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Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

May 26, 1980 · 7:00 PM

Unexplained

Huningue, Alsace · France

Le 26 mai 1980 vers 19h deux promeneurs aperçoivent un objet insolite dans le ciel dégagé. Officier mécanicien naviguant, un des témoins décrit un objet d'apparence métallique qui sur une base ronde, a la forme, dans sa partie supérieure, d'une coupole de couleur argentée. L'objet en stationnaire à 200 ou 300m du sol semble osciller sur son axe. Sa partie inférieure est plus foncée et présente par intermitence une luminescence rougeâtre. Durant des 6 mn d'observation, aucun bruit et aucune condensation n'ont été remarqués. L'objet a disparu dans les nuages en marquant des paliers successifs. A l'aéroport de Bâle/Mulhouse un écho radar a été enregistré mais noyé dans le trafic de la navigation privée et générale et donc peu exploitable. Aucun autre témoin et aucune autre information n'ont été recueillis ni en France ni dans la zone frontalière Allemande. Ce phénomène reste inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

May 26, 1980

Identified

Charleville-Mezieres, Champagne-Ardenne · France

Le 26 mai 1980 vers 22h45 plusieurs témoins dont des gendarmes aperçoivent dans le ciel un phénomène lumineux. Deux objets de couleur rouge et de forme circulaire tombent lentement vers le sol à une vitesse constante. Puis des lueurs rouges apparaissent s'élevant dans les airs avant de disparaître. Certains témoins verront de la fumée rougeâtre. L'enquête démontrera que des personnes ont, ce soir là et sans mauvaise intention, lancé des fusées de détresse pour bateau car celles-ci n'étaient plus aux normes et ne pouvaient plus être utilisées en mer. [GEIPAN classification A — Fusée de détresse]

May 15, 1980 · 12:30 AM · OVAL

Probable conventional

Duclair, Haute Normandie · France

Le 15 mai 1980 à 0h 30 un témoin aperçoit un objet de forme ovoïde lumineux qui traverse le ciel en descendant rapidement. De couleur rouge-orangé il est suivi d'une queue. La luminosité de l'objet était bien supérieure à celui d'une étoile. L'objet à disparu en se dirigeant vers l'Ouest. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Cette personne a probablement été témoin d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

May 13, 1980 · 10:30 PM · SPHERE

Identified

Roye, Picardie · France

Le 13 mai 1980 à 0h05, deux gendarmes en patrouille sur l'autoroute A1 aperçoivent un objet lumineux au-dessus du péage de Roye (80). Intrigués, ils continuent leur route jusqu'au parking d'une aire de repos puis contactent par radio leur P.C, où un autre gendarme confirme la présence de l'objet dans le ciel. L'un des témoins prend deux photos du PAN, mais le développement du film s'avérera négatif. Reprennant leur véhicule en direction du Nord, les gendarmes constatent que le PAN semble suivre la voiture. L 'observation durera prés d'une heure. Ce cas d'observation fait partie de cas classés « C » en 1980 par le GEPAN. Il aujourd'hui l'objet d'un réexamen (voir Note s'enquête). Ce cas est consistant (2 témoins principaux et 2 autres témoins secondaires), la description du lieu d'observation et du PAN observé est précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur...) avec un objet astronomique connu : Vénus au coucher. De plus, Vénus était bien présente dans la zone du ciel observée alors que les témoins n'en font pas mention. Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (impression de poursuite, conduite de nuit). Dans la classification actuelle du GEIPAN, ce cas d'étrangeté faible est classé comme PAN A, observation liée à une méprise avec Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

May 13, 1980 · 12:05 AM · SPHERE

Probable conventional

Vincennes, Ile-de-France · France

Le 13 mai 1980 vers 4h 45, un témoin, se rendant à pied à son travail, est surpris par l'apparition dans le ciel d'une boule de couleur verte très lumineuse. Elle se déplace selon une trajectoire Sud-Nord et à très basse altitude. Cette boule est suivie d'une gerbe d'étincelles de couleur jaune. L'observation a duré moins de 5 secondes et aucun bruit n'a été remarqué. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Cette personne a probablement été témoin d'une rentrée atmosphérique. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

May 8, 1980 · 10:00 PM · SPHERE

Identified

Toulaud, Rhône-Alpes · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé TOURNON (07) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 08 mai 1980 vers 22h 30 des militaires, en exercices de tir de nuit, observent un phénomène particulier au-dessus du terrain d'entraînement. Leur attention est attirée par un point émettant une lumière vive blanchâtre. Les témoins décrivent un objet à l'Ouest qui se déplace dans leur direction se rapproche et s'éloigne sans bruit. La durée d'observation est longue avant que l'objet ne disparaisse à l'Ouest. Ces témoignages de militaires de carrière rapportés par le PV de gendarmerie présentent les caractéristiques d’une observation d'un astre. Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, venus, lune, soleil) : - durée d'observation longue de plus de 30 minutes, faible hauteur dans le ciel, quasi-stationnarité ou très faible trajectoire dans le ciel. En effet, aucun des témoin ne décrit une évolution angulaire du PAN, alors que l'observation est sur plus de 1h. - sensation de déplacement avant arrière du PAN. Le témoin ayant interprété l’astre comme un objet proche, toute variation d'intensité lumineuse de l'astre est logiquement interprétée comme un déplacement vers l'avant ou l'arrière de l'objet qui garderait son intensité propre constante. T2 dit "Ce point lumineux devait se trouver à une distance assez grande, au-dessus de la montagne! Ce point s'est rapproché, jusqu'à devenir de la taille d'un ballon de football, il était d'une grande luminosité. Il s'est arrêté face à nous, dans la direction des cibles, et sa luminosité a éclairé sensiblement l'endroit où nous nous trouvions. Je précise que le ciel où se trouvait cet objet était absolument dégagé de tout nuage". T1 dit "Cet objet est ensuite reparti à une vitesse bien plus vite que celle qu'il était venu. Lorsque cet engin est reparti, nous avons continué notre séance de tir. Dix à douze minutes après s'être éloigné, cet engin est revenu mais à une distance beaucoup plus éloignée". - non identification par les témoins d'un astre remarquable car très lumineux pourtant présent dans la direction de l'observation, alors que le ciel est décrit comme dégagé et étoilé. On vérifie qu'il s'agit effectivement d'un astre à savoir Vénus. La direction de Vénus (évoluant de azimut 290° à azimut 300°) est compatible de l’observation de T1, seul témoin donnant la direction: "Ce phénomène venait de la direction de l'ouest. Il est reparti dans la même direction" (le mouvement Ouest-Est étant l'illusion de rapprochement-éloignement précédemment décrite). La première méprise, qui entraine l'autre (mouvement avant-arrière) réside dans la non reconnaissance de l'astre. Vénus est à l'origine de nombreuses méprises. Il s'agit de "l'étoile" de loin la plus brillante, (ici magnitude -4,5), elle est visible à faible élévation dans le ciel (ici de 16° à 11°) et ses rayons traversent une forte épaisseur atmosphérique, conférant des effets variables, de variation d’intensité lumineuse, de distorsion de couleur, de halo, voire d'oscillation du fait de turbulences dans l'atmosphère. Ici, le PAN est vu jaune ou blanc, et selon des intensités variables. Tous ces effets existent même en absence de nuages et peuvent être accentués (variation d'intensité, jusqu’à quasi- disparition) par la présence de voiles nuageux sinon invisibles. On vérifie que Vénus est bien visible compte tenu des montages environnantes : l'obstacle dimensionnant en élévation dans la direction de Vénus depuis le champ de tir est le mont de Rosier ou Cerisier à 700 m d'altitude soit une dénivelée d'environ 200m depuis le champ de tir à plus de 1,5 km, soit encore un angle de 8°, trop faible pour masquer Vénus. Les indications des témoins, s’agissant de la direction du PAN ne sont pas assez précises pour assurer une correspondance exacte avec Vénus. Mais les témoins assurent l'absence de nuages et "un temps étoilé", ils observent à l'Ouest, à hauteur voisine des montagnes et ne remarquent pas Vénus qui est l'étoile "qui saute aux yeux" quand on regarde ce secteur de ciel (les autres étoiles "fortes" sont Capella et Procyon, beaucoup moins lumineuses, magnitude de 4 points inférieures !), alors même qu'ils font mention à la taille d'une étoile pour qualifier la taille finale du PAN. Si le PAN aurait été autre que Vénus, Vénus aurait été utilisée pour repérer le PAN. Les autres éléments d'étrangeté comme " l'éloignement du PAN" lorsque les lampes sont orientées vers lui ou la montre qui le lendemain est en avance sont de pures coïncidences qui ont ici attiré l'attention des témoins en raison du climat d'étrangeté déjà en place. Les éléments ci-dessus ne laissent aucun doute. Le GEIPAN classe le cas en A : observation de Vénus. Ces témoignages sont peu précis en terme d'informations. Ils illustrent bien l'étrangeté que peut engendrer un astre, ici Vénus, y compris pour des militaires de carrière. [GEIPAN classification A — Vénus]

May 8, 1980 · 9:15 PM

Probable conventional

Saint-Germain-Les-Buxy, Bourgogne · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment classé D et nommé BUXY (71) 1980 fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 08 mai 1980 vers 21h 15, alertée par les aboiements de son chien, une personne sort dans sa cour et voit dans le ciel une forme lumineuse. Le témoin décrit une grosse toupie rouge orangée ou un objet ressemblant "à deux assiettes creuses retournées l'une sur l'autre". Le témoin appelle immédiatement sa voisine qui voit également une boule de couleur rouge et orange comme du feu en déplacement dans le ciel. Le PAN se déplace rapidement sur une trajectoire rectiligne Buxy - La Ferté - Sennecey-le-Grand à basse altitude. Les témoins précisent que ce soir-là, les aboiements des chiens aux alentours étaient anormaux et que la télévision s'est brouillée momentanément. La Gendarmerie ne trouvera aucun autre témoin du passage du phénomène, mais d'autres habitants du secteurs confirmeront le brouillage de leur télévision. Ils indiqueront également des problèmes sur leur bétail. Ce cas s’avère être une méprise probable avec une courte traînée de condensation d’avion éclairée à haute altitude par le soleil couchant. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants (voir le compte rendu d'enquête) : - forme arrondie ou semblable à « deux assiettes creuses retournées l'une sur l'autre », identique à d’autres exemples similaires, photographiés dans les mêmes conditions ; - couleur orangée-rouge, « feu » identique aux exemples exposés ; - forte luminosité ; - déplacement sans interruption ; - heure d’observation, peu après le coucher du soleil, qui se trouve à 3° sous l’horizon, pouvant donc encore éclairer des objets situés en altitude, comme un avion de ligne. La présence d’un avion de ligne dans cette direction est plausible, mais ne peut être vérifiée 40 ans après. L’observation de cette trainée de condensation est concomitante avec un orage proche, que les témoins ne décrivent pas, mais dont les effets secondaires se retrouvent dans l’affolement des chiens aux alentours ainsi que des pannes de téléviseurs. Ces éléments sont confirmés par d’autres personnes du voisinage, qui n’ont pas vu le PAN. La baisse de production de lait des vaches, notée par un voisin, peut avoir des causes multiples. Il est usuel que les témoins relient à l’étrangeté première d’autres phénomènes qui n’auraient peut-être pas été notés sans le climat d’anxiété ou d’alerte ainsi déclenché. La consistance est moyenne : deux témoins, mais un certain manque de précision des informations (durée d’observation, taille angulaire). En conséquence le cas est classé B : observation probable d'une trainée de condensation d’un avion. [GEIPAN classification B — Trainée de condensation]

May 8, 1980

Probable conventional

Flixecourt, Picardie · France

Le 8 mai 1980 à 23h 30 des gendarmes sont appelés sur les lieux de l'apparition d'un phénomène particulier. Un témoin, fortement impressionné, affirme que sa chambre a soudainement été éclairée par une forte lumière, qu'il a ressenti dans cette pièce la présence d'une forme humanoïde et que par la fenètre lui et sa soeur ont pu voir le déplacement d'un objet lumineux . Les gendarmes n'ont pas recueilli de traces ou d'autres témoignages dans le secteur confirmant les dires de ces personnes. D'autres témoins présents à leur domicile dans des pièces correctement orientées auraient du voir le phénomène compte tenu de l'ampleur décrite. Ce qui n'a pas été le cas. Les chiens de garde des témoins, d'ordinaire très agressifs la nuit à la moindre lumière, n'ont pas bougé lors de ce phénomène. Enfin, l'enquête de la gendarmerie a montré une certaine fragilité du témoin. L'hyphothèse la plus probable est donc que le témoin a probablement été abusé par des phénomènes lumineux provenant de véhicules facilement visibles depuis la fenêtre de la chambre alors qu'il se trouvait sans doute dans un état de sensibilité particulière aux phénomènes surnaturels. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

April 27, 1980

Vezzani, Corse · France

Le 27 avril 1980 un témoin observe un phénomène particulier alors qu'il s'apprête à rentrer chez lui vers 0h 30. Une boule rouge-orangée de la grosseur d'un ballon de football s'approche vers lui et s'arrète à 5 mètres de la maison. Cet objet brille fortement d'un éclat métallique. Réveillant d'autres personnes chez lui , ils vont également observer cette boule lumineuse. Effrayés, ils décideront de rentrer se coucher. Le lendemain aucune trace suspecte ne sera remarquée sur le devant de la porte. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène pour lequel nous manquons d'informations. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

April 21, 1980 · 11:55 AM

Pellerin (Le), Pays de la Loire · France

Le 21 avril 1980 à11h 55 un témoin entend un sifflement et est effrayé par une gerbe de feu et la chute à quelques mètres de lui d'un objet venant du Nord- Ouest . Il n'entend aucun bruit d'impact et ne voit aucune fumée. Ce jardinier décrit l'objet comme ayant la grosseur d'un seau d' un diamètre de 20 cm et les couleurs de l'arc en ciel. Les gendarmes appelés sur place constatent des traces au sol : sur un cercle de 100 m de diamètre le sol est recouvert d'une poudre blanchâtre et l'herbe est brûlée. Aucune trace d'impact du type cratère n'est présente au sol. Le lendemain une pièce métallique sera retrouvée. Il n'a pas été retrouvé trace des résultats d'analyse dans les archives du GEIPAN, ce qui nous conduit à un classement C en attendant d'avoir retrouvé ces pièces. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

April 13, 1980

Probable conventional

Metz, Lorraine · France

Le 13 avril 1980 en soirée, deux personnes observent depuis leur résidence des points lumineux dans le ciel. Ils se déplacent rapidement à haute altitude dans une direction Nord-Sud. Ces points émettent une lumière blanche clignotante. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène pour lequel nous manquons d'informations. Il est cependant probable qu'il s'agissait d'un passage d'avion en haute altitude. [GEIPAN classification B — Phénomène identifié non indiqué]

April 11, 1980

Identified

(Dpt) Bas-Rhin, Alsace · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification explicité dans une note d'enquête. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SOULTZ SOUS FORETS (67) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Dans la nuit du 11 au 12 avril 1980 entre 23h50 et 0h30 plusieurs témoins vont observer longuement et depuis différents lieux un phénomène lumineux dans le ciel. Ce phénomène, statique ou en déplacement lorsque les personnes se déplacent dans leur véhicule, intrigue les témoins. Les témoignages rapportés par les PV de gendarmerie (N°491 et N°307) présentent les caractéristiques d’une observation d'un astre. Caractéristiques aujourd'hui bien connues du GEIPAN avec l'accumulation de cas expliqués de ce type en particulier au cours des dix dernières années (voir site www.geipan.fr et recherche de cas avec les phénomènes astres, Vénus, Lune, Soleil ): - durée d'observation longue de plus de 30 minutes, faible hauteur dans le ciel et disparition finale du PAN derrière le relief local. - position du PAN stable à l’arrêt du témoin et mobile dès lors que le témoin se déplace avec perception d'être suivi par le PAN. Il s'agit de l'illusion de la "boule suiveuse". La direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile avec le paysage. Comme le témoin a déjà au préalable été surpris par l’aspect du PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est compris comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant la vitesse de ce dernier, ici à gauche des témoins sur la route de Hoelschloch à Merkwiller. Et bien sûr, arrivé à Merkwiller, le PAN "contourne l''église" située à gauche de la direction suivie par la voiture et au carrefour, lorsque le véhicule s’arrête, le PAN reste au niveau du carrefour. - non identification par les témoins d'un astre remarquable car très lumineux pourtant présent dans la direction de l'observation, alors que le ciel est décrit comme dégagé et étoilé. On vérifie qu'il s'agit effectivement d'un astre à savoir Vénus qui, à 23H50, est très visible (magnitude - 4,4) en azimut 301° et à hauteur 6,2°. - les repérages de visées des témoins T2 et T3 concordent, ils situent le PAN "au dessus du Liebfrauenberg" qui est en fait le château du même nom. T1 utilise un repère moins précis (" à proximité des radars de la base de Drachenbronn") et T3 mentionne à la fin de sa déposition ces mêmes radars tout en répétant que le PAN était au-dessus du Liebfrauenberg ("Je précise que lorsque la boule était au - dessus du Liebfrauenberg, dans cette direction, elle se trouvait très prês et juste au-dessus des installations radars de la Base Aérienne, à leur gauche.". La formule est confuse, d'autant qu'il y a 20° à 30° d'écart d'azimut entre les deux repères (selon la largeur du domaine attribuée au château du Liebfrauenberg). On peut penser que T3 a surtout voulu attirer l'attention sur le fait que des radars militaires n'étaient pas loin de l'OVNI. T4 mentionne "nous avons pu observer pendant une demi-heure environ l'objet qui se trouvait apparemment en stationnement au-dessus de la base de DRACHENBRONN". On note que T4 n'est pas originaire des lieux (service militaire) et a pu utiliser la référence de T1 ou T3 (les témoins étaient tous ensemble au moins à un moment de l'observation), ce que traduirait le "apparemment", mais tout en faisant un raccourci, il parle de la base, qui est en direction NE, et non des radars de la base qui sont en direction Nord Ouest Nord. - en prenant le repérage précis utilisé par T2 et T3 et non infirmé par T1 et T4, à savoir le château du Liebfrauenberg et comme lieu d'observation le carrefour de Merkwiller ou le lieu-dit Hattenweg, la visée correspond à l'azimut de Venus (~300°). On vérifie que le profil altimétrique dans cette direction (à +/- 5° autour) ne cache pas Vénus, l’obstacle le plus en élévation (massif de la forêt de Goersdorf) se trouvant à 4,2 km (de Hattenberg) avec un dénivelé de 200 m soit à une élévation relative de 2,7°. Selon cette estimation, le masquage de Vénus intervient à 0H20 alors que les témoins le notent à 0H25 ou 0H30, la variation d’élévation sur 10 mn est de 1,2°. On est parfaitement dans les marges d'erreur d’appréciation ou de connaissance des heures exactes des éléments d'observation comme des positions précises des témoins au moment de ces observations (influe sur l'évaluation des masquages). Le PV de gendarmerie N°491 note dans sa synthèse d'enquête et le dessin associé que le PAN a fait une fuite finale (après une demi-heure de stabilité au-dessus du Liebfrauenberg) vers le Nord EST. Ce qui viendrait en contradiction avec l'hypothèse. Mais T2 et T4 ne mentionnent pas de fuite finale. L'expression utilisée par T2 "ce dernier est resté jusqu'à 0 heure 30 au dessus du Liebfrauenberg, J'ignore quelle direction il a prise par la suite, je n'ai pas fait attention." laisse penser que T2 avait connaissance de témoignages de fuite finale mais n'était pas en mesure de confirmer. T3 mentionne "cette boule est partie en laissant une traînée jaune, en direction du Nord". T3 a pu subir l'illusion classique d'une réduction finale d’intensité de l'étoile ( en raison de la couche atmosphérique) en l’interprétant comme un éloignement soudain en distance et il aurait approximer une fuite vers le Nord Est (Vénus est alors à 308°) en fuite vers le Nord comme il approximait déjà Liebfrauenberg et les radars de la base. T1 indique "L'objet se tenait immobile à proximité des radars de la base de DRACHENBRONN, Nous avons observé ce phénomène jusque zéro heure vingt-cinq à laquelle il s'est éloigné à très grande vitesse vers LOBSANN. LOBSANN étant en NE, cette indication traduirait une nette fuite finale du PAN franchement vers la droite sans possibilité de l'associer à une fuite en distance comme pour T3. Néanmoins le témoignage de T1 vient en écart des autres sur plus d'un point. Dans la phase en voiture (avec T2 et T4), T1 décrit le PAN "haut dans le ciel" alors que T4 et T2 le voient sur la gauche (ou dans une direction fixe équivalente à la gauche) et alors que T4 mentionne que T1 a signalé aux autres le PAN sur sa gauche. T1 est le seul à décrire un PAN en "deux disques reliés par un trait". Enfin T1 décrit une traversée de route par le PAN, le PAN venant de la droite. Cette sensation d'évolution du PAN par rapport à la route a pu se produire mais pas dans ce sens et pas dans ces proportions. Le cap de la route n'est pas stable, en particulier au niveau du cimetière (zone signalée par T1 comme franchissement de la route par le PAN) , le cap passe de N à NE et donc la direction de Vénus par rapport à la route passe de la gauche ( cap 10H) pour se caler au voisinage du cap de la route (cap 12h) . Ces éléments de singularité et/ou d’exagération des sensations de T1 nous conduit à ne pas les retenir. Les autres éléments d’étrangeté apparente, comme les changements de couleur, les impressions de baisse de hauteur du PAN par saccade ou escalier, sont classiques de l'observation de Vénus à faible élévation au travers des couches atmosphériques créant les modifications de couleurs. La première méprise (non reconnaissance du fait de la lueur et des couleurs) est à l'origine de l'erreur d’appréciation de distance et in fine de l'illusion de boule suiveuse. L'ensemble se consolide mutuellement en étrangeté. La forte cohérence d'aspect et de position dans le ciel avec Vénus ne laisse aucun doute. Les quelques éléments qui s'opposeraient (fuite finale vers l'EST) ne peuvent être retenus car ils viennent d'un seul témoin parmi les 4, en singularité ou contradiction avec les trois autres. Enfin aucun des témoins n'a distingué Vénus pendant plus de 30 minutes, alors que le ciel est dégagé et que Venus est dans la direction d'observation et aurait dû être un repère clef pour situer le PAN. En conséquence le GEIPAN classe le cas en A : observations de Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

April 7, 1980 · 2:00 AM · SPHERE

Identified

Saint-Usuge, Bourgogne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site : www.cnes-geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé C et nommé LOUHANS (71) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 07 avril 1980 vers 2h du matin, deux personnes (T1 passagère et T2 conductrice) circulant sur la départementale D13 à quelques kilomètres de Saint-Usuge (71) aperçoivent une lumière rouge orangée à très basse altitude. Cette lumière est située approximativement au-dessus de la rivière " la Seille" et semble se déplacer en suivant le cours d'eau. Sur la D178 au lieu dit "Varennes", le PAN est vu comme une boule, se déplaçant au ras du sol par bonds successifs. Les témoins voient ensuite la boule chuter et s'immobiliser sur un côté de la route. La conductrice s'arrête puis prise de panique recule et fait demi-tour. Alors qu'une voiture arrive en sens inverse, les témoins voient la boule prendre de l'altitude et disparaître. Les témoins se rendent à la gendarmerie. L'observation a duré 10 minutes environ. Ce cas est consistant (deux témoins), la description du PAN observé est assez précise. La sincérité et la crédibilité des témoins n'ont jamais été mises en doute (voir les notes d'enquête). Le classement initial en C ne paraît pas du tout justifié. Le phénomène décrit présente beaucoup de caractéristiques communes (durée d'observation, forme, taille, couleur) avec un objet astronomique parfaitement connu : la Lune au lever. La Lune était effectivement en train de se lever dans l’axe que les témoins indiquent. Les perceptions de mouvement du PAN correspondent aux illusions typiques créés par un astre : Le PAN suit les témoins en mouvement selon une trajectoire parallèle, c’est l’illusion de la boule suiveuse. - la direction de l’astre est bien sûr fixe en absolu. Quand la voiture du témoin suit un cap à peu près constant, l’astre est fixe par rapport au véhicule et défile le long du paysage. Comme le témoin ne voit pas l’astre mais un PAN et le considère à une distance proche, ce défilement le long du paysage est perçu comme un déplacement du PAN parallèlement au véhicule en reproduisant les marches/arrêts ; - la perception de déplacement de PAN est introduite par son défilement (apparent) le long du paysage. En absence totale de paysage (mer, désert), l’illusion ne se produit pas ou peu. Si les repères de paysage sont proches, l’astre défile derrière eux rapidement, s’ils sont loin, le défilement et donc la perception de vitesse de déplacement du PAN est moindre. Il suffit qu’il y ait une alternance de repères plus ou moins proches dans le paysage pour que le témoin perçoive des déplacements du PAN en saccades par bond (« se déplaçant par bonds »). De même, la notion de hauteur du PAN par rapport au paysage situé dessous est relative, une alternance de hauteurs de paysage (mal reconnu) peut induire une perception d’alternance de hauteur absolue du PAN contribuant aussi à la notion de mouvement par bonds du PAN. Un autre phénomène de mouvement de l’astre peut être créé par sa variation d’intensité lumineuse, elle-même causée par l’évolution du voile atmosphérique devant l’astre (le ciel n’étant pas totalement dégagé). Cette variation est logiquement interprétée par le témoin comme une variation en distance (vers lui ou à l’opposé de lui) du PAN selon des vitesses souvent qualifiées de fulgurantes, en particulier lors de la fuite et de la disparition finale. Cette fuite en distance est alors logiquement décrite comme une fuite dans le ciel ou "une prise d’altitude" et le témoin ne voit et ne décrit bien sûr aucune variation de position en site ou azimut (en effet ceux de l’astre sont fixes). Ici, le témoin dit « la boule s’est élevée à grande vitesse, en obliquant sur la droite par rapport à notre sens de marche ». Effectivement, auparavant le PAN « suivait » les témoins et avait une trajectoire parallèle sur leur droite, la fuite finale en distance du PAN est logiquement perçue comme un éloignement vers la droite du PAN avec donc changement de trajectoire de ce dernier. Il est à noter l’état de stress et de panique dans lequel sont plongés les témoins : « prise de panique, ma sœur a reculé » (T1). Ce n'est pas la perception visuelle des témoins qui est en cause, mais l'interprétation que les témoins font de leur observation à travers leur ressenti (fatigue, conduite de nuit, panique). En conséquence, le GEIPAN classe le cas comme PAN A : observation liée à une méprise avec la Lune au lever. [GEIPAN classification A — Lune]

April 5, 1980 · 10:45 PM · SPHERE

Probable conventional

Chesnay (Le), Ile-de-France · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment nommé LE CHESNAY (78) 1980 et classé D fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 05 avril 1980 vers 22 heures 45, un témoin à CHESNAY (LE) (78) observe une boule très lumineuse blanche montant silencieusement par saccades dans le ciel et laissant derrière elle une trainée blanche. L'objet part ensuite à l'horizontale à très grande vitesse avant de disparaitre. Le témoin intrigué en parle autour de lui et une autre personne raconte qu'un peu plus tôt à PARIS (75) elle a vu également le déplacement d'un phénomène similaire. Les deux témoins sont entendus en gendarmerie. Deux cas d'observation sont créés : CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 et PARIS (75) 05.04.1980. Les deux phénomènes observés par les témoins étaient probablement deux rentrées de météoroïdes observées à environ une heure d’intervalle au-dessus de la région parisienne et se déplaçant selon une trajectoire différente (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - PAN décrits comme étant de forme sphérique, de couleur blanche et lumineux. - Présence d’une traînée. - Durée d’observation très courte, de l’ordre de quelques secondes. - Déplacement rectiligne pour le PAN observé par T2. Quelques étrangetés présentes ont pu être expliquées : - pour T2, l’apparente immobilité initiale du PAN pendant deux secondes se retrouve dans certaines observations de bolides, au tout début de leur entrée dans l’atmosphère, avant que la traînée ne se forme; - pour T1, la première étrangeté, relative au déplacement en « saccades » n’est qu’apparent et est probablement créé par des variations de luminosité du bolide; - la seconde étrangeté, plus importante, est celle liée à une trajectoire semblant être « en angle droit ». Nous avons pu montrer que cette notion « d’angle droit » devait être relativisée pour de multiples raisons : • les indications géographiques données par le témoin concernant l’azimut initial et final auxquels le PAN se trouvait sont imprécises et laissent ouvertes des possibilités de déplacement du PAN selon un angle pouvant aller jusqu’à environ 150°, ce qui traduit plutôt une trajectoire incurvée; • ce type de trajectoire incurvée, bien que rare, existe pour les bolides. Nous avons pu en trouver des exemples; • le témoin indique avoir dû « rejeter sa tête en arrière » pour continuer à observer le PAN, ce qui peut simplement signifier qu’il ait eu besoin de lever la tête pour le suivre car il sortait de son champ de vision; • un effet de perspective est très probablement présent. Le témoin observe le PAN « monter dans le ciel » et pense avoir affaire à un objet s’élevant verticalement en prenant de l’altitude. Lorsqu’il se rend compte qu’il doit lever la tête pour le suivre, il pense que le PAN a changé de trajectoire pour se déplacer parallèlement à la terre, d’où son impression d’une trajectoire globale « perpendiculaire ». En 1980, il n’y avait aucune des facilités actuelles d’enregistrement de témoignages de passages de météoroïdes. L’absence d’enregistrement autre n’est pas déterminante. Les enregistrements modernes montrent que les rentrées se produisent de manière plutôt aléatoires et peuvent survenir dans des délais brefs au-dessus de lieux proches. Le GEIPAN de l’époque n’avait pas cette expérience et a pu exclure l’hypothèse météoroïde en cherchant un seul et même phénomène pour les deux observations. La consistance est moyenne, avec une description des PAN succincte. Bien que les témoins fournissent des données angulaires d’élévation initiale pour les deux PAN, des données supplémentaires auraient été profitables, surtout pour le PAN vu par T1 qui manque de précision en azimut et élévation finale. On note une forte probabilité de contamination entre les témoignages T1 et T2 qui portent sur des observations de PAN distincts que les témoins, qui ont échangé avant déposition, ont naturellement eu tendance à rapprocher. En conclusion le GEIPAN classe le cas : CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 en B : observation probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T1. PARIS (75) 05.04.1980 en A : observation très probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T2. [GEIPAN classification B — Météoroïde]

April 5, 1980 · 9:15 PM · SPHERE

Identified

Paris, Ile-de-France · France

Le GEIPAN continue à publier l’ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l’époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd’hui l’objet d’un réexamen, dans le seul but d’être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l’expérience d’enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d’observation précédemment nommé LE CHESNAY (78) 1980 et classé D fait partie d’un ensemble de cas réexaminés récemment. Le 05 avril 1980 vers 22 heures 45, un témoin à LE CHESNAY (78) observe une boule très lumineuse blanche montant silencieusement par saccades dans le ciel et laissant derrière elle une trainée blanche. L'objet part ensuite à l'horizontale à très grande vitesse avant de disparaître. le témoin intrigué en parle autour de lui et une autre personne raconte qu'un peu plus tôt à PARIS (75) elle a vu également le déplacement d'un phénomène similaire. Les deux témoins sont entendus en Gendarmerie. Deux cas d'observations sont créés : CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 et PARIS (75) 05.04.1980. Les deux phénomènes observés par les témoins étaient probablement deux rentrées de météoroïdes observées à environ une heure d’intervalle au-dessus de la région parisienne et se déplaçant selon une trajectoire différente (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - PAN décrits comme étant de forme sphérique, de couleur blanche et lumineux ; - présence d’une traînée ; - durée d’observation très courte, de l’ordre de quelques secondes ; - déplacement rectiligne pour le PAN observé par T2. Quelques étrangetés présentes ont pu être expliquées : - pour T2, l’apparente immobilité initiale du PAN pendant deux secondes se retrouve dans certaines observations de bolides, au tout début de leur entrée dans l’atmosphère, avant que la traînée ne se forme ; - pour T1, la première étrangeté, relative au déplacement en « saccades » n’est qu’apparent et est probablement créé par des variations de luminosité du bolide ; - la seconde étrangeté, plus importante, est celle liée à une trajectoire semblant être « en angle droit ». Nous avons pu montrer que cette notion « d’angle droit » devait être relativisée pour de multiples raisons : • les indications géographiques données par le témoin concernant l’azimut initial et final auxquels le PAN se trouvait sont imprécises et laissent ouvertes des possibilités de déplacement du PAN selon un angle pouvant aller jusqu’à environ 150°, ce qui traduit plutôt une trajectoire incurvée ; • ce type de trajectoire incurvée, bien que rare, existe pour les bolides. Nous avons pu en trouver des exemples ; • le témoin indique avoir dû « rejeter sa tête en arrière » pour continuer à observer le PAN, ce qui peut simplement signifier qu’il ait eu besoin de lever la tête pour le suivre car il sortait de son champ de vision ; • un effet de perspective est très probablement présent. Le témoin observe le PAN « monter dans le ciel » et pense avoir affaire à un objet s’élevant verticalement en prenant de l’altitude. Lorsqu’il se rend compte qu’il doit lever la tête pour le suivre, il pense que le PAN a changé de trajectoire pour se déplacer parallèlement à la terre, d’où son impression d’une trajectoire globale « perpendiculaire ». En 1980, il n’y avait aucune des facilités actuelles d’enregistrement de témoignages de passages de météoroïdes. L’absence d’enregistrement autre n’est pas déterminante. Les enregistrements modernes montrent que les rentrées se produisent de manière plutôt aléatoires et peuvent survenir dans des délais brefs au-dessus de lieux proches. Le GEIPAN de l’époque n’avait pas cette expérience et a pu exclure l’hypothèse météoroïde en cherchant un seul et même phénomène pour les deux observations. La consistance est moyenne, avec une description des PAN succincte. Bien que les témoins fournissent des données angulaires d’élévation initiale pour les deux PAN, des données supplémentaires auraient été profitables, surtout pour le PAN vu par T1 qui manque de précision en azimut et élévation finale. On note une forte probabilité de contamination entre les témoignages T1 et T2 qui portent sur des observations de PAN distincts que les témoins, qui ont échangé avant déposition, ont naturellement eu tendance à rapprocher. En conclusion le GEIPAN classe le cas : - CHESNAY (LE) (78) 05.04.1980 en B : observation probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T1. - PARIS (75) 05.04.1980 en A : observation très probable de rentrée de météoroïde pour l’observation de T2. [GEIPAN classification A — Météoroïde]

April 2, 1980

Conflans-Sainte-Honorine, Ile-de-France · France

Le 02 avril 1980 vers 23h 30 des personnes observent dans le ciel une boule lumineuse de la forme d'un ballon de rugby. Cet objet immobile est observé pendant 20 minutes. Puis il se déplace très lentement et un bruit de brassage d'air que les témoins décrivent comme un bruit de ventilateur est entendu. Cette boule s'éloigne plein Ouest. L'observation se poursuivra presque une heure avant d'être abandonnée par les témoins. Aucun autre témoignage ne sera recueilli sur ce phénomène pour lequel nous manquons d'informations. L'hypothèse de l'évolution de nuit d'un hélicoptère léger est cohérente avec les témoignages et ne doit pas être écartée bien qu'elle n'ait pas été vérifiée. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

March 29, 1980 · 10:45 PM · SPHERE

Identified

Fay-Le-Clos, Rhône-Alpes · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions, en mettant à profit de nouveaux moyens techniques (logiciels) et l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années. Ce réexamen aboutit quelquefois à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé SAINT-VALLIER (26) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte-rendu d'enquête). Lors de trajets, plusieurs personnes dans deux voitures observent le déplacement vers l'Ouest d'un phénomène lumineux circulaire dans le ciel. Le PAN est décrit comme une boule très lumineuse de couleur (blanche phosphorescente, orangée, rouge selon les témoins) avec des "reflets verts" en forme de "pieds". Une fois tous arrivés au même endroit, ils continuent leurs observations jusqu'à ce que le PAN disparaisse derrière les montagnes en direction de le Nord-Ouest. Les observations ont duré entre 5 et 20 minutes. Les témoins ont très probablement observé VENUS. La durée d’observation, importante, est classique de ce type de confusion avec un astre. L’observation s’est déroulée vers le nord-ouest ou l’ouest et à une faible élévation angulaire, ce qui correspond bien à l’emplacement de Vénus aux heures de l’observation, qui était située aux environs de 6° d’élévation, à l’ouest-nord-ouest. L’apparence du PAN, principalement décrit comme étant blanc, ponctuel et fortement lumineux, correspond parfaitement avec l’hypothèse. Les variations dans le récit de quelques témoins relativement à cette apparence traduisent le fait que Vénus se trouvait très bas sur l’horizon et était sujette aux turbulences atmosphériques pouvant faire varier de façon temporaire et aléatoire sa luminosité et produire des effets de couleurs brefs (rouge, vert…) , mais également produire de forts éclats, ce que les témoins traduiront par des « pieds lumineux ». La perception de déplacement rapide du PAN s’explique par le déplacement des témoins en voiture. L’astre non reconnu défile le long et derrière l’environnement parcouru par le véhicule et est perçu comme un PAN suiveur. D’autres déplacements perçus rapides, mais le témoin étant à l’arrêt résultent de la diminution d’intensité lumineuse de l’astre (épaisseur de voile atmosphérique) que le témoin interprète logiquement comme un déplacement en éloignement du PAN. La perception de déplacement lent du PAN correspond bel et bien au coucher de Vénus et sa disparition à celle de Vénus derrière les montagnes du Forez. Le seul élément qui pourrait limiter cette hypothèse serait la présence d’un obstacle nuageux empêchant ce soir-là de voir Vénus. Néanmoins, la seule indication disponible étant celle d’un ciel globalement dégagé (2/8) à 35 km, vu la forte correspondance avec Vénus, la probabilité qu’il s’agisse d’un autre phénomène sur fond de nuages cachant Vénus est très faible. En conclusion, le GEIPAN classe le cas en A, observation très probable de la planète Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]

March 27, 1980

Unexplained

La Source, Centre · France

Le 27 mars 1980 vers 22h, un automobiliste et sa passagère aperçoivent dans le ciel une masse sombre de forme triangulaire. A chaque extrémités des lumières rouges et blanches clignotantes donnent l'envergure de l'objet : celle-ci atteint d'après le témoin 50 mètres. L'engin d'abord stationnaire, se déplace ensuite en s'inclinant lentement et en restant à la fois à 50 m du sol et de la voiture. Reprenant de l'altitude, l'engin s'est ensuite incliné sur la droite puis a disparu dans le ciel à une vitesse importante. Durant les 4 à 5 minutes d'observation et avec les vitres fermées, aucun bruit particulier n'a été entendu. Aucune autre information n'a été recueillie sur ce phénomène qui reste inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

March 25, 1980

Probable conventional

Fontevraud L'Abbaye, Pays de la Loire · France

Le 25 mars 1980 à partir de 21h50 plusieurs militaires observent durant une heure un phénomène lumineux particulier. Une boule plus grosse qu'une étoile et de couleur jaunâtre émet des rayons lumineux importants. Elle est observée en direction de l'Ouest avec une position un peu au-dessus de l'horizon sans précision angulaire précise. L'examen de la carte du ciel montre à cette heure Vénus en direction de l'ouest à 11° environ au dessus de l'horizon et qui présente une magnitude importante de -4,22. Sirius est également très visible avec une magnitude de -1,45 mais les témoins ont probablement été abusés par l'observation de Vénus. [GEIPAN classification B — Vénus]

March 23, 1980 · 12:30 AM

Identified

Saint-Remy-De-Provence, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 23 mars 1980 à 22h 20 des personnes alertent la Gendarmerie : ils observent des phénomènes lumineux inexpliqués évoluant à la base de la tour-relais de télévision hertzienne du "Mont Caume". Se rendant immédiatement sur les lieux et lors de vérifications menées les soirs suivants, il s'avèrera que les phénomènes lumineux viennent de projecteurs de signalisation nouvellement installés au pied de la tour. De plus, les gendarmes constateront que d'autres effets lumineux aperçus depuis cet endroit ne sont en fait que les éclairages publics de villages environnants et les phares de véhicules qui se déplacent. Ces signalisations lumineuses sont à cette époque noyées et perturbées régulièrement par de la brume et des conditions climatiques défavorables. [GEIPAN classification A — Signalisation lumineuse]

March 17, 1980

Aix En Provence, Provence Alpes Cote d'azur · France

le 17 mars 1980 à 20h 40, trois personnes observent un objet très lumineux qui se déplace lentement dans le sens Sud-Nord. Cet objet est de forme circulaire. Cette observation n'est pas confirmée par des gendarmes qui à plusieurs reprises regarderont le ciel dans cette direction. Aucune autre information ne sera recueillie sur ce phénomène pour lequel nous manquons d'informations. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

March 16, 1980 · 12:30 AM · CYLINDER

Unexplained

Eguille (L'), Poitou-Charentes · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé EGUILLE (L') (17) 16.03.1980 (mais connu également sous le nom de ROYAN (17) 1980) fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d'enquête). Le 16 mars 1980 vers minuit trente, trois témoins sont intrigués par la présence d'une masse lumineuse de couleur jaune orangé dans le ciel nocturne couvert et bas. Durant 45 minutes, malgré des allées et venues (notamment pour prévenir la gendarmerie), les témoins vont suivre les déplacements silencieux du phénomène. Ce dernier disparaît rapidement entre Marennes et Rochefort (17). Un croquis représentant le déplacement du PAN et le paysage aux alentours est joint au procès-verbal, ainsi qu’un plan de situation et qu’une planche photographique annotée avec la position du PAN. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Seules deux hypothèses ont été retenues, étudiées et exploitées ; qui sont finalement assez proches l’une de l’autre. Celle de l’impact sur la basse couche nuageuse du projecteur d’un braconnier (en bateau ou à pieds) pêchant la civelle (les pêcheurs « officiels » ne sortant jamais le dimanche), est plausible au regard de la position privilégiée des témoins, situés à proximité immédiate et observant dans l’axe de la Seudre, rivière où cette pêche se pratique. Les pêcheurs utilisent de puissants projecteurs qui, braqués vers le ciel, peuvent donner cet aspect saisissant de tâche sur la couche nuageuse basse. La forme, circulaire et déformée par la perspective, la « petite queue lumineuse » décrite par le témoin 1 ainsi que les estimations de dimensions données par les témoins sont des caractéristiques toutes compatibles avec cette hypothèse. Cependant, elle est mise en défaut par quatre facteurs principaux : • la couleur du projecteur, qui est blanche et non jaune orangée. • la luminosité du PAN, décrite comme très forte, voire éblouissante, par les trois témoins. Le témoin 1 décrit par exemple que le paysage alentours était illuminé comme en plein jour, ce qui est strictement impossible à produire avec l’impact d’un projecteur sur des nuages, même situés à basse altitude. • le risque que prendrait un braconnier à laisser ainsi son projecteur orienté vers le ciel, le rendant facilement repérable par les autorités. • on pourrait également se demander pourquoi un braconnier « s’amuserait » ainsi avec son projecteur, en le faisant aller et venir dans le ciel pendant 45 minutes. L’autre hypothèse, mettant en jeu un projecteur de discothèque, est plausible, tout comme pour celle du projecteur d’un braconnier, au regard de l’axe d’observation, en direction d’une zone côtière, de la forme, des dimensions et de la « petite queue lumineuse » décrite par le témoin 1. Les déplacements décrits par les témoins ainsi que la couleur jaune orangée sont également compatibles avec l’hypothèse ainsi que la date, dans la nuit du samedi au dimanche. Il existe en revanche des données qui invalident cette hypothèse. Nous retiendrons en particulier : • la luminosité du PAN, décrite comme très forte, voire éblouissante, par les trois témoins. Le témoin 1 décrit par exemple que le paysage alentours était illuminé comme en plein jour, ce qui n’est pas compatible d’un projecteur sur des nuages, même bas. • nous sommes hors-saison et aucun établissement pouvant utiliser ce type de projecteur n’est ouvert. • les distances sont trop importantes pour qu’il puisse s’agir d’un projecteur utilisé par un établissement côtier, sauf à imaginer un dispositif local plus proche, mais il est trop tard pour qu’une quelconque vérification puisse être faite sur place. Il n’y a donc aucune hypothèse de probabilité suffisante pour expliquer l’observation. Au niveau de la consistance, bien que tous les témoins aient été entendus en Gendarmerie et que le procès-verbal établi en conséquence soit assez complet (cartes et planche photographique), il manque des données importantes telles que des relevés d’azimuts pour chaque témoin (seul le témoin 1 ayant donné l’information) et d’angles d’élévation du PAN. Dans la méthodologie actuelle GEIPAN, le présent niveau d’étrangeté et de consistance imposent de pratiquer une « enquête terrain » avec le témoin pour une reconstitution et un entretien cognitif. Cette dernière est susceptible d’impacter positivement et négativement l’évaluation d’étrangeté comme de la consistance. Mais elle n’est pas possible pour un cas en revisite si longtemps après. Aussi l’évaluation du présent cas est faite selon les critères actuels de prise en compte de l’étrangeté et de la consistance (voir actualité GEIPAN http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=181&no_cache=1&tx_ttnews[backPid]=211&tx_ttnews[tt_news]=209) comme si l’enquête terrain avait été faite et avait été totalement neutre (aucun apport en plus ou moins), ce qui est quelque fois le cas. Par contre, afin de marquer cet écart méthodologique, la classification se fait sur la base ABCD et non sur l’actuelle ABC D1/D2 qui correspond pour le classement inexpliqué à une validation plus forte du caractère inexpliqué. Ici le cas est la limite entre un cas inexpliqué et un cas inexploitable par manque de consistance dans l’état de dossier faute d’enquête GEIPAN menée sur place. En conséquence, le cas est classé D : inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

March 11, 1980 · 9:00 PM · LIGHT

Probable conventional

Saint-Menges, Champagne-Ardenne · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation (connu également sous le nom de VRIGNES AUX BOIS (08) 1980 a fait l'objet d'une revisite en 2007 et classé C et a été repris récemment (voir le compte-rendu d'enquête). Le 11 mars 1980 vers 21h un automobiliste (T1) est alerté par son jeune fils (T2) de la présence dans le ciel dégagé d'un phénomène lumineux "comme une étoile". Il semble se rapprocher et passer de la grosseur d'une pièce de monnaie à celle d'une assiette ce qui effraye les témoins. Pris de panique, l'automobiliste fait demi-tour et son fils lui indique que le point est devenu rouge. Le moteur du véhicule cale alors et la lumière s'éteint. Le véhicule fini par redémarrer après plusieurs essais. Le phénomène passe ensuite au-dessus du véhicule puis s'éloigne progressivement. Les témoins effrayés rentrent chez eux. Aucun bruit particulier n'a été entendu. L'automobiliste se présente à 22h30 à la gendarmerie et une enquête est menée sur place dès 23h40 : aucune trace au sol ou sur la végétation n'est retrouvée. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Les témoins ont probablement observé un aéronef venant dans leur direction, avec son (ou ses) feu(x) d’atterrissage ou son phare de recherche (hélicoptère) allumé(s). Ce feu puissant empêche la perception visuelle de toute autre signalisation lumineuse. Seul le feu de navigation gauche est brièvement aperçu par T2, soit de façon temporaire, soit en fin d’observation, avant que le PAN ne soit perdu de vue. Aucun bruit n’a été perçu, mais ce paramètre n’est pas déterminant. Il dépend en effet de nombreux facteurs, tels que la perception auditive propre des témoins, l’éloignement du phénomène, les bruits éventuels présents dans l’habitacle de la voiture… Tous ces paramètres étant inconnus ainsi que la force et de la direction du vent… Et surtout, lorsque le témoin affirme « je n’ai pas entendu le moindre bruit sur le phénomène » (PV), il ne précise pas si l’observation s’est faite fenêtre du véhicule ouverte ou fermée. Nous avons démontré au fil de l’enquête que les conditions de visibilité dans le véhicule des témoins limitent considérablement leur champ visuel et que l’observation s’est faite alors que le PAN restait visuellement bas sur l’horizon, y compris une fois le demi-tour effectué. Il était donc probablement encore très éloigné des témoins lorsque ceux-ci ont effectué ce demi-tour et ont occasionné, dans la panique et le stress, un enchaînement d’événements non liés au phénomène lui-même (calage du moteur, extinction des feux, non-allumage d’une lampe-torche…). Les témoins sont totalement accaparés par leur stress et le désir de quitter au plus vite le lieu de l’observation, le PAN, toujours dans l’hypothèse de la confusion avec un aéronef, se trouvant encore loin des témoins a « tout le loisir », en quelque sorte, de disparaitre pour de bon de leur champ de vision, possiblement suite à un virage. T1 (le conducteur) affirme avoir revu le point rouge du PAN « comme mon fils l’avait dit » devant lui. Nous avons pu montrer que ce point rouge, observé à cet instant, n’était probablement que la planète Mars, visible en conjonction avec la planète Jupiter, dans la direction d’observation (sud-est), face aux témoins. Paniqué et ne pensant qu’à rentrer chez lui à cet instant, T1 ne s’est pas attardé davantage sur cette observation finale de Mars, qui a probablement été très brève, ce qui ne lui a pas permis de constater que ce « point rouge » ne bougeait pas et ne pouvait donc pas être lié au PAN. La nécessité du témoin d’essayer de se concentrer sur sa conduite, de nuit et sur une route en mauvais état, lié à son état de stress renforce ce point. La disparition rapide et progressive de Mars peut tout à fait avoir été causée par le passage devant la planète d’un banc de brume épais, dont la présence est confirmée par les données météorologiques. Cette disparition contribue à l’illusion du PAN car la diminution d'intensité peut être interprétée comme l'augmentation de distance du PAN. Cette confusion finale avec la planète Mars rend caduque la seconde partie de la trajectoire du PAN telle que figurant dans les deux sources d’information relatives au cas, après son passage au-dessus du véhicule des témoins. Ils ne l’auraient finalement observé qu’en direction du nord-ouest. Concernant les phénomènes annexes de calage de moteur et d’extinction simultanée des feux de la voiture, nous avons montré qu’une panne provoquant simultanément l’arrêt immédiat et total du moteur et des feux est hautement improbable, de par la conception mécanique et électrique du véhicule du témoin. L’hypothèse que le calage ait été provoqué par une inattention de conduite de T1, dans un état de grand stress à cet instant, est plus probable. Il est par ailleurs envisageable que, par réflexe de peur et de protection inconscient (pour ne pas être « repéré »), le témoin ait délibérément coupé ses feux pour les rallumer ensuite. La peur du ridicule, en repensant rétrospectivement et à froid à cet épisode, pourrait expliquer que T1 n’ait pas souhaité le mentionner explicitement devant les enquêteurs. Ceci reste toutefois très hypothétique, aucun élément concret ne venant étayer cette hypothèse. Au vu de l’ensemble de ces points, il semble désormais inadéquat de lier les deux évènements. Le premier étant probablement un simple aéronef observé dans des conditions particulières (de nuit et de face avec un (ou des) feu(x) d’atterrissage ou un phare de recherche allumé(s)…) ayant entraîné un enchaînement en cascade de réactions de panique des deux témoins, se trouvant dans un état de stress extrême. La consistance est moyenne. Il manque des données, angulaires (dimensions apparentes du PAN), testimoniales (fenêtres ouvertes ou fermées, position de T2 dans l’habitacle, témoignage de T2…) et photographiques (pas de photos, ni de vidéos du phénomène). L'absence de ces données ne permet ni d'infirmer, ni d'étayer fermement une hypothèse avion qui reste néanmoins suffisamment probable pour être retenue. Le classement D (qui a existé un temps pour ce cas) est par contre exclu du fait de cette hypothèse qui en réduit l'étrangeté. Le GEIPAN classe en B: observation probable d'un aéronef. [GEIPAN classification B — Aéronef]

March 10, 1980 · 10:10 PM

Identified

Authon-Du-Perche, Centre · France

Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification. Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé NOGENT-LE-ROTROU (28) 1980 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment (voir le compte rendu d'enquête). Le 10 mars 1980 vers 21h30, les gendarmes d'une brigade entendent par radio sur la fréquence d'une autre brigade qu'un automobiliste circulant sur la D13 entre Les Etilleux (28) et Nogent-le-Rotrou (28) a aperçu un PAN. Plusieurs gendarmes scrutent le ciel dans la direction indiquée mais ne font aucune observation. A 22h10 un gendarme (T1) fermant les persiennes de sa chambre à la caserne d'Authon-du-Perche (28) aperçoit avec son épouse une boule lumineuse dans le ciel clair en direction de Les Etilleux (28). Le gendarme fait appel à son chef (T2) et aux autres gendarmes : tous observent les évolutions du PAN en forme de boule ou disque (changement de couleur de l'orange vif au rouge et déplacement par bonds successifs et arrêts) jusqu'à sa disparition (heure exacte non indiquée sur PV). A 22h40 quatre gendarmes (T3, T1, T4, T5) partent en voiture en direction de Les Etilleux (28) sur la D9 puis vers Coudray-au-Perche (28) avant de revenir à Authon-du-Perche (28). Durant leur déplacement les gendarmes remarquent une masse lumineuse de couleur rouge foncée (PV). Puis lors de l'arrêt au lieu-dit "Moulin Neuf" (commune de Coudray-au-Perche) les gendarmes observent de nouveau un phénomène décrit comme un objet ovale lumineux immobile et silencieux à basse altitude. Le PV indique que cet objet était composé de deux parties, un premier tiers inférieur avec des lumières éblouissantes et le second tiers supérieur avec des lumières à prédominance rouge-orangée et des points rouges parsemés sur une même ligne horizontale. Autour de l'objet une lueur formait une "auréole". Aucun autre témoignage ne sera recueilli dans les localités traversées. Nous disposons d’un procès-verbal d'enquête préliminaire de gendarmerie (sans PV d'audition de chacun des 5 témoins) et d’un rapport d’enquête privée provenant du Groupe de Recherches Cosmographiques (GRC) du Mans édité le 10 décembre 1980. Ce rapport (en document joint) nous donne entre autres la transcription de l’enregistrement de chaque témoignage ainsi que des dessins sur les PAN observés. Le GEIPAN ne maîtrisant pas les conditions de l’enquête privée pour la collecte des témoignages, ce rapport privé est cité à titre d’information et pour illustrer les différences entre les récoltes des témoignages selon les conditions. Il se trouve que les conclusions du GEIPAN peuvent être établies sur les seules bases du PV sans que les éléments du rapport privé amènent des éléments décisifs de confirmation ou d’infirmation. Faute d’informations, nous ne prendrons pas en compte l’observation initiale d’un automobiliste circulant sur le CD13 entre Les Etilleux (28) et Nogent-le-Rotrou (28), ayant eu lieu vers 21h30 et rapportée par radio aux gendarmes, sans plus de précisions. Ce cas d’observation est complexe et difficile à exploiter : - complexe car il concerne l’observation par cinq gendarmes de plusieurs phénomènes très probablement bien distincts, qu’ils n’ont pas su ou pu reconnaître. - difficile à exploiter car la consistance est médiocre : 1/ Concernant le procès-verbal qui doit constituer la pièce maîtresse et déterminante des témoignages en absence d’autres collectes de témoignages menées directement par le GEIPAN. On note la faiblesse des informations, avec de plus une agrégation sans distinction d’origines propres à chacun des témoins ne permettant pas d’apprécier le degré de convergence et divergence. 2/ De surcroît le caractère confus ou contradictoire de certaines informations figurant dans le rapport d’enquête privée GRC, particulièrement en ce qui concerne les échanges avec l’enquêteur, ne serait pas de nature à modifier l’appréciation de la consistance. On dégage trois phases d’observation successives, assez bien délimitées, concernant des phénomènes distincts : - Une première phase, s’étant déroulée depuis la Gendarmerie, pour laquelle on montre qu’elle concernait l’observation de la planète Vénus, parfaitement visible ce soir-là puisque les témoins affirment voir des étoiles dans la direction d’observation. Vénus est en phase de coucher, bas sur l’horizon, et les conditions particulièrement défavorables permettent d’expliquer la méprise. En effet, outre les effets des turbulences atmosphériques, la confusion avec Vénus s’est accompagnée d’un effet autocinétique de groupe, pour l’observation à l’œil nu, et de divers défauts optiques liés au témoin T2 (astigmatisme), au matériel utilisé (aberrations optiques) et à son utilisation (mauvaise mise au point) pour l’observation aux jumelles. Pour cette phase, par rapport à ce qui précède, les seules informations disponibles dans le PV « une boule lumineuse dix fois plus grosse que les étoiles apparaissant dans le ciel exempt de masses nuageuses » attestent l’aspect général du PAN et la visibilité d’étoiles dans la direction d’observation sans pour autant que les témoins ne mentionnent la présence de Vénus pourtant bien distinguable, sont des éléments suffisants pour établir l’hypothèse de méprise avec Vénus. L’enquête privée réalisée dans des conditions non connues du GEIPAN n’amène rien qui pourrait consolider ou invalider cette hypothèse. En conséquence le GEIPAN conclut pour cette première phase : A, observation très probable de VENUS. - Une seconde phase, s’étant déroulée sur une partie du trajet effectué par les témoins en voiture et concernant l’observation de trois points lumineux rouges orangés. Très peu de données concernant cette phase intermédiaire sont disponibles que ce soit dans le PV ou dans le rapport d’enquête privée. Il nous manque en particulier les données basiques comme les azimuts et hauteurs d’observation, les dimensions angulaires des PAN et de l’espace les séparant, etc… En conséquence le GEIPAN conclut pour cette deuxième phase : C, manque de données fiables. - Une troisième phase, s’étant déroulée véhicule arrêté, sur le trajet retour vers la Gendarmerie. Elle concerne l’observation d’un PAN par quatre témoins, qui en donnent une description différente. Cette phase n’a pas pu être étudiée pour les raisons suivantes : -- absence de données exploitables dans le procès-verbal, en particulier les données existantes, toujours dans le procès-verbal, sont présentées de façon à laisser penser que l’ensemble des témoins a observé et décrit le phénomène exactement de la même manière, alors qu’il s’agit d’une agrégation faite par un des gendarmes pour l’ensemble des témoins ce qui ne nous permet absolument pas de voir le degré de divergence ou convergence de l’ensemble des témoins alors que le GEIPAN s’attache à récupérer les témoignages individuels de chacun des témoins. Dans le cas présent cette agrégation n’est pas favorable à la consistance du témoignage. Le fait de surcroit que le CR privé (GRC) rapporte des éléments contradictoires entre témoins et confus va dans le même sens. En conséquence le GEIPAN conclut pour cette troisième phase : C, manque de données fiables. [GEIPAN classification A — Vénus]