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Sightings
Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
1,155 entries
January 6, 2025 · 2:49 AM
IdentifiedNoisy-Le-Grand, Ile-de-France · France
Le 6 janvier 2025, à 02h49, l'unique témoin, dans son appartement à Noisy-le-Grand (93), observe depuis sa fenêtre des lumières se déplaçant dans le ciel devant lui. Il décrit le phénomène comme « multiple, avec plusieurs lumières de deux tailles différentes, tournant en cercle et espacées régulièrement », de couleur blanche et de forte luminosité, accompagnées d'un halo blanc.Le PAN est observé vers l'est-nord-est, à une élévation comprise entre 30° et 45°. L'observation se termine alors que le PAN est encore présent, le témoin ayant interrompu volontairement l'observation.Le témoin a photographié et filmé le phénomène, dans lesquels le PAN est clairement visible. Le cas est de bonne consistance*, grâce à l'exploitation d'une photo et vidéo du PAN. L'étrangeté est formée pour le témoin par le comportement et l'apparence du PAN, qui ne ressemble pas au phénomène déjà observé dans la même direction, et que le témoin identifie comme des lumières produites à l'occasion de « fêtes ». *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête a montré que les lumières blanches observées sont une projection sur les nuages d'animations lumineuses produites par de puissants projecteurs appelés communément « skytracers ». Animés de mouvements réguliers et répétitifs (bien visibles sur la vidéo du témoin), souvent circulaires, comme le décrit le témoin, mais qui peuvent tout aussi bien bouger aléatoirement au choix de l'opérateur de ces appareils. L'apparence des formes lumineuses pourra par ailleurs varier selon la nature du plafond nuageux présent : un plafond nuageux uniforme et bas offrira aux lumières un meilleur support et donc une forme plus marquée avec une luminosité restituée plus importante. Si ce plafond nuageux est plus haut ou fractionné, la lumière restituée sera moindre et les formes moins marquées. Nous avons vérifié le plafond nuageux entre 01h00 et 03h00 à la date du 06 janvier 2025 (voir annexe 1). Il se trouve à une altitude moyenne (environ 2 km) à l'heure de l'observation, ce qui est propice à la formation des effets lumineux observés par le témoin, mais atténué en raison de l'altitude des nuages. Des nuages bas auraient donné des effets plus perceptibles. La couverture nuageuse était par ailleurs importante, comprise entre 5-7 et 8/8 octa entre 02h et 03h selon les deux stations les plus proches (aéroports de Paris-Le Bourget et de Charles de Gaulle), ce qui est cohérent pour rendre les skytracers visibles. Concernant leur utilisation la nuit de l'observation, une recherche a montré que l'axe d'observation se situe exactement en direction de Disneyland Paris, à environ 16 km de distance et à l'azimut 83° (voir annexe 2). Des shows lumineux ont régulièrement lieu, mais pas à une heure aussi tardive. Cependant, l'observation a eu lieu entre deux shows (« Disney Electrical Sky Parade » se terminant le jour de l'observation vers 21h et le « Disney Tales of Magic » débutant le soir du 10 janvier 2025). Un essai de projecteurs est donc tout à fait envisageable, ce qui pourrait aussi expliquer les différences d'apparence et de comportement des lumières par rapport à ce que le témoin à l'habitude d'observer dans la même direction. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation de skytracers émis par le parc Disneyland. [GEIPAN classification A — sky-tracer]
January 4, 2025 · 6:20 PM
IdentifiedPerpignan, Languedoc Roussillon · France
Le 4 janvier 2025, aux environs de 18h, un témoin (T1) circulant en véhicule à Perpignan (66), en présence de sa compagne (T2), rapporte l'observation d'un PAN constitué d'une dizaine de lumières rouges scintillantes, évoluant dans le ciel.T1 interrompt son déplacement et sort de son véhicule afin de filmer le phénomène avec son smartphone. Alertés dans le même temps, les parents du témoin confirment avoir également observé les lumières depuis un autre lieu, ce qui permet un recoupement partiel de l'observation. La durée totale du phénomène est estimée à environ dix minutes. Le 25 février 2025, T1 transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) renseigné, complété d'une vidéo de l'observation. À ce jour, aucun autre QT n'a été reçu, les autres témoins mentionnés ne s'étant pas formellement manifestés. Le cas présente une bonne consistance*: même si un unique témoignage a été formellement recueilli, alors que plusieurs personnes ont observé le phénomène. Le récit du témoin principal est suffisamment précis et complété par une vidéo de 2 minutes et 08 secondes.Sur cette vidéo, on distingue clairement dix lumières se déplaçant lentement en montant dans le ciel. Des repères au sol bien visibles permettent de situer la scène, ce qui facilite l'analyse et la compréhension de l'observation. Une seule hypothèse est envisagée, celle de l'observation de lanternes célestes. En effet, les lumières rougeoyantes / scintillantes évoluant selon une trajectoire ascendante influencée par le vent, présentent des caractéristiques conformes à celles généralement observées lors du déploiement de lanternes célestes. Le logiciel IPACO*, utilisé par le GEIPAN pour l'analyse des photos/ vidéo, a permis d'authentifier la vidéo et de vérifier la cohérence chromatique avec l'hypothèse lanternes (Annexe 1). L'étrangeté perçue provient probablement de l'angle d'observation éloigné des témoin, mais le comportement fluide des lumières reste typique d'un lâcher de lanternes : - La source de départ est située au même endroit pour toutes les lumières, vers un même point au sol. En effet, si on déroule le film à l'envers, on peut vérifier que toutes les lumières partent d'un même point: elles convergent vers le sol, les unes après les autres. - La trajectoire est en constante ascendance. - La montée se fait à vitesse régulière. - L'écart entre chaque lumière reste constant, en fonction de l'ordre du lâcher. - Aucune lumière ne double l'autre ou ne change de trajectoire. - La vitesse apparente et l'orientation sont cohérentes avec un vent faible orienté nord (4 à 6 km/h). Voir les conditions météo (Annexe 2). - La seule lumière qui semble aller dans l'autre sens dans le film est un reflet (un flare de poursuite). - Les lumières les plus hautes s'éteignent dans l'ordre d'arrivée. Le 9 mars, la Préfecture a été sollicitée afin de vérifier si une autorisation préalable pour le lâcher de lanternes avait été demandée. Le 13 mars, le Bureau de l'Ordre Public et des Polices Administratives de Sécurité de Perpignan a répondu qu'aucune demande d'autorisation pour le lâcher de ballons ou de lanternes n'avait été reçue pour cette date. Des vérifications supplémentaires auprès des services de la police municipale et nationale ont également indiqué qu'aucune information relative à ces lumières n'avait été rapportée. Il est fort probable qu'il s'agisse d'un lâcher de lanternes "sauvage" (non autorisé), effectué dans le cadre d'un événement festif, sportif ou culturel. Il convient de rappeler que l'observation a eu lieu un samedi en fin d'après-midi, une période particulièrement propice à ce type de manifestation. Le GEIPAN classe le cas en en "A": Observation de lanternes célestes. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. *IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). [GEIPAN classification A — Lanterne thai]
December 22, 2024 · 11:25 PM · SPHERE
IdentifiedPleudihen-Sur-Rance, Bretagne · France
Les deux témoins de ce cas, ont observé, depuis leur terrasse, dans le ciel de Pleudihen-sur-Rance (22), un phénomène lumineux : une large sphère incandescente, de couleur orange-jaune, accompagnée d'une traînée probablement jaune. L'objet suit une trajectoire courbe d'ouest en est, atteint environ 75° d'élévation, puis disparaît derrière des arbres après cinq secondes d'observation. Aucun bruit n'est perçu. Sa taille apparente est estimée à celle d'une balle de ping-pong tenue à bout de bras. Les témoins émettent l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'une météorite en chute ou d'un objet en combustion pénétrant l'atmosphère : « une météorite qui tombe sur terre ou un objet volant en feu qui tombe sur terre ». Ce cas d'observation présente une consistance* moyenne (seul T1 a complété un Questionnaire Technique GEIPAN, absence de photo ou de vidéo du PAN) et un niveau d'étrangeté faible. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'observation s'avère être celle d'une rentrée atmosphérique d'un bolide. Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Le site FIREBALL IMO (International meteor organization) qui recense les rentrées atmosphériques naturelles et artificielles, a enregistré au moment de l'observation du PAN, un total de 73 témoignages provenant de témoins situés dans une vaste zone géographique incluant le sud de l'Angleterre, ainsi que le centre-ouest et l'ouest de la France, couvrant ainsi la région où se trouvent nos témoins. Voir l'évènement sur le site IMO. On peut noter d'ailleurs que l'un de ces 73 témoins se trouve dans la même commune que celle de l'observation du PAN (annexe 1). Bien que certains témoins rapportent des caractéristiques visuelles divergentes, notamment en ce qui concerne la couleur, la majorité décrit un objet correspondant aux caractéristiques du phénomène aérien non identifié, à savoir un objet particulièrement lumineux, de teinte proche du jaune, laissant une traînée, le tout observé sur une courte période. - L'estimation de l'orientation de la trajectoire varie selon les témoins, mais elle est globalement conforme pour certains d'entre eux, qui évoquent une trajectoire orientée d'ouest en est. La trajectoire automatiquement calculée par le site de l'IMO (du sud-ouest au nord-est) est également globalement conforme à celle du PAN (annexe 2). Au vu de la très courte durée de visibilité de cette rentrée atmosphérique, il est probable qu'il s'agisse davantage d'un objet naturel de type bolide que d'un objet artificiel. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de la rentrée atmosphérique d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]
December 22, 2024 · 11:24 PM
IdentifiedTurballe (La), Pays de la Loire · France
Vers 23h24, alors qu'il se trouve dans son jardin, à LaTurballe (Loire-Atlantique), le témoin observe un phénomène lumineux qu'il décrit comme une « bande flamboyante aux teintes orangée et jaune », apparaissant en direction du nord-est, à une élévation estimée entre 35° et 45°. L'aspect visuel du phénomène lui évoque une cascade de feu semblant se déverser vers le sol. L'observation est de courte durée, ne dépassant pas quelques secondes. Le témoin indique que les conditions météorologiques étaient particulièrement favorables à ce moment-là, avec un ciel entièrement dégagé. Quelques minutes après l'événement, il en informe la gendarmerie par voie téléphonique. Il procède également à l'enregistrement, via son téléphone mobile, des coordonnées GPS de son point d'observation ainsi que de l'azimut correspondant à la direction du phénomène.Le 2 février 2025, le témoin adresse au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) dûment complété. Ce dossier est accompagné des pièces suivantes : une capture d'écran de son téléphone comportant l'azimut relevé ainsi que les coordonnées GPS,une photographie permettant de situer précisément le lieu de l'observation ainsi que l'orientation du phénomène, une illustration de la scène observée, réalisée par superposition sur une photographie du site. La consistance* du cas est bonne. Bien que le dossier repose sur un unique témoignage et ne soit étayé par aucun enregistrement photographique ou vidéo, la description du phénomène ainsi que les données de localisation sont rapportées avec une grande précision. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le témoin se trouvait précisément dans l'axe d'éloignement de la trajectoire d'un bolide, lequel a été observé par plusieurs dizaines de personnes. Au total, 73 témoignages ont été enregistrés sur la base de données de l'International Meteor Organization (IMO), sous la référence de l'événement n° 8095-2024. Selon les données publiées par Vigie-Ciel.org, un bolide remarquable a été observé le dimanche 22 décembre 2024 à 23h24 heure locale (CEST), soit 22h24 TU, dans le nord-ouest de la France. Le phénomène, visible pendant plus de 10 secondes, a été décrit par de nombreux témoins comme particulièrement spectaculaire. L'un d'eux, situé à Flers (Orne), rapporte : « J'ai cru que c'était une étoile filante, mais cela a continué droit, a traversé un nuage : ça a fait une lumière verte, c'est passé à une vitesse folle, et à la fin cela a fait comme un feu d'artifice en se fragmentant et prenant une couleur orange. Plusieurs dizaines de rapports d'observation ont été enregistrés en ligne. Le bolide, dont l'éclat a atteint une magnitude apparente de -8 (soit environ 30 fois plus lumineux que la planète Vénus), a également été capté par quatre caméras du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network). L'analyse des vidéos a permis de reconstituer sa trajectoire et d'estimer ses caractéristiques physiques et orbitales. L'objet à l'origine du phénomène est un météoroïde provenant des régions externes de la ceinture principale d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. D'un diamètre estimé entre 15 et 20 cm pour une masse avoisinant les 20 kilogrammes, il est entré dans l'atmosphère terrestre à une vitesse relative d'environ 13,6 km/s (soit près de 49 000 km/h), au-dessus du département de la Mayenne.Le bolide a commencé à émettre de la lumière à une altitude de 75 km, alors qu'il se trouvait à environ 15 km au sud-ouest de Laval, poursuivant sa trajectoire en direction du nord-est avec un azimut d'environ 44° et une faible inclinaison de 18° par rapport à l'horizontale. Cette inclinaison peu marquée explique la durée exceptionnelle de visibilité du phénomène, celui-ci ayant parcouru plus de 140 km dans l'atmosphère avant de se fragmenter et de s'éteindre à une altitude d'environ 32 km, à proximité de la limite nord du département de l'Orne, environ 15 km à l'ouest de L'Aigle.Source : Vigie-Ciel.org – Bolide du 22 décembre 2024 à 23h24:bolide du 22 décembre 2024 23h24 et rapport évènement. La description du PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié) fournie par le témoin, en particulier la direction d'observation orientée nord-est ainsi que l'horodatage précis à 23h24, permettent de corréler de manière fiable cette observation avec le passage du bolide signalé par de nombreux témoins sur la plateforme de l'International Meteor Organization (IMO). Le phénomène a également été détecté à la même heure et dans le même axe par quatre caméras du réseau de surveillance FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), ce qui renforce considérablement la crédibilité et la cohérence du témoignage. L'étrangeté perçue par le témoin s'explique par la rareté d'une telle observation dans l'axe d'éloignement et de descente du bolide, générant un effet visuel de type cascade orangée/jaune, accentué par des phases de fragmentation suivies de l'extinction progressive du phénomène. La trajectoire du bolide, caractérisée par une inclinaison faible de 18° par rapport à l'horizontale (selon les calculs de Vigie-Ciel), a permis une durée d'observation exceptionnellement longue, estimée entre 7 et 10 secondes, ce qui est atypique pour ce type d'événement atmosphérique. Le cas est classé "A " par le GEIPAN: observation d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]
December 15, 2024 · 11:15 PM · LIGHT
IdentifiedPetite-Ile, Outre-Mer · France
Le témoin, résidant à Petite-Île à La Réunion (974), observe à partir du 15 décembre 2024, entre 19 h 15 et 19 h 30 UTC, un phénomène lumineux inhabituel dans le ciel en direction du sud, au-dessus de l'océan. Durant quatre soirées consécutives, il signale l'apparition de boules de lumière de teinte jaune à blanche. Le 31 janvier 2025, il transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) dûment complété, accompagné de plusieurs enregistrements vidéo. Le témoin décrit le phénomène de la manière suivante : « Une première boule apparaît généralement au-dessus de la mer, comme si elle venait de loin, puis grossit en se déplaçant systématiquement d'ouest en est. Elle est parfois suivie par une seconde boule de couleur et de taille similaires, dont la trajectoire est généralement plus aléatoire ». Ces lumières effectuent des passages brefs et rapides, disparaissant vers le sud-est avant de réapparaître quelques instants plus tard, jusqu'à vingt fois au cours d'une même soirée. La description et l'aspect visuel du phénomène correspondent précisément à l'observation de flashs lumineux émis par les satellites Starlink® (« satellite flaring »). Ce phénomène résulte d'un éclairage bref par le Soleil lorsque les satellites sont en position stable sur leur orbite définitive. La réflexion des rayons solaires sur leur surface, dans une configuration d'éclairement spécifique, peut être visible à l'oeil nu depuis la Terre ou depuis un aéronef. L'observation de ces flashs émis par les satellites Starlink® est détaillée dans la note d'enquête du GEIPAN, accessible via le lien suivant : Les flashs de satellites Starlink®. Ces observations se font dans des conditions bien spécifiques : à la verticale du Soleil, un peu au-dessus de l'horizon, le Soleil se situant entre 30 et 45° sous l'horizon. Ces conditions sont réunies dans le cadre de cette observation. • Dans ce cas d'observation, les PAN sont visibles vers le Sud et proches de l'horizon. • L'élévation de 30°, relevée par le témoin est surestimée car l'analyse avec l'outil de traitement d'image du GEIPAN, IPACO®, d'une des vidéos où apparaissent 2 PANs, permet de quantifier les élévations respectivement à 3,1 et 4° (voir annexe 1). La surestimation de la valeur par le témoin semble en partie liée à l'utilisation du zoom (x5). • Une vérification sur Stellarium permet de confirmer qu'à l'heure de l'observation, le Soleil se trouve également vers le sud, entre 30 et 45° sous l'horizon (voir annexe 2). La consistance* du témoignage est jugée très bonne avec une observation sur plusieurs jours et des vidéos. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le cas est classé « A », observation de satellites Starlink® sur leur orbite définitif (phénomène de "sattelite flaring"). IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). STELLARIUM : logiciel libre de planétarium. [GEIPAN classification A — Satellite flaring]
December 12, 2024 · 7:00 PM
IdentifiedEntremont-Le-Vieux, Rhône-Alpes · France
Le 12 décembre 2024 au soir, une habitante d'Entremont-le-Vieux (73), sous un ciel dégagé et étoilé, observe pour la première fois un trait blanc lumineux d'environ 1,5 cm sur son écran ou dans son champ de vision (à préciser). Depuis cette date, à chaque soirée avec un ciel dégagé, elle constate la réapparition régulière de ce phénomène. Progressivement, elle identifie l'apparition d'un deuxième puis d'un troisième trait lumineux, semblant alignés et espacés de manière régulière. Le 31 décembre 2024 à 7 h, depuis un autre point de sa maison, elle observe un « trait lumineux » à une élévation approximative de 30°. Afin d'obtenir une image plus précise, elle utilise le zoom de son téléphone pour prendre une photographie. À l'oeil nu, un seul trait lumineux est visible, mais en agrandissant l'image, elle distingue une forme évoquant un « engin ». L'enquête établit que la photo a été prise le 31 décembre à 7 h 22, et non le 30 décembre comme initialement indiqué dans le Questionnaire Technique (QT) transmis par le témoin. En complément, le témoin transmet au GEIPAN une nouvelle photographie d'un phénomène aérien non identifié (PAN), prise le 13 janvier 2025 à 17 h 45. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (un témoignage unique mais plusieurs témoins, photos du PAN), ce cas s'avère être une observation d'astres, en particulier des planètes Mars et Jupiter (voir le compte rendu d'enquête). La description du phénomène aérien non identifié (PAN) fournie par le témoin correspond typiquement à une observation astronomique : récurrence aux mêmes horaires et sur plusieurs heures, visibilité uniquement par beau temps, déplacement très lent d'est en ouest, et disparition au lever du jour. L'étrangeté perçue réside dans la caractérisation du(des) PAN sous forme de « traits lumineux ». L'analyse des photographies transmises révèle un flou de mouvement au moment de la prise de vue, empêchant une évaluation précise de l'étendue du trait tel qu'il a été perçu. Cependant, les informations fournies par le témoin, ainsi que les données issues du logiciel Stellarium, permettent d'identifier que les PAN photographiés le 31 décembre 2024 et le 13 janvier 2025 correspondent respectivement aux positions des planètes Mars et Jupiter, dont les magnitudes négatives en font des repères célestes particulièrement visibles. Le cas est classé « A », observations astronomiques des planètes Mars et Jupiter. [GEIPAN classification A — Astronomique]
December 2, 2024 · 6:30 PM
IdentifiedFoussais-Payre, Pays de la Loire · France
Le témoin secondaire (T2), quittant son domicile, aperçoit dans le ciel un objet lumineux fixe, qu'il interprète dans un premier temps comme une étoile. Peu après, son conjoint, désigné comme témoin principal (T1), arrive sur les lieux et procède à une observation indépendante du même phénomène. T1 retourne à l'intérieur du domicile afin de se munir de son smartphone, avec lequel il réalise plusieurs photographies et enregistrements vidéo. Durant ce temps, T2 interrompt son observation. T1 décrit le PAN comme une lumière de teinte bleue, de forme ovale, effectuant des mouvements rapides, variés et non rectilignes dans le ciel. Le phénomène est resté visible pendant une durée estimée à au moins huit minutes, avant de s'élever soudainement et de disparaître à très grande vitesse en direction du ciel. La consistance* du témoignage est très bonne, avec deux témoins (mais seul T1 a complété un questionnaire GEIPAN) et plusieurs photos et vidéos ayant pu être exploitées pour l'enquête. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'étrangeté perçue par le témoin repose essentiellement sur l'aspect visuel du PAN, et sur ses déplacements, tels qu'observés sur les photos et les vidéos fournies. L'hypothèse explorée, celle de l'observation de la planète Vénus, est corroborée par les éléments suivants : L'analyse des séquences vidéo, notamment dans les passages nets et non zoomés, révèle un unique point lumineux blanc, immobile, dont la position dans le ciel correspond à celle de Vénus au moment de l'observation. Il est à noter qu'aucune source lumineuse supplémentaire n'est visible à proximité, alors qu'une telle présence aurait été attendue si le phénomène observé avait une origine autre que Vénus. Les déplacements apparents, la forme ovale ainsi que la teinte bleutée du phénomène ne sont perceptibles que dans les portions zoomées des photographies et vidéos, du fait : - L'utilisation du smartphone tenu à main levée par T1 génère un effet de bougé, responsable des mouvements erratiques visibles sur les vidéos ainsi que de l'apparente déformation ovale de la forme de Vénus sur les photographies, - L'utilisation du mode nuit du smartphone engendre un artefact optique, conférant au PAN une apparence bleutée sur les images. Il semble que le témoin T1 ait assimilé l'apparence et le comportement du Phénomène Aérospatial Non identifié (PAN) en se fondant sur des images et vidéos présentant, comme nous l'avons démontré, des artefacts visuels et des interprétations erronées. Cette hypothèse est renforcée par le témoignage décrivant la disparition du PAN comme un déplacement « en flèche vers le ciel à très grande vitesse », alors que l'analyse de la vidéo révèle en réalité un défilement d'éléments fixes situés au sol, perceptible à l'écran. Le cas est classé « A », observation de la planète Vénus. [GEIPAN classification A — Vénus]
November 26, 2024 · 4:15 AM
Identified[Aero] Gaujan, Midi-Pyrénées · France
Le 26 novembre 2024 au petit matin, alors qu'il survole le village de GAUJAN (32) lors d'un vol entre LOURDES (65) et TOULOUSE (31), un pilote d'hélicoptère (T1) perçoit, avec son assistant de vol (T2), deux à trois points lumineux. Ces points se déplacent de manière erratique, apparaissant et disparaissant sans schéma clair. Après cinq minutes d'observation, T2 vérifie l'absence d'aéronefs via Flightradar et ADS-B, et le contrôleur aérien de BLAGNAC (31) confirme l'absence de signal radar correspondant. En approchant de TOULOUSE, les passagers médicaux à bord, à savoir un médecin et une infirmière (T3 et T4), remarquent également le phénomène sur indication de l'équipage. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (plusieurs témoins malgré un seul témoignage, photo et vidéo du PAN), ce cas s'avère être une observation de flashs de satellites Starlink® dénommés également cluster flares (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Ce phénomène fait l'objet d'une note publiée sur le site du GEIPAN, accessible via le lien suivant: Nouveau phénomène expliqué : les flashs de satellites Starlink®. La description et l'aspect visuel du PAN sont parfaitement cohérents avec cette observation. Une reconstitution effectuée sur Stellarium confirme que le PAN se trouvait dans la zone propice à l'observation des « cluster flares » Starlink®, le Soleil étant couché à -38° sous l'horizon, le PAN étant visible à la verticale de la position solaire, à environ 10° d'élévation. Enfin, une reconstitution des passages satellitaires permet de confirmer la présence de nombreux satellites Starlink® dans la zone où se situait le PAN. Depuis l'identification de ce type d'observation suite aux signalements de nombreux pilotes de ligne à travers le monde, il s'agit du premier cas d'observation de flashs Starlink® à la fois dans les airs, mais aussi depuis le sol, enquêté par le GEIPAN. Le GEIPAN classe le cas en « A », observation de flashs de satellites Starlink® positionnés sur le réseau de cette méga constellation de satellites. [GEIPAN classification A — Flashs Starlink]
November 24, 2024 · 5:45 PM · LIGHT
IdentifiedBurnhaupt-Le-Bas, Alsace · France
Le 24 novembre 2024, en début de soirée, depuis le premier étage de son domicile situé sur la commune de BURNHAUPT-LE-BAS (68), le témoin observe un phénomène lumineux atypique dans un ciel à l'obscurité quasi totale. L'observation se concentre à l'horizon Est, en direction du massif de la Forêt-Noire (Allemagne). Initialement, quatre sources lumineuses alignées sont détectées. L'une d'entre elles s'éteint alors que l'observateur s'absente brièvement pour se munir d'un appareil d'enregistrement. À son retour, la configuration a évolué : deux nouvelles sources apparaissent au Nord (à gauche du champ initial). L'une présente une forte intensité et une stationnarité apparente, tandis que deux autres lumières mobiles convergent rapidement vers cette source fixe avant de s'éteindre de manière synchrone. L'attention se porte alors sur l'élément statique résiduel, situé en arrière-plan d'un bosquet. L'analyse du document vidéo réalisé par le témoin permet de préciser la cinématique : la source lumineuse blanche n'est pas immobile : elle effectue une translation horizontale lente vers le Nord (gauche), avant d'amorcer une inversion de vecteur vers le Sud (droite). Après avoir franchi l'azimut du bosquet, l'objet maintient une trajectoire quasi horizontale constante jusqu'à sa disparition définitive. Bien que l'observation repose sur un témoin unique, la rapidité avec laquelle le signalement a été transmis au GEIPAN et la qualité exploitable de la vidéo constituent des éléments déterminants. La coopération active de l'observateur a permis un recueil d'informations précis. Si les phases préliminaires à l'enregistrement sont moins documentées, des hypothèses explicatives plausibles ont été avancées au regard du contexte. L'analyse technique du support visuel a permis d'identifier sans ambiguïté le phénomène apparaissant sur les images, conférant au dossier une très bonne consistance. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse privilégiée pour le phénomène principal enregistré en fin d'observation, est d'ordre aéronautique, malgré la connaissance qu'a le témoin du trafic habituel lié à l'aéroport international de Bâle-Mulhouse, situé à quelques dizaines de kilomètres. En effet, la comparaison minutieuse des images vidéo avec les données de trajectoires issues du logiciel Flightradar24 révèle une corrélation parfaite. Un avion en phase d'approche de cet aéroport évoluait sur une trajectoire qui, depuis le point de vue du témoin, reproduit fidèlement les déplacements de la forte source lumineuse blanche. Cette correspondance est confirmée tant sur le plan spatial que temporel, l'horloge synchronisée du téléphone ayant permis une comparaison précise avec les relevés du trafic aérien. Deux autres avions présents dans la zone permettent également d'expliquer les deux lumières mobiles qui se sont éteintes brusquement lors de la deuxième phase de l'observation. Quant aux quatre points lumineux alignés observés à l'horizon durant la première phase, ils correspondent vraisemblablement aux déplacements de dameuses sur les pistes du domaine skiable de Windeck-Hinterzarten. Cette station, située à proximité du Feldberg qui est le point culminant de la Forêt-Noire avec ses 1 493 mètres, a en effet inauguré sa saison 2024-2025 le vendredi 22 novembre 2024, soit seulement deux jours avant l'événement. L'observation de la phase 3 a été retenue pour la classification de ce cas. Le GEIPAN classe le cas en "A" : observation d'un avion en approche de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
November 17, 2024 · 12:38 AM
IdentifiedSallanches, Rhône-Alpes · France
Durant la nuit du 16 au 17 novembre 2024, un témoin résidant à Sallanches (74) observe un point lumineux rouge au sommet de la Tête du Colonney. Il suppose qu'il s'agit de personnes éclairant le sommet avec des fumigènes, comme cela se pratique traditionnellement à la Saint-Jean. Le point rouge se déplace ensuite le long de la crête côté Est, avant d'être remplacé par un point lumineux blanc qui se scinde en trois points distincts. Ces trois points poursuivent leur déplacement vers l'Est. La durée totale de l'observation est estimée à cinq minutes, dont environ deux minutes pour la phase en lumière rouge et trois minutes pour la phase en lumière blanche, selon le témoin. D'étrangeté moyenne et de bonne consistance* (témoin unique, mais témoignage assez précis, pas de photo du PAN), ce cas s'avère être une observation de 3 wingsuiters (BASE jump) ayant effectué un saut nocturne depuis l'Aiguille de Varan (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN faite par le témoin est parfaitement cohérente avec ce type d'observation plutôt insolite, puisqu'un club local de parapente a pu confirmer que 3 wingsuiters ont fait un vol nocturne depuis l'Aiguille de Varan à l'occasion de la pleine lune, en utilisant des fumigènes (couleur rouge) et des lampes à l'intérieur de leurs combinaisons (lumières blanches). Le cas est classé « A », observation de 3 parachutistes (wingsuiters) ayant effectué un saut nocturne depuis l'Aiguille de Varan. [GEIPAN classification A — Parachutiste(s)]
November 9, 2024
Identified[D13] De Puy-Sainte-Reparade (Le), Provence Alpes Cote d'azur · France
Alors qu'il se rend à son travail en véhicule, le témoin circule sur la D13, peu après le village de Saint-Canadet (13), entre Le Puy-Sainte-Réparade et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), lorsqu'il remarque, aux environs de 18h50, la présence de plusieurs points lumineux immobiles dans le ciel, malgré une couverture nuageuse partielle. Ces lumières apparaissent pratiquement en face de lui, en direction du sud. Le témoin décide alors de s'arrêter sur le bas-côté afin d'observer le phénomène de manière plus attentive. Il procède à une prise de vue photographique du PAN à 18h54. Il reprend ensuite sa route, tout en continuant d'observer les lumières, cette fois visibles sur sa gauche, jusqu'à leur disparition visuelle aux alentours de 19h00. La localisation précise du phénomène, ainsi que les éléments visuels collectés, sont présentés dans les annexes 1 et 2 du présent rapport. La consistance* est bonne, bien que l'observation ne repose que sur un unique témoignage, celui-ci est précis, étayé par une photographie *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'analyse de la photographie (Annexe 3) et l'examen du témoignage permettent de conclure que le PAN correspond à un ensemble de projecteurs terrestres orientés vers le ciel, éclairant une couche nuageuse basse, située entre 800 et 1800 mètres d'altitude. Cette couche nuageuse, composée principalement de nuages de type stratus pour les plus bas, est clairement visible sur la photographie et confirmée par le témoin.Les données de nébulosité fournies par Météo France, en provenance des stations de Bec de l'Aigle, Istres, Marignane et Salon-de-Provence, situées à environ 30 km du site d'observation (Annexe 4), corroborent cette description de la couverture nuageuse présente ce soir-là. Ces projecteurs, aussi appelés « skytrackers », sont souvent utilisés à des fins d'animation ou de publicité pour un évènement. L'enquête a pu établir qu'à l'heure exacte de l'observation et dans la direction indiquée par le témoin, à environ 5,4 km de distance (Annexe 5), se déroulait au centre d'Aix-en-Provence (13) l'inauguration de la » biennale des imaginaires numériques », pendant laquelle des œuvres « monumentales, immersives et interactives » ont eu lieu. L'une de ces œuvres consistait en une installation de 16 faisceaux laser disposés autour de la fontaine de la Rotonde, située juste dans l'axe d'observation. L'apparence (forme, couleur et nombre) de ces faisceaux laser impactant les nuages bas (bien visible sur les photographies illustrant l'évènement) est tout à fait semblable à celle du PAN (Annexe 6). Le GEIPAN classe ce cas d'observation en "A" : observation de skytrackers. [GEIPAN classification A — Sky rose]
October 29, 2024 · 5:35 PM
IdentifiedAnnoeullin, Nord-Pas-de-Calais · France
Le mardi 29 octobre 2024 vers 17h35, le témoin, alerté par son chien, observe et filme avec son téléphone un PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié). Le PAN se déplace de sa gauche à sa droite sur une trajectoire sud-ouest vers nord-est, puis s'éloigne vers le nord-ouest. La consistance* est bonne, malgré un seul témoin car il y a des photos et vidéos et un entretien réalisé avec le témoin. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses sont envisagées : celle d'un objet de type ballon porté par le vent, et celle d'un drone ou hélicoptère radiocommandé (voir le compte rendu d'enquête). L'hypothèse du drone ou hélicoptère radiocommandé, pouvant correspondre à la trajectoire, ne correspond pas à la forme du phénomène. De plus, malgré la proximité du PAN, aucun bruit n'a été perçu par le témoin et les responsables des clubs d'aéromodélisme locaux ont confirmé ne jamais voler dans cette zone. L'hypothèse d'un objet porté par le vent est retenue. Son déplacement est cohérent avec le sens du vent indiqué par les relevés météo, Sa forme, sa couleur sont tout à fait compatibles d'un ballon fantaisie à enveloppe mylar, Son déplacement (rotation, montées et descentes) dans le sens du vent est compréhensible dans ce cas où une forme dissymétrique de l'enveloppe est détectée sur la vidéo produite par le témoin. L'enquête n'a pas permis de retrouver l'origine du lâcher de ce ballon. Le GEIPAN classe le cas «A » : observation d'un ballon fantaisie à enveloppe mylar porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
October 15, 2024 · 10:00 AM
Identified[Aero] De Los Angeles (Us.90045) Vers Paris, Autre · France
Le 15 octobre 2024 à 08h00 UTC, le témoin, depuis le cockpit d'un avion en pleine traversée océanique, observe un phénomène lumineux. L'appareil se trouve alors à proximité des coordonnées 50°30'N, 52°W, à une altitude d'environ 30 000 pieds (environ 9 000 mètres). En scrutant le ciel à un angle d'environ 60 degrés au-dessus de l'horizon, il détecte un halo lumineux d'une intensité très élevée, dont le diamètre apparent est comparable à celui de la Lune. Ce halo se déplace en direction de l'horizon, globalement vers l'est, sur une durée estimée entre 2 et 3 minutes, avec une luminosité constante durant tout le déplacement. Le phénomène disparaît ensuite derrière la ligne d'horizon. Trois photographies du PAN sont transmises ; l'une d'elles semble montrer une masse sombre associée au halo lumineux. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (témoin unique mais plusieurs photos du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'une manoeuvre orbitale d'un lanceur spatial (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description et l'aspect du PAN évoquent très fortement le dégazage de l'étage d'un fusée dans le vide spatial éclairé par le soleil (étape dite de passivation d'étage). Une reconstitution de la trajectoire du groupe Starlink® 10-10, lancé à bord d'une fusée Falcon 9, 1h40 environ avant l'observation, montre que sa trajectoire correspond exactement à celle du PAN. Le dernier étage de la fusée Falcon 9 commençait sa seconde orbite, moment privilégié pour un "deorbit burn", manoeuvre destinée à le désorbiter en vue de le faire retomber au-dessus de l'Océan Indien. Ce processus est décrit dans la note GEIPAN FALCON 9 et STARLINK®. Le cas est classé « A », observation d'éléments de fusée en manoeuvre de désorbitation, plus précisément le 2eme étage du lanceur Falcon 9 de SPACEX®. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]
September 23, 2024 · 10:08 PM
IdentifiedBanne, Rhône-Alpes · France
Le 23 septembre 2024, à Banne (Ardèche), un témoin (T1), en vacances avec sa femme (T2), stationne avec cinq autres camping-cars derrière l’église du village. À 22h05, il sort pour vérifier la télécommande de son véhicule et aperçoit, en direction du nord-nord-est, un point lumineux brillant. Ce dernier oscille et change de couleur, passant du blanc jaunâtre au rouge. Après avoir averti sa femme, il retourne dans son camping-car pour récupérer son smartphone. Il filme une première vidéo d’une durée de 1 minute 14 secondes à 22h08, suivie de trois photos prises en rafale à 22h09. L’observation continue par intermittence. À 22h12, le témoin sort à nouveau pour enregistrer une seconde vidéo de 1 minute 54 secondes. Enfin, à 22h55, il prend six nouvelles photos. Le phénomène reste visible tout au long de ces observations. Après cela, le témoin rentre se coucher. Le cas présente une bonne consistance*,malgré l'absence de témoignage de T2, et de par l'apport de photos et de vidéos, ces dernières ayant pu être exploitées pour l'étude du dossier. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Une seule hypothèse a été explorée, celle de l'observation de l'étoile de première grandeur Capella. Cette hypothèse repose sur les éléments suivants :. - Une reconstitution géographique effectuée à l'aide des éléments fournis par T1 a permis de localiser le PAN en azimut et en élévation à un emplacement très proche de celui de Capella au moment de l'observation. En effet, à l’aide du logiciel Stellarium, la position de l’étoile Capella a été déterminée avec précision : un azimut de 32° et une élévation de 10° (voir carte_astro_1). Pour ce qui est du PAN, les informations transmises par T1 au travers du QT sont : direction Nord Nord-Est, élévation de 45°. Cette direction, cohérente avec celle de Capella est confirmée sur la photographie de reconstitution (cf. carte_geo_1), sans pouvoir donner une valeur exacte, étant donné l’approximation sur la position de T1. La différence en élévation (environ 35°) peut quant à elle s'expliquer par une surestimation souvent faite par les témoins de PAN.. - Forte scintillation causée par de fortes perturbations atmosphériques générant la scintillation de l'astre situé bas sur l'horizon et le changement rapide de couleurs. - Observation de longue durée, typique d’un phénomène de nature astronomique. - Ciel totalement couvert avec aucune étoile visible mais un ciel pouvant très bien être partiellement découvert très loin, bas sur l'horizon, laissant visible une étoile de première grandeur. L'étrangeté est formée par l'impression que le PAN bouge (dans ses vidéos) alors "qu'il ne bouge pas", restant au même emplacement pendant une longue période. En réalité, à très fort zoom, le moindre mouvement de la main tenant le smartphone, imperceptible pour le témoin, sera visible dans la vidéo, surtout qu'aucun repère (élément du paysage) n'est visible sur les vidéos, comme T1 l'indique lui-même, ce qui lui aurait permis de se rendre compte que le PAN ne bouge en réalité pas. Une incertitude existe toutefois concernant d'éventuels mouvements également visibles à l’œil nu, ce qui n'est pas clair dans le témoignage, mais pourrait s'expliquer par la micro-mobilité oculaire. A noter que ce dossier est à rapprocher de celui de SAINT-URCIZE (15) 20.09.2024, rapporté par le même témoin. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de l'étoile Capella. [GEIPAN classification A — Capella]
September 20, 2024 · 10:25 PM
IdentifiedSaint-Urcize, Auvergne · France
Le 20 septembre 2024, le témoin principal (T1) est en vacances avec sa femme (T2), après avoir exploré la Corrèze et le Cantal. Ils choisissent de passer la nuit dans un camping-car de location, stationné sur une aire sommairement aménagée à proximité de Nasbinals. Cette aire est entourée de collines dénudées et située près des cours d’eau La Peyrade et Le Bès, le long de la RD 987. À 22h23, alors qu’il sort du véhicule, T1 aperçoit un point lumineux brillant dans le ciel en direction du nord-ouest. Ce point semble scintiller et change de couleur, passant du blanc jaunâtre au rouge. Alertée, T2 rejoint T1 pour observer le phénomène, mais retourne rapidement à l’intérieur en raison du froid et du vent. T1 estime que la lumière est située au-dessus de la colline de Baboyères, en direction de Saint-Urcize (15), et en dessous des nuages. Ne disposant d’aucun repère visuel précis, T1 filme la lumière avec son smartphone à 22h25. La séquence, réalisée sans flash et avec un zoom, dure 1 minute et 29 secondes. Une série de quatre photos prises en rafale à 22h26 révèle différentes formes de la lumière. Toujours intrigué, T1 ressort pour enregistrer une seconde vidéo d’une durée de 1 minute et 35 secondes. Selon les critères du GEIPAN, ce cas présente une bonne consistance*, de par l'apport de photos et de vidéos, ces dernières ayant pu être exploitées pour l'étude du dossier. Une seule hypothèse a été explorée, celle de l'observation de l'étoile de première grandeur Arcturus. Cette hypothèse repose sur les éléments suivants : - Une reconstitution géographique effectuée à l'aide des éléments fournis par T1 (et en particulier une photographie diurne indiquant l'emplacement du PAN dans le ciel) a permis de localiser le PAN en azimut et en élévation à un emplacement assez proche de celui d'Arcturus au moment de l'observation. En utilisant le logiciel Stellarium, la position d’Arcturus a été déterminée avec précision : environ 287° d’azimut et 9° d’élévation (voir AC_astro_1). Quant au PAN, il a été estimé par T1 à un azimut d’environ 280° (voir AC_geo_1) et à une élévation située entre 30° et 45. Le décalage en azimut (inférieur 10°) peut être imputé à la difficulté pour T1 de s'orienter de nuit sans aucun repère (nuit totalement noire) a fortiori dans un lieu qu'il ne connaît pas. La différence en élévation (environ 20/35°) peut s'expliquer par une surestimation que l'on rencontre souvent de la part des témoins de PAN. Les indications "au-dessus de la colline " et "un peu plus que l'horizon" fournies par ailleurs par T1 confirment bien une élévation plutôt basse. - Forte scintillation : T1 indique qu'il fait froid et qu'il y a du vent, ce qui est tout à fait compatible avec de fortes perturbations atmosphériques générant la scintillation de l'astre situé bas sur l'horizon. - Observation de longue durée, typique pour un phénomène de nature astronomique. T1 compare aussi le PAN à Vénus. Horizon laissant visible une étoile de première grandeur. L'étrangeté perçue par T1 réside dans l'impression que le PAN se déplace (dans ses vidéos), bien qu'il demeure dans la même portion du ciel pendant une période prolongée. En réalité, à un zoom très élevé, même le plus infime mouvement de la main tenant le smartphone, imperceptible pour le témoin, devient visible dans la vidéo. Cela est d'autant plus notable que, comme l'indique T1 lui-même, aucun repère visuel (éléments du paysage) n'est présent dans les vidéos, ce qui l'aurait permis de constater que le PAN ne se déplace pas réellement.<br> Cependant, une incertitude persiste concernant d’éventuels mouvements perceptibles à l’œil nu, un point qui demeure flou dans le témoignage. Ces mouvements pourraient être expliqués par des phénomènes de micro-mobilité oculaire. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de l'étoile Arcturus. [GEIPAN classification A — Arcturus (étoile)]
September 20, 2024
Identified[D57] De Daglan, Aquitaine · France
Le vendredi 20 septembre 2024, entre 05h50 et 06h10, le témoin en déplacement entre Saint-Pompon/Daglan et Vitrac (24) observe un phénomène lumineux inhabituel dans le ciel. Alors que le ciel est encore sombre, un point lumineux blanc clignotant attire son attention. Son intensité est nettement plus forte que celle d'une étoile. À un moment donné, la source lumineuse s'embrase brièvement, évoquant l'apparence d'une lanterne japonaise ou du brûleur d'une montgolfière, avant de retrouver son clignotement initial. Intrigué, le témoin s'arrête à Saint-Cybranet pour enregistrer une vidéo du phénomène, puis en réalise une seconde à son arrivée sur le parking de son lieu de travail. Un collègue, également témoin de l'événement, suppose qu'il s'agit d'une montgolfière. Toutefois, le témoin exprime des doutes, rappelant que les montgolfières ne volent généralement pas de nuit. L'observation dure environ 20 minutes, bien que de manière intermittente en raison de la conduite. Le témoin estime que l'objet est situé en direction de l'ouest-nord-ouest, à un angle d'élévation d'environ 45°, et lui semble immobile tout au long de l'événement. Le cas est de bonne consistance* avec un descriptif détaillé, une observation sur une longue durée et l'apport par le témoin, de 4 vidéos (voir les vidéos du témoin). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le phénomène observé pour ce cas correspond à une montgolfière : - La restitution des traces radar par le CAPCODA (Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations et de Défense Aérienne) confirme la présence d'une montgolfière (étiquette F-HFBM) dans la zone et aux heures d'observation (voir doc carte de restitution CAPCODA). - L'analyse de la vidéo 20240920_060951.mp4 révèle la présence de la flamme du brûleur de chauffage, utilisée pour réchauffer l'air dans l'enveloppe et assurer la sustentation de la montgolfière. - Absence de bruit. - Vitesse observée est lente, ce qui donne une impression d'immobilité. - La période de vol des montgolfières se situe généralement tôt le matin ou en fin d'après-midi, afin d'éviter les courants thermiques et d'assurer une stabilité optimale de l'air. Le cas est classé A : observation d'une montgolfière. [GEIPAN classification A — Montgolfière]
September 15, 2024 · 10:45 PM
IdentifiedRilhac-Rancon, Limousin · France
Le 15 septembre 2024 vers 22h45, le témoin T1, ainsi que son épouse, observent depuis la terrasse de leur maison une forme circulaire noire à la verticale de leur position et se déplaçant vers le sud ouest. Le ciel est dégagé. La forme circulaire s'immobilise quelques minutes et émet une lumière blanche clignotante pendant quelques secondes. Le témoin décide de rentrer dans la maison, ce qui met fin à l'observation. La durée de l'observation est évaluée à environ 5 minutes. Seul le témoin T1 transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) complété, le 16 septembre 2024. Le 4 octobre 2024, le GEIPAN fait une demande auprès du Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations de la Défense Aérienne (CAPCODA) de l'armée de l'Air et de l'Espace. Les traces radars nous sont transmises le 11 octobre 2024. Celles-ci font apparaitre la présence d'un ballon à gaz qui survole le témoin entre 22h43 et 22h49 heure locale (entre 20h43 et 20h49 heure UTC), sur une trajectoire rectiligne, du nord est vers le sud ouest, à une altitude de 4100 pieds (1200m) (voir Annexe 1). Le ballon est de type Roland JBG-1050 (voir Annexe 2). Il faisait partie d'une course de ballons à gaz, la "Gordon Bennett cup" qui a survolé la France du nord est au sud ouest et précisément la Haute-Vienne le lundi 15 septembre 2024 (voir l'article de LA MONTAGNE : Pourquoi autant de ballons ont traversé le ciel du Limousin dimanche. La consistance* du cas est bonne avec une observation par un seul témoin, mais une description détaillée du PAN et de sa trajectoire, sans photo ni vidéo. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description de l'observation, autant dans la forme que dans la trajectoire et l'heure de passage correspondent parfaitement au survol de ce ballon à gaz au-dessus de la maison du témoin. Le cas est classé "A": observation d'un ballon à gaz habité. [GEIPAN classification A — Ballon à gaz habité]
September 15, 2024
Identified[N145] De Saint-Priest-La-Plaine, Limousin · France
Le 15 septembre 2024, aux alentours de 20h42, une automobiliste circulant sur la N145 observe, à travers la vitre de son véhicule, un point gris immobile dans le ciel, localisé au-dessus d'un arbre. Intriguée, elle prend une photo de l'objet avant que celui-ci ne disparaisse brusquement après quelques minutes d'observation. Le 10 décembre 2024, le témoin adresse au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT), accompagné de la photo du PAN. Ce cas présente une consistance* moyenne, avec un seul témoin mais la présence d'une photo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête montre que l'observation porte sur un ballon à gaz de l'équipe LTU-1, engagé dans la 67ème édition de la Coupe Gordon Bennett. Lors de cet événement, 24 ballons ont décollé d'Allemagne en direction du sud du Portugal, en traversant une partie de la France. Grâce à la photo, il est possible de localiser précisément le témoin et de déterminer la direction de son observation. La trajectoire des ballons étant suivie en temps réel via un site de « tracking », il a été confirmé que le ballon de l'équipe LTU-1 était bien présent à ce moment-là dans la direction de l'observation (voir annexe). Ce type de ballon, plus arrondi qu'une montgolfière, peut apparaître sans nacelle lorsqu'il est observé de loin. L'étrangeté ressentie par le témoin, liée à son apparente immobilité, s'explique par un effet d'optique dû au déplacement du témoin lui-même et à la distance qui la séparait du ballon, lequel volait à une vitesse d'environ 46 km/h. (voir cas similaire : GIGNY (89), 14.09.2019). De plus, l'observation ayant eu lieu à contre-jour, la disparition soudaine de l'objet peut s'expliquer par un changement de position du témoin par rapport au ballon, modifiant ainsi les conditions d'éclairage et rendant ce dernier invisible. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation d'un ballon à gaz de la Gordon Bennett Cup 2024. [GEIPAN classification A — Ballon à gaz habité]
September 14, 2024 · 9:30 PM · CIGAR
IdentifiedEmance, Ile-de-France · France
Le 14 septembre 2024 au soir, un habitant d'Emancé (78) et ses enfants observent la Lune lorsqu'ils aperçoivent des feux de navigation inhabituels derrière un petit bois. T1 identifie un hélicoptère militaire, probablement un Tigre, passant légèrement au-dessus de la Lune. Quelques minutes plus tard, un second objet suit une trajectoire similaire vers la Lune. Les feux de navigation sont visibles, et une silhouette allongée type « cigare » apparaît dans la lumière lunaire, avec un feu blanc à l'avant. La traversée de la Lune dure 1 à 2 secondes, sans bruit perceptible. D'étrangeté faible et de consistance* jugée bonne (plusieurs témoins, témoignage unique mais assez complet, pas de photo du PAN), ce cas s'avère être une observation d'un avion de ligne (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN évoque très fortement un avion, puisque le PAN est doté de feux de navigation. Une reconstitution du trafic aérien ne permet pas de retrouver l'hélicoptère décrit par T1, mais permet d'identifier le PAN comme étant un A321 de la compagnie Vueling (vol VLG43PQ), dont la trajectoire et l'horaire de passage correspondent à ceux du PAN. La reconstitution de sa trajectoire apparente montre qu'il est effectivement passé devant la Lune. Le cas est classé « A », observation d'un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
September 9, 2024 · 11:00 PM · RECTANGLE
IdentifiedAmbres, Midi-Pyrénées · France
Le 9 septembre 2024, vers 23h00, un témoin (T1) se tient sur le perron de son domicile à Ambres (81) lorsqu'il aperçoit dans le ciel, en direction du nord-est, un point lumineux intense émettant un faisceau de lumière blanche. Le PAN se déplace en ligne droite dans sa direction, évoquant dans un premier temps le comportement d'un aéronef classique. À mesure que le PAN se rapproche, T1 distingue, de part et d'autre du faisceau principal, une lumière rouge et une lumière bleue, ainsi qu'un éclairage blanc à l'arrière, positionné de manière à rappeler celui situé sur l'aileron vertical d'un appareil. Alors que le PAN survole sa position, T1 observe un rectangle lumineux blanc au sein duquel clignotent plusieurs lumières de différentes couleurs.Déterminé à prolonger l'observation, le témoin change de position. Il perçoit alors un bruit de moteur caractérisé par une vibration douce et continue. Le PAN poursuit sa trajectoire à vitesse constante jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Le conjoint du témoin (T2) sort à son tour pour observer le PAN, mais celui-ci est déjà à une distance trop importante pour permettre une observation détaillée. La consistance* du cas est faible : bien qu'il y ait 2 témoins, seul T1 a souhaité témoigner et aucune photo du PAN n'a été prise. L'unique témoignage comporte une erreur de datation et une imprécision au niveau de l'heure et de la durée de l'observation (voir le compte rendu d'enquête). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête conclut que les témoins ont observé un aéronef de type avion de ligne en phase d'approche vers l'aéroport de Toulouse, sur la base des éléments suivants : - Lumières de couleurs aéronautiques réglementaires : rouge, blanc et vert (T1 évoque du bleu, mais cette couleur est parfois confondue avec le vert), situées aux emplacements habituels pour les avions. - La puissante lumière blanche initiale en faisceau correspond vraisemblablement aux phares d'atterrissage. - La durée d'observation de 30 à 40 secondes est cohérente avec l'observation d'un avion traversant le ciel du témoin à une vitesse et une altitude habituelles pour une phase d'atterrissage. - La consultation des données de navigation aérienne confirme la présence d'un aéronef correspondant au vol Lufthansa DLH23U, en phase d'approche vers l'aéroport de Toulouse. Sa trajectoire est parfaitement compatible avec celle décrite pour le PAN. L'appareil survole le secteur du témoin T1 à 23h16, soit une minute après l'heure de fin d'observation mentionnée dans le questionnaire de témoignage, cette dernière étant par ailleurs indiquée de manière approximative. - Le bruit perçu par T1, un « son soufflé d'un moteur doux », est compatible avec celui d'un avion évoluant à environ 2000 m d'altitude. - Le témoignage de T1 comporte de nombreuses références explicites à un aéronef, suggérant que l'observation ne présente un caractère inhabituel qu'à un moment précis, lorsque le PAN survole sa position à très basse altitude. À cet instant, T1 décrit une zone lumineuse intense - comparée à une 'piscine de lumière' - contenant des clignotements de teintes rose, violette, verte et orange, située à la verticale du témoin, à l'emplacement du faisceau initialement perçu comme un 'phare'. Il est probable que cette description corresponde à l'observation de la structure supportant les phares d'atterrissage, possiblement située sur le train avant, voire à une portion de la carlingue partiellement masquée par l'intensité de l'éclairage. L'aéronef identifié évoluait à une altitude d'environ 2 000 mètres lors de son passage à la verticale de T1, ce qui limite considérablement la capacité d'identification visuelle fine des éléments structuraux. La présence perçue de lumières clignotantes de différentes couleurs dans cette zone demeure difficile à interpréter de manière certaine. Toutefois, une hypothèse plausible est celle d'un effet optique lié à l'éclairage puissant des phares, produisant des réflexions colorées sur des particules en suspension dans l'atmosphère. Le GEIPAN classe le cas en « A », observation d'un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
September 7, 2024 · 7:30 PM
IdentifiedSainghin-En-Weppes, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 7 septembre 2024 en début de soirée, depuis leur domicile de Sainghin-en-Weppes (Nord, 59), deux témoins (T1 et T2, père et fils) observent un objet de couleur noire, de forme circulaire évoquant un « donut », positionné au-dessus des maisons situées de l'autre côté de la rue. T1 filme l'objet avec son téléphone portable, notant un déplacement d'est en ouest accompagné de rotations qui ne semblent pas liées à des conditions aérodynamiques. Par la suite, un second objet, de forme triangulaire (en V), apparaît. T1 tente de le filmer, mais les premières secondes de la séquence sont perdues en raison d'une manipulation erronée. Seules les images de l'objet s'éloignant sont conservées. À son retour, l'épouse de T1 (T4) confirme que son frère (T3) a également observé le premier objet passer au-dessus de son domicile. La consistance* du cas est bonne, malgré un seul témoignage, avec plusieurs témoins et 2 vidéos du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. D'étrangeté faible et de bonne consistance (plusieurs témoins, mais témoignage unique, vidéos du PAN), ce cas s'avère être une observation de ballons en forme de lettres (voir le compte rendu d'enquête). La description et l'aspect visuel du PAN évoquent fortement des ballons en forme de lettres, utilisés notamment lors de mariages ou d'anniversaires. On peut d'ailleurs noter que l'observation a été faite un samedi en début de soirée. De plus, la trajectoire apparente des 2 objets composant le PAN s'avère tout à fait cohérente avec le sens du vent. L'enquête n'a pas permis de déterminer l'origine exacte du lâcher de ballon. Le GEIPAN classe le cas « A » : observation de ballons festifs. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
August 29, 2024 · 10:40 PM
IdentifiedAntran, Poitou-Charentes · France
Le 29 août 2024 vers 22h40, à Antran (86), deux témoins se trouvant dans la cour de leur propriété observent une série de points lumineux traversant rapidement un ciel peu nuageux. Le passage se caractérise par des points évoluant par paires, suivant deux trajectoires parallèles qui, par effet de perspective, semblent converger vers l'horizon D'étrangeté faible et de consistance* moyenne : deux témoins pour un récit unique mais complet, sans support photo ou vidéo. Ce cas s'avère être une observation des lueurs du spectacle nocturne du Futuroscope, « La Clé des Songes ». Ces lumières, projetées depuis Poitiers, se sont reflétées sur la couche nuageuse au-dessus d'Antran (86), (cf. compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Laser]
August 20, 2024 · 1:30 PM · SPHERE
IdentifiedBiscarrosse, Aquitaine · France
Le mardi 20 août 2024, alors en vacances à Biscarrosse (40), le témoin se trouve avec sa famille sur la plage de Maguide, au bord du lac de Cazaux. Allongé et observant le ciel en direction de Sanguinet (40), sur la rive opposée, il aperçoit vers 13h30 un objet volant à l'horizon. Il le décrit comme sphérique, à l'aspect métallisé, se déplaçant de droite à gauche à une vitesse constante et relativement élevée. L'objet reste visible durant environ 20 secondes, avant de disparaître dans le ciel au-dessus de Sanguinet. La consistance* de ce dossier est moyenne, avec un témoin unique n'ayant pas réussi à filmer le PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La vérification aéronautique auprès du CAPCODA* n'indique aucun vol d'avion correspondant à la trajectoire du PAN décrite par le témoin en direction de Sanguinet.* *CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). L'hypothèse explorée, celle d'un objet porté par le vent, comme un ballon Mylar, est conforté grâce aux éléments suivants : - Forme sphérique et couleur métallisée, tout à fait typiques d'un tel ballon. - Observation en été, non loin de plages à partir desquelles le ballon a pu être égaré. - Déplacement rectiligne et horizontal dans le sens du vent dominant. La trajectoire de ce ballon apparaît assez oblique par rapport à l'axe d'observation du témoin, ce qui explique qu'il l'ait rapidement perdu de vue sur sa gauche. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation d'un ballon Mylar porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
August 4, 2024 · 11:00 PM · RECTANGLE
IdentifiedMorey, Bourgogne · France
Le 4 août 2024 vers 23h, depuis la terrasse de leur domicile situé à Morey (Saône-et-Loire, 71), les témoins observent dans le ciel un phénomène aérospatial non identifié (PAN) décrit comme « une énorme barre lumineuse composée d'ampoules blanches ». Ce PAN se déplace silencieusement selon une trajectoire incurvée, du nord-ouest vers le nord-est, à une élévation d'environ 45°, en traversant la constellation de la Grande Ourse. Les témoins estiment sa longueur apparente à 30-40 cm, mesurée à bout de bras à l'aide d'une règle graduée. Le phénomène disparaît après 1 à 1 minute 30 d'observation. Bien que les témoins aient tenté d'enregistrer une vidéo confirmant l'heure d'observation, celle-ci n'a pu être exploitée pour l'analyse. La consistance* du cas est bonne, avec deux témoignages concordants transmis au GEIPAN et une vidéo partiellement exploitable (voir compte rendu d'enquête)." *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête confirme que les témoins ont observé le passage des satellites Starlink® du lancement « Starlink group 11.1 » opéré par SpaceX le 4 août à 07h32 UTC. Les 23 satellites, alignés en formation linéaire (appelée « train de satellites »), étaient visibles peu après leur éjection de la coiffe du lanceur, avant leur dispersion dans l'orbite cible. Cette visibilité s'explique par l'éclairage solaire, alors que le Soleil était couché pour l'observateur. Cette conclusion s'appuie sur les éléments suivants : - Apparence très cohérente avec celle d'un chapelet constituant le train, quelques heures après son lancement : forme ponctuelle des éléments éclairés par le Soleil, alignement de l'ensemble, couleur blanche et forte luminosité. - Lancement avéré le matin même de l'observation d'un tel train depuis la base de Vandenberg aux USA. - Trajectoire incurvée suivant la rotondité de la Terre et cohérente avec celle du train de satellites. - Azimut initial (nord-ouest) cohérent avec celui du train de satellites, avec un passage par la constellation de la Grande Ourse. - Azimut final au nord-est cohérent avec celui du train de satellites. - Disparition par entrée du train dans le cône d'ombre de la Terre. Ce passage a d'ailleurs pu être photographié et filmé par d'autres personnes en France et en Suisse, confirmant que les satellites sont passés par la constellation de la Grande Ourse. Le terme "imagé" fait ici référence à la capture visuelle (photographies ou vidéos) du phénomène. L'étrangeté de l'observation est réduite lorsqu'on la confronte au passage avéré des satellites Starlink® du groupe 11.1.". Le cas est classé « A », observation du train de satellites Starlink® group 11.1. [GEIPAN classification A — Train de satellites]