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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
October 15, 2024 · 10:00 AM
Identified[Aero] De Los Angeles (Us.90045) Vers Paris, Autre · France
Le 15 octobre 2024 à 08h00 UTC, le témoin, depuis le cockpit d'un avion en pleine traversée océanique, observe un phénomène lumineux. L'appareil se trouve alors à proximité des coordonnées 50°30'N, 52°W, à une altitude d'environ 30 000 pieds (environ 9 000 mètres). En scrutant le ciel à un angle d'environ 60 degrés au-dessus de l'horizon, il détecte un halo lumineux d'une intensité très élevée, dont le diamètre apparent est comparable à celui de la Lune. Ce halo se déplace en direction de l'horizon, globalement vers l'est, sur une durée estimée entre 2 et 3 minutes, avec une luminosité constante durant tout le déplacement. Le phénomène disparaît ensuite derrière la ligne d'horizon. Trois photographies du PAN sont transmises ; l'une d'elles semble montrer une masse sombre associée au halo lumineux. D'étrangeté faible et de bonne consistance* (témoin unique mais plusieurs photos du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'une manoeuvre orbitale d'un lanceur spatial (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description et l'aspect du PAN évoquent très fortement le dégazage de l'étage d'un fusée dans le vide spatial éclairé par le soleil (étape dite de passivation d'étage). Une reconstitution de la trajectoire du groupe Starlink® 10-10, lancé à bord d'une fusée Falcon 9, 1h40 environ avant l'observation, montre que sa trajectoire correspond exactement à celle du PAN. Le dernier étage de la fusée Falcon 9 commençait sa seconde orbite, moment privilégié pour un "deorbit burn", manoeuvre destinée à le désorbiter en vue de le faire retomber au-dessus de l'Océan Indien. Ce processus est décrit dans la note GEIPAN FALCON 9 et STARLINK®. Le cas est classé « A », observation d'éléments de fusée en manoeuvre de désorbitation, plus précisément le 2eme étage du lanceur Falcon 9 de SPACEX®. [GEIPAN classification A — Elément lanceur]
October 12, 2024 · 8:50 PM
Probable conventionalColleville, Haute Normandie · France
Le 12 octobre 2024 au soir, le témoin (T1) avec sa femme (T2) et leur fils (T3), habitant à COLLEVILLE (76) observent des éclairs bleus dans le ciel. Ces éclairs, réguliers et localisés au même endroit, apparaissent sous un angle constant. L'observation a lieu depuis l'allée devant leur domicile, avec les éclairs visibles à l'horizon, au-dessus de la toiture des voisins. Elle a duré environ 3 minutes. D'étrangeté faible et de bonne consistance* malgré un témoignage unique (3 témoins et une vidéo du PAN), ce cas s'avère être une observation probable d'effets d'un sky-tracer. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description et l'aspect visuel du PAN sont très cohérents avec un sky-tracer (flashs rectilignes, apparitions régulières, toutes les secondes en alternance), et ce d'autant plus que l'observation a été faite un samedi soir, par ciel couvert. Toutefois, l'enquête n'a pas permis de trouver la source exacte du PAN (voir le compte rendu d'enquête). Le GEIPAN classe le cas en « B », probable observation d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
September 26, 2024 · 9:16 PM
Probable conventionalParis, Ile-de-France · France
A Paris, un témoin descend dans la cour de sa résidence et observe dans le ciel, à 21h16, un halo bleu d'aspect stationnaire orienté vers le nord-est de la capitale. L'observation dure quelques secondes, moins d'une minute au total. Le témoin immortalise la scène à l'aide de son smartphone en prenant deux clichés identiques, dont l'un comporte une mention horodatée. Bien que visible en altitude, le halo ne permet pas de discerner précisément sa forme ou ses dimensions. La lueur présente une légère instabilité, décrivant un mouvement vibrant tout en demeurant fixe, avant d'exécuter un déplacement latéral très rapide vers la droite et de disparaître presque instantanément vers l'est. Juste avant cette éclipse, le témoin parvient à déclencher une dernière prise de vue. L'enquête repose sur ce témoignage unique. La consistance* du cas est jugée bonne avec réception d'un Questionnaire Technique complet accompagné de 2 photos du PAN. *CONSISTANCE : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse retenue est celle de l'observation de sky-tracer (projecteur puissant pointé vers le ciel). Elle s'appuie sur : - La couleur bleue, courante pour un sky-tracer. - La présence avérée d'un plafond nuageux (photographie fournie par le témoin + nébulosité 7/8 octa relevée sur la base de données MétéoCiel), permettant d'offrir un support pour refléter le faisceau lumineux puissant. - La trajectoire, fixe dans un premier temps suivi d'une accélération soudaine dans une direction sans bruit apparent, qui semble correspondre à une manœuvre du projecteur placé au sol. Cette hypothèse permet de réduire l'étrangeté perçue. Cependant, nous n'avons retrouvé aucune donnée publique ni relevé d'information quand nous nous sommes déplacés sur le lieu d'observation permettant de localiser un sky-tracer au moment de l'observation, malgré la présence dans l'axe de l'observation de « l'Atelier des Lumières » (questionnement d'un employé). Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable de sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
September 23, 2024 · 10:08 PM
IdentifiedBanne, Rhône-Alpes · France
Le 23 septembre 2024, à Banne (Ardèche), un témoin (T1), en vacances avec sa femme (T2), stationne avec cinq autres camping-cars derrière l’église du village. À 22h05, il sort pour vérifier la télécommande de son véhicule et aperçoit, en direction du nord-nord-est, un point lumineux brillant. Ce dernier oscille et change de couleur, passant du blanc jaunâtre au rouge. Après avoir averti sa femme, il retourne dans son camping-car pour récupérer son smartphone. Il filme une première vidéo d’une durée de 1 minute 14 secondes à 22h08, suivie de trois photos prises en rafale à 22h09. L’observation continue par intermittence. À 22h12, le témoin sort à nouveau pour enregistrer une seconde vidéo de 1 minute 54 secondes. Enfin, à 22h55, il prend six nouvelles photos. Le phénomène reste visible tout au long de ces observations. Après cela, le témoin rentre se coucher. Le cas présente une bonne consistance*,malgré l'absence de témoignage de T2, et de par l'apport de photos et de vidéos, ces dernières ayant pu être exploitées pour l'étude du dossier. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Une seule hypothèse a été explorée, celle de l'observation de l'étoile de première grandeur Capella. Cette hypothèse repose sur les éléments suivants :. - Une reconstitution géographique effectuée à l'aide des éléments fournis par T1 a permis de localiser le PAN en azimut et en élévation à un emplacement très proche de celui de Capella au moment de l'observation. En effet, à l’aide du logiciel Stellarium, la position de l’étoile Capella a été déterminée avec précision : un azimut de 32° et une élévation de 10° (voir carte_astro_1). Pour ce qui est du PAN, les informations transmises par T1 au travers du QT sont : direction Nord Nord-Est, élévation de 45°. Cette direction, cohérente avec celle de Capella est confirmée sur la photographie de reconstitution (cf. carte_geo_1), sans pouvoir donner une valeur exacte, étant donné l’approximation sur la position de T1. La différence en élévation (environ 35°) peut quant à elle s'expliquer par une surestimation souvent faite par les témoins de PAN.. - Forte scintillation causée par de fortes perturbations atmosphériques générant la scintillation de l'astre situé bas sur l'horizon et le changement rapide de couleurs. - Observation de longue durée, typique d’un phénomène de nature astronomique. - Ciel totalement couvert avec aucune étoile visible mais un ciel pouvant très bien être partiellement découvert très loin, bas sur l'horizon, laissant visible une étoile de première grandeur. L'étrangeté est formée par l'impression que le PAN bouge (dans ses vidéos) alors "qu'il ne bouge pas", restant au même emplacement pendant une longue période. En réalité, à très fort zoom, le moindre mouvement de la main tenant le smartphone, imperceptible pour le témoin, sera visible dans la vidéo, surtout qu'aucun repère (élément du paysage) n'est visible sur les vidéos, comme T1 l'indique lui-même, ce qui lui aurait permis de se rendre compte que le PAN ne bouge en réalité pas. Une incertitude existe toutefois concernant d'éventuels mouvements également visibles à l’œil nu, ce qui n'est pas clair dans le témoignage, mais pourrait s'expliquer par la micro-mobilité oculaire. A noter que ce dossier est à rapprocher de celui de SAINT-URCIZE (15) 20.09.2024, rapporté par le même témoin. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de l'étoile Capella. [GEIPAN classification A — Capella]
September 20, 2024 · 10:25 PM
IdentifiedSaint-Urcize, Auvergne · France
Le 20 septembre 2024, le témoin principal (T1) est en vacances avec sa femme (T2), après avoir exploré la Corrèze et le Cantal. Ils choisissent de passer la nuit dans un camping-car de location, stationné sur une aire sommairement aménagée à proximité de Nasbinals. Cette aire est entourée de collines dénudées et située près des cours d’eau La Peyrade et Le Bès, le long de la RD 987. À 22h23, alors qu’il sort du véhicule, T1 aperçoit un point lumineux brillant dans le ciel en direction du nord-ouest. Ce point semble scintiller et change de couleur, passant du blanc jaunâtre au rouge. Alertée, T2 rejoint T1 pour observer le phénomène, mais retourne rapidement à l’intérieur en raison du froid et du vent. T1 estime que la lumière est située au-dessus de la colline de Baboyères, en direction de Saint-Urcize (15), et en dessous des nuages. Ne disposant d’aucun repère visuel précis, T1 filme la lumière avec son smartphone à 22h25. La séquence, réalisée sans flash et avec un zoom, dure 1 minute et 29 secondes. Une série de quatre photos prises en rafale à 22h26 révèle différentes formes de la lumière. Toujours intrigué, T1 ressort pour enregistrer une seconde vidéo d’une durée de 1 minute et 35 secondes. Selon les critères du GEIPAN, ce cas présente une bonne consistance*, de par l'apport de photos et de vidéos, ces dernières ayant pu être exploitées pour l'étude du dossier. Une seule hypothèse a été explorée, celle de l'observation de l'étoile de première grandeur Arcturus. Cette hypothèse repose sur les éléments suivants : - Une reconstitution géographique effectuée à l'aide des éléments fournis par T1 (et en particulier une photographie diurne indiquant l'emplacement du PAN dans le ciel) a permis de localiser le PAN en azimut et en élévation à un emplacement assez proche de celui d'Arcturus au moment de l'observation. En utilisant le logiciel Stellarium, la position d’Arcturus a été déterminée avec précision : environ 287° d’azimut et 9° d’élévation (voir AC_astro_1). Quant au PAN, il a été estimé par T1 à un azimut d’environ 280° (voir AC_geo_1) et à une élévation située entre 30° et 45. Le décalage en azimut (inférieur 10°) peut être imputé à la difficulté pour T1 de s'orienter de nuit sans aucun repère (nuit totalement noire) a fortiori dans un lieu qu'il ne connaît pas. La différence en élévation (environ 20/35°) peut s'expliquer par une surestimation que l'on rencontre souvent de la part des témoins de PAN. Les indications "au-dessus de la colline " et "un peu plus que l'horizon" fournies par ailleurs par T1 confirment bien une élévation plutôt basse. - Forte scintillation : T1 indique qu'il fait froid et qu'il y a du vent, ce qui est tout à fait compatible avec de fortes perturbations atmosphériques générant la scintillation de l'astre situé bas sur l'horizon. - Observation de longue durée, typique pour un phénomène de nature astronomique. T1 compare aussi le PAN à Vénus. Horizon laissant visible une étoile de première grandeur. L'étrangeté perçue par T1 réside dans l'impression que le PAN se déplace (dans ses vidéos), bien qu'il demeure dans la même portion du ciel pendant une période prolongée. En réalité, à un zoom très élevé, même le plus infime mouvement de la main tenant le smartphone, imperceptible pour le témoin, devient visible dans la vidéo. Cela est d'autant plus notable que, comme l'indique T1 lui-même, aucun repère visuel (éléments du paysage) n'est présent dans les vidéos, ce qui l'aurait permis de constater que le PAN ne se déplace pas réellement.<br> Cependant, une incertitude persiste concernant d’éventuels mouvements perceptibles à l’œil nu, un point qui demeure flou dans le témoignage. Ces mouvements pourraient être expliqués par des phénomènes de micro-mobilité oculaire. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation de l'étoile Arcturus. [GEIPAN classification A — Arcturus (étoile)]
September 20, 2024
Identified[D57] De Daglan, Aquitaine · France
Le vendredi 20 septembre 2024, entre 05h50 et 06h10, le témoin en déplacement entre Saint-Pompon/Daglan et Vitrac (24) observe un phénomène lumineux inhabituel dans le ciel. Alors que le ciel est encore sombre, un point lumineux blanc clignotant attire son attention. Son intensité est nettement plus forte que celle d'une étoile. À un moment donné, la source lumineuse s'embrase brièvement, évoquant l'apparence d'une lanterne japonaise ou du brûleur d'une montgolfière, avant de retrouver son clignotement initial. Intrigué, le témoin s'arrête à Saint-Cybranet pour enregistrer une vidéo du phénomène, puis en réalise une seconde à son arrivée sur le parking de son lieu de travail. Un collègue, également témoin de l'événement, suppose qu'il s'agit d'une montgolfière. Toutefois, le témoin exprime des doutes, rappelant que les montgolfières ne volent généralement pas de nuit. L'observation dure environ 20 minutes, bien que de manière intermittente en raison de la conduite. Le témoin estime que l'objet est situé en direction de l'ouest-nord-ouest, à un angle d'élévation d'environ 45°, et lui semble immobile tout au long de l'événement. Le cas est de bonne consistance* avec un descriptif détaillé, une observation sur une longue durée et l'apport par le témoin, de 4 vidéos (voir les vidéos du témoin). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Le phénomène observé pour ce cas correspond à une montgolfière : - La restitution des traces radar par le CAPCODA (Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations et de Défense Aérienne) confirme la présence d'une montgolfière (étiquette F-HFBM) dans la zone et aux heures d'observation (voir doc carte de restitution CAPCODA). - L'analyse de la vidéo 20240920_060951.mp4 révèle la présence de la flamme du brûleur de chauffage, utilisée pour réchauffer l'air dans l'enveloppe et assurer la sustentation de la montgolfière. - Absence de bruit. - Vitesse observée est lente, ce qui donne une impression d'immobilité. - La période de vol des montgolfières se situe généralement tôt le matin ou en fin d'après-midi, afin d'éviter les courants thermiques et d'assurer une stabilité optimale de l'air. Le cas est classé A : observation d'une montgolfière. [GEIPAN classification A — Montgolfière]
September 19, 2024 · 10:27 AM
Probable conventionalParis, Ile-de-France · France
Le jeudi 19 septembre, peu avant 10h30, en attendant une réunion, le témoin prend des photos de la tour Eiffel et du quartier de La Défense, visibles au loin depuis la fenêtre d'une salle située au 6ème étage d'un immeuble dans le 15ème arrondissement de Paris. Le ciel est dégagé, offrant une bonne visibilité. À 10h27, il prend une première photo, suivie d'une deuxième 2 à 5 secondes plus tard, en utilisant un zoom optique x10. En agrandissant la seconde photo, il remarque une forme située entre la tour Eiffel et les tours de La Défense, qu'il ne retrouve ni sur la première photo ni en observant directement par la fenêtre juste après. Il cesse son observation à l'arrivée de ses collègues vers 10h30. L'objet, éclairé par le soleil, présente une forme relativement plate et semble avoir deux couleurs : jaune en dessous et noir au-dessus. Le témoin estime sa distance entre 2 et 8 km et sa taille à plusieurs mètres, bien qu'il ne puisse le confirmer précisément. Il ajoute : "il est possible qu'il soit plus proche et plus petit que cela". De plus, ses recherches sur Flightradar24 n'ont pas permis d'identifier un aéronef susceptible d'être à l'origine de l'observation. À la fin de la réunion, vers 12h12, il prend de nouvelles photos sur lesquelles apparaissent des avions, dont l'apparence ne correspond en rien à celle de l'objet observé. Le témoin soumet un Questionnaire Technique (QT) dûment rempli au GEIPAN le 29 septembre 2024. Ce cas présente une bonne consistance* avec un descriptif détaillé et des photos. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse retenue est celle d'un oiseau passant rapidement dans le champ de l'appareil : - Observation indirecte, non faite à l'œil nu - PAN non présent sur la première photo (à quelques secondes d'écart) - Malgré un temps d'exposition très court (0.0078s), le passage rapide d'un objet devant l'objectif induit une déformation artificielle longitudinale dans le sens de son déplacement (ici horizontal), semblable à celle du PAN. Par ailleurs, cela induit également une "dilution" vers le gris du noir qui le compose, ce qui a un effet sur l'estimation de la radiométrie. Un oiseau tel la mésange charbonnière pourrait tout à fait être à l'origine de l'observation : il présente les 2 couleurs jaunes et noire, est de petite taille et est bien présent sur Paris intra-muros, même en septembre. Grace à l'outil d’authentification et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO), une étude radiométrique (comparaison de variation de luminance) a permis de repositionner le PAN par rapport à d'autres éléments du paysage pour estimer sa distance par rapport au témoin (cf.annexe 1). Avec cette méthode, il ne faut pas s'attendre à avoir des résultats précis, il ne s'agit que d'avoir une idée de la distance à laquelle se trouve le PAN. Ainsi, les valeurs radiométriques du PAN et de la Tour Eiffel étant proches d'une part, et du fait de la "dilution" vers le gris du noir qui le compose d'autre part, on peut considérer que le PAN se trouve dans une large zone possible entre l'objectif et la Tour Eiffel, et très vraisemblablement plus proche de l'objectif que de la Tour Eiffel. Il est certain en tous cas que le PAN ne se trouve pas au niveau des tours de la Défense en arrière-plan ni au niveau des estimations du témoin (entre 2 et 8 km). Sur Google Earth, la distance séparant le témoin du repère du toit est de 92 m. La longueur angulaire du PAN mesurée est de 0,12° environ, à cette distance ceci donne une longueur de PAN de 18,5cm environ (cf.annexe 2). Or cette valeur inclut une aberration de déformation longitudinale qui est accentuée par le zoom x10 (appelé "bougé"). Si l'on considère que la longueur angulaire du "bougé" est égale au tiers de la longueur totale (valeur classique habituellement considérée), alors la longueur du "bougé" est de 0,04° et la longueur angulaire du PAN est de 0,08° environ. Toujours avec l'outil IPACO, pour la taille d'un oiseau de type mésange charbonnière (11 à 14 cm), en prenant une longueur angulaire de 0,08°, on obtient une distance de 80 à 100 m (cf.annexe 3), ce qui est tout à fait conforme aux résultats de l'étude radiométrique. L'outil IPACO permet également d'évaluer des vitesses de déplacement en se basant sur la longueur angulaire du "bougé" et la distance. En partant de la valeur de 0,04° de "bougé" ,», pour des distances entre 80 et 100 m, on obtient une vitesse de 25 à 32 km/h (cf.annexe 4) ce qui là aussi est tout à fait cohérent avec la vitesse de déplacement d'un d'oiseau de type mésange charbonnière. Le cas est classé B : probable artefact photographique (oiseau). [GEIPAN classification B — Artefact photographique (oiseau)]
September 15, 2024 · 10:45 PM
IdentifiedRilhac-Rancon, Limousin · France
Le 15 septembre 2024 vers 22h45, le témoin T1, ainsi que son épouse, observent depuis la terrasse de leur maison une forme circulaire noire à la verticale de leur position et se déplaçant vers le sud ouest. Le ciel est dégagé. La forme circulaire s'immobilise quelques minutes et émet une lumière blanche clignotante pendant quelques secondes. Le témoin décide de rentrer dans la maison, ce qui met fin à l'observation. La durée de l'observation est évaluée à environ 5 minutes. Seul le témoin T1 transmet au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT) complété, le 16 septembre 2024. Le 4 octobre 2024, le GEIPAN fait une demande auprès du Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations de la Défense Aérienne (CAPCODA) de l'armée de l'Air et de l'Espace. Les traces radars nous sont transmises le 11 octobre 2024. Celles-ci font apparaitre la présence d'un ballon à gaz qui survole le témoin entre 22h43 et 22h49 heure locale (entre 20h43 et 20h49 heure UTC), sur une trajectoire rectiligne, du nord est vers le sud ouest, à une altitude de 4100 pieds (1200m) (voir Annexe 1). Le ballon est de type Roland JBG-1050 (voir Annexe 2). Il faisait partie d'une course de ballons à gaz, la "Gordon Bennett cup" qui a survolé la France du nord est au sud ouest et précisément la Haute-Vienne le lundi 15 septembre 2024 (voir l'article de LA MONTAGNE : Pourquoi autant de ballons ont traversé le ciel du Limousin dimanche. La consistance* du cas est bonne avec une observation par un seul témoin, mais une description détaillée du PAN et de sa trajectoire, sans photo ni vidéo. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description de l'observation, autant dans la forme que dans la trajectoire et l'heure de passage correspondent parfaitement au survol de ce ballon à gaz au-dessus de la maison du témoin. Le cas est classé "A": observation d'un ballon à gaz habité. [GEIPAN classification A — Ballon à gaz habité]
September 15, 2024
Identified[N145] De Saint-Priest-La-Plaine, Limousin · France
Le 15 septembre 2024, aux alentours de 20h42, une automobiliste circulant sur la N145 observe, à travers la vitre de son véhicule, un point gris immobile dans le ciel, localisé au-dessus d'un arbre. Intriguée, elle prend une photo de l'objet avant que celui-ci ne disparaisse brusquement après quelques minutes d'observation. Le 10 décembre 2024, le témoin adresse au GEIPAN un Questionnaire Technique (QT), accompagné de la photo du PAN. Ce cas présente une consistance* moyenne, avec un seul témoin mais la présence d'une photo du PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête montre que l'observation porte sur un ballon à gaz de l'équipe LTU-1, engagé dans la 67ème édition de la Coupe Gordon Bennett. Lors de cet événement, 24 ballons ont décollé d'Allemagne en direction du sud du Portugal, en traversant une partie de la France. Grâce à la photo, il est possible de localiser précisément le témoin et de déterminer la direction de son observation. La trajectoire des ballons étant suivie en temps réel via un site de « tracking », il a été confirmé que le ballon de l'équipe LTU-1 était bien présent à ce moment-là dans la direction de l'observation (voir annexe). Ce type de ballon, plus arrondi qu'une montgolfière, peut apparaître sans nacelle lorsqu'il est observé de loin. L'étrangeté ressentie par le témoin, liée à son apparente immobilité, s'explique par un effet d'optique dû au déplacement du témoin lui-même et à la distance qui la séparait du ballon, lequel volait à une vitesse d'environ 46 km/h. (voir cas similaire : GIGNY (89), 14.09.2019). De plus, l'observation ayant eu lieu à contre-jour, la disparition soudaine de l'objet peut s'expliquer par un changement de position du témoin par rapport au ballon, modifiant ainsi les conditions d'éclairage et rendant ce dernier invisible. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation d'un ballon à gaz de la Gordon Bennett Cup 2024. [GEIPAN classification A — Ballon à gaz habité]
September 14, 2024 · 9:30 PM · CIGAR
IdentifiedEmance, Ile-de-France · France
Le 14 septembre 2024 au soir, un habitant d'Emancé (78) et ses enfants observent la Lune lorsqu'ils aperçoivent des feux de navigation inhabituels derrière un petit bois. T1 identifie un hélicoptère militaire, probablement un Tigre, passant légèrement au-dessus de la Lune. Quelques minutes plus tard, un second objet suit une trajectoire similaire vers la Lune. Les feux de navigation sont visibles, et une silhouette allongée type « cigare » apparaît dans la lumière lunaire, avec un feu blanc à l'avant. La traversée de la Lune dure 1 à 2 secondes, sans bruit perceptible. D'étrangeté faible et de consistance* jugée bonne (plusieurs témoins, témoignage unique mais assez complet, pas de photo du PAN), ce cas s'avère être une observation d'un avion de ligne (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN évoque très fortement un avion, puisque le PAN est doté de feux de navigation. Une reconstitution du trafic aérien ne permet pas de retrouver l'hélicoptère décrit par T1, mais permet d'identifier le PAN comme étant un A321 de la compagnie Vueling (vol VLG43PQ), dont la trajectoire et l'horaire de passage correspondent à ceux du PAN. La reconstitution de sa trajectoire apparente montre qu'il est effectivement passé devant la Lune. Le cas est classé « A », observation d'un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
September 12, 2024 · 1:30 AM
Carentan-Les-Marais, Basse Normandie · France
Le 12 septembre 2024, à 01h35, à Carentan-les-Marais (50), un témoin observe depuis son domicile un phénomène lumineux nocturne aux mouvements inhabituels. Son attention est attirée par une lumière blanche et brillante, fixe, qui apparaît deux fois de suite. Un second point lumineux, plus faible, se déplace alors vers cette source principale. Au moment où les deux lumières semblent se rejoindre, l'objet le plus brillant part d'un coup à une vitesse fulgurante et disparaît en moins de deux secondes. Environ cinq secondes après la fin de la scène, un avion de ligne passe dans la même direction, un peu plus haut dans le ciel. La consistance du cas est jugée faible, du fait d'un témoignage unique et de l'absence de photos ou vidéos pour cette date précise. Il est à noter que les photos et vidéos exploitées dans le compte-rendu d'enquête sont celles d'une observation faite par le témoin le 12 novembre 2024, événement que celui-ci considère comme similaire à la première observation signalée au GEIPAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. En raison de son faible angle d'élévation, le phénomène pourrait correspondre à des reflets sur un obstacle (arbre, poteau ou bâtiment) ou directement sur la fenêtre du témoin. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d'approfondir l'analyse des causes possibles. Le GEIPAN classe le cas en C, phénomène non identifié par manque de données. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
September 9, 2024 · 11:00 PM · RECTANGLE
IdentifiedAmbres, Midi-Pyrénées · France
Le 9 septembre 2024, vers 23h00, un témoin (T1) se tient sur le perron de son domicile à Ambres (81) lorsqu'il aperçoit dans le ciel, en direction du nord-est, un point lumineux intense émettant un faisceau de lumière blanche. Le PAN se déplace en ligne droite dans sa direction, évoquant dans un premier temps le comportement d'un aéronef classique. À mesure que le PAN se rapproche, T1 distingue, de part et d'autre du faisceau principal, une lumière rouge et une lumière bleue, ainsi qu'un éclairage blanc à l'arrière, positionné de manière à rappeler celui situé sur l'aileron vertical d'un appareil. Alors que le PAN survole sa position, T1 observe un rectangle lumineux blanc au sein duquel clignotent plusieurs lumières de différentes couleurs.Déterminé à prolonger l'observation, le témoin change de position. Il perçoit alors un bruit de moteur caractérisé par une vibration douce et continue. Le PAN poursuit sa trajectoire à vitesse constante jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Le conjoint du témoin (T2) sort à son tour pour observer le PAN, mais celui-ci est déjà à une distance trop importante pour permettre une observation détaillée. La consistance* du cas est faible : bien qu'il y ait 2 témoins, seul T1 a souhaité témoigner et aucune photo du PAN n'a été prise. L'unique témoignage comporte une erreur de datation et une imprécision au niveau de l'heure et de la durée de l'observation (voir le compte rendu d'enquête). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête conclut que les témoins ont observé un aéronef de type avion de ligne en phase d'approche vers l'aéroport de Toulouse, sur la base des éléments suivants : - Lumières de couleurs aéronautiques réglementaires : rouge, blanc et vert (T1 évoque du bleu, mais cette couleur est parfois confondue avec le vert), situées aux emplacements habituels pour les avions. - La puissante lumière blanche initiale en faisceau correspond vraisemblablement aux phares d'atterrissage. - La durée d'observation de 30 à 40 secondes est cohérente avec l'observation d'un avion traversant le ciel du témoin à une vitesse et une altitude habituelles pour une phase d'atterrissage. - La consultation des données de navigation aérienne confirme la présence d'un aéronef correspondant au vol Lufthansa DLH23U, en phase d'approche vers l'aéroport de Toulouse. Sa trajectoire est parfaitement compatible avec celle décrite pour le PAN. L'appareil survole le secteur du témoin T1 à 23h16, soit une minute après l'heure de fin d'observation mentionnée dans le questionnaire de témoignage, cette dernière étant par ailleurs indiquée de manière approximative. - Le bruit perçu par T1, un « son soufflé d'un moteur doux », est compatible avec celui d'un avion évoluant à environ 2000 m d'altitude. - Le témoignage de T1 comporte de nombreuses références explicites à un aéronef, suggérant que l'observation ne présente un caractère inhabituel qu'à un moment précis, lorsque le PAN survole sa position à très basse altitude. À cet instant, T1 décrit une zone lumineuse intense - comparée à une 'piscine de lumière' - contenant des clignotements de teintes rose, violette, verte et orange, située à la verticale du témoin, à l'emplacement du faisceau initialement perçu comme un 'phare'. Il est probable que cette description corresponde à l'observation de la structure supportant les phares d'atterrissage, possiblement située sur le train avant, voire à une portion de la carlingue partiellement masquée par l'intensité de l'éclairage. L'aéronef identifié évoluait à une altitude d'environ 2 000 mètres lors de son passage à la verticale de T1, ce qui limite considérablement la capacité d'identification visuelle fine des éléments structuraux. La présence perçue de lumières clignotantes de différentes couleurs dans cette zone demeure difficile à interpréter de manière certaine. Toutefois, une hypothèse plausible est celle d'un effet optique lié à l'éclairage puissant des phares, produisant des réflexions colorées sur des particules en suspension dans l'atmosphère. Le GEIPAN classe le cas en « A », observation d'un avion de ligne. [GEIPAN classification A — Avion de ligne]
September 7, 2024 · 7:30 PM
IdentifiedSainghin-En-Weppes, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 7 septembre 2024 en début de soirée, depuis leur domicile de Sainghin-en-Weppes (Nord, 59), deux témoins (T1 et T2, père et fils) observent un objet de couleur noire, de forme circulaire évoquant un « donut », positionné au-dessus des maisons situées de l'autre côté de la rue. T1 filme l'objet avec son téléphone portable, notant un déplacement d'est en ouest accompagné de rotations qui ne semblent pas liées à des conditions aérodynamiques. Par la suite, un second objet, de forme triangulaire (en V), apparaît. T1 tente de le filmer, mais les premières secondes de la séquence sont perdues en raison d'une manipulation erronée. Seules les images de l'objet s'éloignant sont conservées. À son retour, l'épouse de T1 (T4) confirme que son frère (T3) a également observé le premier objet passer au-dessus de son domicile. La consistance* du cas est bonne, malgré un seul témoignage, avec plusieurs témoins et 2 vidéos du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. D'étrangeté faible et de bonne consistance (plusieurs témoins, mais témoignage unique, vidéos du PAN), ce cas s'avère être une observation de ballons en forme de lettres (voir le compte rendu d'enquête). La description et l'aspect visuel du PAN évoquent fortement des ballons en forme de lettres, utilisés notamment lors de mariages ou d'anniversaires. On peut d'ailleurs noter que l'observation a été faite un samedi en début de soirée. De plus, la trajectoire apparente des 2 objets composant le PAN s'avère tout à fait cohérente avec le sens du vent. L'enquête n'a pas permis de déterminer l'origine exacte du lâcher de ballon. Le GEIPAN classe le cas « A » : observation de ballons festifs. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
September 3, 2024 · 10:17 PM
Probable conventionalQuievy, Nord-Pas-de-Calais · France
À 22h15, un témoin situé dans le jardin à l'arrière de sa maison à QUIÉVY (59) observe, dans un ciel nuageux, une « énorme » lumière ou « tache ronde » blanche, qu'il situe au-dessus des nuages. Le phénomène se déplace rapidement du Nord-Ouest vers le Sud-Est, marque un temps d'arrêt de trois secondes, puis reprend sa course vers le Sud-Est. Le témoin évalue la taille apparente de cette « tache » à environ 30 mm (mesure effectuée à l'aide d'une règle graduée tenue à bout de bras). L'observation dure au total environ 10 secondes. La consistance* de ce dossier est jugée moyenne, avec un témoin unique et l'absence de photo ou de vidéo du PAN. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'apparence du PAN, décrite par le témoin, correspond à celle d'un projecteur à faisceau dirigé vers le ciel, couramment désigné sous le terme de « sky-tracer ». Ce type de matériel, utilisé pour des manifestations événementielles ou festives, est une piste privilégiée dans ce dossier (voir le compte rendu d'enquête). L'étrangeté essentielle pour le témoin repose sur les phases de mouvement et d'arrêt du phénomène. Ces caractéristiques de déplacement sont conformes au fonctionnement d'un « sky-tracer », capable de balayages rapides dans toutes les directions et de phases d'immobilité prolongées. Bien que le témoin ait envisagé l'hypothèse d'un projecteur, il l'a réfutée, pensant que la source se situait au-dessus des nuages. Cette impression est une illusion d'optique fréquente. Elle est générée par la distance entre la source au sol et la couche nuageuse, ainsi que par la densité des nuages. La puissance du faisceau donne alors à la tache lumineuse un aspect diffus et des contours peu nets, faisant croire au témoin qu'elle évolue en altitude, au-delà de la couverture nuageuse. Voir des exemples sur le site Méprises du ciel. Cette perception est renforcée par l'invisibilité du faisceau, causée par la faible concentration de particules en suspension et une excellente visibilité horizontale, ce qui empêche de distinguer le lien physique entre le projecteur au sol et la tache lumineuse sur les nuages. ». L'enquête n'a toutefois pas permis d'identifier l'utilisateur d'un tel projecteur le soir de l'observation. Un tel dispositif a pu par exemple être testé de manière très ponctuelle ce soir-là, par une collectivité, une association, voire un particulier, avant une utilisation plus prolongée le week-end suivant, pour une occasion festive. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
September 2, 2024 · 12:18 AM · TRIANGLE
Probable conventionalSallaumines, Nord-Pas-de-Calais · France
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024, le témoin principal (T1) et sa conjointe (T2) sont assis sur la terrasse de leur maison orientée plein sud à Sallaumines (62), dans l'espoir d'observer des aurores boréales. Alors que T1 prend des photos avec son téléphone, il aperçoit trois PANs noirs de forme triangulaire, disposés en ligne et se déplaçant rapidement et silencieusement vers le sud-sud-ouest. Il signale immédiatement ces PANs à T2, qui pense d'abord à des oies. Cependant, l'absence de bruit, la vitesse et la couleur orange des objets conduisent les témoins à écarter cette hypothèse. L'observation se termine lorsque les objets disparaissent derrière une butte arborée, à environ 30° d'élévation. T1 note l'altitude et la taille apparentes des objets, qui ne correspondent à aucun vol enregistré sur Flightradar24. Pour documenter l'événement, T1 a réalisé une reconstitution visuelle et a fourni au GEIPAN des photos prises avant et après l'observation, ainsi qu'une photographie d'un bolide traversant le ciel plus tard dans la soirée. D'étrangeté et de consistance* moyennes (2 témoins, mais témoignage unique, absence de photo directe du PAN), ce cas s'avère être une observation probable d'oiseaux nocturnes éclairés par des lampadaires. Cette hypothèse est mise en avant après avoir exploré celles de lanternes ou de bolides qui ne reflètent pas la teneur du témoignage ni les faits recueillis par l'enquête (voir le compte-rendu d'enquête). Cette hypothèse s'appuie sur les éléments suivants : - Forme triangulaire correspondant au corps des oiseaux observés dans de mauvaises conditions, de nuit, pendant seulement trois secondes et avec un faible contraste avec le fond du ciel, pour une taille angulaire petite. - La couleur partiellement orange des PANs peut s'expliquer par la réflexion sur des parties plus claires des oiseaux des lumières orangées émises par l'éclairage urbain, allumé au moment de l'observation. - Le déplacement groupé, en ligne, est tout à fait cohérent avec le comportement d'oiseaux. - Les données fournies par T1 sont tout à fait compatibles avec des oiseaux de 10/20 centimètres de long, évoluant à une altitude modérée (15/20 m) à une vitesse d'environ 30km/h. Il pourrait s'agir par exemple de colverts ou de sarcelles d'hiver, nombreux sur place à cette période de l'année (en tenant compte d'une possible marge d'erreur, notamment sur la taille). - Enfin, la zone d'observation est entourée de zones humides à même d'abriter de nombreuses espèces d'oiseaux pouvant se déplacer de nuit depuis leur lieu de nourrissage jusqu'à leur lieu de dortoir, en étant dérangés par exemple, en cette période de chasse au gibier d'eau. Le GEIPAN classe le cas en « B », probable observation d'oiseaux. *Consistance : selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification B — Oiseau]
August 31, 2024 · 10:30 PM
Probable conventionalPorcheres, Aquitaine · France
Le 31 août 2024, entre 22h35 et 22h55, un témoin se trouvant dans le jardin de sa résidence à Porchères (33) observe plusieurs lumières orange apparaissant et disparaissant rapidement dans le ciel à basse élévation, entre le sud et l'ouest. L'observation se déroule alors qu'un orage est en approche par le sud. D'étrangeté et de consistance* moyennes (témoin unique, pas de photo du PAN), ce cas s'avère être une observation probable de ballons anti-grêle, notamment lors de la combustion des sacs de sel qu'ils transportent (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN fournie par le témoin est cohérente avec ce type d'observation, les feux observés étant de couleur orange et de durée limitée. De plus, les directions d'observation mentionnées correspondent à la localisation des vignobles bordelais, situés à l'ouest et au sud. L'horaire de l'observation intervient au moment où un front orageux en approche est à une trentaine de kilomètres du lieu d'observation, ce qui correspond au moment où des ballons anti-grêle sont habituellement lancés. Contacté par mail, le syndicat viticole local a pu confirmer que 30 ballons anti-grêle ont été lancés le soir de l'observation, sans que nous sachions toutefois leurs positions exactes. Le GEIPAN classe ce cas en "B", probable observation de ballons anti-grêle. [GEIPAN classification B — Ballon scientifique ou technologique]
August 29, 2024 · 10:40 PM
IdentifiedAntran, Poitou-Charentes · France
Le 29 août 2024 vers 22h40, à Antran (86), deux témoins se trouvant dans la cour de leur propriété observent une série de points lumineux traversant rapidement un ciel peu nuageux. Le passage se caractérise par des points évoluant par paires, suivant deux trajectoires parallèles qui, par effet de perspective, semblent converger vers l'horizon D'étrangeté faible et de consistance* moyenne : deux témoins pour un récit unique mais complet, sans support photo ou vidéo. Ce cas s'avère être une observation des lueurs du spectacle nocturne du Futuroscope, « La Clé des Songes ». Ces lumières, projetées depuis Poitiers, se sont reflétées sur la couche nuageuse au-dessus d'Antran (86), (cf. compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. [GEIPAN classification A — Laser]
August 28, 2024 · 3:30 AM
Probable conventionalPerpignan, Languedoc Roussillon · France
Le 7 septembre 2024 à 03h30, depuis son jardin à Perpignan (Pyrénées-Orientales, 66), le témoin observe le passage d'un phénomène aérospatial non identifié (PAN) composé de cinq points lumineux blancs. Ce groupe suit une trajectoire rectiligne orientée du nord-est vers le sud-ouest. Le témoin perd de vue le PAN derrière un arbre après environ cinq secondes d'observation.. Ce dossier présente une consistance* moyenne, du fait d'un témoin unique et l'absence de photo ou de vidéo du PAN (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Pour le témoin, l'étrangeté du phénomène tient à la régularité de la formation et à l'apparence identique des cinq éléments lumineux. Cette uniformité donne l'impression d'un seul et même objet de grandes dimensions, plutôt que de cinq objets distincts. L'enquête a permis de déterminer que cette observation correspond très probablement à un groupe de cigognes éclairées par les lumières urbaines. En effet, entre le 24 août et début septembre, la ville de Perpignan et le département des Pyrénées-Orientales ont accueilli un nombre inhabituel de cigognes blanches, suscitant la curiosité des habitants. Plusieurs médias locaux ont rapporté cet événement. Le domicile du témoin, se trouvant sur l'axe Perpignan-Villeneuve-de-la-Raho, correspond à la trajectoire des cinq lumières observées. Il semble que le témoin ait envisagé l'hypothèse car il précise dans le questionnaire : « je ne voulais pas qu'il me soit répondu que j'avais observé un vol de cigognes ». Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « B » : observation probable d'un groupe d'oiseaux. [GEIPAN classification B — Oiseau]
August 26, 2024 · 11:40 AM · RECTANGLE
Probable conventionalNoisy-Le-Grand, Ile-de-France · France
Le témoin rapporte avoir observé, depuis son lieu de travail, le lundi 26 août 2024 à 11h40, un objet noir en position stationnaire et en rotation régulière pendant environ 5 minutes. Le phénomène réfléchit les rayons du Soleil, créant des éclats intermittents, avant de disparaître de la vue du témoin. La consistance* du cas est moyenne avec deux témoins mais un seul témoignage et l'absence de photo ou de vidéo. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Les deux hypothèses étudiées sont celles d'un ballon en mylar gonflé à l'hélium et celle d'un drone (voir le compte rendu d'enquête). Cependant, l'hypothèse du ballon en mylar reçoit un plus grand nombre d'arguments en sa faveur. En effet, la rotation sur lui-même, la hauteur élevée, la réflexion de la lumière du soleil ainsi que le déplacement final dans le sens du vent qui amène le phénomène à disparaitre sont autant d'éléments qui privilégient cette hypothèse. Le GEIPAN classe le cas en « B » : observation probable d'un ballon à enveloppe Mylar porté par le vent. [GEIPAN classification B — Ballon Mylar]
August 20, 2024 · 1:30 PM · SPHERE
IdentifiedBiscarrosse, Aquitaine · France
Le mardi 20 août 2024, alors en vacances à Biscarrosse (40), le témoin se trouve avec sa famille sur la plage de Maguide, au bord du lac de Cazaux. Allongé et observant le ciel en direction de Sanguinet (40), sur la rive opposée, il aperçoit vers 13h30 un objet volant à l'horizon. Il le décrit comme sphérique, à l'aspect métallisé, se déplaçant de droite à gauche à une vitesse constante et relativement élevée. L'objet reste visible durant environ 20 secondes, avant de disparaître dans le ciel au-dessus de Sanguinet. La consistance* de ce dossier est moyenne, avec un témoin unique n'ayant pas réussi à filmer le PAN. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La vérification aéronautique auprès du CAPCODA* n'indique aucun vol d'avion correspondant à la trajectoire du PAN décrite par le témoin en direction de Sanguinet.* *CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace). L'hypothèse explorée, celle d'un objet porté par le vent, comme un ballon Mylar, est conforté grâce aux éléments suivants : - Forme sphérique et couleur métallisée, tout à fait typiques d'un tel ballon. - Observation en été, non loin de plages à partir desquelles le ballon a pu être égaré. - Déplacement rectiligne et horizontal dans le sens du vent dominant. La trajectoire de ce ballon apparaît assez oblique par rapport à l'axe d'observation du témoin, ce qui explique qu'il l'ait rapidement perdu de vue sur sa gauche. Le GEIPAN classe ce cas en "A" : observation d'un ballon Mylar porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
August 18, 2024 · 9:30 PM · TRIANGLE
Probable conventionalVerny, Lorraine · France
Le 18 août 2024 vers 21h30 à Verny (57), un témoin aperçoit trois grandes lumières oranges formant un triangle dans le ciel. Celles-ci se déplacent lentement du nord au sud, s'élèvent et disparaissent dans les nuages. Deux autres lumières similaires suivent, s'évanouissant au mème endroit. L'observation est partagée par l'entourage présent sur place. Les sources lumineuses sont rondes, orangées, de grande taille et totalement silencieuses. Le témoin principal reste calme et concentré, choisissant de ne pas filmer malgré la demande de ses proches. Un membre du foyer filmera une courte séquence, sur laquelle les lumières apparaissent néanmoins plus petites. Un voisin observe également le phénomène, portant le nombre total de témoins à cinq. D'étrangeté moyenne et de bonne consistance* (plusieurs témoins, bien qu'un témoignage unique et une vidéo analysable), ce cas s'avère ètre une observation probable de lanternes célestes. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description et l'aspect visuel du PAN sont tout à fait typiques de ce genre d'observation (points lumineux orange avançant ensemble, impression de masse), et ce d'autant plus que la trajectoire apparente du PAN est tout à fait proche du sens du vent (voir le compte rendu d'enquète). L'analyse de la vidéo via IPACO® * ne met en évidence aucun élément objectif permettant d'écarter cette hypothèse. On relèvera les limites d'exploitation de la vidéo transmise - elle n'est pas originale, avec forte compression et perte d'informations techniques dues au passage par Whatsapp - qui ne permettent pas d'investiguer davantage. *IPACO® est un logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr). La vidéo étudiée apparaît compatible avec l'hypothèse de trois sources lumineuses de type lanternes célestes, cependant le lieu d'origine du lâcher de ces lanternes n'a pu ètre déterminé lors de l'enquète. Le GEIPAN classe ce cas en " B " , observation probable de lanternes célestes. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
August 17, 2024 · 11:12 PM · RECTANGLE
Probable conventionalNovalaise, Rhône-Alpes · France
Ce 17 août 2024, le témoin (T1) et sa compagne, habitant sur la commune de Novalaise (73), sont couchés depuis peu, dans l'obscurité (seule la télévision était allumée), lorsqu'ils observent vers 23h10, à travers la fenêtre, un PAN dans le ciel. Le ciel est couvert avec une légère pluie. T1 décrit ce PAN comme étant silencieux et constitué d'un « disque lumineux se séparant en plusieurs rectangles » qui balaient le ciel de manière régulière et répétitive. Sa vitesse de déplacement était importante, et sa couleur blanche, d'une luminosité supérieure à celle de la Lune. Après 2 à 3 minutes d'observation et un déplacement vers l'ouest, le PAN a disparu. Son élévation a été estimée par T1 à 45/50° et la distance angulaire parcourue à environ 40 à 50° du ciel. La consistance* de ce dossier est bonne : bien qu'un seul des deux témoins ait complété un questionnaire GEIPAN, une vidéo du PAN a été fournie et a pu être exploitée pour l'analyse du dossier (voir le compte rendu d'enquête). CONSISTANCE *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'hypothèse de l'observation d'un sky-tracer (projecteur ou laser dirigé vers le ciel) s'est avérée être probable pour les raisons suivantes : - Forme globale ronde, commune. Au visionnage de la vidéo, les formes individuelles apparaissent plutôt rondes malgré la description par T1 (peut être gêné par la perspective) de « formes rectangulaires ». - Couleur blanche, habituelle. - Absence de bruit. - Mouvements répétitifs et réguliers, tout à fait typique d'un tel dispositif qui balaye automatiquement le ciel. - Variation de vitesse du balayage, parfois très rapide, également typique d'un sky-tracer. - Observation un samedi soir en été, période propice à l'utilisation de sky-tracers dans un cadre festif. Le travail d'enquête n'a pas permis identifier l'utilisateur de ce dispositif, qui pourrait aussi bien être un particulier, qu'un centre commercial plus éloigné. Notons que T1 a bien envisagé cette hypothèse, en la réfutant en raison de l'absence de faisceau visible. Effectivement, en raison de la présence de pluie, on pourrait s'attendre à ce qu'un faisceau soit visible mais l'élévation du PAN a probablement été surestimée par T1 : il se trouve assez bas, en limite d'éléments du paysage (arbres...) ayant pu masquer le faisceau. D'autres éléments peuvent participer à l'absence de faisceau, comme l'éloignement et la puissance lumineuse de la source sky-tracer qui demeurent inconnus. Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « B » : observation probable d'un sky-tracer. [GEIPAN classification B — sky-tracer]
August 15, 2024 · 10:45 PM
Probable conventionalMulhouse, Alsace · France
Les témoins se trouvent dans la rue devant leur domicile situé à Mulhouse (68) afin d'observer un feu d'artifice lorsqu'ils remarquent vers 22h45 la présence dans le ciel d'un PAN consistant en deux lumières rouges fixes encadrant une lumière verte clignotante. D'abord immobile au-dessus du toit d'une maison voisine, ce PAN prend soudainement de la vitesse avant de rapidement disparaître, masqué par le toit de cette maison. L'observation a duré en tout environ 5 minutes. T1 a pu faire six photographies avant cette disparition, pendant la phase d'immobilité. D'étrangeté moyenne et de bonne consistance* (2 témoins, mais témoignage unique, photos du PAN), ce cas s'avère être une probable observation d'un drone (voir le compte rendu d'enquête). *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. La description du PAN faite par T1 et son aspect sur les photographies rappellent un drone, puisque ses couleurs sont parfaitement typiques de celles employées en aéronautique et par les drones. De plus, l'immobilité du PAN ainsi que son déplacement rapide final sont très cohérents avec les capacités de vol d'un drone. L'observation a été faite quelques instants seulement avant le début du feu d'artifice clôturant la foire kermesse de Mulhouse (68), ce qui est une excellente occasion pour faire voler un drone. Toutefois, la mairie de Mulhouse (68) n'a pu confirmer l'hypothèse explicative, aucune demande d'utilisation d'un drone n'ayant été faite. Elle n'exclut toutefois pas l'utilisation d'un drone par un particulier. Le cas est classé B, probable observation d'un drone. [GEIPAN classification B — Drone]
August 15, 2024
Probable conventional[A35] De Bartenheim, Alsace · France
Le témoin principal T1, accompagnée de son mari (T2), reviennent d'un concert à Bâle. T1 conduit sur l'autoroute A35 tandis que son mari dort à côté. Vers 23 heures 52, peu avant la sortie Kembs/Sierentz, T1 remarque par sa fenêtre ouverte sur sa gauche trois points lumineux rouges clignotants dans le ciel, ainsi qu'un point blanc pris pour une étoile. Ces lumières forment un triangle presque équilatéral, et des clignotements apparaissent de manière intermittente. T1 réveille alors son mari qui lui dit voir ces lumières et pense à un aéronef. T1 lui demande de filmer les lumières rouges. Étant à moitié endormi, son mari parvient à faire une vidéo avant de reposer son téléphone et de se rendormir. T1 continue l'observation et remarque que les lumières rouges, initialement stables, commencent à se rétrécir, semblant s'éloigner vers Sierentz. Après avoir pris la sortie Kembs/Sierentz, T1 sort de sa voiture à 23h55 et ne voit plus aucune lumière dans le ciel. D'après le témoin, l'observation aura duré en tout environ 3 minutes. La consistance* du cas est moyenne : 2 témoins sont mentionnés, mais la vidéo du PAN pourtant longue de plusieurs minutes, ne permet de le distinguer que quelques secondes. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'enquête a pu démontrer qu'il y a eu en réalité deux phénomènes distincts, assez semblables, ce qui a probablement contribué à la confusion de T1 : la présence sur zone d'un aéronef et de reflets sur le parebrise (voir le compte rendu d'enquête). • L'examen des cartes aéronautiques montre qu'au moment de l'observation, un aéronef militaire se trouvait dans l'axe d'observation, longeant l'autoroute sur laquelle se trouvaient les témoins, allant dans le même sens (le témoin indique que le PAN se trouvait parfois caché par les arbres bordant l'autoroute). Nous n'avons pas pu identifier formellement cet aéronef, mais le fait qu'il se déplace en zig-zag, que son code IFF soit typique d'un code militaire et que sa disparition sur les cartes aéronautiques se fasse dans l'axe et près de la base aérienne de Luxeuil sont des éléments qui appuient l'hypothèse. L'absence de bruit perçu s'explique par la distance d'observation, l'aéronef évoluant à haute altitude, et le bruit ambiant émis par le véhicule des témoins en déplacement sur l'autoroute. • L'aspect du PAN ainsi que son déplacement apparent sur la vidéo évoquent des reflets, hypothèse déjà envisagée par l'enquête de gendarmerie, et ce d'autant plus que la vidéo est faite en direction du pare-brise du véhicule des témoins. Une analyse de la vidéo a permis d'identifier formellement la source de ce reflet : des lumières d'un panneau de commandes de lève-vitres électriques. Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'un aéronef militaire pour le PAN observé visuellement et en « A » : reflets de lumières provenant de l'habitacle de la voiture pour le PAN de la vidéo. [GEIPAN classification B — Aéronef]