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Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

January 25, 2025 · 2:00 PM · SPHERE

Probable conventional

Artigues-Pres-Bordeaux, Aquitaine · France

Le 25 janvier 2025 à 14h00, sur la commune d'Artigues-Près-Bordeaux (33), deux témoins observent une sphère d'aspect métallique et de couleur noire. L'objet évolue selon un déplacement lent et rectiligne, suivant un axe Ouest-Est, à une élévation constante de 45°. Après une phase d'observation d'environ 10 secondes, le phénomène est occulté par un bâtiment, mettant fin à la visibilité directe. La consistance* de ce cas d'observation est jugée moyenne : un seul des deux témoins ayant rapporté son observation au GEIPAN, et l'absence de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté est faible, essentiellement constituée par l'aspect métallique du PAN. L'enquête privilégie l'observation d'un ballon fantaisie, de type Mylar (constitué d'une enveloppe aluminisée) porté par le vent (voir annexe Météo). Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Forme ronde, tout à fait classique pour un tel ballon. - Couleur noire d'aspect métallique, typique d'un ballon de type Mylar. - Déplacement rectiligne dans le sens du vent, d'ouest en est. - Vitesse lente, cohérente avec celle du vent et la distance de déplacement. Toutefois, une incertitude demeure quant à la précision de la date ou de l'heure rapportée par les témoins. En effet, les relevés météorologiques attestent, pour le créneau indiqué, d'une couverture nuageuse totale accompagnée de précipitations sur Bordeaux, ce qui fragilise la cohérence avec les conditions d'observation visuelle déclarées. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'un ballon Mylar. [GEIPAN classification B — Ballon Mylar]

January 18, 2025 · 6:00 PM

Puilboreau, Poitou-Charentes · France

Le 18 janvier 2025, vers 18h, un témoin stationné sur le parking d'un supermarché observe dans le ciel très nuageux un phénomène étrange. Il décrit une barre lumineuse composée « d'une dizaine de rectangle jaunes comme des fenêtres. Il ne s'agissait pas d'une structure solide, juste des rectangles de lumières... ». D'abord immobile, le phénomène se déplace lentement et silencieusement pendant environ 30 secondes, avant de disparaître derrière la couche de nuages. La consistance* du cas est jugée faible : Le dossier repose sur un témoignage unique recueilli sur procès-verbal, sans document photo ou vidéo pour l'étayer. En l'absence de retour du témoin aux sollicitations de l'enquêteur, les précisions nécessaires à l'approfondissement de l'analyse n'ont pu être obtenues. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Différentes hypothèses ont été étudiées ( voir le compte rendu d'enquête) mais faute d'informations consolidées aucune n'a pu être pondérée, donc retenue. Le GEIPAN classe le cas en « C », phénomène non identifié par manque d'information. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

January 14, 2025 · 6:55 AM

Identified

Jonzieux, Rhône-Alpes · France

Le 14 janvier 2025, vers 7h du matin, le témoin est sur sa terrasse orientée sud-est, face au lever du soleil. Alors qu'il contemple les étoiles dans cette transition entre nuit et jour, il observe un groupe d'environ 10 lumières blanches alignées de manière rectiligne. Ces lumières semblent émerger du toit de sa maison (côté nord-ouest) et se dirigent vers le sud-est (direction confirmée par la photo de reconstitution que le témoin a transmise), plus précisément légèrement à l'est de la position habituelle du lever du soleil. Un seul témoignage sera recueilli. br> La description du phénomène montre que le témoin a observé une flotte de satellites Starlink® alignés (appellation train de satellites Starlink®), configuration qu'ils prennent dès lors qu'ils sont déployés depuis leur lanceur avant de prendre leur place dans le réseau de la mégaconstellation de satellites Starlink® de SPACEX permettant de distribuer internet depuis l'orbite terrestre. C'est le Soleil, couché pour l'observateur qui se reflète sur les panneaux solaires des satellites qui les rend visibles (voir la note technique). La trace de ces satellites est confirmée par le COSE* (voir la note technique en annexe). Le lancement a été fait par une fusée FALCON9 de puis CAP CANAVERAL le 13/01/2025 à 16:47:09 UTC. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation du train de satellites STARLINK® issus du lancement 2025-008 du 13/01/2025. *COSE : Centre Opérationnel de Surveillance de l'Espace du CNES. [GEIPAN classification A — Train de satellites]

January 9, 2025 · 6:45 AM

Identified

Julos, Midi-Pyrénées · France

Le seul témoin de ce cas, se prépare à partir pour son travail lorsqu'il observe, à 6h45, depuis le perron de sa résidence située à Julos (65), une grande boule rouge-orangé laissant une fine traînée de fumée derrière elle. Le phénomène se déplace en ligne droite, du nord-ouest vers le sud-est, en passant directement au-dessus de lui. Selon le témoin, la taille apparente du phénomène est estimée à 2 cm, mesurés à l'aide d'une règle graduée, tenue à bout de bras. Après environ 30 secondes d'observation, il perd de vue le phénomène, celui-ci étant obstrué par des éléments du paysage. Par la suite, il consultera le site "Méprise du ciel", recommandé par le GEIPAN, et envisage la possibilité d'une rentrée atmosphérique qu'il rejette rapidement, soulignant : « Il n'y a jamais eu de traînée similaire à celle que j'ai observée cette fois-ci ». De consistance* moyenne (témoin unique et absence de photo ou de vidéo du PAN) et avec une étrangeté principalement due à la présence d'une traînée, ce cas d'observation s'avère être une rentrée de satellite Starlink®. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Cette conclusion repose sur les éléments suivants : - Le site FIREBALL IMO (International Meteor Organization), spécialisé dans le recensement des rentrées atmosphériques, qu'elles soient naturelles ou artificielles, a enregistré, au moment de l'observation du phénomène, neuf témoignages provenant de témoins situés dans la même zone géographique que l'observateur (sud de la France, contreforts des Pyrénées). Voir l'évènement sur le site IMO. - Ces témoins décrivent une observation similaire à celle du témoin, à savoir un objet principalement décrit comme de couleur rouge-orangée, se déplaçant selon une trajectoire rectiligne pendant une durée dont les estimations varient entre 7,5 et 45 secondes, donc dans la fourchette de la durée d'observation du témoin. L'évaluation de l'orientation de la trajectoire diffère selon les témoins. Toutefois, pour deux d'entre eux situés sur la côte basque, elle correspond à celle rapportée par l'observateur du PAN, soit une direction allant du nord-ouest vers le sud-est. La trajectoire déterminée par l'IMO (annexe 1, flèche bleue sur la carte issue du site) présente une concordance étroite avec celle rapportée par le témoin, avec une variation de seulement quelques degrés. Compte tenu de la durée d'observation de cette rentrée atmosphérique, il est probable qu'il s'agisse davantage d'un objet artificiel, tel qu'un satellite, un débris spatial ou un étage de fusée, plus que d'un phénomène naturel de type bolide. Cette hypothèse est corroborée par les données de l'IMO, attribuant l'origine de ces observations au satellite le Starlink® 5144. Le GEIPAN classe ce cas d'observation en "A" : rentrée atmosphérique d'un Starlink®. [GEIPAN classification A — Rentrée atmosphérique]

January 6, 2025 · 2:49 AM

Identified

Noisy-Le-Grand, Ile-de-France · France

Le 6 janvier 2025, à 02h49, l'unique témoin, dans son appartement à Noisy-le-Grand (93), observe depuis sa fenêtre des lumières se déplaçant dans le ciel devant lui. Il décrit le phénomène comme « multiple, avec plusieurs lumières de deux tailles différentes, tournant en cercle et espacées régulièrement », de couleur blanche et de forte luminosité, accompagnées d'un halo blanc.Le PAN est observé vers l'est-nord-est, à une élévation comprise entre 30° et 45°. L'observation se termine alors que le PAN est encore présent, le témoin ayant interrompu volontairement l'observation.Le témoin a photographié et filmé le phénomène, dans lesquels le PAN est clairement visible.  Le cas est de bonne consistance*, grâce à l'exploitation d'une photo et vidéo du PAN. L'étrangeté est formée pour le témoin par le comportement et l'apparence du PAN, qui ne ressemble pas au phénomène déjà observé dans la même direction, et que le témoin identifie comme des lumières produites à l'occasion de « fêtes ». *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.  L'enquête a montré que les lumières blanches observées sont une projection sur les nuages d'animations lumineuses produites par de puissants projecteurs appelés communément « skytracers ». Animés de mouvements réguliers et répétitifs (bien visibles sur la vidéo du témoin), souvent circulaires, comme le décrit le témoin, mais qui peuvent tout aussi bien bouger aléatoirement au choix de l'opérateur de ces appareils. L'apparence des formes lumineuses pourra par ailleurs varier selon la nature du plafond nuageux présent : un plafond nuageux uniforme et bas offrira aux lumières un meilleur support et donc une forme plus marquée avec une luminosité restituée plus importante. Si ce plafond nuageux est plus haut ou fractionné, la lumière restituée sera moindre et les formes moins marquées. Nous avons vérifié le plafond nuageux entre 01h00 et 03h00 à la date du 06 janvier 2025 (voir annexe 1). Il se trouve à une altitude moyenne (environ 2 km) à l'heure de l'observation, ce qui est propice à la formation des effets lumineux observés par le témoin, mais atténué en raison de l'altitude des nuages. Des nuages bas auraient donné des effets plus perceptibles. La couverture nuageuse était par ailleurs importante, comprise entre 5-7 et 8/8 octa entre 02h et 03h selon les deux stations les plus proches (aéroports de Paris-Le Bourget et de Charles de Gaulle), ce qui est cohérent pour rendre les skytracers visibles. Concernant leur utilisation la nuit de l'observation, une recherche a montré que l'axe d'observation se situe exactement en direction de Disneyland Paris, à environ 16 km de distance et à l'azimut 83° (voir annexe 2). Des shows lumineux ont régulièrement lieu, mais pas à une heure aussi tardive. Cependant, l'observation a eu lieu entre deux shows (« Disney Electrical Sky Parade » se terminant le jour de l'observation vers 21h et le « Disney Tales of Magic » débutant le soir du 10 janvier 2025). Un essai de projecteurs est donc tout à fait envisageable, ce qui pourrait aussi expliquer les différences d'apparence et de comportement des lumières par rapport à ce que le témoin à l'habitude d'observer dans la même direction.  Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation de skytracers émis par le parc Disneyland. [GEIPAN classification A — sky-tracer]

January 4, 2025 · 6:20 PM

Identified

Perpignan, Languedoc Roussillon · France

Le 4 janvier 2025, aux environs de 18h, un témoin (T1) circulant en véhicule à Perpignan (66), en présence de sa compagne (T2), rapporte l'observation d'un PAN constitué d'une dizaine de lumières rouges scintillantes, évoluant dans le ciel.T1 interrompt son déplacement et sort de son véhicule afin de filmer le phénomène avec son smartphone. Alertés dans le même temps, les parents du témoin confirment avoir également observé les lumières depuis un autre lieu, ce qui permet un recoupement partiel de l'observation. La durée totale du phénomène est estimée à environ dix minutes. Le 25 février 2025, T1 transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) renseigné, complété d'une vidéo de l'observation. À ce jour, aucun autre QT n'a été reçu, les autres témoins mentionnés ne s'étant pas formellement manifestés. Le cas présente une bonne consistance*: même si un unique témoignage a été formellement recueilli, alors que plusieurs personnes ont observé le phénomène. Le récit du témoin principal est suffisamment précis et complété par une vidéo de 2 minutes et 08 secondes.Sur cette vidéo, on distingue clairement dix lumières se déplaçant lentement en montant dans le ciel. Des repères au sol bien visibles permettent de situer la scène, ce qui facilite l'analyse et la compréhension de l'observation. Une seule hypothèse est envisagée, celle de l'observation de lanternes célestes. En effet, les lumières rougeoyantes / scintillantes évoluant selon une trajectoire ascendante influencée par le vent, présentent des caractéristiques conformes à celles généralement observées lors du déploiement de lanternes célestes. Le logiciel IPACO*, utilisé par le GEIPAN pour l'analyse des photos/ vidéo, a permis d'authentifier la vidéo et de vérifier la cohérence chromatique avec l'hypothèse lanternes (Annexe 1). L'étrangeté perçue provient probablement de l'angle d'observation éloigné des témoin, mais le comportement fluide des lumières reste typique d'un lâcher de lanternes : - La source de départ est située au même endroit pour toutes les lumières, vers un même point au sol. En effet, si on déroule le film à l'envers, on peut vérifier que toutes les lumières partent d'un même point: elles convergent vers le sol, les unes après les autres. - La trajectoire est en constante ascendance. - La montée se fait à vitesse régulière. - L'écart entre chaque lumière reste constant, en fonction de l'ordre du lâcher. - Aucune lumière ne double l'autre ou ne change de trajectoire. - La vitesse apparente et l'orientation sont cohérentes avec un vent faible orienté nord (4 à 6 km/h). Voir les conditions météo (Annexe 2). - La seule lumière qui semble aller dans l'autre sens dans le film est un reflet (un flare de poursuite). - Les lumières les plus hautes s'éteignent dans l'ordre d'arrivée. Le 9 mars, la Préfecture a été sollicitée afin de vérifier si une autorisation préalable pour le lâcher de lanternes avait été demandée. Le 13 mars, le Bureau de l'Ordre Public et des Polices Administratives de Sécurité de Perpignan a répondu qu'aucune demande d'autorisation pour le lâcher de ballons ou de lanternes n'avait été reçue pour cette date. Des vérifications supplémentaires auprès des services de la police municipale et nationale ont également indiqué qu'aucune information relative à ces lumières n'avait été rapportée. Il est fort probable qu'il s'agisse d'un lâcher de lanternes "sauvage" (non autorisé), effectué dans le cadre d'un événement festif, sportif ou culturel. Il convient de rappeler que l'observation a eu lieu un samedi en fin d'après-midi, une période particulièrement propice à ce type de manifestation. Le GEIPAN classe le cas en en "A": Observation de lanternes célestes. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. *IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification A — Lanterne thai]

January 3, 2025 · 3:00 AM

Probable conventional

Bazas, Aquitaine · France

Le 3 janvier 2025vers 03h du matin un témoin à Bazas (33) est réveillé par de fortes lumières blanches situées au sol en direction du sud. Ces lumières, parfois tournoyantes et plus puissantes que des phares de voitures, sont observées par le témoin pendant environ 1h15. Puis, vers 04h15, le témoin observe dans la même direction une sorte de «guirlande lumineuse » composée de lumières de diverses couleurs, fixes ou clignotantes, qui reste dans la même position pendant 15 à 20 minutes avant de disparaître soudainement. Une vidéo d'un peu plus d'une minute a été réalisée à cette occasion par le témoin. Enfin, vers 04h30 deux autres lumières clignotantes, l'une blanche l'autre rougeâtre, sont observées respectivement au sud/sud-est et au sud-est, en hauteur. Observées pendant environ 15 minutes, elles s'éteignent ensuite brusquement. Ces deux dernières observations comportent trop peu d'éléments pouvant permettre une identification. Il s'agit dans les deux cas d'une unique lumière clignotante qui pourrait être le fait de nombreux phénomènes difficiles à identifier formellement, qui n'a pas été filmée ou photographiée par le témoin, qui n'a pas de lien avéré avec les deux premières observations et qui ne présente qu'un faible caractère d'étrangeté. Ces deux dernières observations n'ont donc pas été étudiées plus en avant dans cette enquête. La consistance* du témoignage pour les deux premières observations (et en particulier la seconde) est bonne, malgré un témoignage unique, mais complet, réalisé deux jours après l'observation, et une vidéo, pour la seconde observation de PAN, qui a été étudiée et a apporté des compléments à l'enquête. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le témoin pense possible qu'il s'agisse d'un drone avant de rejeter l'hypothèse, car reliant les quatre observations en une seule : «je serai surpris de voir voler 3 drones à Bazas à 4h du matin un 3 janvier ». Après avoir éliminé l'hypothèse d'un aéronef (voir le compte rendu d'enquête), le GEIPAN a étudié l'hypothèse drone qui s'avère plausible pour les raisons suivantes : - Les lumières, de couleurs diverses, fixes et clignotantes, ne sont pas aéronautiques (rouges, vertes, et blanches) et sont donc tout à fait typiques des drones «customisés » par leurs utilisateurs. - Dans l'axe d'observation se trouve un grand pré, facilement accessible et suffisamment éloigné des habitations tout en offrant une large vue sur le village, à partir duquel le ou les utilisateur(s) du drone ont pu le tester et le faire voler à loisir, tout en le gardant à vue et sans déranger le voisinage et ce malgré l'interdiction de vol nocturne. La réglementation relative à la hauteur maximale de vol des drones semble toutefois avoir été respectée, puisque le PAN est toujours resté près du sol en se trouvant en limite entre la zone d'interdiction et celle maximale autorisée de 60 m d'altitude. - L'analyse vidéo réalisée avec le logiciel spécialisé du GEIPAN, IPACO*, montre que ce drone devait se trouver entre son utilisateur et le témoin, à une distance comprise entre environ 100 et 340 m, pour des dimensions standards d'un drone comprises entre 30 et 100 cm. Nous noterons toutefois une transgression de la règlementation qui interdit les vols de drones la nuit. Une transgression toutefois fréquente pour des passionnés désireux de tester du matériel paré d'éclairages. Le GEIPAN classe ce cas d'observation en «B » : observation probable d'un drone de loisir. *IPACO : Logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification B — Drone]

December 23, 2024 · 8:30 PM

Probable conventional

Civrac-De-Blaye, Aquitaine · France

Dans la soirée du 23 décembre 2024, vers 20h30, le témoin sort de sa cuisine, pour appeler sa chienne, qui aboie intensément et refuse de rentrer, contrairement aux autres chiens déjà à l'intérieur. En levant les yeux, il remarque deux formes rouges dans le ciel, se déplaçant lentement vers lui. L'une des formes (A) s'immobilise au-dessus d'un champ, tandis que l'autre (B) s'en éloigne doucement. Après un certain laps de temps, B revient vers A et les deux formes demeurent immobiles. Le témoin réussit à calmer sa chienne et observe les objets, qui restent silencieux et statiques, avant d'éteindre ses lumières extérieures pour prendre deux clichés. À cet instant, B s'éloigne, suivie par A ; les deux formes se rapprochent, fusionnent, puis disparaissent rapidement dans le ciel. Très marqué par l'événement, le témoin relate ces faits en précisant les conditions météorologiques froides et l'absence de visibilité stellaire, son attention étant restée focalisée sur ces objets lumineux et silencieux à la trajectoire lente.. La consistance* du témoignage est jugée moyenne, avec un seul témoin. L'apport de deux photos aurait pu ajouter à la consistance et augmenter la qualité de l'information mais comme ce ne sont pas les clichés originaux (avec données techniques), leur exploitation est restée limitée par les outils du GEIPAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Quatre hypothèses ont été explorées (voir le compte rendu d'enquête) mais une seule s'est avérée, à l'issue de l'enquête, être assez probante avec les données testimoniales et photographiques : celle de l'observation de lanternes célestes. Elle s'appuie sur les éléments suivants : - Forme ronde, compatible. - Couleur décrite comme rouge, cohérente avec celle de lanternes, quoi que le plus souvent décrite par les observateurs comme étant plutôt orange. - Déplacements cohérents avec le faible vent. - Date d'observation proche du réveillon de Noël : un essai de lâché est envisageable, avant un autre lâché plus important le soir du réveillon. - Durée d'observation compatible avec la durée de vie des lanternes. - « Fusion » des PAN pouvant n'être qu'apparente, les deux lanternes pouvant se trouver visuellement confondues, dans un même axe d'observation. - La disparition de ces lanternes s'effectue alors qu'elles sont prises dans un courant aérien plus important. Une analyse par des outils de traitement d'image a été conduite sur les photographies produites par le témoin. Elle n'a pu aboutir sur ces clichés non originaux. Le témoin relancé pour fournir les originaux n'a pas répondu. Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « B » : observation probable de lanternes célestes. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]

December 22, 2024 · 11:25 PM · SPHERE

Identified

Pleudihen-Sur-Rance, Bretagne · France

Les deux témoins de ce cas, ont observé, depuis leur terrasse, dans le ciel de Pleudihen-sur-Rance (22), un phénomène lumineux : une large sphère incandescente, de couleur orange-jaune, accompagnée d'une traînée probablement jaune. L'objet suit une trajectoire courbe d'ouest en est, atteint environ 75° d'élévation, puis disparaît derrière des arbres après cinq secondes d'observation. Aucun bruit n'est perçu. Sa taille apparente est estimée à celle d'une balle de ping-pong tenue à bout de bras. Les témoins émettent l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'une météorite en chute ou d'un objet en combustion pénétrant l'atmosphère : « une météorite qui tombe sur terre ou un objet volant en feu qui tombe sur terre ». Ce cas d'observation présente une consistance* moyenne (seul T1 a complété un Questionnaire Technique GEIPAN, absence de photo ou de vidéo du PAN) et un niveau d'étrangeté faible. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'observation s'avère être celle d'une rentrée atmosphérique d'un bolide. Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Le site FIREBALL IMO (International meteor organization) qui recense les rentrées atmosphériques naturelles et artificielles, a enregistré au moment de l'observation du PAN, un total de 73 témoignages provenant de témoins situés dans une vaste zone géographique incluant le sud de l'Angleterre, ainsi que le centre-ouest et l'ouest de la France, couvrant ainsi la région où se trouvent nos témoins. Voir l'évènement sur le site IMO. On peut noter d'ailleurs que l'un de ces 73 témoins se trouve dans la même commune que celle de l'observation du PAN (annexe 1). Bien que certains témoins rapportent des caractéristiques visuelles divergentes, notamment en ce qui concerne la couleur, la majorité décrit un objet correspondant aux caractéristiques du phénomène aérien non identifié, à savoir un objet particulièrement lumineux, de teinte proche du jaune, laissant une traînée, le tout observé sur une courte période. - L'estimation de l'orientation de la trajectoire varie selon les témoins, mais elle est globalement conforme pour certains d'entre eux, qui évoquent une trajectoire orientée d'ouest en est. La trajectoire automatiquement calculée par le site de l'IMO (du sud-ouest au nord-est) est également globalement conforme à celle du PAN (annexe 2). Au vu de la très courte durée de visibilité de cette rentrée atmosphérique, il est probable qu'il s'agisse davantage d'un objet naturel de type bolide que d'un objet artificiel. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de la rentrée atmosphérique d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]

December 22, 2024 · 11:24 PM

Identified

Turballe (La), Pays de la Loire · France

Vers 23h24, alors qu'il se trouve dans son jardin, à LaTurballe (Loire-Atlantique), le témoin observe un phénomène lumineux qu'il décrit comme une « bande flamboyante aux teintes orangée et jaune », apparaissant en direction du nord-est, à une élévation estimée entre 35° et 45°. L'aspect visuel du phénomène lui évoque une cascade de feu semblant se déverser vers le sol. L'observation est de courte durée, ne dépassant pas quelques secondes. Le témoin indique que les conditions météorologiques étaient particulièrement favorables à ce moment-là, avec un ciel entièrement dégagé. Quelques minutes après l'événement, il en informe la gendarmerie par voie téléphonique. Il procède également à l'enregistrement, via son téléphone mobile, des coordonnées GPS de son point d'observation ainsi que de l'azimut correspondant à la direction du phénomène.Le 2 février 2025, le témoin adresse au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) dûment complété. Ce dossier est accompagné des pièces suivantes : une capture d'écran de son téléphone comportant l'azimut relevé ainsi que les coordonnées GPS,une photographie permettant de situer précisément le lieu de l'observation ainsi que l'orientation du phénomène, une illustration de la scène observée, réalisée par superposition sur une photographie du site. La consistance* du cas est bonne. Bien que le dossier repose sur un unique témoignage et ne soit étayé par aucun enregistrement photographique ou vidéo, la description du phénomène ainsi que les données de localisation sont rapportées avec une grande précision. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le témoin se trouvait précisément dans l'axe d'éloignement de la trajectoire d'un bolide, lequel a été observé par plusieurs dizaines de personnes. Au total, 73 témoignages ont été enregistrés sur la base de données de l'International Meteor Organization (IMO), sous la référence de l'événement n° 8095-2024. Selon les données publiées par Vigie-Ciel.org, un bolide remarquable a été observé le dimanche 22 décembre 2024 à 23h24 heure locale (CEST), soit 22h24 TU, dans le nord-ouest de la France. Le phénomène, visible pendant plus de 10 secondes, a été décrit par de nombreux témoins comme particulièrement spectaculaire. L'un d'eux, situé à Flers (Orne), rapporte : « J'ai cru que c'était une étoile filante, mais cela a continué droit, a traversé un nuage : ça a fait une lumière verte, c'est passé à une vitesse folle, et à la fin cela a fait comme un feu d'artifice en se fragmentant et prenant une couleur orange. Plusieurs dizaines de rapports d'observation ont été enregistrés en ligne. Le bolide, dont l'éclat a atteint une magnitude apparente de -8 (soit environ 30 fois plus lumineux que la planète Vénus), a également été capté par quatre caméras du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network). L'analyse des vidéos a permis de reconstituer sa trajectoire et d'estimer ses caractéristiques physiques et orbitales. L'objet à l'origine du phénomène est un météoroïde provenant des régions externes de la ceinture principale d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. D'un diamètre estimé entre 15 et 20 cm pour une masse avoisinant les 20 kilogrammes, il est entré dans l'atmosphère terrestre à une vitesse relative d'environ 13,6 km/s (soit près de 49 000 km/h), au-dessus du département de la Mayenne.Le bolide a commencé à émettre de la lumière à une altitude de 75 km, alors qu'il se trouvait à environ 15 km au sud-ouest de Laval, poursuivant sa trajectoire en direction du nord-est avec un azimut d'environ 44° et une faible inclinaison de 18° par rapport à l'horizontale. Cette inclinaison peu marquée explique la durée exceptionnelle de visibilité du phénomène, celui-ci ayant parcouru plus de 140 km dans l'atmosphère avant de se fragmenter et de s'éteindre à une altitude d'environ 32 km, à proximité de la limite nord du département de l'Orne, environ 15 km à l'ouest de L'Aigle.Source : Vigie-Ciel.org – Bolide du 22 décembre 2024 à 23h24:bolide du 22 décembre 2024 23h24 et rapport évènement. La description du PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié) fournie par le témoin, en particulier la direction d'observation orientée nord-est ainsi que l'horodatage précis à 23h24, permettent de corréler de manière fiable cette observation avec le passage du bolide signalé par de nombreux témoins sur la plateforme de l'International Meteor Organization (IMO). Le phénomène a également été détecté à la même heure et dans le même axe par quatre caméras du réseau de surveillance FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), ce qui renforce considérablement la crédibilité et la cohérence du témoignage. L'étrangeté perçue par le témoin s'explique par la rareté d'une telle observation dans l'axe d'éloignement et de descente du bolide, générant un effet visuel de type cascade orangée/jaune, accentué par des phases de fragmentation suivies de l'extinction progressive du phénomène. La trajectoire du bolide, caractérisée par une inclinaison faible de 18° par rapport à l'horizontale (selon les calculs de Vigie-Ciel), a permis une durée d'observation exceptionnellement longue, estimée entre 7 et 10 secondes, ce qui est atypique pour ce type d'événement atmosphérique. Le cas est classé "A " par le GEIPAN: observation d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]

December 15, 2024 · 11:15 PM · LIGHT

Identified

Petite-Ile, Outre-Mer · France

Le témoin, résidant à Petite-Île à La Réunion (974), observe à partir du 15 décembre 2024, entre 19 h 15 et 19 h 30 UTC, un phénomène lumineux inhabituel dans le ciel en direction du sud, au-dessus de l'océan. Durant quatre soirées consécutives, il signale l'apparition de boules de lumière de teinte jaune à blanche. Le 31 janvier 2025, il transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) dûment complété, accompagné de plusieurs enregistrements vidéo. Le témoin décrit le phénomène de la manière suivante : « Une première boule apparaît généralement au-dessus de la mer, comme si elle venait de loin, puis grossit en se déplaçant systématiquement d'ouest en est. Elle est parfois suivie par une seconde boule de couleur et de taille similaires, dont la trajectoire est généralement plus aléatoire ». Ces lumières effectuent des passages brefs et rapides, disparaissant vers le sud-est avant de réapparaître quelques instants plus tard, jusqu'à vingt fois au cours d'une même soirée. La description et l'aspect visuel du phénomène correspondent précisément à l'observation de flashs lumineux émis par les satellites Starlink® (« satellite flaring »). Ce phénomène résulte d'un éclairage bref par le Soleil lorsque les satellites sont en position stable sur leur orbite définitive. La réflexion des rayons solaires sur leur surface, dans une configuration d'éclairement spécifique, peut être visible à l'oeil nu depuis la Terre ou depuis un aéronef. L'observation de ces flashs émis par les satellites Starlink® est détaillée dans la note d'enquête du GEIPAN, accessible via le lien suivant : Les flashs de satellites Starlink®. Ces observations se font dans des conditions bien spécifiques : à la verticale du Soleil, un peu au-dessus de l'horizon, le Soleil se situant entre 30 et 45° sous l'horizon. Ces conditions sont réunies dans le cadre de cette observation. • Dans ce cas d'observation, les PAN sont visibles vers le Sud et proches de l'horizon. • L'élévation de 30°, relevée par le témoin est surestimée car l'analyse avec l'outil de traitement d'image du GEIPAN, IPACO®, d'une des vidéos où apparaissent 2 PANs, permet de quantifier les élévations respectivement à 3,1 et 4° (voir annexe 1). La surestimation de la valeur par le témoin semble en partie liée à l'utilisation du zoom (x5). • Une vérification sur Stellarium permet de confirmer qu'à l'heure de l'observation, le Soleil se trouve également vers le sud, entre 30 et 45° sous l'horizon (voir annexe 2). La consistance* du témoignage est jugée très bonne avec une observation sur plusieurs jours et des vidéos. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le cas est classé « A », observation de satellites Starlink® sur leur orbite définitif (phénomène de "sattelite flaring"). IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). STELLARIUM : logiciel libre de planétarium. [GEIPAN classification A — Satellite flaring]

December 12, 2024 · 7:00 PM

Identified

Entremont-Le-Vieux, Rhône-Alpes · France

Le 12 décembre 2024 au soir, une habitante d'Entremont-le-Vieux (73), sous un ciel dégagé et étoilé, observe pour la première fois un trait blanc lumineux d'environ 1,5 cm sur son écran ou dans son champ de vision (à préciser). Depuis cette date, à chaque soirée avec un ciel dégagé, elle constate la réapparition régulière de ce phénomène. Progressivement, elle identifie l'apparition d'un deuxième puis d'un troisième trait lumineux, semblant alignés et espacés de manière régulière. Le 31 décembre 2024 à 7 h, depuis un autre point de sa maison, elle observe un « trait lumineux » à une élévation approximative de 30°. Afin d'obtenir une image plus précise, elle utilise le zoom de son téléphone pour prendre une photographie. À l'oeil nu, un seul trait lumineux est visible, mais en agrandissant l'image, elle distingue une forme évoquant un « engin ». L'enquête établit que la photo a été prise le 31 décembre à 7 h 22, et non le 30 décembre comme initialement indiqué dans le Questionnaire Technique (QT) transmis par le témoin. En complément, le témoin transmet au GEIPAN une nouvelle photographie d'un phénomène aérien non identifié (PAN), prise le 13 janvier 2025 à 17 h 45. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (un témoignage unique mais plusieurs témoins, photos du PAN), ce cas s'avère être une observation d'astres, en particulier des planètes Mars et Jupiter (voir le compte rendu d'enquête). La description du phénomène aérien non identifié (PAN) fournie par le témoin correspond typiquement à une observation astronomique : récurrence aux mêmes horaires et sur plusieurs heures, visibilité uniquement par beau temps, déplacement très lent d'est en ouest, et disparition au lever du jour. L'étrangeté perçue réside dans la caractérisation du(des) PAN sous forme de « traits lumineux ». L'analyse des photographies transmises révèle un flou de mouvement au moment de la prise de vue, empêchant une évaluation précise de l'étendue du trait tel qu'il a été perçu. Cependant, les informations fournies par le témoin, ainsi que les données issues du logiciel Stellarium, permettent d'identifier que les PAN photographiés le 31 décembre 2024 et le 13 janvier 2025 correspondent respectivement aux positions des planètes Mars et Jupiter, dont les magnitudes négatives en font des repères célestes particulièrement visibles. Le cas est classé « A », observations astronomiques des planètes Mars et Jupiter. [GEIPAN classification A — Astronomique]

December 6, 2024 · 9:00 PM

Pontivy, Bretagne · France

Le 6 décembre 2024, en soirée, un témoin observant le ciel depuis son domicile à Pontivy (56) remarque un point lumineux stationnaire. Peu après, quatre autres sources similaires apparaissent. Ces objets entament soudainement des déplacements rapides, accompagnés de traînées lumineuses (décrites comme des « flammèches ») avant de disparaître. Lors d'une seconde séquence d'observation, le témoin note trois points lumineux se déplaçant à vive allure avec une accélération marquée, suivis par l'apparition de plusieurs objets blancs effectuant des manœuvres de regroupement et de dispersion. Le témoin suggère qu'il pourrait s'agir d'un vol de goélands. D'étrangeté moyenne et de consistance* faible avec un seul témoin une absence d'information complémentaire malgré des relances notamment sur des photos/ vidéos exploitables qu'il aurait pu capter avec son smartphone, ce cas n'a pu être analysé. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le GEIPAN classe le cas en "C", phénomène non identifié par manque de données. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

December 2, 2024 · 6:30 PM

Identified

Foussais-Payre, Pays de la Loire · France

Le témoin secondaire (T2), quittant son domicile, aperçoit dans le ciel un objet lumineux fixe, qu'il interprète dans un premier temps comme une étoile. Peu après, son conjoint, désigné comme témoin principal (T1), arrive sur les lieux et procède à une observation indépendante du même phénomène. T1 retourne à l'intérieur du domicile afin de se munir de son smartphone, avec lequel il réalise plusieurs photographies et enregistrements vidéo. Durant ce temps, T2 interrompt son observation. T1 décrit le PAN comme une lumière de teinte bleue, de forme ovale, effectuant des mouvements rapides, variés et non rectilignes dans le ciel. Le phénomène est resté visible pendant une durée estimée à au moins huit minutes, avant de s'élever soudainement et de disparaître à très grande vitesse en direction du ciel. La consistance* du témoignage est très bonne, avec deux témoins (mais seul T1 a complété un questionnaire GEIPAN) et plusieurs photos et vidéos ayant pu être exploitées pour l'enquête. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté perçue par le témoin repose essentiellement sur l'aspect visuel du PAN, et sur ses déplacements, tels qu'observés sur les photos et les vidéos fournies. L'hypothèse explorée, celle de l'observation de la planète Vénus, est corroborée par les éléments suivants : L'analyse des séquences vidéo, notamment dans les passages nets et non zoomés, révèle un unique point lumineux blanc, immobile, dont la position dans le ciel correspond à celle de Vénus au moment de l'observation. Il est à noter qu'aucune source lumineuse supplémentaire n'est visible à proximité, alors qu'une telle présence aurait été attendue si le phénomène observé avait une origine autre que Vénus. Les déplacements apparents, la forme ovale ainsi que la teinte bleutée du phénomène ne sont perceptibles que dans les portions zoomées des photographies et vidéos, du fait : - L'utilisation du smartphone tenu à main levée par T1 génère un effet de bougé, responsable des mouvements erratiques visibles sur les vidéos ainsi que de l'apparente déformation ovale de la forme de Vénus sur les photographies, - L'utilisation du mode nuit du smartphone engendre un artefact optique, conférant au PAN une apparence bleutée sur les images. Il semble que le témoin T1 ait assimilé l'apparence et le comportement du Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) en se fondant sur des images et vidéos présentant, comme nous l'avons démontré, des artefacts visuels et des interprétations erronées. Cette hypothèse est renforcée par le témoignage décrivant la disparition du PAN comme un déplacement « en flèche vers le ciel à très grande vitesse », alors que l'analyse de la vidéo révèle en réalité un défilement d'éléments fixes situés au sol, perceptible à l'écran. Le cas est classé « A », observation de la planète Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

November 29, 2024 · 8:40 PM · RECTANGLE

Wambrechies, Nord-Pas-de-Calais · France

Le 29 novembre 2024, entre 20h30 et 21h00, un témoin et son amie observent depuis leur domicile deux formes rectangulaires lumineuses et alignées, séparées par un intervalle. En se déplaçant pour obtenir un dégagement visuel complet, le témoin constate l'extinction soudaine du phénomène. L'observation, menée sous un ciel totalement dégagé et dans un silence absolu, dure une dizaine de secondes à une altitude estimée relativement basse. Quelques jours plus tard, le 3 décembre 2024 à 19h38, le témoin assiste seul depuis le même emplacement à un événement similaire qu'il parvient à photographier avec son smartphone. D'étrangeté et de consistance moyennes, ce cas présente une étrangeté résiduelle marquée, renforcée par le lien établi par le témoin entre les deux apparitions. Il subsiste pourtant des interrogations qui, d'un côté, proviennent de l'expertise photographique du cliché confirmé « original authentique » de l'observation du 3 décembre 2024 par notre système d'authentification d'image, et d'un autre coté des déclarations reportées sur le QT pour la première observation du 29 novembre 2024, qui ont été validées par l'enquête à distance et de terrain diligentée par le GEIPAN. En conséquence le GEIPAN classe ce cas « C », phénomène non identifié par défaut d'informations objectivées. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification C — Manque d'informations compte-tenu de l'étrangeté élevée]

November 26, 2024 · 4:15 AM

Identified

[Aero] Gaujan, Midi-Pyrénées · France

Le 26 novembre 2024 au petit matin, alors qu'il survole le village de GAUJAN (32) lors d'un vol entre LOURDES (65) et TOULOUSE (31), un pilote d'hélicoptère (T1) perçoit, avec son assistant de vol (T2), deux à trois points lumineux. Ces points se déplacent de manière erratique, apparaissant et disparaissant sans schéma clair. Après cinq minutes d'observation, T2 vérifie l'absence d'aéronefs via Flightradar et ADS-B, et le contrôleur aérien de BLAGNAC (31) confirme l'absence de signal radar correspondant. En approchant de TOULOUSE, les passagers médicaux à bord, à savoir un médecin et une infirmière (T3 et T4), remarquent également le phénomène sur indication de l'équipage. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (plusieurs témoins malgré un seul témoignage, photo et vidéo du PAN), ce cas s'avère être une observation de flashs de satellites Starlink® dénommés également cluster flares (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Ce phénomène fait l'objet d'une note publiée sur le site du GEIPAN, accessible via le lien suivant: Nouveau phénomène expliqué : les flashs de satellites Starlink®. La description et l'aspect visuel du PAN sont parfaitement cohérents avec cette observation. Une reconstitution effectuée sur Stellarium confirme que le PAN se trouvait dans la zone propice à l'observation des « cluster flares » Starlink®, le Soleil étant couché à -38° sous l'horizon, le PAN étant visible à la verticale de la position solaire, à environ 10° d'élévation.  Enfin, une reconstitution des passages satellitaires permet de confirmer la présence de nombreux satellites Starlink® dans la zone où se situait le PAN. Depuis l'identification de ce type d'observation suite aux signalements de nombreux pilotes de ligne à travers le monde, il s'agit du premier cas d'observation de flashs Starlink® à la fois dans les airs, mais aussi depuis le sol, enquêté par le GEIPAN. Le GEIPAN classe le cas en « A », observation de flashs de satellites Starlink® positionnés sur le réseau de cette méga constellation de satellites. [GEIPAN classification A — Flashs Starlink]

November 25, 2024 · 7:01 PM

Probable conventional

Villefranche-Sur-Mer, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 25 novembre 2024 à 19h01, depuis son domicile à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes), un témoin aperçoit un phénomène lumineux inhabituel en direction de l'est-nord-est. Il observe 5 à 10 structures circulaires blanches se déplaçant en cercle avant de disparaître au bout de cinq minutes. L'origine du phénomène reste à déterminer. La consistance* de ce cas d'observation est bonne, avec un témoin unique ayant pu enregistrer une vidéo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'analyse de la vidéo et du témoignage indique que le phénomène observé correspond très probablement à un ensemble de projecteurs au sol dirigés vers le ciel, dont les faisceaux interagissent avec une couche de nuages bas. Celle-ci, composée de stratocumulus situés à environ 2000 mètres d'altitude, est clairement visible sur l'enregistrement, une observation corroborée par le témoin et les données de nébulosité de Météo-France (annexe 1). Ces projecteurs, communément appelés « skytrackers », sont fréquemment utilisés pour des animations ou des événements promotionnels. L'enquête a pu établir qu'à l'heure exacte de l'observation et dans la direction indiquée par le témoin, soit à environ 9,5 km de distance, débutait un spectacle intitulé « stand up Monaco » situé au Grimaldi Forum de Monaco (annexes 2 et 3). Bien qu'aucune information n'ait pu être obtenue sur l'éventuelle utilisation de projecteurs en extérieur, cette hypothèse demeure plausible et cohérente avec l'aspect ainsi que la position du phénomène observé. Le GEIPAN classe ce cas d'observation en B : observation probable de skytrackers. [GEIPAN classification B — Sky rose]

November 25, 2024 · 4:43 AM

Probable conventional

Mitry-Mory, Ile-de-France · France

Le 25 novembre 2024 à 04h40, de son domicile de Mitry-Mory (Seine-et-Marne, 77), le témoin observe dans un ciel nuageux des phénomènes lumineux de couleur verte, de forme circulaire. Ces lumières effectuent des mouvements de va-et-vient avant de se disperser progressivement, puis disparaissent. La durée totale du phénomène est estimée à environ 30 secondes, dont 11 secondes ont été filmées. La vidéo, transmise au GEIPAN avec le questionnaire témoin (QT), a pu être exploitée (annexe 1). La consistance* du cas est bonne ( un seul témoin mais une vidéo exploitable). L'étrangeté perçue par le témoin est plutôt dictée par la curiosité pour comprendre son observation. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse retenue est celle de l'observation de sky-tracer (projecteur pour animation lumineuse) pointé vers le ciel. Elle s'appuie sur : - La forme ronde, typique d'une tâche d'impact sur un support nuageux d'un projecteur situé au sol. - La trajectoire des taches lumineuse, en tous sens mais typique du déplacement automatisé d'un sky-tracer. - La présence avéré d'un plafond nuageux (nébulosté 8/8 octa relevé sur données MétéoCiel - annexe2). - La couleur verte des taches qui est diffuse sur la vidéo. Cependant comme aucune donnée publique ne nous a permis de localiser un sky-tracer dans l'axe d'observation, le GEIPAN classe ce cas en "B" : observation probable d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]

November 24, 2024 · 5:45 PM · LIGHT

Identified

Burnhaupt-Le-Bas, Alsace · France

Le 24 novembre 2024, en début de soirée, depuis le premier étage de son domicile situé sur la commune de BURNHAUPT-LE-BAS (68), le témoin observe un phénomène lumineux atypique dans un ciel à l'obscurité quasi totale. L'observation se concentre à l'horizon Est, en direction du massif de la Forêt-Noire (Allemagne). Initialement, quatre sources lumineuses alignées sont détectées. L'une d'entre elles s'éteint alors que l'observateur s'absente brièvement pour se munir d'un appareil d'enregistrement. À son retour, la configuration a évolué : deux nouvelles sources apparaissent au Nord (à gauche du champ initial). L'une présente une forte intensité et une stationnarité apparente, tandis que deux autres lumières mobiles convergent rapidement vers cette source fixe avant de s'éteindre de manière synchrone. L'attention se porte alors sur l'élément statique résiduel, situé en arrière-plan d'un bosquet. L'analyse du document vidéo réalisé par le témoin permet de préciser la cinématique : la source lumineuse blanche n'est pas immobile : elle effectue une translation horizontale lente vers le Nord (gauche), avant d'amorcer une inversion de vecteur vers le Sud (droite). Après avoir franchi l'azimut du bosquet, l'objet maintient une trajectoire quasi horizontale constante jusqu'à sa disparition définitive. Bien que l'observation repose sur un témoin unique, la rapidité avec laquelle le signalement a été transmis au GEIPAN et la qualité exploitable de la vidéo constituent des éléments déterminants. La coopération active de l'observateur a permis un recueil d'informations précis. Si les phases préliminaires à l'enregistrement sont moins documentées, des hypothèses explicatives plausibles ont été avancées au regard du contexte. L'analyse technique du support visuel a permis d'identifier sans ambiguïté le phénomène apparaissant sur les images, conférant au dossier une très bonne consistance. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse privilégiée pour le phénomène principal enregistré en fin d'observation, est d'ordre aéronautique, malgré la connaissance qu'a le témoin du trafic habituel lié à l'aéroport international de Bâle-Mulhouse, situé à quelques dizaines de kilomètres. En effet, la comparaison minutieuse des images vidéo avec les données de trajectoires issues du logiciel Flightradar24 révèle une corrélation parfaite. Un avion en phase d'approche de cet aéroport évoluait sur une trajectoire qui, depuis le point de vue du témoin, reproduit fidèlement les déplacements de la forte source lumineuse blanche. Cette correspondance est confirmée tant sur le plan spatial que temporel, l'horloge synchronisée du téléphone ayant permis une comparaison précise avec les relevés du trafic aérien. Deux autres avions présents dans la zone permettent également d'expliquer les deux lumières mobiles qui se sont éteintes brusquement lors de la deuxième phase de l'observation. Quant aux quatre points lumineux alignés observés à l'horizon durant la première phase, ils correspondent vraisemblablement aux déplacements de dameuses sur les pistes du domaine skiable de Windeck-Hinterzarten. Cette station, située à proximité du Feldberg qui est le point culminant de la Forêt-Noire avec ses 1 493 mètres, a en effet inauguré sa saison 2024-2025 le vendredi 22 novembre 2024, soit seulement deux jours avant l'événement. L'observation de la phase 3 a été retenue pour la classification de ce cas. Le GEIPAN classe le cas en "A" : observation d'un avion en approche de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]

November 17, 2024 · 12:38 AM

Identified

Sallanches, Rhône-Alpes · France

Durant la nuit du 16 au 17 novembre 2024, un témoin résidant à Sallanches (74) observe un point lumineux rouge au sommet de la Tête du Colonney. Il suppose qu'il s'agit de personnes éclairant le sommet avec des fumigènes, comme cela se pratique traditionnellement à la Saint-Jean. Le point rouge se déplace ensuite le long de la crête côté Est, avant d'être remplacé par un point lumineux blanc qui se scinde en trois points distincts. Ces trois points poursuivent leur déplacement vers l'Est. La durée totale de l'observation est estimée à cinq minutes, dont environ deux minutes pour la phase en lumière rouge et trois minutes pour la phase en lumière blanche, selon le témoin. D'étrangeté moyenne et de bonne consistance* (témoin unique, mais témoignage assez précis, pas de photo du PAN), ce cas s'avère être une observation de 3 wingsuiters (BASE jump) ayant effectué un saut nocturne depuis l'Aiguille de Varan (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN faite par le témoin est parfaitement cohérente avec ce type d'observation plutôt insolite, puisqu'un club local de parapente a pu confirmer que 3 wingsuiters ont fait un vol nocturne depuis l'Aiguille de Varan à l'occasion de la pleine lune, en utilisant des fumigènes (couleur rouge) et des lampes à l'intérieur de leurs combinaisons (lumières blanches). Le cas est classé « A », observation de 3 parachutistes (wingsuiters) ayant effectué un saut nocturne depuis l'Aiguille de Varan. [GEIPAN classification A — Parachutiste(s)]

November 11, 2024 · 5:35 PM

Probable conventional

Epernay, Champagne-Ardenne · France

Le 11 novembre 2024 vers 17h30 à Épernay, un témoin observe depuis son salon un point lumineux stationnaire dans le ciel. Intrigué, il interrompt un appel téléphonique pour photographier puis filmer l'objet. Le phénomène aérospatial non identifié (PAN) s'éloigne intensément avant de s'éteindre. Le témoin poursuit ses enregistrements et constate des déplacements rapides. L'objet réapparaît peu après à la verticale de son domicile. Sorti sur sa terrasse, l'observateur le décrit comme une forme ronde qui émet de la lumière par intermittence. Finalement, le PAN se remet en mouvement et disparaît dans les nuages. La consistance* de ce cas d'observation est jugée satisfaisante : bien que le dossier repose sur un seul témoin, celui-ci a réalisé des photos et des vidéos exploitables pour l'analyse (voir le compte rendu d'enquète). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté du cas réside, pour le témoin, dans la perception d'une lumière remarquable et inhabituelle couplée à une absence totale de bruit. L'enquète menée à distance, puis sur place, permet de réduire cette étrangeté, notamment en explorant l'hypothèse d'un drone - une piste envisagée par le témoin lui-mème et étayée par les éléments suivants recueillis lors des investigations : - La vitesse d'un drone, très variable, n'est pas incompatible avec celle, apparente, du PAN pendant l'observation. - Les extinctions de la lumière s'expliquent par son extinction commandée à distance ou par son masquage provisoire via les éléments structurels du drone. - La couleur blanche observée, bien que non réglementairement aéronautique (les couleurs doivent ètre blanches mais aussi vertes et rouges) peut correspondre à une lumière (ou deux) customisée par l'utilisateur du drone, qui doit pouvoir le garder à vue, d'autant plus si la luminosité de ce feu est importante, ce qui est le cas ici. - L'absence de bruit perçu s'explique probablement par la distance entre le témoin et le drone, ce dernier produisant par ailleurs un son modéré conjugué à un vent qui ne serait porteur qu'au tout début de l'observation. Concernant les photos et les vidéos, leur exploitation amène les éléments suivants, étayant l'hypothèse : - Les distances estimées sur les photos avec le logiciel IPACO* pour des dimensions communes de drones sont cohérentes. - Les trajectoires observées sur plusieurs vidéos (montées et descentes), mais aussi phases d'immobilités, sont compatibles avec celles réalisables par un drone. - Le zoom entraîne des défocalisations, ce qui peut expliquer les effets observés sur les vidéos (aspérités ou formes diverses présentes dans la tâche de défocalisation), la forme réelle de la lumière émise par le PAN étant bien ponctuelle. Notons que l'utilisateur de ce drone, qui reste non identifié, transgresse plusieurs réglementations. L'observation débute à l'heure limite d'autorisation de vol, interdite durant la nuit aéronautique (soit 30 minutes après le coucher du Soleil), et la zone est strictement interdite au survol de drones. Le GEIPAN classe ce cas en en " B " observation probable d'un drone. *IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification B — Drone]

November 9, 2024

Identified

[D13] De Puy-Sainte-Reparade (Le), Provence Alpes Cote d'azur · France

Alors qu'il se rend à son travail en véhicule, le témoin circule sur la D13, peu après le village de Saint-Canadet (13), entre Le Puy-Sainte-Réparade et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), lorsqu'il remarque, aux environs de 18h50, la présence de plusieurs points lumineux immobiles dans le ciel, malgré une couverture nuageuse partielle. Ces lumières apparaissent pratiquement en face de lui, en direction du sud. Le témoin décide alors de s'arrêter sur le bas-côté afin d'observer le phénomène de manière plus attentive. Il procède à une prise de vue photographique du PAN à 18h54. Il reprend ensuite sa route, tout en continuant d'observer les lumières, cette fois visibles sur sa gauche, jusqu'à leur disparition visuelle aux alentours de 19h00. La localisation précise du phénomène, ainsi que les éléments visuels collectés, sont présentés dans les annexes 1 et 2 du présent rapport. La consistance* est bonne, bien que l'observation ne repose que sur un unique témoignage, celui-ci est précis, étayé par une photographie *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'analyse de la photographie (Annexe 3) et l'examen du témoignage permettent de conclure que le PAN correspond à un ensemble de projecteurs terrestres orientés vers le ciel, éclairant une couche nuageuse basse, située entre 800 et 1800 mètres d'altitude. Cette couche nuageuse, composée principalement de nuages de type stratus pour les plus bas, est clairement visible sur la photographie et confirmée par le témoin.Les données de nébulosité fournies par Météo France, en provenance des stations de Bec de l'Aigle, Istres, Marignane et Salon-de-Provence, situées à environ 30 km du site d'observation (Annexe 4), corroborent cette description de la couverture nuageuse présente ce soir-là. Ces projecteurs, aussi appelés « skytrackers », sont souvent utilisés à des fins d'animation ou de publicité pour un évènement. L'enquête a pu établir qu'à l'heure exacte de l'observation et dans la direction indiquée par le témoin, à environ 5,4 km de distance (Annexe 5), se déroulait au centre d'Aix-en-Provence (13) l'inauguration de la » biennale des imaginaires numériques », pendant laquelle des œuvres « monumentales, immersives et interactives » ont eu lieu. L'une de ces œuvres consistait en une installation de 16 faisceaux laser disposés autour de la fontaine de la Rotonde, située juste dans l'axe d'observation. L'apparence (forme, couleur et nombre) de ces faisceaux laser impactant les nuages bas (bien visible sur les photographies illustrant l'évènement) est tout à fait semblable à celle du PAN (Annexe 6). Le GEIPAN classe ce cas d'observation en "A" : observation de skytrackers. [GEIPAN classification A — Sky rose]

October 29, 2024 · 5:35 PM

Identified

Annoeullin, Nord-Pas-de-Calais · France

Le mardi 29 octobre 2024 vers 17h35, le témoin, alerté par son chien, observe et filme avec son téléphone un PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié). Le PAN se déplace de sa gauche à sa droite sur une trajectoire sud-ouest vers nord-est, puis s'éloigne vers le nord-ouest. La consistance* est bonne, malgré un seul témoin car il y a des photos et vidéos et un entretien réalisé avec le témoin. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses sont envisagées : celle d'un objet de type ballon porté par le vent, et celle d'un drone ou hélicoptère radiocommandé (voir le compte rendu d'enquête). L'hypothèse du drone ou hélicoptère radiocommandé, pouvant correspondre à la trajectoire, ne correspond pas à la forme du phénomène. De plus, malgré la proximité du PAN, aucun bruit n'a été perçu par le témoin et les responsables des clubs d'aéromodélisme locaux ont confirmé ne jamais voler dans cette zone. L'hypothèse d'un objet porté par le vent est retenue. Son déplacement est cohérent avec le sens du vent indiqué par les relevés météo, Sa forme, sa couleur sont tout à fait compatibles d'un ballon fantaisie à enveloppe mylar, Son déplacement (rotation, montées et descentes) dans le sens du vent est compréhensible dans ce cas où une forme dissymétrique de l'enveloppe est détectée sur la vidéo produite par le témoin. L'enquête n'a pas permis de retrouver l'origine du lâcher de ce ballon. Le GEIPAN classe le cas «A » : observation d'un ballon fantaisie à enveloppe mylar porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]

October 20, 2024 · 8:00 PM

Probable conventional

Villars-Les-Dombes, Rhône-Alpes · France

Le 20 octobre 2024, vers 20h15, depuis son domicile à Villars-les-Dombes (01), le témoin observe le ciel dans le cadre du suivi de la comète Tsuchinshan-Atlas. Il remarque alors une forme sombre composée de plusieurs points lumineux identiques et flous. L'ensemble, qui évoque une zone de "ciel trouble étoilé", se déplace sans émettre aucun son. La trajectoire est rectiligne, stable et régulière, orientée du nord-nord-ouest vers le sud-sud-est. Le témoin utilise une jumelle monoculaire pour mieux observer le phénomène, mais ne distingue aucun détail supplémentaire. L'observation dure environ 30 secondes avant que le phénomène ne disparaisse derrière le toit d'une maison voisine. La consistance* est jugée moyenne à faible : un témoin unique et l'absence de photo ou de vidéo des PANs. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Trois hypothèses ont été examinées : l'observation d'un groupe de ballons à LED, d'une formation de satellites (de type Starlink) ou d'un vol d'oiseaux. L'hypothèse des satellites Starlink a rapidement été écartée, la trajectoire des unités potentiellement visibles au moment des faits, ne correspondait pas à celle des phénomènes De même, l'hypothèse des ballons lumineux a été rejetée, l'orientation des vents, au sol comme en altitude, présentant une divergence majeure avec la trajectoire signalée par le témoin. En revanche, l'hypothèse d'un vol groupé d'oiseaux au plumage ventral clair, dont le plumage renvoie la lueur des éclairages urbains, apparaît, pour les raisons suivantes, comme la plus solide : - Les calculs de distance angulaire confirment qu'à une vitesse de croisière de 20 km/h, les sujets se situent à une distance telle que l'œil humain ne peut en distinguer la morphologie, occultant ainsi tout mouvement perceptible du battement d'ailes. - La présence d'une pollution lumineuse significative dans l'axe de survol est de nature à produire une réflexion diffuse sur un plumage clair, expliquant l'aspect de points faiblement lumineux et vaporeux. - Le déplacement stable, régulier et rectiligne observé est en parfaite adéquation avec le vol de transit d'oiseaux migrateurs ou de spécimens regagnant un site de repos. - La zone d'observation présente une densité ornithologique remarquable. Plusieurs espèces locales, dotées d'un plumage blanc, sont actives au crépuscule lors de leurs déplacements vers des dortoirs sécurisés. - La direction de déplacement des PANs pointe directement vers un parc ornithologique majeur abritant plus de 3 000 individus représentant une diversité de 600 espèces distinctes. Bien que la consistance de ce dossier soit évaluée comme moyenne à faible, en raison notamment de l'imprécision du créneau horaire de l'observation, l'hypothèse explicative apparaît suffisamment étayée par les corrélations physiques et environnementales. En conséquence, le GEIPAN procède au classement de ce cas en catégorie « B » : phénomène identifié avec une forte probabilité comme étant une observation d'oiseaux en vol de transit. [GEIPAN classification B — Oiseau]