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UAP Nexus

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Sightings

Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.

639 entries

December 16, 2022 · 9:00 PM

Unexplained

Hem, Nord-Pas-de-Calais · France

En promenant son chien sur la commune de HEM (59) vers 21h, un témoin observe 3 anneaux rougeâtres disposés en triangle se déplaçant lentement sur une trajectoire rectiligne allant de l'ouest nord-ouest vers l'est. Le témoin distingue à peine une structure sombre entre les anneaux. Après une observation d'une dizaine de secondes, le PAN disparaît sur place, à l'est-sud-est, comme s'il s'éteignait. Le témoignage a été recueilli un an après l'observation et constitue la seule déclaration disponible relative à ce cas. La consistance* de ce cas est moyenne, avec un témoin unique et une absence de photo ou de vidéo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le niveau d'étrangeté perçu par le témoin est élevé, celui-ci ayant été subjugué par l'observation (forme triangulaire, masse sombre, taille, présence des lumières en forme de tore et absence de bruit). Une enquête sur le terrain, réalisée par deux enquêteurs du GEIPAN, a complété l'investigation initiale à distance, incluant un entretien et une reconstitution de l'observation. Cette démarche a eu lieu environ un an et demi après l'observation (voir le compte rendu d'enquête). L'enquête a exploré plusieurs hypothèses : - L'hypothèse des lanternes a été écartée en raison du déplacement du PAN, qui ne correspondait pas à la direction du vent. - L'hypothèse d'un aéronef n'a pas été retenue, faute de traces radar confirmant sa présence. Il convient de noter que ces deux hypothèses ne parviennent pas à expliquer les lumières rougeâtres en forme de tore, telles que décrites à l'issue de l'observation. - L'hypothèse d'un ou de plusieurs drones équipé(s) de lumières personnalisées permet de répondre à certaines des caractéristiques observées : - Trajectoire rectiligne. - Vitesse estimée pour une distance au témoin inférieure ou égale à 100 m. - Il est possible de personnaliser/customiser un ou plusieurs drones en les équipant de lumières spécifiques, comme des bandes LED. Toutefois, nous n'avons pas trouvé d'exemple de drone équipé de trois lumières "toriques" telles que décrites par le témoin. Les éléments suivants sont toutefois peu, voir incompatibles avec cette hypothèse : - Les estimations de distances basées sur les tailles réelles de divers modèles de drones de loisir conduisent à des résultats totalement incompatibles, sauf si l'on considère un drone de dimensions exceptionnelles ou si la taille apparente du PAN a été significativement surestimée par le témoin. Il convient cependant de noter que les estimations fournies par le témoin dans le questionnaire et lors de l'enquête sur le terrain, soit un an et demi après, ne présentent que peu de divergences. - La zone est interdite au survol de drones, ainsi que le vol de nuit, ce qui n'exclut cependant pas qu'un utilisateur indélicat soit passé outre. - Aucun bruit perçu dans un environnement très silencieux, avec un vent porteur en fin d'observation et une distance devant être modérée pour une taille standard de drone. L'hypothèse d'un drone d'origine militaire a été envisagée, mais aucune conclusion définitive n'a pu être tirée concernant un appareil hors norme. Aucun élément concret ne permet de confirmer cette hypothèse. Bien que le témoignage ait été recueilli un an après l'observation et que des incertitudes subsistent concernant une éventuelle surestimation de la taille du PAN, aucune hypothèse ne permet d'identifier de manière concluante le phénomène observé. Le cas est classé « D1 », phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

September 13, 2022 · 9:00 PM · LIGHT

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Ruffec, Poitou-Charentes · France

Le 13 septembre 2022, vers 21h00, le témoin, dans le jardin de sa maison à Ruffec (16), observe vers l'ouest un point lumineux blanc se déplaçant en arc de cercle, de manière cyclique et répétitive au même endroit du ciel. Chaque apparition est entrecoupée d'une période de disparition, chaque cycle durant environ 6 secondes. Après un léger déplacement vers le bas et vers l'ouest-sud-ouest, le PAN disparaît définitivement au bout d'environ 5 minutes d'observation.  La consistance* du cas est moyenne, avec un unique témoin, n'ayant pas pris de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.  Quatre hypothèses ont été explorées (voir le compte-rendu d'enquête) : - hypothèse de l'observation d'avions, - hypothèse de reflets du Soleil sur satellites Starlink® (appelés «starlink flares »), - hypothèse d'animations lumineuses dues à un « skytracer » (projecteur braqué vers le ciel), - hypothèse de reflets sur des cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère.  Les deux dernières hypothèses ont rapidement été écartées pour les raisons suivantes : présence de nuages à l’étage moyen permettant de servir de support à des lumières projetées impossible à confirmer formellement pour un phénomène dû à un « skytracer », vent en altitude trop important empêchant la formation de cristaux de glace et leur maintien en altitude à peu près au même endroit pendant toute la durée de l’observation.  S’agissant des deux premières hypothèses, la description du PAN évoque une observation de type aéronautique, puisque le PAN est décrit par le témoin comme ressemblant aux feux de position d’un avion. Une reconstitution du trafic aérien au moment de l’observation montre que de nombreux avions sont passés sur la trajectoire indiquée par le témoin. Toutefois, le nombre d’apparitions du PAN et leur rythme parait bien supérieur par rapport au nombre d’avions qui sont effectivement passés. L’hypothèse d’un amalgame entre un PAN unique effectuant des rotations, avec plusieurs passages d’avions est donc peu probable sans pouvoir le vérifier formellement. Enfin concernant l’hypothèse relative à l’observation de « flares » de satellites Starlink®, l’enquête a montré que, même si l’apparence du PAN rappelle celle de ces phénomènes d’éclats du Soleil sur ces satellites, cet astre est couché sous -29° soit en condition limite de la position requise (entre -30° et -45°) selon un azimut Nord-ouest (~312°) alors que l’observation orientée à l’ouest. De plus, Les PAN sont situés trop haut sur l’horizon : élévation estimée par le témoin comprise entre 45° et 60° pour une élévation requise maximale de quelques degrés (max 5°). Ainsi, cette hypothèse est incompatible avec les conditions d'observation.  Le travail d’enquête n’a pas permis de rapprocher le PAN d’un phénomène connu, ainsi le cas garde donc une étrangeté résiduelle assez forte, essentiellement en raison de son comportement répétitif.  En conséquence, le GEIPAN classe ce cas en « D », phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

May 14, 2022 · 3:10 AM · RECTANGLE

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Montluel, Rhône-Alpes · France

Le 14 mai 2022 vers 03h10, depuis le balcon de son appartement à Montluel (Ain, 01), un unique témoin observe un PAN. En direction du sud, il remarque pendant environ 8 secondes le passage d'ouest en est d'un objet gris anthracite de forme rectangulaire. Ce PAN, sans lumières ni traînée, apparaît selon le témoin d'environ 20x40 mm à bout de bras. Il émerge silencieusement derrière une colline au sud-ouest, à 15° d'élévation, suit une trajectoire rectiligne horizontale, puis disparaît derrière une autre colline au sud-est à la même élévation. Le témoin décrit deux particularités marquantes : une déformation des nuages lors de son passage, comparable aux effets observés autour des trous noirs, et la présence d'un halo blanc ténu l'entourant. L'étrangeté de l'observation a été particulièrement significative pour le témoin. Initialement jugée moyenne, la consistance* du dossier a été réévaluée comme bonne suite à l'enquête de terrain. Cette réévaluation s'explique par la parfaite collaboration du témoin avec les enquêteurs, malgré l'absence de documentation visuelle (photo ou vidéo) du PAN et le caractère unique de l'observation. Le questionnaire technique (QT) a été complété par le témoin seulement trois jours après l'observation et les données recueillies sur le terrain (13 mois plus tard) sont très complètes et apparaissent fiables (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Les relevés effectués lors de l'enquête de terrain, complétés par les calculs d'analyse (prenant en compte la surestimation de la taille apparente du PAN par le témoin), démontrent que le PAN, disparaissant derrière une colline en fin d'observation, devait mesurer au minimum 15 mètres de longueur et se déplacer à une vitesse minimale de 130 km/h.. Le témoin a également, envisagé plusieurs hypothèses explicatives, allant d'un phénomène naturel évoquant un trou noir rectangulaire en mouvement à un aéronef militaire doté de capacités de dissimulation, en passant par un ballon dirigeable avec émission de chaleur, un nuage d'insectes, un nuage bas ou une possible projection mentale. Cependant, aucune de ces hypothèses ne parvient à expliquer de manière satisfaisante les caractéristiques du PAN observé, en raison des divergences significatives entre leurs propriétés et celles du phénomène décrit. Par ailleurs, l'hypothèse d'un phénomène aéronef, bien que les données calculées (distance d'observation, tailles et vitesses possibles du PAN) soient compatibles avec celles d'un aéronef, apparaît peu vraisemblable. Cette faible probabilité s'explique par l'importante différence entre l'apparence du PAN et celle d'un avion ou d'un drone. Par ailleurs, aucun aéronef n'a été enregistré par les radars ni n'apparaît sur les cartes de restitution du CAPCODA (Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations et de Défense Aérienne, Armée de l'Air et de l'Espace). L'enquêteur a formulé deux hypothèses supplémentaires pour expliquer l'observation : - L'hypothèse du rêve éveillé (hypnopompique ou hypnagogique) : Bien que plusieurs causes puissent expliquer ce phénomène, nous nous concentrerons sur celle liée à l'insomnie ou à une fragmentation du sommeil, en relation avec l'activité nocturne du témoin. Celui-ci a en effet indiqué avoir adopté un rythme décalé entre décembre 2021 et décembre 2022, se couchant vers 6h du matin, sans périodes d'endormissement pendant ses veilles nocturnes et avec une adaptation rapide à ce rythme. Compte tenu de ces éléments, il apparaît peu probable que le témoin ait été sujet à ce type de rêve éveillé, qui ne se serait produit qu'une seule fois. - L'hypothèse de la persistance rétinienne négative : Ce phénomène, qui résulte d'une exposition prolongée à une source lumineuse, peut générer une image en négatif persistant sur la rétine. Le témoin passant une grande partie de la nuit devant ses écrans, face à des fenêtres rectangulaires, il est possible qu'il ait été sujet à ce phénomène lors de ses pauses. Le passage brutal d'une luminosité intense à une ambiance plus sombre pourrait théoriquement créer une illusion d'optique rectangulaire et foncée, similaire à la description du PAN. La chronologie reconstituée lors de l'enquête terrain montre qu'environ 30 secondes se sont écoulées entre le moment où le témoin quitte son poste de travail et celui de l'observation. Cependant, la durée de persistance d'une telle illusion reste incertaine, car elle nécessite une concentration prolongée et un regard fixe, et est favorisée lorsque les yeux restent fermés. Plusieurs arguments solides remettent en cause cette hypothèse : - Régularité des conditions d'observation : Le témoin travaille dans les mêmes conditions depuis plusieurs mois et suit un rituel identique lors de ses pauses. Il est donc improbable qu'il n'ait observé ce phénomène qu'une seule fois sans en être interpellé. - Absence d'observation dans l'obscurité : Si le phénomène avait été dû à une persistance rétinienne, le témoin aurait dû l'observer également lors de son trajet dans l'obscurité vers le balcon, ce qui n'a pas été le cas. - Caractéristique inexplicable : La déformation des nuages en arrière-plan lors du passage du PAN, élément central de l'étrangeté, ne peut être expliquée par une simple illusion d'optique. Ces observations permettent de conclure que l'hypothèse de persistance rétinienne ne correspond pas aux caractéristiques du phénomène observé. En conséquence, aucune hypothèse de phénomène connu ne permettant de réduire l'étrangeté perçue par le témoin et compte tenu de la consistance du témoignage jugée satisfaisante, le GEIPAN classe ce cas en « D », à savoir phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

March 27, 2022 · 9:30 PM · TRIANGLE

Unexplained

Douai, Nord-Pas-de-Calais · France

Le 27 mars 2022, à 21h30, alors qu'il observe le ciel depuis son jardin à Douai (59) lors de la sortie de ses chiens, le témoin aperçoit un phénomène aérien non identifié (PAN) légèrement à droite de l'antenne de toit du voisin, qui se déplace selon une trajectoire rectiligne. Après avoir brièvement baissé les yeux au sol pour se repositionner, il interrompt l'observation un instant. Lorsqu'il la reprend, le PAN s'est décalé un peu plus à droite, entre l'antenne du voisin et la sienne, et prend la forme d'un triangle équilatéral aux contours nets, d'une couleur lumineuse difficile à préciser - rose, orange ou corail. De petites lumières plus claires, en nombre indéterminé, sont visibles le long des deux côtés adjacents à la pointe avant. Le PAN se déplace de manière régulière et silencieuse, semblant suivre un axe de progression situé au niveau de la rue arrière de la propriété du témoin, avant de disparaître, au terme d'une durée estimée entre 10 et 20 secondes, derrière la ligne de hauts sapins délimitant le terrain voisin. Aucun changement d'apparence ni de comportement n'est observé durant toute la séquence. La consistance* de ce cas est estimée bonne. Malgré un unique témoin et l'absence de photos ou de vidéos du PAN, le témoignage est très détaillé et a été réalisé le lendemain de l'observation. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête, conduite sur une période prolongée et nécessitant de nombreuses vérifications (voir compte rendu d'enquête), a été menée d'abord à distance, puis complétée par des investigations de terrain au cours de l'année 2023. Ces démarches ont permis de clarifier plusieurs éléments du témoignage, d'écarter l'hypothèse d'un avion - à l'exception d'un éventuel petit appareil évoluant à très basse altitude, silencieux et dépourvu de transpondeur, scénario jugé hautement improbable -, et d'envisager l'hypothèse d'un drone suivant une trajectoire incurvée. Cette dernière hypothèse a été étudiée au regard des éléments suivants : - Déplacement compatible, tant par la forme de la trajectoire que par la vitesse apparente. - Proximité de la maison d'arrêt, pouvant évoquer une mission de surveillance ou un repérage. Cependant, plusieurs éléments conduisent à remettre en cause cette hypothèse : - Aucune correspondance visuelle connue avec un modèle de drone civil. Il convient toutefois de noter qu'un utilisateur peut modifier son appareil en y ajoutant des éclairages LED personnalisés, comme cela a déjà été observé. Néanmoins, la forme triangulaire nette décrite par le témoin demeure peu commune, même pour un drone modifié. Les mesures prises sur place et les calculs effectués ultérieurement ont permis de montrer que seuls des modèles de drones de grandes dimensions (égales ou supérieures à environ 1 m de long) auraient pu être observés à la distance minimale possible, soit environ 28 m, plaçant ainsi le PAN au niveau du toit de la maison du témoin et sa disparition juste au-dessus des sapins bordant la route. Bien que cela soit possible, d'autres incohérences apparaissent et sont liées à ces résultats : • L'apparence des drones de grande taille ne correspond pas à celle décrite par le témoin. Ces appareils, généralement des multicoptères à 4, 6 ou 8 moteurs, présentent une configuration visuelle sans rapport avec la forme triangulaire observée, sauf exception d'un modèle « customisé » tel qu'évoqué plus haut. • Les drones dits « de loisir » sont habituellement de petite taille, leur encombrement tendant à diminuer au fil des années. Les modèles de plus d'un mètre sont plutôt destinés à un usage professionnel ou militaire. • Plus un drone est grand et proche, plus il émet de bruit. À une distance de quelques dizaines de mètres, un tel engin aurait dû être audible par le témoin, même en présence d'un léger bruit de fond (trafic routier). Le vent ne constitue pas un facteur explicatif pertinent : il était défavorable en première partie d'observation, puis favorable en seconde. - Aspects réglementaires : un vol de drone civil dans ces conditions constituerait une infraction (vol nocturne et survol d'une zone interdite). Bien que certains opérateurs puissent enfreindre ces règles - par exemple pour effectuer un repérage nocturne au-dessus de la maison d'arrêt de Douai -, cette possibilité reste à ce jour non étayée. L'utilisation d'un drone par une autorité publique (administration pénitentiaire, forces armées) ne peut être totalement exclue. Dans ce cas, l'appareil serait toutefois identifié, autorisé et équipé de dispositifs lumineux réglementaires pour des vols de nuit dans le cadre d'une mission de surveillance. Par ailleurs, plusieurs sociétés exploitant des drones dans un large périmètre autour du lieu d'observation ont été contactées. Une seule a répondu, indiquant ne pas avoir connaissance d'une telle opération ni de drone correspondant à la description. Les drones illégalement utilisés à proximité des établissements pénitentiaires, y compris celui de Douai, sont en général de petits quadricoptères de loisir, sans rapport avec le PAN observé. Enfin, un instructeur spécialisé en drones de la Marine nationale et de l'Aéronavale a été consulté concernant les marquages lumineux employés sur les drones militaires. Selon lui, aucune configuration lumineuse connue ne correspond à celle rapportée. Il précise également que les drones militaires, notamment ceux engagés dans des exercices, sont conçus pour maximiser leur discrétion sonore et visuelle, ce qui réduit la plausibilité de l'hypothèse d'un drone au vu de la luminosité observée. Au regard de l'exploitation du témoignage et de la confrontation de l'observation à des hypothèses de phénomènes connus Le GEIPAN classe le cas en « D » : phénomène non identifié après enquête. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

June 3, 2020 · 12:00 AM

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Aunay-Les-Bois, Basse Normandie · France

Les trois témoins se trouvent dans le jardin d'une maison de famille située en pleine campagne sur la commune d'Aunay-les-Bois (61) le 03 juin 2020 , lorsqu'ils observent entre 00h et 01h le passage silencieux d'un PAN, pendant une durée estimée, selon les témoins, de 5 à 10s. Le PAN est décrit comme constitué principalement de deux sources lumineuses bleutées, de luminosité comparable, entourées d'un halo ou de plusieurs points lumineux secondaires similaires. L'ensemble se déplace selon une trajectoire horizontale, à vitesse constante, et à faible élévation au-dessus de l'horizon (estimée à 15°). Le champ visuel des témoins est partiellement contraint par des haies latérales, mais ceux-ci observent le PAN se rapprocher depuis le sud-sud-est, puis disparaître temporairement derrière une rangée de peupliers avant de sortir définitivement de leur champ de vision en direction de l'est. Ce cas présente une consistance jugée bonne : plusieurs témoins ont rempli un questionnaire technique, réalisé des croquis détaillés et ont participé à des entretiens cognitifs. Il est toutefois relevé que certaines réponses aux questionnaires GEIPAN semblent avoir été fournies après concertation entre témoins, comme indiqué dans le compte rendu d'enquête. Le caractère étrange de l'observation subsiste après l'enquête, dans le sens où le phénomène ne correspond que peu aux caractéristiques des hypothèses explorées. Les analyses supplémentaires (entretiens cognitifs, déplacement sur le terrain, analyse IPACO*) n'ayant pas permis d'orienter l'enquête vers l'une ou l'autre de ces hypothèses, ni de réduire l'étrangeté : - hypothèse d'une entrée atmosphérique : bien que la description puisse évoquer une entrée atmosphérique, en particulier d'un corps fractionné (couleur bleutée possible, forme allongée également possible et trajectoire horizontale rectiligne cohérente avec l'hypothèse), aucune base de données d'observateurs ou de caméras automatisées n'a recensé un tel évènement, qui aurait selon nous dû être répertoriée au vu des dimensions importantes en jeu. - hypothèse d'objets portés par le vent (ballons lumineux). L'orientation du vent est peu compatible, voire incompatible, avec la direction de déplacement du PAN. Cette hypothèse suppose en effet que les ballons évoluent à une altitude suffisante pour s'aligner approximativement sur le vent dominant ; or, à cette altitude, la vitesse mesurée des vents est nettement inférieure à la vitesse de déplacement estimée du PAN, ce qui invalide cette piste.  -hypothèse d'un ou de plusieurs drone(s). La vitesse calculée est compatible pour un ou plusieurs drones situés à quelques centaines de mètres des témoins, tout au plus. Les drones civils ou militaires peuvent embarquer des lumières de diverses couleurs. Cependant, le vol de drone civil est strictement interdit de nuit. De plus, un expert de la Marine Nationale, instructeur drones, a été sollicité au sujet des lumières utilisées par les drones militaires ; il indique que les lumières bleues peuvent être utilisées mais qu'elles sont clignotantes. Enfin, selon les données angulaires fournies par les témoins, il est impossible qu'il s'agisse d'un drone unique, puisque le PAN a été vu passant derrière une rangée d'arbres située à 200 m de distance ce qui aboutirait à une dimension supérieure à 9 m. L'utilisation de plusieurs drones identiques est toujours possible, mais a été jugée peu vraisemblable. En l'absence de données supplémentaires, aucune hypothèse n'est satisfaisante pour ce cas d'observation qui présente une bonne consistance et conserve son étrangeté élevée après enquête.  Le GEIPAN classe le cas en « D » : phénomène non identifié après enquête.  CONSISTANCE :Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. IPACO : Logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

January 13, 2020 · 7:48 AM · RECTANGLE

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Crozon, Bretagne · France

Le témoin roule tôt le matin sur une petite route de campagne située sur la presqu’île de Crozon. Le temps est mauvais avec de fortes rafales de vent, un plafond nuageux bas et de la pluie. Le témoin observe, partiellement masqués par la cime d’un bosquet de pins situés sur sa gauche, deux rectangles rouges horizontaux, identiques. Après avoir ralenti, il remarque un troisième rectangle rouge identique qui apparaît à gauche des deux autres, avec le même espacement. L’ensemble, qui paraît de dimensions importantes au témoin, se trouve relativement haut dans le ciel et se déplace, en conservant la même apparence, le long de la route, toujours sur la gauche du témoin, et en direction d’un croisement de routes situé un peu plus loin. Puis les trois PAN s’immobilisent au niveau du croisement, face au témoin qui s’arrête à son tour peu avant ce croisement afin de les observer. Se trouvant plus proches, le témoin estime qu’ils occupent les 2/3 de la longueur de son pare-brise, un peu décalés sur sa gauche. Il doit se pencher en avant sur son siège pour les observer en intégralité. Il les décrit comme ressemblant à des feux arrière de camions, rouge vif et lumineux, bien délimités et constitués de petites billes mouvantes à l’intérieur. Ces PAN, malgré les rafales de vent secouant le véhicule du témoin, restent immobiles. Après quelques secondes d’observation, les trois PAN partent vers le sud, face au témoin, en conservant leur apparence et leur disposition tout en diminuant visuellement de taille. Ce départ s’effectue d’abord à une vitesse modérée, par ricochets en baissant de hauteur apparente jusqu’au niveau de l’horizon avant d’accélérer et de disparaître quasi instantanément vers le ciel, sans toutefois interagir avec les nuages. Concernant ce cas d’observation, la consistance est bonne, avec un témoignage très cohérent et bien détaillé. Le phénomène observé a étrangeté élevée. Les éléments recueillis lors de l’enquête distante et sur le terrain ont permis d’envisager plusieurs hypothèses explicatives pour cette observation. Approfondie en comité des experts GEIPAN, l’enquête a permis d’envisager plusieurs hypothèses : - Drone(s) - Hélicoptère(s) - Lumière d’un phare/sémaphore - Lumière de balisage d’éoliennes - Laser ou projecteur de discothèque - Reflet sur le pare-brise d’une lumière interne à l’habitable - Avion - Plaques réfléchissantes ou feux de position ou feux de gabarit d’un camion L’enquête a approfondi les 3 premières hypothèses drone(s), hélicoptère(s) et lumière d’un phare. Les autres hypothèses ont été éliminées en le justifiant. La BAN de Lanvéoc-Poulmic, située à proximité, a été consultée au sujet d’une possible observation aéronautique et nous a indiqué qu’aucun de ses appareils ne se trouvait en manœuvre à ce moment. D’autre part, même si la forme et la couleur des PAN peuvent laisser penser à une forme de signalétique lumineuse (marquage) pour lequel nous n’avons d’ailleurs pas pu trouver d’exemples, tous les autres paramètres sont peu ou pas du tout compatibles avec l’hypothèse drones ou hélicoptères. En effet, la taille angulaire importante des PAN ne permet d’envisager qu’une position relativement proche du témoin qui, surtout pour des hélicoptères, n’aurait pas manqué de percevoir le son émis par leurs moteurs, avec un vent porteur, même dans les conditions défavorables d’observation (dans une voiture moteur allumé, vitres fermées et par temps de pluie et de vent). Il semble par ailleurs difficile d’imaginer que trois de ces engins puissent avoir été observés de manière permanente en conservant les distances respectives les séparant. L’hypothèse de l’observation de trois drones est un peu plus consistante, en ce sens qu’elle permet de les placer un peu plus près du témoin tout en ayant un bruit émis nettement inférieur. Elle implique toutefois que ces drones soient de grande taille pour une distance au témoin restant faible. Par ailleurs, un instructeur drones de la Marine Nationale a été sollicité et nous indique que l’apparence des PAN ne peut être assimilée à une quelconque signalétique lumineuse utilisée par un drone militaire. Enfin, la BAN de Lanvéoc-Poulmic nous a confirmé ne pas avoir effectué d’exercice avec leurs drones le soir de l’observation. Il pourrait s’agir toutefois de drones issus d’une autre base ou utilisés par un particulier ce qui, dans les conditions d’observation, reste néanmoins peu plausible. En ce qui concerne l’hypothèse sémaphore/phare, elle est très peu vraisemblable. Un sémaphore n’a pas vocation à émettre de signaux lumineux et il n’y a pas dans la zone de phare assez puissant susceptible de produire des lumières rectangulaires rouges fixes, permanentes pendant deux minutes, en direction de l’axe d’observation des PAN et se déplaçant avec des « ricochets ». Par ailleurs, un faisceau, par temps de pluie, aurait dû être visible sous les rectangles, ce qui n’a pas été le cas. D’autre part, l’éclairage du phare est plutôt diffus et ne permet en aucun cas de créer trois formes rectangulaires rouges bien délimitées sur la base des nuages. Enfin, le témoin, habitué des lieux, n’aurait pas manqué de reconnaître les lumières d’un phare, y compris dans les conditions météorologiques de l’observation, habituelles pour la région, lumières qu’il aurait également déjà dû observer auparavant dans des conditions météorologiques similaires. Le GEIPAN reste prudent en raison du questionnaire technique rédigé et envoyé 5 mois après l’observation ainsi que l’enquête de terrain et la reconstitution réalisée un an plus tard. D’expérience GEIPAN ces délais peuvent perturber voire modifier les éléments du témoignage. Une reconstitution visuelle de l’observation grâce à un outil de simulation vidéo a été réalisée. Elle sera publiée associée à ce rapport d’enquête. En conclusion, cette enquête a été très riche de contenu et d’hypothèses étudiées. Le GEIPAN a déroulé sa méthodologie d’enquête la plus complète avec dans un premier temps une enquête à distance puis une enquête sur le terrain puis l’analyse du comité des experts GEIPAN. Plusieurs hypothèses ont été étudiées. Le GEIPAN considère qu’aucune ne donne satisfaction en regard du témoignage. Par conséquent, nous publions l’ensemble des éléments portés à notre connaissance par le témoin ainsi que l’ensemble de notre enquête et cette observation est classée « D », phénomène inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

November 26, 2019 · 5:05 PM · TRIANGLE

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Villers-Les-Luxeuil, Franche-Comté · France

Le 26 novembre 2019, un couple circule dans des véhicules distincts depuis Vesoul (70) en direction de leur domicile à Villers-lès-Luxeuil (70). Le mari (T1), qui suit son épouse (T2), observe un premier phénomène lumineux peu après 17 h, aux abords du village de Saulx-de-Vesoul (70). Il s'agit d'une lumière blanche semblant évoluer sous la couche nuageuse. Après environ 15 secondes, cette lumière s'élève à la verticale et disparaît dans les nuages, à une distance estimée entre 10 et 12 km du village. Moins de 10 secondes plus tard, elle réapparaît au-dessus de la zone. T1 tente alors d'alerter T2 en effectuant des appels de phares et en l'appelant sur son téléphone, mais celle-ci ne perçoit pas le phénomène. Plus tard, à leur arrivée à Villers-lès-Luxeuil (70), les deux témoins observent successivement (T2 en premier, puis T1) une large structure triangulaire noire, quasi-stationnaire au-dessus du village. L'objet présente une forte lumière blanche à l'avant ainsi qu'une lumière rouge fixe. T1 immobilise son véhicule, coupe la radio et ouvre les fenêtres afin de mieux percevoir d'éventuels sons. Le PAN évolue alors lentement, glissant dans l'air sans produire de bruit, à une altitude estimée à moins de 100 mètres. L'observation dure environ 20 secondes, jusqu'à ce que, selon T2, l'objet bascule sur lui-même avant de disparaître en direction du Nord-Nord-Ouest. La consistance* du cas est bonne : deux témoins, qui ont fait preuve d'une grande coopération. Toutefois, il est à noter que les témoignages ne peuvent être considérés comme entièrement indépendants. De plus, aucune preuve matérielle, telle que des photos ou des vidéos, n'est disponible pour corroborer les déclarations. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le degré d'étrangeté, perçu par les témoins, provient de la taille du PAN, de sa forme triangulaire sombre et de l'absence totale de bruit. Trois hypothèses ont été examinées (voir le compte rendu d'enquête) : un avion civil de type Robin DR400, un chasseur Mirage 2000-5F et un drone militaire. - L'hypothèse du drone militaire a semblé plausible en raison d'une note (SUP AIP 299/19) mentionnant la présence d'une zone réglementée temporaire (ZRT) liée à un éventuel transit de drones militaires entre le 07/11/2019 et le 06/05/2020, période couvrant la date de l'observation. Toutefois, les altitudes de vol autorisées (de 14 935 m à 16 764 m) ne sont pas compatibles avec une observation à l'oeil nu depuis le sol, en tenant compte de la couverture nuageuse totale (8/8 octa) et de l'altitude inférieure à 3 000 m. Sur cette base, l'hypothèse a été écartée. - L'hypothèse du Robin DR400 est renforcée par la présence de cet avion à basse altitude dans le créneau temporel de l'observation et par la concordance de sa trajectoire. En effet, il a été confirmé que l'avion était en phase d'atterrissage sur la base aérienne BA116. De plus, les lumières blanche et rouge observées peuvent être attribuées au phare d'atterrissage et au feu de position sur l'aile gauche. Cependant, la taille apparente de l'avion (comparée à celle de la pleine Lune) ne correspond pas à l'« impressionnante » et « sombre » taille du PAN décrite par les témoins. T1 précise notamment que « ma main (tendue) n'aurait pas suffi à cacher le triangle… sombre ». En outre, la forme triangulaire sombre ne trouve aucune explication logique, à l'exception d'une possible illusion d'optique. - L'hypothèse d'un Mirage 2000-5F est soutenue par la confirmation d'un exercice militaire au départ de la base BA116, impliquant quatre Mirages, dont l'un suit une trajectoire cohérente avec celle du PAN. Cette hypothèse semble également mieux correspondre à la forme triangulaire observée. Toutefois, elle présente plusieurs incohérences qu'il convient d'examiner plus en détail : - un écart de 10mn par rapport à l'heure établie de l'observation, - une élévation (14°) bien plus faible que celle mentionnée par les témoins (>30°), - une taille non conforme avec la déclaration du témoin, -l'absence de bruit perçu par les témoins et le fait qu'ils ne l'aient pas identifié, malgré leur résidence prolongée dans le village et leur familiarité avec le passage des Mirages. Compte tenu de l'étrangeté persistante du phénomène après enquête, et de la consistance du témoignage, le GEIPAN classe ce cas en catégorie « D1 » : observation d'un phénomène non identifié. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

December 10, 2018 · 7:30 AM · RECTANGLE

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Foret-Fouesnant (La), Bretagne · France

Le Lundi 10 décembre 2018 entre 07h20 et 07h40 un témoin en voiture dans l'allée de son domicile est intrigué par un phénomène inhabituel à l'ouest au-dessus d'un champ à faible altitude. Le témoin s'arrête et décrit le PAN comme une barre jaune "électrique" avec en son centre un gros phare vert fluo. Depuis la voiture vitre ouverte, le témoin n'entend aucun bruit lors des évolutions du PAN. Ce dernier se déplace d'abord lentement et régulièrement puis se tourne plein Sud vers le témoin et reste stationnaire. Le témoin arrive au bout de l'allée se retourne et voit cette barre partir plein Est et disparaitre lentement dans la brume. L'observation discontinue (déplacement et arrêt du témoin en voiture) a duré 1minute 30. Le témoin indique un problème sur la radio de son véhicule après cette observation. Il indique également dans le questionnaire : « Je justifie l'étrangeté par le déplacement absolument silencieux et régulier ainsi que de l'apparence lumineuse ». Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Plusieurs facteurs combinés (la trajectoire en 3 phases avec un arrêt au milieu, la taille importante perçue par le témoin, la vitesse de déplacement lente, l’aspect aux contours très nets) s’opposent de manière isolée ou combinée aux différentes hypothèses envisagées (voir le compte rendu d'enquête) : un drone (taille, aspect), des reflets de projecteurs lumineux d’engins agricoles ou de projecteurs lasers de type sky-tracers sur la couche nuageuse (vitesse, aspect), un objet porté par le vent type lanternes thaïlandaises (trajectoire, aspect). - l’observation s’est faite de nuit (tôt le matin) et la règlementation française ne permet pas les vols nocturnes de drones. Dans l’hypothèse d’un propriétaire contrevenant utilisant tout de même son engin, l’aspect du PAN apparait comme inhabituel et contribue à l’étrangeté perçue par le témoin, s’ajoutant aux changements de trajectoire observés. - l’enquête a montré qu’aucun engin agricole (hypothèse projection lumineuse) n’était présent sur les parcelles ou le PAN a été observé. - enfin, pour la dernière hypothèse, la trajectoire en 3 phases avec un arrêt face au témoin et un changement de trajectoire ensuite est un argument fort qui s’oppose à l’hypothèse d’un objet porté par le vent. Au final, l’hypothèse du drone est la plus forte mais sa probabilité est évaluée bien inférieure à 50 % elle ne peut donc être retenue. Ces hypothèses ne permettent pas d’expliquer l’étrangeté de l’observation perçue par le témoin. Il s’agit d’un témoignage unique mais il est tout à fait possible (milieu rural, faible densité de population, horaire matinal) que le phénomène n’ait pas été vu par d’autres personnes. Le témoin est précis, la consistance (niveau d’information) du témoignage est bonne malgré le manque de photos ou vidéo du phénomène lui-même. Mais l’observation a été reprécisée par des photos de situations et des reconstitutions (analyse des dimensions, distances, trajectoires du PAN) lors d’une enquête terrain soutenue par un entretien cognitif du témoin (très coopératif). Ainsi l’étrangeté de l’observation reste grande, la consistance du témoigne est bonne. L’analyse n’a pas permis d’identifier d’hypothèse compatible probable à plus de 50%. Ceci indique selon la méthodologie GEIPAN le caractère inexpliqué de l’observation après enquête pour ce phénomène étrange de consistance moyenne ou forte. En conséquence, ce cas est classé par le GEIPAN « D1 » phénomène non identifié. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

July 8, 2018 · 11:28 PM · TRIANGLE

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Sainte-Foy-De-Peyrolieres, Midi-Pyrénées · France

Le 8 juillet 2018, à 23h30, à Sainte-Foy-de-Pérollière (31), un témoin contacte le GEIPAN par téléphone, quelques minutes après l'observation très brève d'un PAN. Le témoin n’a pu prendre ni photo,ni vidéo du phénomène. Un autre témoin présent ce soir-là, n’a pas vu le phénomène, car comme l'indique le seul témoignage recueilli, tout s’est passé très vite. Deux mois après l'observation, le témoin a complété un questionnaire technique fournissant une description détaillée de son observation des points lumineux en mouvement dans le ciel nocturne. Le témoin rapporte des variations dans la trajectoire des points lumineux et de l'objet sombre, des déplacements à une « vitesse fulgurante », des modifications de la forme géométrique des points, ainsi que des fluctuations d'intensité lumineuse jusqu'à la disparition du phénomène. L’ensemble de l’observation n’a duré qu’une vingtaine de secondes. Elle se décline en 5 phases : La première phase démarre 1mn environ après le passage d'une étoile filante, et dure environ 4 à 5 secondes. 5 à 6 points fortement lumineux apparaissent et descendent sur une faible distance avec un effet de "cascade", puis leur luminosité s'atténue. La deuxième phase, durant également environ 5 secondes, se caractérise par l'apparition de quatre points lumineux disposés en formation alignée, dans la continuité de l'effet en cascade observé précédemment. Cette formation se déplace lentement vers le bas, se rapprochant progressivement jusqu'à révéler une forme sombre, rectangulaire, sur laquelle les quatre points lumineux sont géométriquement alignés. En fin de phase, le témoin distingue des nuances de couleur orange foncé. Une troisième phase intervient avec un déplacement qui passe de vertical à horizontal, toujours à une vitesse qui semble réduite puis la forme rectangulaire se transforme progressivement en une forme triangulaire. Enfin, la forme prend de la vitesse. La phase 4 est perçue par le témoin comme la plus étrange. La forme prend une accélération fulgurante, sans bruit ni trainée. Le témoin la suit des yeux pendant environ 1 à 2 secondes. Lors de la dernière phase, la forme est redevenue rectangulaire (comme en phase 2) avec une vitesse lente et s'est estompée dans la nuit jusqu'à disparaitre. Un seul témoignage très détaillé a été recueilli pour ce PAN. Sa consistance* est jugée bonne malgré le manque de photo ou de vidéo du PAN. L'enquête de terrain a permis de procéder à une reconstitution, et l'entretien cognitif avec le témoin a renforcé la compréhension du phénomène par l'enquêteur. Bien que cet entretien soit intervenu après un certain délai par rapport à l'observation, il confirme également la cohérence du témoignage. (Note : selon les critères du GEIPAN, la solidité du témoignage est évaluée en fonction de la quantité et de la fiabilité des informations recueillies.). Nous disposons de beaucoup d’éléments dans ce témoignage avec une quantité d’informations très précises en ce qui concerne la phase clef (phase 4 décrite par le témoin). Sa durée est très courte : estimée de 1 à 2 secondes par le témoin. L’observation est très chaotique et discontinue : le témoin « bondit », « il fallait aussi que je dépasse un grand arbre, « un laurier sauce », pour continuer à le suivre en visuel, ce que j’ai réussi à faire », « j’ai dû perdre 1 seconde de visuel ». Ce dernier point n’a toutefois pas pu être éclairci de manière certaine, et c’est sans doute le seul élément du témoignage pour lequel nous avons relevé une contradiction (le témoin indiquant par ailleurs n’avoir à aucun moment perdu le PAN de vue). L’étrangeté ressentie par le témoin est très forte. Les principaux éléments d’étrangeté sont : - L’absence de bruit - La perception d’une accélération fulgurante du PAN en phase 4 - La perception de points lumineux pouvant constituer des formes géométriques sombres (alternativement rectangulaire et triangulaire). Après enquête l’étrangeté de l’observation demeure importante, la consistance du témoignage n’est pas remise en cause. Cette enquête a été longue et très riche de contenu et d’hypothèses étudiées (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN a déroulé sa méthodologie d’enquête la plus complète (à distance et de terrain) avec consultation du comité des experts GEIPAN à deux reprises. Sept hypothèses ont été étudiées : 1. Passage d’un train de satellites 2. Fragmentation lors d’une rentrée atmosphérique 3. Feux d’artifice 4. Avion 5. Vol en formation de plusieurs avions / vol en escadrille 6. Phénomène de persistance rétinienne suite à une éventuelle observation des fortes lumières éclairant la façade de la maison, avant l’observation 7. Ballet de drones. L’hypothèse du passage d’avions civils ou militaires volant en escadrille avec les phares allumés est la plus cohérente avec les éléments témoignés. Cependant le GEIPAN estime que deux éléments l’invalident : 1- La distance angulaire parcourue : entre environ 90° et 110° en 4 secondes, ce qui implique une vitesse très importante et donc une certaine proximité, mais aucun bruit n’est perçu, malgré un vent porteur 2- Les traces radars ne montrent pas autant d’avions et leur répartition spatiale (altitude et direction) n’est pas conforme aux indications du témoin. De plus, de l’avis de l’expert aéronautique du GEIPAN, un vol en escadrille de nuit est jugé improbable et contribue à invalider l’hypothèse de vol en formation de plusieurs avions. Concernant les restitutions radar, le GEIPAN regrette de n’avoir pas récupéré à temps la restitution radar du trafic aérien issue du Centre National de Opérations Aériennes (CNOA) pour cette enquête. Une demande de restitution a été relancée mais trop tardivement par rapport au délai de sauvegarde des données par le CNOA. Nous avons toutefois pu récupérer auprès du centre de contrôle aérien de Blagnac les données radar autour de Toulouse, mais dans une fourchette temporelle possiblement un peu trop tardive par rapport à l’observation. En s’appuyant sur l’enquête et sur l’expertise du comité des experts, le GEIPAN classe cette observation en « D » : observation d’un phénomène de nature et d’origine inexpliquées. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

October 23, 2015 · 5:31 PM

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Montayral, Aquitaine · France

Le 23 octobre 2015 en fin d'après midi, un témoin se rend à l’aérodrome de Fumel (commune de Montayral (47)) en voiture pour « prendre l’air avec son chien ». Il longe les hangars, et gare son véhicule sur un petit espace près des balises de géomètre. Il ouvre la portière, fait sortir son chien et quand il se retourne, il aperçoit « une tâche noire dans un brouillard noir » dans le ciel. Le PAN lui apparaît avec une "sorte d'anse" en forme d'arc de cercle en bas à gauche et « haut et loin » : il reste parfaitement immobile, et ne produit aucun bruit. Le ciel est bleu, il n’y a pas de brume. Le témoin n’a pas de jumelles, ni d’appareil photo pour observer le PAN. A un moment il détourne les yeux du phénomènes quelques secondes, puis tente de revoir le PAN mais en vain, il a disparu. Étonné par cette observation, le témoin pense qu’il sera évoqué dans la presse le lendemain par d’autres témoins, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Trois facteurs (l’immobilité sur 20mn, la disparition soudaine, l’aspect de forme lointaine ronde avec protubérance) s’opposent de manière isolée ou combinée aux différentes hypothèses envisagées : astre (aspect et disparition), avion (immobilité), hélicoptère (aspect, bruit, et non détection par le radar), problème ophtalmique du témoin (immobilité). La recherche se focalise sur un ballon, qui ne peut être de baudruche (trop petit), ni solaire (cause de disparition ?, peu de réalisme à cet endroit), puis sur une hypothèse de montgolfière. L’hypothèse est réaliste dans ce lieu et en fin d’après-midi ensoleillé. La taille (10 à 20 m) confère la distance minimale (quelques km) pour une perception de lointain et de flou autour du phénomène. Néanmoins cette hypothèse rencontre deux difficultés : - la description de protubérance difficilement explicable par la nacelle (protubérance non orientée vers le bas). Mais cet élément n’est pas celui le plus nettement détecté par le témoin (seulement au bout de 10 minutes avec un effort important de concentration et focalisation), - et surtout la disparition rapide. Le témoin a détourné son regard puis n’a pas plus retrouvé le phénomène. Il est difficile d’apprécier la durée de non-observation, et la compatibilité avec une descente de la montgolfière sur cette durée. Cela serait compatible à condition de prendre plusieurs inconnues (taille montgolfière) ou marges d’erreurs (données angulaires témoin sur la taille et l’élévation du PAN) dans le sens favorable, en plus bien sûr de la conjonction temporelle (avec le détournement de regard). Au total l’hypothèse de la montgolfière est la plus forte mais sa probabilité est bien inférieure à 50% et ne peut donc être retenue. Les différents pilotes de montgolfières du département, contactés pour cette enquête, n’ont pas répondu aux requêtes, ce qui en soit ne constitue pas un argument en défaveur de l’hypothèse. Il s’agit d’un témoignage unique, et sans photographie. Il est tout à fait possible (milieu rural) que le phénomène n’ait pas été vu par d’autres personnes. Le témoin est précis et crédible, la consistance (niveau d’information et de crédibilité) du témoignage est juste suffisante (compte tenu du niveau d’étrangeté) pour valider le caractère non expliqué de l’observation (voir le compte rendu d'enquête). En conséquence, le GEIPAN classe le cas en D1 : Phénomène inexpliqué d’étrangeté moyenne. Nota : ce cas été soumis au collège d’experts du GEIPAN. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

January 12, 2015 · 7:00 AM

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Saint-Zacharie, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le Lundi 12 janvier 2015 à 07h du matin, un témoin est intrigué par une lumière diffuse qu'il voit à travers une porte vitrée de son domicile. Sortant sur sa terrasse il se retrouve à quelques mètres d'un PAN venant sans bruit dans sa direction. Une lumière blanche non aveuglante est disposée à l'avant de ce dernier. Le PAN circule à allure lente entre les mobile-homes rapprochés. Le témoin contourne son logement et se retrouve face au flanc droit du PAN sur lequel un "logo" jaune et rouge est visible. Le témoin "perd la notion du temps" alors que le PAN continue sa trajectoire vers le NNE, s'incline puis prend de la vitesse et de l'altitude avant de disparaître au-dessus des arbres. Le témoin constate alors la forme ovale du PAN. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. L’observation est étrange car il s’agit d’un phénomène ayant une apparence assez peu banale à une heure très matinale de la nuit et dans un lieu très isolé (voir le compte rendu d'enquête). Les caractéristiques du PAN en termes de vitesse, de taille, de forme, ne présentent pas d’aspects « hors du commun », il pourrait de ce point de vue-là s’agir d’un ballon gonflable publicitaire. Mais la trajectoire, pour le moins chanceuse car frôlant des obstacles est étonnante. Il aurait fallu qu’il échappe à son propriétaire, et surtout que ferait-il là loin de tout enjeu publicitaire ? Il n’est pas possible de valider une telle hypothèse. La consistance du témoignage est bonne, bien que ne relevant que d’un seul témoin. Cette unicité du témoignage et l’absence de photo placent le niveau de consistance au juste minimum pour valider le caractère étrange et inexpliqué de l’observation. Le cas a été soumis au collège d’experts du GEIPAN. Le GEIPAN classe ce cas en D1: phénomène inexpliqué d’étrangeté moyenne. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

August 28, 2014

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Zonza, Corse · France

Le 28 août 2014 à 05h du matin, un témoin observe durant 10 minutes entre deux bosquets le déplacement silencieux d'une masse circulaire sombre avec de la lumière en son centre et précédée et suivie de plusieurs rangées de groupes de masses sombres plus petites. A l’issue de l’enquête, il s’avère que cette observation ne correspond pas aux méprises les plus fréquentes (avions, satellites, nuages, animations lumineuses) bien que certains aspects du témoignage puissent y faire penser. Le cas s’avère d’une étrangeté certaine, mais les déplacements constatés n’ont pas de caractère intentionnel. La consistance du témoignage est bonne, le témoin a déposé son témoignage en gendarmerie et une enquête de terrain a confirmé son témoignage (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN classe ce cas en catégorie D1, inexpliqué, de bonne consistance, et d’étrangeté moyenne à élevée. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

June 1, 2014 · 11:00 PM

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Etrelles, Bretagne · France

Les témoins, en voiture de service, observent rapidement dans le ciel une masse sombre, munie de deux lumières de petite taille, éclairant faiblement. La masse se déplace soudain à une vitesse vertigineuse et disparaît. Une enquête de terrain a confirmé les rapports d'observation des témoins, et plusieurs hypothèses ont été envisagées (voir le compte rendu d'enquête), mais aucune ne correspond bien aux observations. En conclusion, il s'agit d'un phénomène non identifié (PAN), observé par deux témoins de grande fiabilité, dans des conditions d'observation idéales et qui semble résister à toutes hypothèses, notamment à l'hypothèse explicative du passage d’un météore (bolide). Toutefois, l'incertitude sur la trajectoire d'apparition du PAN, son caractère de grande brièveté, l'interdépendance des deux témoins qui ont aussitôt échangé sur leur observation interdisent un classement en D2, en l’absence de photographie ou vidéo. Le GEIPAN classe ce cas D1 comme cas inexpliqué, de consistance élevée du fait des deux témoignages de grande qualité, et d’étrangeté moyenne (la matérialité de l’objet est possible mais pas certaine). [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

April 24, 2014 · 10:26 PM · TRIANGLE

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Bornel, Picardie · France

Le soir du 24 avril 2014, un couple de retraités regarde la télévision dans leur véranda. A 22h26, Monsieur (T1) a son regard attiré par une source de lumière orangée qui apparaît au travers d’un des puits de lumière de la véranda. Il décrit une boule de couleur orange incandescente avec un pourtour de flammèches oranges sans traînée. La lumière est en déplacement dans le ciel couvert et vient de l’Est. Ce témoin pense à un avion en feu allant s’écraser : il demande à sa femme (T2) de prendre une photo du phénomène dans l’éventualité d’une enquête de l’aviation civile. Le T1 est interpellé par l’absence de bruit et par l’étrangeté du vol. Il remarque une forme triangulaire avant que le PAN ne disparaisse derrière un rideau d’arbres à la limite de la couverture nuageuse. Sa femme aura eu le temps de prendre plusieurs photographies avec un téléphone mobile. Un seul questionnaire est rempli. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Aucune explication rationnelle ne semble pouvoir s’imposer (voir le compte rendu d'enquête). - l’hypothèse d’un drone reste la moins mauvaise, mais repose en grande partie sur le fait qu’en la matière, le champ des possibles est plus vaste que le champ du véritablement connu. Si toutes les formes et éclairages sont possibles, on ne les rencontre pas pour autant dans la réalité ; surtout en 2014. Il est par ailleurs peu réaliste et dangereux de voler de nuit en zone urbaine (au-delà du simple fait que c’est interdit) ; - les autres hypothèses évoquées sont encore plus fragiles. La consistance des témoignages s’avère bonne : - le témoin T1 a eu un temps conséquent pour observer alors même que l’observation est une de ses qualités premières de par son excellente acuité visuelle et sa pratique professionnelle spécifique ; - le témoignage de T2 est malheureusement moins riche du fait de la dispersion provoquée par ses tentatives visant à réaliser un cliché du PAN. La seule image exploitable ne permet pas de véritablement confirmer la présence du PAN, quand bien même la lueur ne trouve pas d’explication à partir des éléments ambiants. Les éléments de confusion introduits par T2 résultent probablement de difficultés inattendues dans la maîtrise du mode de prise de vue (l’activation du flash et la présence de vitres se sont ajoutés à la nécessité d’agir vite dans une relative obscurité). Le témoignage de T2 renforce toutefois celui de T1 : - la structure triangulaire décrite pas T1 n’est pas sans rappeler d’autres témoignages, même si ceux-ci demeurent controversés et qu’un « stéréotype » existe à ce niveau, lequel peut potentiellement influer sur les témoignages. Les deux témoins sont restés mesurés dans leurs réactions ; - une enquête sur place et un entretien cognitif ont été réalisés dans un délai bref. Des éléments collectés sur place ont pu être plus précis et quelques fois différents de ceux issus du questionnaire. L’ensemble n’a relevé aucun élément à l’encontre de la fiabilité des témoignages. Le niveau de consistance permet de valider un caractère à ce stade inexpliqué à cette observation. En conséquence : le GEIPAN classe le cas comme D1 : phénomène inexpliqué d’étrangeté moyenne. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

January 28, 2014 · 10:15 PM

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They-Sous-Montfort, Lorraine · France

Le 28 janvier 2014 aux alentours de 22h15 un témoin à l'extérieur observe durant 2 à 3 minutes le déplacement d'un PAN lumineux en forme de halo puis de boule très lumineuse rouge avec une petite queue bleue. La trajectoire est complexe (rectiligne, puis arrêt, suivi d'un demi-tour avec légère déviation, de nouveau trajectoire rectiligne en sens contraire et à la même hauteur, déplacement en diagonale vers la gauche pour disparaître presque aussitôt dans le ciel). L'objet est d'abord perçu à 500m puis proche du témoin (env 15m) avant de s'éloigner de nouveau. Un seul témoignage est recueilli. Un enquêteur rencontrera le témoin (voir le compte rendu de l'enquête). Du fait du caractère insolite mais très cohérent des descriptions fournies par le témoin et de la situation spatio-temporelle du phénomène rendant très improbable toute activité humaine susceptible de rendre compte du phénomène décrit, il semble logique d’admettre l’impossibilité actuelle de donner une explication prosaïque argumentée. Seule l’explication par un phénomène de foudre globulaire, certes très mal connu mais dont les multiples facéties semblent s’affirmer au travers des très nombreux témoignages recueillis depuis plus d’un siècle, pourrait éventuellement s’accorder avec le comportement complexe du phénomène. Il y a effectivement quelques similitudes avec certains témoignages liés à la foudre (forme, dimensions, couleur, luminosité, déplacement lent, souple et proche du sol, disparition soudaine) qui peuvent inciter à classer ce cas dans cette catégorie. Mais il n’y a aucun élément factuel permettant de consolider cette hypothèse. Le GEIPAN classe ce cas comme inexpliqué (catégorie D1), car la description est détaillée, l’observation plutôt étrange et faite dans de bonnes conditions. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange à très étrange/ de consistance moyenne à forte]

May 29, 2013 · 11:45 PM · OVAL

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Menil-Hubert-Sur-Orne, Basse Normandie · France

Le 29 mai 2013 (et non le 30 mai comme indiqué par le témoin dans son questionnaire) à 23h45, un automobiliste observe à plusieurs dizaines de mètres du sol la présence d'un phénomène noir en forme de galet avec deux lumières rouges à l'avant et à l'arrière. Le phénomène se déplace vers le N-O et disparait derrière une haie. Un bruit de bourdonnement aigu est entendu durant la minute de l'observation. Cette observation est d’un degré d’étrangeté moyenne car elle ne correspond pas aux méprises classiques. La forme en galet signalée par le témoin est inhabituelle dans les signalements de PAN. Le déplacement du phénomène est toutefois assez lent et linéaire. Il n’y a aucune raison de douter de la sincérité du témoin, mais il faut noter qu’il est seul à avoir déclaré l’observation du phénomène, et qu’il n’y a pas de photo ou vidéo : ce qui rend le cas moyennement consistant, d’autant plus que la description faite par le témoin est sommaire (voir le compte rendu d'enquête). D’autres témoignages éventuels permettraient de mieux caractériser le cas, soit en l’expliquant, soit en lui donnant plus de consistance. Cette observation étrange, moyennement consistante est classée D1 comme phénomène inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

August 8, 2012 · 11:00 PM · OVAL

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Volx, Provence Alpes Cote d'azur · France

Le 08 août 2012 un témoin allongé sur une terrasse regarde le ciel étoilé lorsqu'il suit durant 5 secondes le déplacement rectiligne d'un objet qu'il ne reconnaît pas. Ce dernier a la forme d'une "navette de tisserand" de couleur brun-vert, aux bords diffus. Au centre de l'objet, une forme ronde rouge sombre est aperçue. L'ensemble semble donc très flou mais reste cependant identifiable sur le fond du ciel qu'elle occulte. Aucun bruit n'est entendu durant le déplacement rectiligne du NE au SO. Cet objet se déplace avec son grand axe orienté perpendiculairement au sens du mouvement. Un seul témoignage est recueilli. Compte tenu des éléments objectifs recueillis durant l'enquête (voir le compte rendu d'enquête), à savoir : - Forme et apparence du PAN. - Vitesse et trajectoire non conformes à un objet passif poussé par le vent présent au jour et à l’heure de l’observation. - Vitesse et/ou altitude et/ou taille estimées non conformes à celles un engin manufacturé motorisé (pas de bruit perçu), nous pouvons conclure que le PAN observé par le témoin ne ressemble à aucun objet ou phénomène connu. Ce cas est à classer en « D1 » comme observation d’un phénomène non identifié. Ce témoignage est d’une bonne consistance : précis et comportant de nombreux détails, mais observé de loin, par un témoin unique, et sans photo. L’observation est étrange car il s’agit d’un PAN ayant une apparence peu commune difficilement comparable à quoi que ce soit de connu. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

July 26, 2012 · 10:20 PM · SPHERE

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Montchaboud, Rhône-Alpes · France

Le 26 juillet 2012 à 22h20 un témoin sur son balcon est intrigué par le passage rapide et silencieux d'une boule peu lumineuse et vaporeuse dans le ciel dégagé. Lors du déplacement S-N de l'objet, le témoin constate des points lumineux en-dessous de l'objet ainsi que plusieurs petits jets de trainée à l'arrière. L'observation a duré 6 secondes avant que l'objet ne soit caché par par le toit de la maison. Aucun autre témoignage n'a été rapporté. Nous sommes en présence d’un cas de phénomène se déplaçant en ligne droite, donc d’une étrangeté a priori moyenne, mais l’aspect tout à fait inhabituel du phénomène le rend plus étrange. On constate un relativement grand nombre d’hypothèses à considérer, car le phénomène se rapproche de diverses causes (voir compte rendu d'enquête), mais aucune ne convient bien. La consistance du cas est bonne, avec un témoignage de grande qualité, très précis, bien documenté, rédigé par le témoin aussitôt la fin de l’observation. Mais ceci reste un témoignage unique, sans photo ni vidéo. Le GEIPAN, n’ayant pu confirmer aucune des hypothèses envisagées, classe ce cas en « D1 » comme phénomène inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

June 29, 2012 · 6:06 AM

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Maffliers, Autre · France

Le 29 juin 2012 vers 6h06 (précision sur l'heure voir le compte-rendu d'enquête) un promeneur, alerté par son chien, est intrigué par la présence d’un objet lumineux blanc, stationnaire à basse altitude au-dessus d'un champ en lisière de forêt. L'observation qui dure moins de vingt secondes, permet cependant au témoin de déclarer que l'objet avait de grandes dimensions, une forme plate en-dessous et concave au-dessus. Alors qu'il se met à pleuvoir, l'objet s'élève un peu, s'incline et part à grande vitesse en direction du ciel nuageux. Aucun bruit particulier, aucune fumée ne sont constatés durant l'observation par le témoin apeuré. Aucun autre témoignage n'a été recueilli sur ce phénomène. Ce cas présente la particularité d’être extrêmement semblable et synchrone avec un phénomène naturel bien classique : l’observation du soleil au levant entre deux couches nuageuses. Mais plusieurs éléments importants ne conviennent pas : - Principalement la direction d’observation : 54° d’écart par rapport au soleil, cet écart est impossible à affecter à une incertitude. - L’inclinaison du phénomène avant sa disparition : ce deuxième élément pourrait s’expliquer par une illusion de la perception due à l’intensité lumineuse du phénomène, ou bien par analogie à des observations de PAN médiatisées. - La taille apparente du phénomène : presque 10 fois plus grande que l’image du soleil : la surestimation du diamètre apparent de la Lune ou du Soleil à son lever est très fréquente, mais rarement dans ces proportions. Les enquêteurs du GEIPAN sont allés sur place une première fois pour vérifier le lieu et les directions d’observation indiquées par le témoin et ont exclu l’erreur involontaire d’estimation de direction par le témoin. Une deuxième fois pour étudier la possibilité d’une réflexion complexe du soleil permettant de l’observer dans une autre direction. Ils n’ont pas pu mettre en évidence d’hypothèse satisfaisante ; mais il faut noter aussi que les conditions météorologiques de ce matin-là étaient très particulières, et bien sûr non reproductibles : grosse chaleur et grosse pluie la veille, et forte couverture nuageuse le matin même. Son étrangeté est moyenne, puisque le phénomène est semblable à un phénomène naturel bien classique, mais avec au moins une caractéristique importante non-conforme. Le GEIPAN classe ce cas « D1 » comme inexpliqué et de consistance moyenne. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

June 17, 2012 · 4:00 AM

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Lambersart, Nord-Pas-de-Calais · France

Le 17 juin 2012 à 04h du matin un témoin sur sa terrasse observe durant 15 secondes le passage silencieux de plusieurs (10/15) sphères transparentes qui volent dans le ciel dégagé. L'ensemble s'éloigne rapidement vers le Nord en direction d'une formation nuageuse dans laquelle tout disparait. Un seul témoignage est recueilli. Compte tenu des éléments objectifs définis dans le compte rendu d'enquête, à savoir : - des objets transparents, de forme sphérique, se déplaçant silencieusement à une altitude comprise entre 1460 m et 2000 m. - l'absence de bruit, nous pouvons conclure que les PANs observés par le témoin présentent des caractéristiques, en particulier physiques, qui ne s’apparentent à aucun objet naturel ou manufacturé connu. Ce cas est classé en « D1 » comme observation d’objets de nature inconnue. Ce témoignage est d’une bonne consistance : précis, mais venant d’un témoin unique et sans photo. L’observation est étrange car il s’agit d’objets ayant une apparence peu banale, bien que leur comportement ne présente pas d’aspects hors du commun. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

May 21, 2012 · 10:12 PM

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Choisy-Le-Roi, Ile-de-France · France

Le 21 mai 2012 (la date précise du jour a été validée lors de l'enquête) à 22h12, un automobiliste remarque, dans le ciel couvert le passage N-S d'un phénomène lumineux qui l'intrigue. Lors d'un arrêt à un feu rouge il remarque une forme cylindrique "ressemblant à une icône dont la pointe est vers le sol". Sortant de son véhicule il constate que l'objet est stationnaire et qu'une puissante lumière sort de petits hublots. Autour de l'objet une sphère lumineuse de couleur orange est remarquée. L'objet prend ensuite une trajectoire ascendante et change de forme (V inversé) et de couleur (blanche) et disparait dans la couche nuageuse. L'observation a duré 15 secondes au total. Un seul témoignage est recueilli. Compte tenu des éléments objectifs définis dans le compte rendu d'enquête, à savoir : - Objet de forme inhabituelle et muni de « hublots » lumineux. - Arrêt au-dessus de la route face au témoin. - Départ au bout de quelques secondes en changeant de forme. Nous pouvons conclure que le PAN observé par les témoins n’est pas explicable et présente de nombreuses caractéristiques difficilement compatibles avec la seule hypothèse plausible envisagée, celle du ballon festif. Ce cas est à classer en « D1 » comme observation d’un objet de nature inconnue. Ce témoignage est d’une bonne consistance : très précis, mais venant d’un témoin unique et sans photo. On peut s’étonner qu’en pleine ville, personne d’autre n’ait remarqué le phénomène. L’observation est étrange car il s’agit d’un objet dont les caractéristiques physiques et dynamiques sont peu communes et ne se conforment pas de façon stricte à aucun objet volant connu. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

April 4, 2012 · 8:15 PM · LIGHT

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Saint-Lo, Basse Normandie · France

Le mercredi 4 avril 2012 à 20h15, un témoin est intrigué par les évolutions dans le ciel de deux points lumineux jaunes ou blancs qui traversent le ciel de l'Est vers le Nord à une vitesse importante. Le premier point a une trajectoire rectiligne et uniforme mais c’est le second qui captive l’attention du témoin, car il évolue sans cesse autour du premier, décrivant des ellipses, des bifurcations brusques en angle aigu, allant au contact puis reprenant sa position en arrière de façon très rapide. L’observation se termine au bout d’une quinzaine de secondes, alors que les deux points lumineux disparaissent à travers ou derrière un nuage. Après une enquête de terrain qui a permis de préciser les azimuts, et un entretien cognitif qui n'a pas apporté de nouveaux éléments significatifs, ce cas d’observation reste d’une étrangeté élevée compte tenu des évolutions du deuxième PAN autour du premier ; ce cas d’observation résiste aux hypothèses usuelles de méprise (voir le compte rendu d'enquête). Du fait de l’unicité du témoignage et de sa brièveté, il reste l’hypothèse d’une illusion visuelle temporaire (migraine ophtalmique, phosphènes), mais le témoin semble jouir d’une vue et santé parfaite et n’a pas signalé avoir été victime d’effets similaires : faute d’éléments confortant cette hypothèse, elle a été rejetée. La consistance du cas est évaluée à 0,7 car le témoin est unique, sans réserve. L’étrangeté du cas est évaluée à 0,6 du fait de l'objet à déplacement non linéaire, mais lointain. Par conséquent, ce cas d’observation est classé « D1 » comme inexpliqué. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

October 26, 2011 · 9:30 PM

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Lamnay, Pays de la Loire · France

Le 26 octobre 2011 entre 21h30 et 23h un témoin aperçoit au-dessus des arbres, à environ 200 m de distance de sa maison et dans le ciel dégagé, plusieurs lumières de couleur bleu, rose et jaune dans un unique nuage épais. Ces lumières s'allument puis s'éteignent. Le témoin réveillera son ami qui verra également le phénomène mais retournera rapidement se coucher. Le témoin observera le phénomène plusieurs fois durant plus d'une heure par diverses fenêtres de la maison. Aucun bruit particulier ne sera entendu. Finalement le témoin effrayé ira se coucher. Aucune photographie n'a été prise. Aucune trace au sol ne sera vue par le témoin et son mari dans les jours suivants dans la zone d'observation. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Aucune des hypothèses envisagées (aéronefs, laser, phénomène d'ionisation de l'air) n’ont été jugées assez convaincantes pour être retenues (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN classe donc ce cas « D1 » du fait de son étrangeté, et du fait de l’unicité du témoignage et de l’absence d’enregistrement ou de trace. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]

April 17, 2011 · 8:30 PM · CYLINDER

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Ledringhem, Nord-Pas-de-Calais · France

Le 17 avril 2011 vers 20h30 un témoin entend un bruit sourd de turbine venant du ciel et aperçoit dans les airs un objet circulant à grande vitessse et passant au ras de la faitière de la toiture de son domicile dans une trajectoire rectiligne. L'objet décrit est de forme cylindrique d'une longueur de 80 cm et de 20 à 30 cm de largeur. Sa couleur est noire et aucune odeur et lumière ne sont remarquées. L'objet s'éloigne en direction du village. L'enquête faite par un IPN n'a pas trouvé d'hypothèse cohérente, bien que l'objet ressemble à un drone, mais d'un modèle inconnu. Le témoin a décrit à la Gendarmerie et à l’IPN et ce, à plusieurs reprises, sans en déformer le récit, ce qui pourrait être considéré comme un PAN. Ce cas est classé D1 : non identifié. On notera toutefois d’une part la relative faiblesse du dossier : témoignage unique, observation très brève, sans photo ni vidéo et d’autre part des performances de l’engin pas très éloignées des engins connus. [GEIPAN classification D — Phénomène étrange de consistance moyenne ou forte]