Skip to content
UAP Nexus

The catalog

Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

3,449 entries

January 19, 2023 · 7:39 PM · TRIANGLE

Plouhinec, Bretagne · France

Le 19 janvier 2023 vers 19h50 un témoin depuis son domicile sur la commune de Plouhinec (56), observe vers le sud-est un PAN en forme de triangle isocèle. L'ensemble de la surface inférieure du PAN est éclairé de lumières de couleur jaune uniforme. Ce PAN est affecté d'un faible déplacement vers la gauche et se trouve, visuellement, sous des fils électriques passant devant la maison. Le témoin tente de capturer le PAN en photo, sans succès. En effet, sur l'écran de visualisation, en lieu et place de l'image du PAN, se trouve une couleur bleu ciel, jamais observée auparavant avec cet appareil. A cet instant, le PAN n'est plus remarqué par le témoin, se trouvant masqué entièrement par l'appareil photo. Lorsqu'il abaisse cet appareil afin d'observer de nouveau le PAN à l'œil nu, il constate que le PAN n'est plus présent et que l'écran de visualisation de l'appareil redevient normal. Le témoin a transmis son observation au GEIPAN deux mois après les faits, permettant la réalisation d'une enquête de terrain par deux experts le 13 mai 2023. L'enquêteur principal a ensuite mené de nombreux échanges avec le témoin pour approfondir le recueil de données, aboutissant au prêt de l'appareil photo original. Une campagne de tests techniques a ainsi été conduite la semaine du 31 juillet 2023. Les résultats de ces tests figurent en annexe 1 ( voir le compte rendu d'enquête). L'étude de la carte CNOA* et des données du site spécialisé « ADS-B.NL » révèle qu'aucun trafic aéronautique pouvant correspondre au PAN, n'était présent au moment de l'observation, dans l'azimut du phénomène. L'analyse effectuée à partir de l'ensemble des données recueillies conclut que : - Le témoin a pu restituer avec précision les différents éléments relatifs à l'apparence et au comportement du PAN, sans jamais se contredire aussi bien entre le QT, que lors de l'enquête terrain et des échanges ultérieurs. - L'observation, bien que brève, fait état d'un phénomène dont les caractéristiques sont difficiles à rapprocher de phénomènes connus. Nous avons toutefois exploré l'hypothèse d'un drone, potentiellement d'origine militaire. Cependant, l'apparence du PAN comme sa présence dans la zone d'observation restent incompatibles avec cette hypothèse. Par ailleurs, les dimensions possibles calculées pour le PAN, en tenant compte de la surestimation faite par le témoin de sa taille apparente, impliquent que ce drone devait être d'une certaine envergure et se trouver à proximité du témoin - soit à environ 15/20 m pour un drone d'environ 50 cm à 1 m. Une telle proximité amènerait d'autres contraintes (survol interdit, perception du bruit...) qui n'ont pas été validées par l'enquête. - Divers épiphénomènes relevés par le témoin ont pu, pour la plupart, trouver une explication logique et/ou ne pas avoir de lien avec le PAN. Nous pouvons citer par exemple : -- L'existence d'un décalage de l'horloge interne de l'appareil photo pour lequel nous avons démontré qu'il était déjà présent au moins depuis pratiquement 18 mois. -- La présence d'un artefact trouvé au sol par le témoin, constitué de brindilles disposées en triangle, est notée. Bien que le témoin semble lier cet élément à son observation de manière indirecte (envisageant la reconstitution d'un tiers, enfant ou autre), aucun élément objectif de l'enquête ne permet de confirmer ce lien. - Une analyse assez poussée de l'appareil photo utilisé par le témoin, et ayant présenté de manière inopinée un écran bleu lors de la tentative de photographier le PAN se conclut ainsi : « bien que nous ayons pu, lors de nos tests, recréer un écran bleu très similaire à celui observé par le témoin, sa génération pendant l'observation nécessite une succession de fausses manipulations qui paraissent inenvisageables dans le contexte et/ou l'existence d'au moins une image bleutée en mémoire, qui, bien que théoriquement possible, s'est avérée en pratique être impossible à restituer lors de l'observation du PAN ». L'apparition de cet écran bleu, jamais observé auparavant sur cet appareil en possession des témoins depuis une dizaine d'année, reste pour le moment inexpliquée. En conclusion, l'étrangeté résiduelle après enquête demeure importante au regard de phénomènes connus. L'hypothèse drone largement explorée, n'a pu être consolidée. Le dossier d'enquête a été présenté en comité d'expert du GEIPAN (en dernier lieu le 03 Décembre 2025) lequel a souligné que, selon les critères du GEIPAN, la consistance* du témoignage demeurait moyenne en dépit d'une enquête poussée et la parfaite collaboration du témoin. En particulier, plusieurs éléments rapportés, considérés comme annexes à l'observation, semblent donner lieu à des interprétations qui n'ont pu être reliées au PAN. En conséquence, le GEIPAN classe de cas en « C », phénomène non identifié par manque de données objectivées. CONSISTANCE : Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. CNOA aujourd'hui CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification C — Manque d'informations compte-tenu de l'étrangeté élevée]

January 8, 2023 · 1:30 AM

Probable conventional

Eybens, Rhône-Alpes · France

Le 8 janvier 2023 entre 1h30 et 1h36 un témoin observe devant chez lui un phénomène lumineux orangé en direction ouest-nord-ouest, au-dessus du Vercors. Il décrit ce phénomène comme étant composé d’un élément central ponctuel entouré d’une lueur orangée assez vive d’intensité comparable, selon le témoin, à celle « d’une flamme lointaine assez vive ». Son déplacement s’effectue à vitesse lente selon une trajectoire horizontale. L’estimation de l’orientation est sud/nord ou sud-ouest-nord-est. L’élévation est estimée entre 30 et 35° au début de l’observation et entre 30 et 40° à la fin. Après avoir été perdu de vue au bout de 10 à 15 secondes d’observation, masqué par des bâtiments, un second PAN est observé par le témoin environ 6 minutes plus tard, et est en tous points identique au premier. Le témoin a pu brièvement le filmer avant qu’il ne traverse les nuages en les éclairant légèrement au passage. Un seul témoignage sera recueilli. De consistance moyenne et d’étrangeté plutôt faible après analyse, cette observation est très probablement celle de deux lanternes célestes (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme décrite pouvant être rapproché de celle d’une lanterne - Couleur orangée et lueur assez vive semblable à celle d’une flamme - Déplacement dans le sens du vent - Trajectoire horizontale rectiligne, en fin de parcours - Période d’observation, la nuit entre le samedi et le dimanche, idéale pour que des lâchers de lanternes soient effectués à l’occasion de festivité locales ou privées. Signalons enfin que l’observation a sans doute eu lieu alors que les lanternes étaient déjà lâchées depuis un moment, puisque ayant eu le temps de monter en altitude jusqu’à la hauteur des nuages (situés à 2100 m d’altitude pour la couche la plus basse), la seconde étant même masquée par ces derniers en fin d’observation. Une lanterne a une durée de vie maximale d’environ 20 mn, ce qui lui laisse le temps d’effectuer cette ascension une fois lâchée. Le témoin mentionne une possible trajectoire verticale montante en début d’observation. Il est probable que ces lanternes soient en vol depuis un moment déjà, puisque atteignant la couche nuageuse et que la trajectoire réelle soit difficilement appréciable en raison de la distance d’observation et d’un possible effet de perspective. La vidéo envoyée par le témoin s’avère hélas inexploitable, le PAN n’y étant pas visible, même après amélioration. Classification en « B » : observation très probable de deux lanternes célestes. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]

December 25, 2022

Probable conventional

[A20] De Brives, Limousin · France

Le 25 décembre 2022, alors qu’il se déplace sur l’autoroute A20 entre Brive-la-Gaillarde (19) et Limoges (87), dans le secteur d’Uzerche, le témoin observe, à travers son pare-brise, deux PAN vers 21h45. L'observation dure environ 20 secondes. Les deux objets, de forme ronde et de couleur bleu/blanc/gris, présentent un comportement distinct : l’un reste immobile, tandis que l’autre se déplace dans toutes les directions à proximité. Les deux PAN disparaissent soudainement lorsque le témoin tente de les photographier. La consistance* du cas est moyenne dans la mesure où un unique témoin, et aucune photo ou vidéo des PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description des PAN évoque très bien l’observation d’un skytracer (forme ronde, couleur bleue/blanche/grise, immobilité et mouvements en tous sens). Le ciel couvert de nuages relativement bas est également un élément favorable à l’hypothèse, ces nuages servant de support à la lumière projetée vers le ciel. Une discothèque était bien ouverte le soir de l’observation, dans le secteur, mais elle ne dispose pas d’un skytracer ( voir le compte rendu d'enquête). Un tel dispositif, utilisé dans le cadre d’une fête privée surtout en période de Noël est tout à fait envisageable avec la démocratisation de ce type de matériel. Cependant, l’absence d’autres témoins et l’imprécision de la localisation du témoin ne permet ni de confirmer ni d’infirmer de manière formelle l’hypothèse explicative, qui reste tout de même probable au vu de la ressemblance des PAN avec les caractéristiques d’une projection lumineuse sur un couvert nuageux. Le cas est classé "B", probable observation d’une projection lumineuse peut être issue d’un skytracer. [GEIPAN classification B — Sky rose]

December 16, 2022 · 9:00 PM

Unexplained

Hem, Nord-Pas-de-Calais · France

En promenant son chien sur la commune de HEM (59) vers 21h, un témoin observe 3 anneaux rougeâtres disposés en triangle se déplaçant lentement sur une trajectoire rectiligne allant de l'ouest nord-ouest vers l'est. Le témoin distingue à peine une structure sombre entre les anneaux. Après une observation d'une dizaine de secondes, le PAN disparaît sur place, à l'est-sud-est, comme s'il s'éteignait. Le témoignage a été recueilli un an après l'observation et constitue la seule déclaration disponible relative à ce cas. La consistance* de ce cas est moyenne, avec un témoin unique et une absence de photo ou de vidéo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le niveau d'étrangeté perçu par le témoin est élevé, celui-ci ayant été subjugué par l'observation (forme triangulaire, masse sombre, taille, présence des lumières en forme de tore et absence de bruit). Une enquête sur le terrain, réalisée par deux enquêteurs du GEIPAN, a complété l'investigation initiale à distance, incluant un entretien et une reconstitution de l'observation. Cette démarche a eu lieu environ un an et demi après l'observation (voir le compte rendu d'enquête). L'enquête a exploré plusieurs hypothèses : - L'hypothèse des lanternes a été écartée en raison du déplacement du PAN, qui ne correspondait pas à la direction du vent. - L'hypothèse d'un aéronef n'a pas été retenue, faute de traces radar confirmant sa présence. Il convient de noter que ces deux hypothèses ne parviennent pas à expliquer les lumières rougeâtres en forme de tore, telles que décrites à l'issue de l'observation. - L'hypothèse d'un ou de plusieurs drones équipé(s) de lumières personnalisées permet de répondre à certaines des caractéristiques observées : - Trajectoire rectiligne. - Vitesse estimée pour une distance au témoin inférieure ou égale à 100 m. - Il est possible de personnaliser/customiser un ou plusieurs drones en les équipant de lumières spécifiques, comme des bandes LED. Toutefois, nous n'avons pas trouvé d'exemple de drone équipé de trois lumières "toriques" telles que décrites par le témoin. Les éléments suivants sont toutefois peu, voir incompatibles avec cette hypothèse : - Les estimations de distances basées sur les tailles réelles de divers modèles de drones de loisir conduisent à des résultats totalement incompatibles, sauf si l'on considère un drone de dimensions exceptionnelles ou si la taille apparente du PAN a été significativement surestimée par le témoin. Il convient cependant de noter que les estimations fournies par le témoin dans le questionnaire et lors de l'enquête sur le terrain, soit un an et demi après, ne présentent que peu de divergences. - La zone est interdite au survol de drones, ainsi que le vol de nuit, ce qui n'exclut cependant pas qu'un utilisateur indélicat soit passé outre. - Aucun bruit perçu dans un environnement très silencieux, avec un vent porteur en fin d'observation et une distance devant être modérée pour une taille standard de drone. L'hypothèse d'un drone d'origine militaire a été envisagée, mais aucune conclusion définitive n'a pu être tirée concernant un appareil hors norme. Aucun élément concret ne permet de confirmer cette hypothèse. Bien que le témoignage ait été recueilli un an après l'observation et que des incertitudes subsistent concernant une éventuelle surestimation de la taille du PAN, aucune hypothèse ne permet d'identifier de manière concluante le phénomène observé. Le cas est classé « D1 », phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

December 14, 2022 · 7:36 AM

Identified

Marseille, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le mercredi 14 décembre 2022, à 07h36, un témoin sort sur son balcon pour fumer une cigarette quand il aperçoit à sa gauche des « boules lumineuses » apparaissant et disparaissant, se déplaçant de façon anarchique, restant dans le même secteur pendant plusieurs minutes. Il prend des photos et une vidéo. Son épouse aperçoit le même phénomène mais ne témoigne pas. Le témoignage est précis, daté, horodaté et complété par des photos et une vidéo (voir le compte rendu d'enquête). La localisation exacte des témoins (adresse de son domicile) et l’axe de vue des photos et de la vidéo confirment la direction vers laquelle le phénomène est observé. Ainsi, bien qu’un seul des témoins ait rapporté son observation au GEIPAN, la consistance est bonne. L’examen du film permet de distinguer un mouvement perceptible des « boules » compatible avec des battements d’ailes. Le comportement ne laisse aucun doute sur la nature de ces « boules lumineuses ». Il s'agit très probablement d'un groupe d'une trentaine de goélands (appelés gabians à Marseille) visibles dans la direction du stade Vélodrome (on voit son toit caractéristique fortement éclairé sur les photos et vidéo). Les oiseaux semblent lumineux à cause de l'éclairage urbain qui se reflète sur leur poitrail clair. Au cours de l’enquête, le témoin a pu lui aussi visionner son film sur une tablette avec un écran plus large et a lui-même conclu que les mouvements et le contexte sont totalement compatibles avec un vol groupé d’oiseaux éclairés par les lumières urbaines. Ce qui faisait l’étrangeté de son observation était leur luminosité qu’il ne s’expliquait pas et leur éloignement qui ne lui avait pas permis de les identifier à l’œil nu, ni a posteriori sur l’écran de son téléphone. L’absence d’autres témoins indépendants ou de signalements insolites s’explique par l’aspect naturel et identifiable du phénomène vu sous d’autres angles ou à proximité. Les échanges avec le témoin et l’analyse des photos et vidéo permettent de conclure à une observation d’un groupe d’oiseaux de type goélands éclairés par des lumières urbaines. La présence de ces oiseaux est commune dans ce quartier, confirmée par le son de la bande vidéo dans laquelle on entend des oiseaux de ce type. Le cas est classé A : observation d’un groupe d’oiseaux éclairés par des lumières urbaines. Il s’agit probablement de goélands. [GEIPAN classification A — Oiseau]

December 14, 2022

Probable conventional

[Aero] De Bedous, Aquitaine · France

Le témoin principal (T1), pilote commandant de bord d’un hélicoptère de la sécurité civile, effectue un vol avec son mécanicien-opérateur de bord (T3) pour un entrainement en montagne. Ils sont équipés de jumelles de vision nocturne (JVN). La séance est prévue pour durer entre 45mn et 1h. Vers 18h35, après avoir survolé la commune d’Oloron-Sainte-Marie (64), l'hélicoptère évolue à une altitude d’environ 2000 pieds en direction de l’aéroport de Pau. À ce moment, le pilote est attiré par une traînée lumineuse se déplaçant horizontalement sur un axe est-ouest, qu'il évalue comme étant légèrement supérieure à son altitude et située au nord de Pau. Cette traînée est précédée par une « forme oblongue de grande taille, légèrement floue », que le pilote évalue comme étant « plus grande qu’un avion de ligne ». La traînée lumineuse mesure approximativement deux fois la longueur de cette forme et y est reliée, tandis que sa vitesse est remarquablement élevée. En utilisant les jumelles de vision nocturne (JVN) pour observer le phénomène, le pilote note que la traînée lumineuse apparaît de couleur blanche et la forme sombre (avec ce type de jumelles, les couleurs font apparaître les objets via des contrastes de vert allant du vert blanc au vert très sombre proche du noir). Le témoin T1 suit la trainée et la forme du regard en interpellant T3. Puis la trainée et la forme « s’évaporent » vers l’ouest de l’aéroport de Pau, le phénomène a duré « environ 4 secondes ». Orienté vers le nord-ouest, le témoin (T1) observe à nouveau une traînée lumineuse apparaissant au sud, se déplaçant sur un axe nord-sud, entre les villes d’Orthez et de Lacq. Il estime que la hauteur de cet objet est « d’environ 1000 à 2000 pieds » au-dessus de son altitude, évoluant en palier. La vitesse de déplacement est très rapide, et l'objet s'évanouit à nouveau sur son arrière gauche en direction du massif. Ce phénomène dure « environ deux secondes ». Environ 30 secondes plus tard, le même phénomène se reproduit exactement sur le même axe. Même hauteur, et disparaît sur son arrière gauche. L'attention de T1 se porte alors sur le flanc gauche de l’appareil. Environ une minute plus tard, T1 observe à nouveau le même phénomène, qui est également remarqué par le mécanicien (T3). Le mécanicien décrit ce PAN comme une traînée lumineuse avec une forme plus arrondie en tête, s’étirant peu à peu. Il compare sa lumière à celle d’une « sorte de combustion » et n’observe pas de masse sombre à l’avant de la traînée. Le déplacement de ce PAN s’effectue au-dessus de la ligne d’horizon à l’ouest de la position de l’hélicoptère, selon une trajectoire horizontale à très grande vitesse, mais « moins que [celle] d’une étoile filante ». Le témoin contacte alors la tour de contrôle de Pau afin de vérifier s'il existe des informations concernant des évolutions d'avions rapides dans le secteur. La tour de contrôle indique qu’elle n’a pas connaissance d’activités aériennes militaires dans le secteur et qu’aucun appareil n’est détecté sur les écrans radar. Après quelques instants, le contrôleur (T2) informe qu’il vient lui aussi d'observer, à l’œil nu, une trainée lumineuse qui s’est rapidement évanouie à l’ouest de son secteur. Le contrôleur T2 décrit ce PAN comme étant un point lumineux fixe se déplaçant horizontalement au sud-ouest sur un axe nord-sud, observé durant 2 à 3 secondes avant qu'il ne s’estompe peu à peu. Cette fois ci, ni T1 ni T3 ne voient le phénomène. La durée totale des observations faites par T1 et T3 a duré environ 3-4 minutes. Bien qu’aucune photo ou vidéo des PAN n’ait été faite, la consistance* est très bonne avec trois témoignages complets, particulièrement celui de T1 et une enquête réalisée par la gendarmerie des transports aériens. Les témoignages sont en effet de manière générale d’excellente qualité, complets, et rédigés assez rapidement après l’observation (environ trois semaines à un mois selon les témoins). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses ont été étudiées (voir le compte rendu d'enquête) : 1. L'hypothèse aéronautique n'a pu être exploitée par le GEIPAN en raison de la réception tardive du témoignage. Cependant, elle a été examinée par la Gendarmerie, qui a interrogé le Centre National des Opérations Aériennes (CNOA) et rapporté que les analyses des traces radar ne correspondent pas à l'observation identifiée. 2. La double observation consécutive d’un premier météore rasant, type bolide, suivi de l’observation de trois étoiles filantes, également rasantes, issues de l’essaim des Géminides. Cette deuxième hypothèse a été retenue, elle s’appuie sur les éléments suivants : - L’observation très courte, 2 à 5 secondes. - La mention par les témoins d’impression de combustion, d’éjectas de matière et de crépitement d’étincelles est tout à fait typique de météores. - Une trajectoire rectiligne. L’orientation horizontale de cette trajectoire apparente est causée par un simple effet de perspective, étant perpendiculaire à l’axe d’observation. Celle du premier météore est typique d’un bolide rasant et celles des trois suivants tout à fait conformes à la position du radiant des Géminides, bas sur l’horizon est situé au nord-est. - L’observation a eu lieu quelques heures après le pic de culmination de la pluie d’étoiles filantes des Géminides, qui est l’une des plus importantes de l’année, avec un taux horaire théorique maximal de 120/150 météores. - Les calculs de vitesses de déplacement ont été réalisés pour le premier PAN (environ 20 km/s) et entrent dans la fourchette basse de vitesses connues des bolides (entre 11 et 70 km/s). Une vitesse qui correspond bien à l’impression formulée par T1 de relative lenteur par rapport aux étoiles filantes qu’il a l’habitude d’observer. - La forme oblongue suivie d’une trainée lumineuse, typique de la forme d’un météore, bien que la description par T1 du premier PAN aux jumelles (forme sombre). Nous avons cherché sans succès la trace de ces météores sur les systèmes vidéo automatisés de capture (FRIPON et BOAM) mais également sur la base de données de témoignages visuels de l’IMO (« International Meteor Organization »), habituellement utilisées au GEIPAN. L’heure précoce de l’observation, alors que la nuit n’était pas entièrement établie (entre le crépuscule nautique et le crépuscule astronomique), ainsi que la faible luminosité des météores (dont le témoin n’a pas fourni de précisions) pourraient expliquer l'absence de détection par les caméras des réseaux FRIPON et BOAM, le seuil de détection n’étant peut-être pas atteint. Pour ces raisons, le GEIPAN classe ce cas d’observation en « B » observation probable d'une rentrée atmosphérique de météores. *FRIPON : Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network *BOAM : Base des Observateurs Amateurs de Météores [GEIPAN classification B — Météore]

December 13, 2022 · 5:50 PM

Identified

[Aero Ctrl] Uzein, Aquitaine · France

Le 13 décembre 2022 vers 17h50, le témoin principal (T1) en poste à la tour de contrôle de l’aéroport de Pau-Pyrénées, observe depuis la terrasse de la tour, la présence dans le ciel d’un PAN de forme approximativement ronde et de couleur sombre avec un point lumineux. L'objet suit une trajectoire rectiligne et stable d'est en ouest. Le point lumineux disparaît lorsque le PAN passe au nord de la tour. Un collègue (T2) observe également le PAN, lequel finit par disparaître à l’horizon, en direction du nord-ouest. Après avoir informé le Centre de Détection et de Contrôle (CDC) "Marina" de Mont-de-Marsan, qui confirme l'absence de tout aéronef à basse altitude, ainsi que la Gendarmerie des Transports Aériens de Pau, un second phénomène aérospatial non identifié (PAN), identique au premier, apparaît au même emplacement et suit une trajectoire similaire. Cet événement survient simultanément à l'approche finale d'un vol Air France sur la piste 31 de l’aéroport. Ni l’équipage de ce vol, contacté par la tour de contrôle, ni les gendarmes présents n’ont pu observer ce second PAN. Un petit point lumineux, présentant une teinte légèrement plus jaune que celui du premier PAN, est également visible et disparaît dans des conditions similaires lorsque le PAN atteint la position nord par rapport à la tour de contrôle. Les deux collègues du témoin principal, T2 et T3, observent également ce PAN, qui finit par disparaître de la même manière que le premier. Selon les critères du GEIPAN, ce cas d’observation présente une consistance* satisfaisante. En dépit de l'absence de photographies et de vidéos des PAN, il est corroboré par plusieurs témoignages détaillés et précis. *la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L’enquête a permis de révéler que les caractéristiques de ces deux PAN, telles que décrites par les témoins, étaient tout à fait compatibles avec celles d’objets portés par le vent, soit des ballons fantaisie, éventuellement en Mylar, soit des lanternes célestes (voir le compte rendu d'enquête). Cette première conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Déplacement dans le sens du vent dominant, d’est en ouest - Trajectoire rectiligne régulière - Forme vaguement ronde pour T1, arrondie et légèrement allongée vers le haut pour T2 et sphérique pour T3 - Les calculs donnent une distance parcourue de l’ordre de 300 m à une distance d’environ 65 m au plus proche des témoins pour une vitesse de 5m/s (celle du vent à 150 m d’altitude). Nous avons ensuite établi que ces objets portés par le vent étaient des lanternes célestes et non des ballons, en raison des éléments suivants : - présence d’une lumière blanche puis jaune positionnée à la base des PAN par indiquée par T2 et T3 - disparition de cette lumière, correspondant à l’extinction de la bougie - T3 : « pour moi il s’agit dans les deux cas de lanternes japonaises » - forme ovale. Les conditions d’observation, au crépuscule, n’ont pas permis à T1, de clairement identifier ces lanternes, ce qui n’est pas le cas pour T3, pour qui cette hypothèse ne semble pas faire de doute. La disparition des points lumineux s’explique par l’extinction de la bougie des lanternes, arrivée en fin de vie. L’observation a eu lieu un mardi soir, or les lâchers de lanternes s’effectuent généralement plutôt en fin de semaine, à l’occasion de célébrations particulières (mariage, anniversaire…). Toutefois, à l’approche de Noël, un lâcher de deux lanternes par un particulier en préparation des fêtes est envisageable. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation de deux lanternes célestes. [GEIPAN classification A — Lanterne thai]

November 15, 2022 · 9:30 PM

Orphin, Ile-de-France · France

Le 15 novembre 2022, vers 21h30,dans le village d'Orphin, un témoin devant récupérer son véhicule, observe un PAN en forme de « Y », très lumineux et immobile. Il l’indique à son père présent, qui n’y prête pas attention. Le témoin observe ensuite plusieurs autres PAN identiques, « plus ou moins blancs » et toujours immobiles, moins lumineux que le premier. Il remarque également, dans le ciel, une « forme très grosse et lumineuse se déplacer de manière rectiligne à toute vitesse. L'objet ressemble à deux antennes hertziennes collées entre elles, cet objet clignote de partout. » Il précise avoir eu l’impression que tous les objets se dirigeaient dans la même direction. Après avoir récupéré sa voiture, il essaie de faire une vidéo des PAN mais « il n'y avait plus les gros objets qui se déplaçaient très rapidement ». Aucun autre témoignage ne sera recueilli. La seule source d’informations pour ce cas d’observation de PAN est un procès-verbal de Gendarmerie, le témoin n’ayant pas répondu à notre demande de davantage de précisions. La consistance est faible : un seul témoin a rapporté son observation sur les deux personnes présentes, de nombreuses données essentielles manquent dans la seule source d’information disponible, soit le PV de gendarmerie. La vidéo réalisée est peu exploitable. Elle ne dure que quelques secondes, sur fond de ciel très sombre, avec un PAN à peine visible, défocalisé et avec un bougé important pendant la prise de vue. Les données essentielles permettant une analyse du dossier manquent, à savoir (voir le compte rendu d'enquête) : - Azimuts et élévation des PAN - Nombre de PAN - Taille apparente - Durée d’observation. Il semble également y avoir des données contradictoires, en particulier concernant : - la forme : en forme de « Y », ou points lumineux, - la couleur : blanche puis description de lumières clignotantes rouges, orange et vertes. Par conséquent ce cas est classé C : manque de données pour une analyse. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

November 12, 2022 · 10:45 PM

Probable conventional

Bruguieres, Midi-Pyrénées · France

Le 12 novembre 2022 au soir, deux habitants (T1 et T2) de BRUGUIERES (31) observent, quelques secondes, le passage rapide d’un phénomène lumineux avec un halo dans le ciel. D’étrangeté moyenne et d’assez bonne consistance (deux témoins, mais pas de photo du PAN, pas de récit libre), ce cas s’avère être une probable observation d’un météore (voir le compte rendu d'enquête). Les caractéristiques du PAN cadrent bien avec cette hypothèse, et en particulier : - Observation courte - Vitesse très rapide (T2) - Forme, circulaire pour T2, compatible. T1 est plus précis en évoquant une forme « circulaire/hexagonale », ce dernier terme étant moins compatible avec l’hypothèse, bien que la brièveté de l’observation puisse sans aucun doute ne pas avoir permis aux témoins de pleinement détailler le PAN - Couleur, orange, possible - Luminosité faible, décrite par les deux témoins comme étant « douce et diffuse » - Trajectoire rectiligne pour T1. T2 est, comme pour la forme, plus précis et diverge de T1 : « […] demi-rotation dans les deux sens, puis légers zigzags (3) au-dessus de ma tête puis tournant gauche en montant » Aucune trainée lumineuse n’a été décrite par les témoins, mais uniquement un halo, ce qui est possible, dans certaines conditions d’observation, pour les météores/étoiles filantes. Aucun bolide recensé dans les bases de données de l’American Meteor Society (AMS) et du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network) ne correspond au PAN, mais la luminosité de celui-ci étant relativement faible, il a pu ne pas avoir été observé et/ou rapporté et, en tous les cas, n’a pas pu être enregistré par les caméras du réseau FRIPON, dont la sensibilité est réglée pour ne pas prendre en compte les évènements de type météore ou étoiles filantes, trop fréquents. Le cas est classé B, observation probable d’un météore. [GEIPAN classification B — Météore]

November 8, 2022 · 6:00 PM · LIGHT

Paris · France

Very strange light occurrence in a photograph Would be very huge if properly sized next to the antenna high up in the sky would like to send a photograph via text to her phone number if you can send me a phone number to text you this picture my phone number is 773 ((telephone # deleted))

November 8, 2022 · 7:45 AM · LIGHT

Identified

Petites-Loges (Les), Champagne-Ardenne · France

Le 08 novembre 2022 à 07h45, lors d'un trajet sur la D944, au niveau de la localité des Petites-Loges (51), un témoin observe un point très lumineux, se déplaçant rapidement vers l'ouest, sans trainée, puis disparaître. Le phénomène dure peu de temps, environ 1 à 2 secondes. Un seul témoignage sera recueilli. La consistance est moyenne : un seul témoin, absence de photo ou de vidéo du PAN (en raison de la brièveté du phénomène). L’enquête a pu démontrer au fil de l’analyse (voir le compte rendu d'enquête) que le témoin avait observé l’entrée dans l’atmosphère d’un petit météore, semblable à une étoile filante. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Apparence du PAN (couleur, luminosité…) conforme à celle d’un météore - Durée très courte de l’observation - Trajectoire rectiligne Lorsqu’il s’agit de météores de dimensions modestes et dont les caractéristiques se rapprochent davantage de celles d’une simple étoile filante comme c’est probablement le cas ici, les observateurs moins nombreux sont moins enclins à rapporter leur observation, qui reste souvent moins spectaculaire. Il est donc logique qu’aucun signalement n’ait été déposé auprès de l’IMO (International Meteor Organization). De plus, le seuil de déclenchement des caméras automatisées joue sans doute un rôle dans l’absence d’enregistrement à l’heure de l’observation. L’étrangeté principale pour le témoin, qui a bien pensé à un bolide, est l’absence de trainée derrière le PAN. Or la génération d’une trainée n’est pas systématique. Certains météores, selon leur dimension, l'angle d’entrée dans l’atmosphère, ainsi que l’éventuelle perspective induite par leur position et celle du témoin, ne produisent pas ou produisent des trainées indiscernables à l’œil nu. Le GEIPAN classe ce cas en A : observation d’un météore. [GEIPAN classification A — Météore]

November 7, 2022 · 10:45 PM · SPHERE

Identified

Paris, Ile-de-France · France

Le témoin rapporte en 2025 une observation faite en 2022. Le 7 novembre 2022, aux alentours de 22h45, un témoin, à la fenêtre de la cuisine de son domicile à Paris (75), photographie la cour intérieure de son immeuble, éclairée par la pleine Lune, alors visible dans son champ de vision. Il prend une première photographie et remarque la présence d'une petite sphère bleue au-dessus des bâtiments de l'autre côté de la cour. Après avoir réalisé d'autres photographies, il confirme la présence de cette boule bleue sur ces dernières, a posteriori, sur son ordinateur. De consistance* bonne, avec la présence de deux photographies ayant pu être analysées, bien qu'il n'y ait qu'un seul témoignage tardif, cette observation s'avère être celle d'un reflet parasite de la Lune dans l'objectif du smartphone utilisé par le témoin. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Cette hypothèse s'appuie sur les éléments suivants : - Le logiciel d'analyse d'image du GEIPAN, IPACO a pu être utilisé et démontre sans ambiguïté sur les 2 photos qu'il s'agit d'un tel reflet, occasionné par la présence dans le champ des images de la pleine Lune, qui apparait surexposée (forte brillance). Ce reflet est occasionné par la technologie interne du détecteur photographique qui conduit à le positionner à l'opposé d'une forte source lumineuse, selon un axe de symétrie centrale passant par le centre optique de l'objectif de l'appareil (voir annexe 1 et 2). La méthodologie inhérente à l'analyse de cet artefact peut être consultée sur cette page concernant les reflets optiques. - Forme ronde, comme celle de la Lune - Couleur qui peut être bleue, verte ou rouge, typique de celle de la couche protectrice extérieure de la lentille externe de l'objectif. Ce type de phénomène ne peut être visible que sur l'écran de contrôle de l'appareil, ou a posteriori, sur un ordinateur par exemple. Le GEIPAN classe cette observation en "A" : artefact parasite de reflet d'objectif. [GEIPAN classification A — Artefact photographique (Lune)]

November 5, 2022 · 10:42 PM

Identified

Clamart, Ile-de-France · France

Le 05 novembre 2022, à 22h42, le témoin est à son domicile, à Clamart. Il observe, dans le ciel, une activité lumineuse intrigante : des sortes de réflexions lumineuses de forme ronde-ovale, positionnées en triangle, faisant des allers-retours de type ping-pong, de manière régulière, continue et à vitesse modérée, pour ensuite, se rejoindre en un rond unique et central. Ce phénomène se produit pendant environ 2 minutes, les formes lumineuses se sont ensuite figées pendant au moins une heure Un seul témoignage sera recueilli. La consistance est bonne : un seul témoin a complété le questionnaire et a transmis des photos et une vidéo de bonne qualité (voir le compte rendu d’enquête). L’enquête conclu à une très probable observation par le témoin, de taches lumineuses d’impact de projecteurs mono-faisceaux (« skyrose ») sur une couche nuageuse basse. La portée de tels projecteurs est généralement de plus de 10 km ; ils peuvent être commandés de façon automatisée ou manuelle et produire des faisceaux lumineux fixes ou mobiles (et indépendants les uns des autres ou pas) jusqu’à environ 240000 lumens de flux, produisant un effet de « balayage » exactement comme le décrit le témoin (voir les images sur le site de JMSkytracers. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - formes « rondes – ovales », - couleur blanche, bleutée, - absence de bruit, - mouvements en « balayages type ping-pong», - couche nuageuse basse, - samedi soir. Le témoin a trouvé cette observation étrange pour deux raisons : La première est l’absence de faisceau. Ce point a été expliqué par le fait qu’au moment de l’observation il n’y avait pas de précipitations et donc qu’un faisceau ne pouvait pas se former. La seconde est la présence sur au moins une heure de ce phénomène figé. L'animation lumineuse a très bien pu être temporairement stoppée pour diverses raisons (réglages du dispositif, fin d'animation avant extinction...). LE GEIPAN classe le cas en A : observation très probable de taches d’impact sur la couche nuageuse de projecteurs mono-faisceaux situés au sol. [GEIPAN classification A — Sky rose]

October 20, 2022 · 7:00 AM

Parthenay, Poitou-Charentes · France

Le 20 octobre 2022, aux environs de 7 h 00, le témoin se trouve sur la terrasse de son domicile situé à Parthenay (Deux-Sèvres). Elle observe alors, en direction du nord-ouest, deux PANs se présentant sous la forme de deux lumières jaunes de forte intensité, immobiles dans le ciel. Celles-ci apparaissent espacées d'environ 15 cm lorsqu'on les mesure à l'aide d'une règle graduée tenue à bout de bras, chaque lumière présentant un diamètre apparent estimé à 2 cm. Après quelques instants d'observation, la lumière située à gauche se déplace très rapidement vers la droite, laissant derrière elle une brève traînée orangée avant de disparaître. Le témoin indique ne pas être en mesure de préciser la disparition du second PAN, celui-ci ayant pu soit s'éteindre sur place, soit disparaître sans qu'elle ne s'en aperçoive, son attention étant alors portée sur le déplacement du premier. La durée totale de l'observation est estimée à environ 15 secondes. Aucun autre témoignage n'a été recueilli concernant cet événement. La consistance* du cas est estimée faible, en raison du caractère unique du témoin, de l'absence de photographies du PAN et du défaut de réponse aux sollicitations de l'enquêteur pour obtenir des informations complémentaires. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Les vérifications réalisées auprès des services spécialisés n'ont révélé la présence d'aucun aéronef (avion ou hélicoptère) dans la zone et à la période de l'observation. De plus, l'analyse des bases de données dédiées aux phénomènes astronomiques connus n'a mis en évidence aucun passage de bolide correspondant aux critères temporels et directionnels de l'événement signalé. Enfin, l'hypothèse d'une observation de deux drones est jugée peu probable, notamment en raison de la traînée orangée observée sur l'un des phénomènes aériens non identifiés (PAN), telle que décrite par le témoin et consignée dans le rapport d'enquête. Un compléments d'information a été demandé au témoin pour affiner les recherches mais aucune réponse n'a été reçue. Le GEIPAN classe le cas en « C », phénomène non identifié par manque de données. [GEIPAN classification C — Pas de réponse du témoin]

October 19, 2022 · 6:35 PM · LIGHT

Identified

Viviers-Les-Offroicourt, Lorraine · France

Le 19 octobre 2022, un groupe de cinq individus (deux femmes et trois hommes) discute dans une des rues de VIVIERS-LES-OFFROICOURT (88), lorsqu'une des personnes observe dans le ciel une colonne de fumée atypique. Le groupe constate que cette colonne épaisse s'élève de manière étonnamment verticale. Alors qu'ils examinent le phénomène, un point sombre émerge soudainement de la colonne et s'éloigne lentement, laissant derrière lui une traînée de fumée plus fine et moins dense. Le PAN se déplace alors progressivement vers le sud-ouest avant de disparaître en s'éloignant. Aucun bruit n’a été entendu, laissant le groupe perplexe. Le témoin initial tente de photographier le phénomène avec son téléphone, mais les images manquent de netteté. Il cherche ensuite un appareil photo plus performant, sans succès. Intrigué, il se confie à un ami journaliste, qui publie un article dans la presse locale. Par la suite, le témoin décide de déposer son témoignage auprès de la gendarmerie, qui l'oriente vers le GEIPAN. Les photographies, soumises à un traitement d'image, ont permis d'orienter l'enquête vers un contexte aéronautique, en révélant des éléments susceptibles de correspondre à un avion évoluant à haute altitude. Grâce aux outils spécialisés couramment utilisés par les enquêteurs du GEIPAN, notamment les données extraites des cartes radar du Centre National des Opérations Aériennes (CNOA), l'appareil a été identifié comme un Airbus A319-111 de la compagnie Air France, opérant sur la liaison Paris-Florence (voir le compte rendu d'enquête). La trajectoire initiale de l'avion était dissimulée par la colonne de fumée et n'est devenue visible aux témoins qu'après un changement de cap ayant entraîné une séparation visuelle. L'appareil évoluant à une altitude comprise entre 11 000 et 12 000 mètres et se trouvant initialement à une distance de 58 km, puis se rapprochant à 25 km du sol, il n'est pas surprenant qu'aucun bruit n'ait été perçu. Quant à la colonne de fumée observée par les témoins de manière concomitante au PAN, après avoir éliminé la piste des cheminées de deux grosses entreprises situées dans la direction d’observation, les enquêteurs sont parvenus à localiser les restes d’un écobuage lui aussi situé dans la direction d’observation. La faiblesse du vent a permis à la fumée de s’élever quasi verticalement. L’humidité et l’hétérogénéité de la paille a généré une épaisse fumée qui, à contrejour, apparaissait très sombre aux yeux des témoins. Ce feu, autorisé ou non, volontaire ou accidentel, était situé à seulement 470m des témoins. Malheureusement pour eux, un talus leur en cachait la vue et cette distance associée à un très léger vent de travers ne leur a pas permis de percevoir le bruit de la combustion ou celui de potentiels intervenants. L’étrangeté légitimement perçue est donc parfaitement réduite par une explication totalement démontrée. Le cas est classé en "A" : observation de la trainée de condensation d’un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]

October 1, 2022 · 8:20 PM

Identified

Methamis, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 1er octobre 2022, de la terrasse de son domicile à Méthamis (84), orientée à l'ouest, le témoin observe trois PAN de forme circulaire et de couleur blanche, similaires à des halos de faible luminosité, situés relativement bas sur l’horizon, à l’ouest-sud-ouest. Les mouvements des PAN sont décrits par T1 comme « un déplacement rapide de droite à gauche, restant à la même altitude et occupant une zone d’environ 20° sur l'horizon pendant toute l’observation », puis « ils effectuaient des va-et-vient de gauche à droite et inversement, se croisant et s’évitant, couvrant la même zone pendant environ 5 minutes, sans ralentissement, même lors des changements de direction, à une vitesse élevée ». Prévenues par ce témoin, deux autres personnes observeront, depuis leur domicile distant de celui de T1 d’environ 1 km, le phénomène pendant les deux dernières minutes. Elles n’ont pas rapporté leur observation au GEIPAN. . La manière dont l’observation cesse n’est pas décrite par T1. La consistance* est moyenne avec un témoin unique (les deux autres témoins indépendants n’ayant pas rapporté leur observation au GEIPAN) et absence de photos ou de vidéos du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L’analyse a pu confirmer l’hypothèse émise par T1, à savoir l’observation d’un skytracer, et expliquer l’étrangeté qu’il a perçu au moment de l’observation : l’absence de faisceaux lumineux (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme ronde et effet de halo du PAN, typiques de tâches d’impact sur des nuages bas. - Couleur blanche, couramment utilisée par les projecteurs. - Faible luminosité. - Le faisceau lui-même n’est pas visible par T1. La visibilité horizontale étant excellente (60 km), pas ou peu de particules pouvant offrir un support à la lumière émise par les projecteurs, étaient présentes en suspension dans l’atmosphère. - Présence de bancs de brume pouvant servir de support à la lumière émise par les projecteurs. - Déplacements rapides, réguliers, constitué d’allers et retours sans arrêts, typiques d’un système automatisé. - Le jour de l’observation est favorable à l’hypothèse : le samedi soir est en effet propice à l’utilisation de tels projecteurs dans un cadre festif, comme par exemple à des fins publicitaires pour un événement particulier dans une discothèque, une fête locale ou pour une animation commerciale. - La portée des projecteurs de type « skytracer » peut atteindre voire dépasser les 20 km et leur lumière peut être visible d’encore plus loin, comme une utilisation dans un cadre festif ou commercial autour de la ville d’Avignon, situé dans l’axe de l’observation. Bien que l’enquêteur n’ait pu retrouver l’emplacement précis d’un tel projecteur, l’hypothèse reste néanmoins très probable au vu des autres éléments testimoniaux. Le cas est classé « A » : observation très probable d'un skytracer. [GEIPAN classification A — Sky rose]

September 23, 2022 · 1:20 AM

Bagneres-De-Bigorre, Midi-Pyrénées · France

Le 23 septembre 2022, entre 01h20 et 01h30 du matin, un témoin, en cure à Bagnères-de-Bigorre (65), rapport l'observation, depuis sa résidence, à travers sa fenêtre, d'un PAN particulièrement lumineux. Pensant d'abord à la Lune, il s'approche de la fenêtre après cinq minutes et voit une boule lumineuse jaune pâle, entourée d'un fin contour marron et jaune, se déplacer horizontalement vers la gauche. L'objet semble flotter dans le ciel, à hauteur des yeux du témoin, au-dessus de la rue. L'objet disparaît après un bref moment. Cette observation énigmatique dure environ 5 secondes. Un seul témoignage sera recueilli. Le Geipan n'ayant pas obtenu de réponse malgré ses tentatives de contacter le témoin de ce cas, ni d'éléments supplémentaires via le questionnaire technique, l'enquête se base exclusivement sur le procès-verbal de la Gendarmerie, comme source d'information. En conséquence, en raison de l'absence de données cruciales telles que les azimuts, les élévations du PAN, sa trajectoire, sa luminosité, sa taille apparente, son bruit, etc., ce cas est classé en catégorie "C", signifiant un phénomène non identifié en raison du manque de données suffisantes. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]

September 13, 2022 · 9:00 PM · LIGHT

Unexplained

Ruffec, Poitou-Charentes · France

Le 13 septembre 2022, vers 21h00, le témoin, dans le jardin de sa maison à Ruffec (16), observe vers l'ouest un point lumineux blanc se déplaçant en arc de cercle, de manière cyclique et répétitive au même endroit du ciel. Chaque apparition est entrecoupée d'une période de disparition, chaque cycle durant environ 6 secondes. Après un léger déplacement vers le bas et vers l'ouest-sud-ouest, le PAN disparaît définitivement au bout d'environ 5 minutes d'observation.  La consistance* du cas est moyenne, avec un unique témoin, n'ayant pas pris de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.  Quatre hypothèses ont été explorées (voir le compte-rendu d'enquête) : - hypothèse de l'observation d'avions, - hypothèse de reflets du Soleil sur satellites Starlink® (appelés «starlink flares »), - hypothèse d'animations lumineuses dues à un « skytracer » (projecteur braqué vers le ciel), - hypothèse de reflets sur des cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère.  Les deux dernières hypothèses ont rapidement été écartées pour les raisons suivantes : présence de nuages à l’étage moyen permettant de servir de support à des lumières projetées impossible à confirmer formellement pour un phénomène dû à un « skytracer », vent en altitude trop important empêchant la formation de cristaux de glace et leur maintien en altitude à peu près au même endroit pendant toute la durée de l’observation.  S’agissant des deux premières hypothèses, la description du PAN évoque une observation de type aéronautique, puisque le PAN est décrit par le témoin comme ressemblant aux feux de position d’un avion. Une reconstitution du trafic aérien au moment de l’observation montre que de nombreux avions sont passés sur la trajectoire indiquée par le témoin. Toutefois, le nombre d’apparitions du PAN et leur rythme parait bien supérieur par rapport au nombre d’avions qui sont effectivement passés. L’hypothèse d’un amalgame entre un PAN unique effectuant des rotations, avec plusieurs passages d’avions est donc peu probable sans pouvoir le vérifier formellement. Enfin concernant l’hypothèse relative à l’observation de « flares » de satellites Starlink®, l’enquête a montré que, même si l’apparence du PAN rappelle celle de ces phénomènes d’éclats du Soleil sur ces satellites, cet astre est couché sous -29° soit en condition limite de la position requise (entre -30° et -45°) selon un azimut Nord-ouest (~312°) alors que l’observation orientée à l’ouest. De plus, Les PAN sont situés trop haut sur l’horizon : élévation estimée par le témoin comprise entre 45° et 60° pour une élévation requise maximale de quelques degrés (max 5°). Ainsi, cette hypothèse est incompatible avec les conditions d'observation.  Le travail d’enquête n’a pas permis de rapprocher le PAN d’un phénomène connu, ainsi le cas garde donc une étrangeté résiduelle assez forte, essentiellement en raison de son comportement répétitif.  En conséquence, le GEIPAN classe ce cas en « D », phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

September 10, 2022 · 7:02 AM

Identified

Hendaye, Aquitaine · France

Vers 7h02 du matin, le témoin observe à l’œil nu et depuis le balcon de l’hôtel où elle réside un phénomène unique d’aspect quasi ponctuel, d’éclat constant et de couleur blanche. Le phénomène semble fixe et très haut dans le ciel. Le témoin prend 3 clichés du phénomène qui est également observé par son époux. Suite à cela, le témoin quitte le balcon. La consistance* du cas est bonne avec deux témoins, un seul témoignage très précis et accompagné de 3 photographies du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. Cette observation correspond parfaitement à la description classique d’une planète (ou d’une étoile de première grandeur), ce que le témoin principal avait d’ailleurs suggéré (voir la note d'enquête). Les recherches menées sur Stellarium et Google Earth font apparaitre que la planète Jupiter se trouvait ce soir-là dans une position très proche du PAN : même azimut (à 0,2° près), même hauteur angulaire (à 3° près) que le PAN. Les écarts peuvent être expliqués par les incertitudes liées à la précision des calculs, aux imprécisions des tracés et aux déformations de la photographie. La description du PAN (forme, couleur, fixité, position) corroborée par les clichés effectués permet de mettre en avant l’hypothèse d’un astre, et ce avec un très bon niveau de confiance, d’autant que les investigations montrent la présence de la planète Jupiter dans une position très proche de celle du PAN. Le GEIPAN classe le cas en A : observation de Jupiter. [GEIPAN classification A — Jupiter]

September 5, 2022 · 6:05 AM

Identified

Montegut, Midi-Pyrénées · France

Un témoin nous rapporte une observation qu'il date dans le récit libre du questionnaire au 06 septembre 2022. Par la suite, dans le questionnaire et dans d'autres documents de témoignage (mail, PV ) il indique la date du lundi 05 septembre : nous prenons cette date comme jour de l'observation. Le témoin prend des photographies à l'aide de son téléphone portable au petit matin. Le lundi 05 septembre 2022, vers 06h05, le témoin observe un point lumineux qui se déplace, puis un second point sur la gauche, décalé, vers le bas. Il distingue ensuite une lumière diffuse entre les deux points. La lumière légèrement bleutée s’est précisée, comme un "hologramme de forme rectangulaire entre les deux points". Il voit ensuite autour du second point une « auréole » lumineuse blanche en forme d’iris oculaire de grande surface par rapport au point lumineux et enfin une « hélice » ou « double spirale » de lumière blanche, parallèle au sol, et de taille équivalente à l’iris. Le premier point lumineux n’était plus visible, mais une « barre » de lumière moins vive le remplaçait. La description du témoin et les photos associées ont permis de conclure à l'observation du rallumage et la passivation du deuxième étage de la fusée Falcon 9, lors du lancement du 5 septembre 2022, visant à mettre sur orbite des satellites de la constellation Starlink. C'est désormais une observation très classique et connue du GEIPAN. Cette procédure permet de contrôler le retour sur terre de cet étage. Cela a lieu pendant la deuxième orbite, lors du deuxième passage au-dessus de l’Europe et dans ce cas précis au-dessus ou à proximité de la France. L’étage est alors à une altitude d’environ 320 km. Le moteur est rallumé 1 à 2 secondes pour placer l’étage sur la bonne orbite de rentrée, puis après l’extinction moteur, le second étage est passivé : les gaz présents dans les réservoirs sont éjectés afin de diminuer la pression avant la fin de la mission pour minimiser les risques d’explosion lors de la rentrée rentrée atmosphérique qui va suivre. Cette éjection est faite de façon symétrique de part et d’autre de l’étage ce qui donne une apparence de nœud papillon pour un observateur au sol ; si toutefois les gaz ne sont pas éjectés complètement symétriquement, l'apparence est alors celle d'une spirale. De nombreux témoins ont d'ailleurs contacté le GEIPAN suite à cette observation. Vous trouverez des explications complémentaires dans l'article Une fusée Falcon dégaze au-dessus de la France. Ce cas est classé A : phénomène parfaitement identifié. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]

September 2, 2022 · 6:35 AM · LIGHT

Identified

Frontignan, Languedoc Roussillon · France

Le 02 septembre 2022 à 06h35, un fort orage en approche, un habitant de Frontignan sort sur sa terrasse. Le ciel est très couvert et bas de plafond, le jour n’est pas encore levé ; il aperçoit alors une lumière clignotante verte très vive dans le ciel, visible au-dessus de la toiture d’une maison voisine, il est intrigué par son immobilité. La position sous de gros nuages noirs l'incite à penser que ce point lumineux clignotant n’est pas très haut. Le clignotement est rapide : 1 par seconde environ. Le témoin prend une photo avec son téléphone portable. Limité par le zoom de son téléphone, le témoin décide d'aller chercher ses jumelles et au retour il constate que la lumière s’est déplacée vers lui. Il quitte ensuite de nouveau sa terrasse pour aller chercher un appareil photo avec zoom mais à son retour le PAN a disparu. L'étrangeté perçue provient de la "lumière clignotante verte très vive située dans le ciel" d'abord immobile puis en mouvement vers lui, que le témoin n'identifie pas. La description donnée par le témoin oriente très fortement vers le vol d'un drone. Plusieurs centres de formation de vols de drones, ou d'entreprises de photographies par drones sont présents dans les environs de Frontignan. L'une de ces entreprises : DTS Drone Thau Services située à Sète, contactée par le GEIPAN, confirme que l'hypothèse drones est réaliste, en mentionnant que la couleur verte et les clignotements en sont très significatifs. A titre d'exemple le document d'informations générales joint concernant les codes lumières du drone Mavic indique que les lumières vertes clignotantes correspondent à un mode "vol sécurisé". De plus la société DTS Drone Thau précise que depuis quelques temps, il y a une augmentation de vols de drones dans la région. L’étrangeté résiduelle est faible au vue de ces éléments. Le GEIPAN classe en A observation d'un drone. [GEIPAN classification A — Drone (jouet)]

August 21, 2022 · 9:30 PM · OVAL

Identified

Pierrefort, Auvergne · France

Le 21 août 2022 à 21h30, quatre témoins rapportent avoir observé, depuis la terrasse d'une maison de campagne située sur la commune de Pierrefort (15), plusieurs phénomènes lumineux de forme ovale et de couleur blanche. Ces objets évoluaient de manière régulière, se déplaçant par paires rapprochées selon une trajectoire rectiligne, légèrement ascendante, orientée du nord-ouest vers le sud-est. L'observation a duré environ cinq minutes, au cours desquelles une vidéo a été enregistrée. Aucun bruit associé n'a été perçu par les témoins, et les phénomènes lumineux ont disparu spontanément sans événement particulier. La consistance* du cas est bonne, puisqu'il y a plusieurs témoins et une vidéo des PANs (la vidéo publiée est anonymisée). Toutefois, un seul des témoins a transmis un témoignage au GEIPAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description des PANs (forme ovale, couleur blanche, mouvements réguliers et répétitifs selon la même trajectoire) évoque très bien l'observation d'une animation lumineuse produite par un skytracer (ou skyrose), projecteur habituellement utilisé par des discothèques ou pour signaler des évènements festifs (voir le compte rendu d'enquête). Le ciel couvert de nuages situés à l'étage moyen est également un élément favorable à l'observation, ces nuages servant de support à la lumière projetée vers le ciel. De même, l'absence de faisceau visible entre les projecteurs au sol et les nuages s'explique par la distance (11 km au sol séparent le lieu d'utilisation des témoins) et une excellente visibilité horizontale, avec peu de particules en suspension dans l'air. Bien que nous ne disposions pas d'informations précises sur le modèle utilisé ce soir-là, la portée théorique de tels projecteurs utilisés en extérieur est importante (pouvant aller jusqu'à plus de 10 km). Or, l'enquête a pu déterminer qu'une fête avait lieu à Paulhac (15), commune située à seulement une dizaine de km du lieu d'observation, le soir du 21 août 2022. Contactée par téléphone, la société qui animait le bal de clôture a pu confirmer l'emploi d'un type particulier de skytrackers, des « lyres », pouvant projeter de puissants faisceaux lumineux dans le ciel. L'heure d'utilisation de ces lyres aurait débuté après l'horaire d'observation du PAN mais une utilisation plus tôt à des fins de tests est tout à fait envisageable. Le cas est classé « A », observation de skytracers. [GEIPAN classification A — Sky rose]

August 21, 2022 · 4:07 PM

Identified

Carry-Le-Rouet, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 21/08/2022, le témoin se trouvte dans l’après-midi en famille sur la plage de CARRY-LE-ROUET (13). Il pilote un drone de loisir équipé d’une caméra. Il observe a posteriori la présence du PAN sur la vidéo réalisée à 16h07. Grâce au logiciel IPACO, logiciel d'authentification et d'analyse de photos, spécifiquement adapté aux besoins du GEIPAN, l'enquête menée à pu démontrer que le PAN observé, est un agglomérat de graines de pissenlit porté par le vent(voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme cohérente avec celle d’un agglomérat - Couleur blanche - Déplacement rectiligne dans le sens du vent, depuis le nord-ouest - La période de dissémination de ces graines est cohérente avec la date de l’observation. Ces graines peuvent probablement provenir d’une des collines visibles en arrière-plan de la vidéo, largement recouvertes de végétation. Classification en « A » : observation d’un agglomérat de graines de pissenlit. [GEIPAN classification A — Graine ou Pollen]

August 20, 2022 · 9:48 PM

Identified

Saint-Trivier-Sur-Moignans, Rhône-Alpes · France

Le samedi 20 aout 2022, à 21h40, un témoin et sa compagne observent le déplacement silencieux d'un phénomène lumineux dans le ciel. Le témoin décrit une forme très longue "qui ressemblait à un bracelet maille". Un seul témoignage sera recueilli. Le témoin a observé le train de satellites Starlink, issu du lancement du 19 août 2022 du lanceur Falcon-9 de Space-X.Vous trouverez davantage de renseignements sur le site du GEIPAN : une succession de points lumineux (cliquez sur l'icône Starlink) ainsi que sur le site Méprises du ciel, via l'article Satellites STARLINK. Le GEIPAN classe le cas en A. [GEIPAN classification A — Satellite]