À cette forme est attaché un épais trait lumineux, de même couleur, orienté en diagonale vers le sol. Après quelques secondes, le phénomène aérien non identifié (PAN) se déplace rapidement à grande vitesse vers le sud, puis revient aussitôt à sa position initiale où il s'immobilise. Aucun bruit n'est perçu par le premier témoin. L'observation dure environ dix minutes. Les témoins commencent alors à courir en direction de leur habitation lorsqu'ils constatent que le PAN se dirige vers eux. La consistance* de ce cas d'observation est excellente. Bien qu'un seul des deux témoins ait complété le questionnaire GEIPAN, le témoignage, très détaillé, a été rédigé dès le lendemain de l'observation. Par ailleurs, des vidéos issues de deux webcams ont pu être analysées, sur lesquelles le phénomène aérien non identifié (PAN) est clairement visible, contribuant ainsi à son identification (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête a permis d'établir que ce PAN observé provenait très probablement d'un puissant skytracker, c'est-à-dire un projecteur extérieur à faisceau unique ou multiple équipé d'un système de balayage à 180°, utilisé vraisemblablement par un particulier depuis l'une des villas situées dans un lieu-dit de la commune de Bagnols-en-Forêt. Cette conclusion repose sur les éléments suivants : - Forme ovale et couleur blanche, caractéristiques typiques d'un skytracker. - La présence de nuages bas, qui ont permis à la lumière émise depuis le sol de générer une tache lumineuse visible à la base des nuages. - Le déplacement rapide de la source lumineuse, conforme aux capacités dynamiques d'un projecteur de type skytracker installé au sol. - La consultation des archives vidéo des caméras de surveillance des villes de Fréjus et de Puget-sur-Argens, confirmant la présence d'un skytracker dans l'axe d'observation et à l'heure correspondant à celle du phénomène. - La détection d'un faisceau lumineux typique d'un skytracker sur les images des caméras municipales, dont la visibilité varie en fonction des conditions atmosphériques telles que la nébulosité et l'humidité. - La concordance des positions respectives du faisceau projeté au sol et de son reflet sur la base des nuages, observée de manière cohérente sur les trois sources analysées : les témoignages directs ainsi que les captures vidéo des deux caméras. - La détermination précise des azimuts d'observation du PAN et de la localisation du skytracker au sol, qui convergent vers la même zone située en limite sud des secteurs habités de la commune de Bagnols-en-Forêt, à environ 20 km des témoins. La municipalité de Bagnols-en-Forêt, contactée, n'a toutefois pas pu à l'issue d'investigations, déterminer l'origine de ce skytracker. Le cas est classé « A », observation très certaine d'un skytracker. [GEIPAN classification A — Sky rose]
April 29, 2024 · 6:17 PM
IdentifiedTrois-Ilets (Les), Outre-Mer · France
Le 29 avril 2024, à 18h18, heure locale, un témoin en vacances dans la commune des Trois-Ilets, en Martinique, observe depuis le balcon de son appartement un PAN ressemblant à une fusée ou un missile, évoluant sur une trajectoire presque verticale. Le témoin parvient à capturer une vidéo du phénomène. Sa compagne, également présente et témoin de l'observation, aperçoit le PAN, mais ne soumet pas de témoignage formel au GEIPAN. Le cas présente une bonne consistance* (témoin unique mais description détaillée et vidéo du PAN). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses sont étudiées : celle de l'observation de satellites Starlink® et celle d'un avion (voir le compte rendu d'enquête). L'analyse menée conclut que le phénomène observé correspond à un aéronef, un Cessna Citation 700. Cette identification repose sur les éléments suivants : - L'avion N806QS, identifié via l'application FlightRadar24, survolait la zone du témoin au moment de l'observation. - Sa direction et le sens de son déplacement sont sensiblement identiques à ceux donnés par le témoin. - La forme allongée du PAN est typique à celle du fuselage d'un avion accompagné d'une trainée de condensation formée à 12000 m d'altitude partiellement éclairée et révélée par le soleil couchant. - Le déplacement rectiligne à vitesse régulière est aussi un élément déterminant. L'altitude de l'aéronef justifie à la fois l'absence de perception sonore et la faible visibilité des ailes. Par ailleurs, la configuration des deux réacteurs, positionnés à l'arrière du fuselage, entraîne la formation d'une traînée de condensation. Illuminée par la lumière du soleil couchant sous la trajectoire de vol, celle-ci génère l'apparence d'une structure continue et homogène observée depuis le sol. L'analyse de l'hypothèse impliquant les satellites Starlink® révèle une faible concordance avec le phénomène observé, en raison des caractéristiques habituelles de ces objets (points lumineux sans traînée) ainsi que de leur décalage en azimut et en élévation. Cette hypothèse a donc été écartée. Le cas est classé « A », observation d'un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
April 25, 2024
Identified[A432] De L'Isle D'Abeau, Rhône-Alpes · France
Le jeudi 25 avril, alors qu'il circule en voiture sur l'autoroute A432 de retour de L'Isle-d'Abeau en direction de Paris à environ 110 km/h, un automobiliste observe un phénomène inhabituel à proximité de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Il discerne d'abord un objet d'un noir profond qu'il assimile initialement à un avion à réaction. Cet appareil évolue rapidement de droite à gauche, à environ un kilomètre devant son véhicule et à une altitude estimée à 200 mètres. Moins de cinq secondes plus tard, après avoir amorcé un léger virage sur la gauche, l'objet entame une ascension spectaculaire en prenant rapidement de la hauteur. L'étrangeté ressentie par le témoin réside principalement dans la vitesse des déplacements et la rapidité de la montée de l'objet, le tout sans qu'aucun bruit n'ait été perçu. La consistance* du cas est jugée moyenne selon les critères du GEIPAN avec un témoin unique, un témoignage complet, sans photo du PAN. L'hypothèse de l'observation d'un avion de chasse est confortée par le relevé de trace radar fourni par l'Armée de l'Air et de l'Espace (CAPCODA), dont les données concordent avec la trajectoire décrite à l'heure des faits (voir les documents annexes CAPCODA et Earthnull). Cet aéronef évoluait en vol à vue non contrôlé (code IFF 0300) avant d'entamer une ressource pour basculer en contrôle militaire (code IFF 3677), ce qui correspond en tout point à la montée rapide rapportée par le témoin. La non-perception du bruit peut être due à la combinaison de l'ambiance résultante du déplacement en voiture à 110km/h et du vent faible et non porteur ce jour-là. L'absence de perception de bang supersonique peut signifier que l'aéronef avait déjà atteint cette vitesse ou qu'il allait le faire après la remontée en altitude. Le GEIPAN classe ce cas en « A » : observation d'un avion de chasse en phase de remontée rapide pour prise de contrôle militaire. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Avion]
April 16, 2024 · 5:09 AM · SPHERE
Probable conventionalTrouville-Sur-Mer, Basse Normandie · France
Le 16 avril 2024 à 05h09 heure locale (03h09 UTC), depuis son habitation située à Trouville-sur-Mer (Calvados, 14) et orientée face à la mer dans la direction nord-ouest, le témoin a observé un phénomène lumineux se déplaçant selon une trajectoire apparente d'ouest en est. Ce phénomène, évoluant juste au-dessus de l'horizon à une vitesse estimée comme très élevée, a disparu brutalement après environ 15 secondes d'observation. La consistance* du cas est jugée moyenne, du fait d'un unique témoin et absence de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse selon laquelle le phénomène observé pourrait résulter de la réflexion d'un projecteur sur la base nuageuse est confirmée par les éléments suivants: - Forme ronde lumineuse, compatible. - Couleur jaune, possible pour les sky-tracers. - Déplacement horizontal et très bas sur l'horizon, totalement compatible avec la présence de nuages bas, qui est avérée. - Vitesse très élevée, tout à fait cohérente avec un déplacement rapide et fortuit du projecteur. - Durée d'observation courte, possible si le projecteur est dirigé de manière fortuite vers le ciel. L'absence de faisceau visible s'explique par la combinaison d'une élévation très faible, d'une durée d'observation limitée et de conditions de visibilité horizontale exceptionnelles résultant d'une atmosphère particulièrement dépourvue de particules en suspension capables de réfléchir la lumière du projecteur. Les calculs réalisés suggèrent une utilisation probable du projecteur depuis un bateau positionné au large, bien que les recherches menées n'aient pas permis d'identifier précisément son origine (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « B » : probable observation d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
April 6, 2024 · 9:14 PM
IdentifiedValenciennes, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 6 avril 2024, aux alentours de 21h14, le témoin se promène dans les rues de Valenciennes lorsqu'il observe, à une altitude modérée et en provenance du sud, deux "formes rondes" de couleur orangée. Ces objets évoluent silencieusement et à grande vitesse en direction du témoin. Ce dernier signale la présence d'un halo sombre autour du premier objet. Par la suite, les deux PAN semblent se désintégrer progressivement en se dirigeant vers le nord, donnant l'impression qu'ils se "consument" par manque de "combustible". Seul un témoignage a été recueilli à ce sujet. La consistance* de ce cas est jugée satisfaisante, du fait de la qualité du témoignage, des précisions détaillées fournies par le témoin, et d'une vidéo transmise en complément. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L’hypothèse retenue ( voir le compte rendu d'enquête) est celle de l’observation de deux lanternes célestes ; elle s’appuie sur les éléments suivants : - Forme ronde et couleur orange, typiques de lanternes - Compatibilité du vent avec le déplacement apparent des PAN - Déplacement synchronisé, sans bruit - Possible observation d’un halo, correspondant à l’enveloppe de la lanterne - Durée d’observation de deux minutes, compatible avec la durée de vie moyenne des lanternes (de 6 à 8 minutes environ) - Observation de l’extinction, les lanternes arrivant au bout du combustible. Cette dernière phase est parfaitement décrite par le témoin. - Observation réalisée un vendredi soir : les lanternes sont le plus souvent lâchées le week-end, à des fins de célébrations. Le GEIPAN classe le cas en A : lanternes célestes. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
March 24, 2024 · 6:45 PM · SPHERE
Mans (Le), Pays de la Loire · France
Le 24 mars 2024, le témoin se trouve en soirée dans le salon de son appartement situé à Le Mans (72) lorsqu'il observe la pleine Lune et remarque à ses côté la présence d'un PAN se présentant sous la forme d'une sphère jaune doré. Il prend une photographie, fenêtre ouverte, avec son téléphone et constate la présence du PAN sur l'écran de contrôle, puis prend une seconde image plus tard en constatant que le PAN a disparu. En vérifiant ultérieurement les photographies, il remarque que le PAN est également présent sur la seconde, quasiment confondu avec le disque lunaire. Le témoin n'a pas observé de visu le déplacement du PAN, mais l'a déduit de ses positions successives sur les photographies (voir le compte rendu d'enquête). La consistance* de ce dossier est moyenne avec un témoin unique, mais avec une enquête terrain, assortie d'un entretien cognitif et la présence de deux photographies qui ont pu être analysées, mais avec l'absence de métadonnées. L'analyse via IPACO* des deux photographies (voir annexe dans le compte rendu d'enquête), a toutefois permis de : - Déterminer l'heure de prise de vue (19h43, à la minute près) grâce à l'horodatage des fichiers enregistrés sur le téléphone, aucune métadonnée n'étant générée sur cet ancien modèle de téléphone. - Mettre en évidence l'impossibilité, malgré les apparences, que le PAN soit un simple reflet d'objectif. - Montrer que l'apparence circulaire du PAN est probablement un artefact, ce dernier étant plutôt ponctuel, ou quasiment. - Estimer la distance angulaire apparemment parcourue par le PAN, qui est d'environ 1,5°. - A l'aide d'une carte Google, préciser l'azimut initial et l'azimut final d'observation, soit respectivement 99° et 100,5°. L'enquête effectuée sur place le 13 juin 2024 a permis de démontrer qu'il y avait eu une inversion mémorielle concernant l'ordre des prises de vue, ce qui donne en définitive vu du témoin un déplacement du PAN de la gauche vers la droite. Elle a aussi permis d'établir une chronologie précise des faits, le témoin ayant sans doute initialement voulu photographier la Lune, sans voir le PAN, avant de le voir lors de la seconde prise de vue et de le perdre de vue immédiatement après, masqué par des arbres. Deux hypothèses ont été évaluées : l'observation de la lumière d'un phare d'aéronef et l'observation d'un ballon LED. - Il n'a pas été possible de déterminer la présence d'un aéronef dans l'axe d'observation au moment de celle-ci, que ce soit par les restitutions du CAPCODA* (inexploitables en raison d'un problème d'horaire) ou par les sites de restitution privés. - Concernant l'hypothèse du ballon LED, les données relatives au sens du vent n'était pas cohérente avec celle du déplacement d'un objet porté par le vent. Une certaine marge d'erreur est toutefois à prendre en compte, le vent considéré étant relevé au sol ou à proximité immédiate et les azimuts indiqués pouvant présenter une légère déviation selon l'heure. D'autre part, il a été confirmé au cours de l'enquête terrain que le déplacement et la disparition du PAN n'ont pas été observés directement par le témoin, que son aspect retranscrit sur les photographies est trompeur compte tenu du zoom employé et des performances du capteur d'images du téléphone utilisé. Ce constat conduit le GEIPAN à classer ce cas d'observation en « C » : phénomène non identifié par manque de données. CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
March 12, 2024 · 1:43 PM
IdentifiedVilleneuve-Loubet, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 12 mars 2024, vers 13h43, le témoin principal (T1), présent dans l'open space d'un bâtiment situé sur les hauteurs de Villeneuve-Loubet (06), observe à travers une fenêtre fermée, en compagnie de trois collègues, un PAN décrit comme un objet en forme de « O », de couleur argentée et fortement réfléchissante. Initialement immobile au nord, le phénomène gagne progressivement en altitude avant de se déplacer lentement vers le nord-est, pour disparaître de la vue après environ trois minutes d'observation. La consistance de ce cas est jugée satisfaisante : bien qu'un seul témoin sur les quatre ait signalé son observation au GEIPAN, une vidéo de bonne qualité du PAN a été fournie et exploitée dans le cadre de l'enquête (voir le compte rendu d'enquête). Selon les critères du GEIPAN, la consistance correspond à la quantité d'informations jugées fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'analyse indique que ce PAN correspond très probablement à un ballon gonflé à l'hélium, de forme « O » ou « 0 », constitué d'une enveloppe en Mylar argenté à forte réflectivité. Son comportement, avec une phase initiale d'immobilité suivie d'une lente ascension et d'un déplacement rectiligne, est conforme à celui d'un objet passif entraîné par le vent soufflant dans la même direction. Le ballon se trouve dans une zone de colline, sujette à des micro-variations aérologiques, qui expliquent la phase initiale d'immobilité puis son lent déplacement en « virevoltant » sur lui-même, bien visible sur la vidéo. Ce type de ballon festif est communément utilisé pour des anniversaires ; il a pu être lâché ou perdu depuis une habitation située en contrebas, par exemple dans les hauts d'Antibes ou de Vaugreniers. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation d'un ballon Mylar porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
March 3, 2024 · 12:02 PM · SPHERE
IdentifiedPlabennec, Bretagne · France
Le 3 mars 2024, vers midi, le témoin, à son domicile à Plabennec (29), observe à travers une fenêtre de toit fermée un objet circulaire bleu-vert, reflétant la lumière du Soleil. L'objet se déplace de manière rectiligne et stable d'ouest en est, sans variation notable de vitesse ou de direction. Après 30 à 60 secondes, le témoin le perd de vue en raison de son éloignement. La consistance de ce cas d'observation est moyenne avec un témoin unique et une absence de photo ou de vidéo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête a établi que l'objet observé par le témoin correspondait très probablement à un ballon fantaisie de type Mylar, emporté par le vent (cf. compte rendu d'enquête). Cette conclusion repose sur les éléments suivants : - Forme ronde, tout à fait classique pour un tel ballon. - Couleur bleu-vert réfléchissante, typique d'un ballon de type Mylar. - Déplacement rectiligne et régulier dans le sens du vent. Le GEIPAN classe ce cas en « A » : observation d'un ballon Mylar. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
February 6, 2024 · 12:12 PM · SPHERE
Probable conventionalParis, Ile-de-France · France
Le 6 février 2024, à 12h12, un témoin observe, depuis son salon - Paris (75) « petit point noir » à l'horizon, plus sombre que les avions ou hélicoptères qu'elle a l'habitude de voir passer. Ce point se déplace « du sud » en suivant une trajectoire « rectiligne » et semble se trouver « assez haut » dans le ciel. Intriguée par cet objet, elle se précipite pour ouvrir la fenêtre de son appartement et prend des photos ainsi qu'une courte vidéo. Le phénomène passe alors au-dessus de l'immeuble, et elle perd rapidement sa trace. L'observation dure environ 1 minute et 30 secondes. La consistance* du cas est jugée bonne. Malgré un témoin unique, ce dernier a pu faire des photos et une vidéo du PAN qui ont été fournies mais non originales. Elles ont été étudiées pour l'enquête (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Il a été montré que la trajectoire du vent correspondait au sens de déplacement du PAN, ce qui a permis de privilégier l'hypothèse d'un objet porté par le vent, type ballon festif réfléchissant de type Mylar. De plus, un parc fréquenté par des enfants se situe dans la trajectoire de la position d'origine décrite par le témoin (Parc Montsouris). L'étrangeté perçue par le témoin reste la vitesse de déplacement, relativement rapide et rectiligne, ainsi que l'absence de bruit. L'explication du ballon festif répond à l'absence de bruit perçu; quant à la vitesse rapide elle s'explique par : - la proximité du phénomène, alors qu'il était perçu comme lointain par le témoin, - la vitesse du vent, particulièrement fort ce jour avec des rafales à 67 km/h. En revanche, le GEIPAN n'a pu retrouver formellement l'origine du lâcher, et en conséquence, ce cas et classé « B » : observation probable d'un ballon festif porté par le vent. [GEIPAN classification B — Ballon Mylar]
January 27, 2024 · 11:25 PM
IdentifiedGisors, Haute Normandie · France
Le 27 janvier 2024, entre 23h25 et 23h30, alors qu'il se trouve à son domicile de Gisors (27), le témoin est attiré par une lumière rouge intense et intermittente émanant de l'extérieur. En se dirigeant vers sa fenêtre, il observe une forme se déplaçant à une vitesse extrêmement élevée, sans qu'aucun bruit ne soit perceptible, bien que la fenêtre soit ouverte. Poursuivant son observation, il remarque plusieurs PANs (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) d'apparence similaire, qui semblent dessiner une configuration géométrique, se déplaçant tous dans la même direction avant de disparaître. Une seconde série de PANs identiques apparaît alors, et le témoin choisit de réaliser trois vidéos. Ces derniers suivent le même trajet que les premiers et disparaissent à un endroit identique. Tous les PANs se déplacent du sud-est vers le nord-est, suivant une trajectoire courbe, et sont observés à une élévation d'environ 45°. Ils sont décrits par le témoin comme étant de couleur rouge, d'une luminosité très intense, et présentant des formes évoquant des lignes fracturées. Le témoin précise également que les vidéos ne parviennent pas à restituer fidèlement la luminosité ni la couleur des PANs, ceux-ci apparaissant en jaune pâle sur les enregistrements. L'observation a duré environ 5 minutes. Un unique témoignage a été recueilli. La consistance* de ce cas est bonne, avec l'exploitation de trois documents vidéo permettant une analyse approfondie, bien qu'un unique témoignage ait été recueilli. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse explorée, celle de l'observation de lanternes célestes, est étayée par les éléments suivants : - La forme circulaire des objets est clairement identifiable sur les enregistrements vidéo. Une illusion de forme peut être supposée : l'uniformité apparente des PANs et leur déplacement synchrone dans une même direction ont pu induire chez le témoin la perception erronée d'un objet unique. - La couleur rouge est compatible avec celle de certaines lanternes célestes, bien que la teinte orange demeure la plus couramment observée. Il convient de noter que la perception des couleurs peut varier selon les observateurs et que, comme l'indique le témoin, les vidéos enregistrées via smartphone ne restituent pas de manière fiable la teinte réelle du phénomène observé. - Le déplacement lent et simultané de l'ensemble des PANs dans une même direction, clairement observable sur les enregistrements vidéo, correspond au comportement typique de lanternes célestes entraînées par le vent. Les données météorologiques disponibles (voir annexes 1 et 2) indiquent un vent de surface faible soufflant du sud-est (azimut compris entre 120° et 135°), avec une vitesse estimée entre 10 et 27 km/h. Ces conditions sont en cohérence avec la trajectoire décrite par le témoin, dont l'observation s'étend d'un azimut initial sud-est à un azimut final nord-nord-est. Un vent léger constitue par ailleurs une configuration favorable à un lâcher de lanternes, limitant les risques liés à la dérive incontrôlée ou aux départs de feu. - L'observation a duré 5 minutes, ce qui est conforme à la durée de vie des lanternes, qui n'excède pas 20 minutes. - La forte luminosité est possible, par contraste sur fond de ciel noir, et traduit une certaine proximité des lanternes. - Le jour de l'observation est un samedi, tout à fait typique de l'observation de telles lanternes, qui sont lâchées par groupes (ce qui explique les « vagues » observées par le témoin) à l'occasion d'une célébration particulière (mariage, anniversaire...). Nous n'avons toutefois pas pu retrouver l'évènement à l'origine du lâcher. - L'éloignement puis la disparition à « très grande vitesse » du premier PAN s'expliquent par l'extinction de la première lanterne observée, arrivée au bout de son combustible, ce qui donne la fausse impression de cet éloignement, puis de sa disparition très rapide. D'ailleurs, la mention initiale par le témoin de lumière « intermittente » indique bien que cette première lanterne arrive en fin de vie, la flamme vacillant sur son support faute de combustible. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation de lanternes célestes. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
December 25, 2023 · 7:15 PM · LIGHT
Elne, Languedoc Roussillon · France
Le 25 décembre 2023, vers 19h15, les témoins, sur la terrasse de leur domicile à Elne (66), observent deux lumières blanches fixes et immobiles sous la planète Jupiter, situées à l'azimut sud-sud-est. Après une à deux minutes d'observation, ces lumières s'éteignent progressivement. La consistance* du témoignage est moyenne selon les critères du GEIPAN, du fait qu'un seul des deux témoins ait rapporté son observation au GEIPAN et en l'absence de photo ou de vidéo des PANs. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le témoin ayant témoigné auprès du GEIPAN est un observateur régulier du ciel. Il fournit des données précises : date, heure, azimut, élévation, et position apparente de Jupiter. Ces éléments permettent de situer l'observation dans un contexte simple, ne nécessitant pas de reconstitution sur le terrain. Le croquis transmis à l'enquêteur, intégrant à la fois Jupiter et le massif des Albères, permet d'estimer l'azimut d'observation à environ 140° avec une bonne fiabilité. L'étrangeté résiduelle demeure élevée et ne réside que dans la durée de l'observation, estimée par T1 de 1 à 2 minutes, ce qui est vague mais long sans que cette information n'ai pu être précisée malgré les relances de l'enquêteur. Trop long pour un flash de satellite ou de débris. L'immobilité prolongée rend également improbable l'hypothèse de l'observation de phares d'atterrissage d'avions, pour lesquels nous avons par ailleurs montré qu'ils se déplaçaient de manière transversale aux témoins, et selon une élévation largement inférieure à celle des PANs. Ainsi, bien que la forme ponctuelle et la couleur blanche s'accordent avec les trois hypothèses explorées (flashs de satellites, phares d'atterrissage d'avions et ballons lumineux), l'immobilité prolongée empêche de valider de manière formelle ces trois hypothèses, même si la période de l'observation (le soir de Noël) est propice à l'observation de lumières festives dans le ciel. La faible étrangeté du phénomène, l'absence de témoins indépendants pour un événement supposément visible et prolongé, le silence du second témoin ainsi que certaines imprécisions relevées dans le récit (notamment sur la durée d'observation) justifient un classement en catégorie « C ». Ce classement est retenu malgré l'examen de trois hypothèses explicatives, dont aucune ne s'ajuste pleinement aux caractéristiques décrites du PAN. Le GEIPAN classe ce cas en « C », phénomène non identifié par manque de données. . [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]