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Witness reports, held as-reported. Each entry keeps its source, its coordinates where the record has them, and its place in the larger pattern.
3,449 entries
January 11, 2022 · 4:45 AM · OVAL
IdentifiedSainte-Helene, Aquitaine · France
Le 11 janvier 2022 au petit matin, un habitant de SAINTE-HELENE (33) promène son chien, il regarde le ciel : dégagé avec présence de brouillard au sol sur une hauteur de 100 m environ. Quand tout à coup il voit une lueur vive jaunâtre chuter dans un axe Nord-Ouest vers le Sud-Est. Il s’arrête pour observer le phénomène qui dure environ 2 secondes, puis disparaît subitement. Le témoin a d'abord pensé à une météorite, mais aucune trainée, comme celles déjà observées. La consistance est moyenne (témoin unique, pas de photo du PAN). La description du PAN évoque fortement l'observation d'un bolide (forme, durée, vitesse apparente). Il s’avère qu’un bolide a été détecté depuis Dax (40) par le réseau FRIPON à l’heure de l’observation, dans une direction correspondant au PAN (voir le compte rendu d'enquête). L'étrangeté perçue provient de l'absence de trainée lumineuse visible. Or certains bolides, sans trainée, peuvent parfois être observés, le tout dépendant des conditions d’observation. Comme l’observation s’est faite en présence de brouillard, cela a pu également masquer une faible trainée lumineuse. Le cas est classé A, observation d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]
January 9, 2022 · 7:53 PM
Probable conventionalYutz, Lorraine · France
Le 09 janvier 2022, à 19h53, un témoin accaparé par une observation astronomique de la Lune, à l’aide de sa monture A2-GTI munie d’un Nikon P1000, observe vers l’étoile rouge Bételgeuse, deux points lumineux blancs semblant fixes à la hauteur de cette étoile. Le témoin a alors le réflexe de diriger sa monture vers ces deux points afin de les observer. N’ayant aucun résultat probant, il constate à l’œil nu, que ces deux PAN bougent en se déplaçant vers la droite (SSE), en prenant une teinte orangée et une forme plus ou moins sphérique. Le déplacement est lent. Les deux PAN disparaissent en s’éteignant progressivement. L’observation a duré quelques secondes. Le cas offre une consistance moyenne : un seul témoin, pas d’image mais quelques éléments techniques (forme, couleur, direction de déplacement). L’étrangeté, après notre étude, est assez faible (voir le compte rendu d'enquête). L’étrangeté rapportée par le témoin semble essentiellement due au fait qu’il ait trouvé sur un réseau social un témoignage « similaire » dans le Pas-de-Calais. Il n’a pas été possible de retrouver ce témoin et de confronter leurs observations. L’aspect, la forme, le mode de disparition, les couleurs (surtout en toute fin d’observation), la météo, l’horaire et le jour (un dimanche soir) sont autant d’éléments orientant vers l’observation de lanternes célestes ou de ballons lumineux à LED. Ces 2 hypothèses sont très proches (objets portés par le vent). La couleur orangée et l’extinction nous font privilégier l’hypothèse de lanternes célestes (ou lanternes volantes ou lanternes thaïlandaise). Le sens de déplacement des PAN n’est pas parfaitement conforme aux données du vent de la station météorologique, située à 8 km de la position du témoin, ce qui peut s’expliquer par la très faible valeur de la vitesse du vent, les rafales et le survol d’une ville qui peuvent conduire à des modifications de l’orientation. Le GEIPAN classe en B : observation probable de lanternes célestes (ou lanternes volantes ou lanternes thaïlandaises). [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
January 1, 2022 · 1:10 AM
Probable conventionalLezennes, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 1er janvier 2022 vers 01h10, deux personnes à Lézennes (59) observent dans le ciel 7 à 9 points lumineux blancs semblables à des étoiles se déplaçant rapidement, en ligne droite et en formation en « V » , du sud-sud-ouest vers le nord-nord-est. Cette formation reste « parfaite et cohérente » tout du long des 5 secondes d'observation à l'issue desquelles les PANs ont été perdus de vue. Le témoin précise que les étoiles étaient visibles entre les éléments de la formation. Un seul témoignage est recueilli. La consistance* est moyenne, avec un seul témoin sur les deux ayant rapporté son observation au GEIPAN et l'absence de photo ou de vidéo des PANs. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses ont été confrontées à l'observation : celle de l'observation de ballons lumineux LED ou celle d'un groupe d'oiseaux évoluant en formation (voir le compte rendu d'enquête). L'hypothèse ballons présente des cohérences avec l'apparence du PAN : forme ponctuelle, selon la distance d'observation, couleur blanche, commune pour de tels ballons, observation pendant une période propice à ce que des lâchés de tels ballons soient effectués (nouvel an) ; cependant l'évolution en formation en « V » est peu probable, les ballons ayant naturellement tendance à se disperser au gré du vent dès leur lâché. L'hypothèse oiseaux est appuyée par les éléments suivants : - Le témoin précise qu'« il était possible de distinguer les étoiles entre les points lumineux », indiquant ainsi que le PAN était composé de plusieurs sources lumineuses distinctes et non d'un objet unique. La configuration observée apparaît stable et se maintient durant l'ensemble de l'observation. - La couleur blanche de chaque élément constitutif du PAN peut correspondre de celle du plumage ventral blanc de certains oiseaux, pouvant être éclairés par la lumière ambiante, propagée vers le ciel (pollution lumineuse), de la grosse agglomération Lilloise située à proximité. - La forme « ronde » peut correspondre au corps d'un oiseau, les ailes pouvant rester indiscernables soit en raison de la distance d'observation, soit dans le cas d'une espèce présentant un corps clair et des ailes plus sombres. Il convient également de noter que la durée très brève de l'observation (environ 5 secondes) a probablement limité la capacité du témoin à distinguer finement chaque individu, notamment d'éventuels battements d'ailes. - L'élévation d'observation du PAN donnée à 75° par le témoin, peut être surestimée par manque de repère visuel. Elle n'a pu être vérifiée en l'absence de photo de la voute céleste au moment de l'observation. Une élévation presque à l'aplomb de l'observateur rend l'éclairage ventral d'un volatile plus visible pour un observateur. Cet éclairage étant aléatoire par ailleurs. - La zone d'observation présente une forte richesse ornithologique, notamment en raison de la présence d'un espace naturel situé dans la direction du déplacement des PANs. Une expertise de l'association Bretagne Vivante a confirmé ces éléments en précisant qu'au vu du contexte festif (observation juste après le passage du nouvel an) et de la situation géographique, qu'il s'agit probablement d'oiseaux ayant pu être dérangés et se déplaçant en formation de nuit entre les sites d'hivernage, tels des canards colverts ou des aigrettes garzette, oiseaux au plumage ventral blanc. Le GEIPAN considère que l'étrangeté perçue par le(s) témoins(s) peut être réduite en considérant cette hypothèse, avec cependant un manque d'information qui ne permet pas d'y adhérer plus sûrement. Le GEIPAN classe en « B » : observation probable d'oiseaux volant en formation. [GEIPAN classification B — Oiseau]
December 17, 2021 · 5:15 PM · RECTANGLE
IdentifiedMarmande, Aquitaine · France
Le 17 décembre 2021, à 17h15, le témoin rentre de son travail lorsqu’en arrivant près du rond-point séparant le « Tridome » au « Centre Leclerc » à Marmande, il aperçoit dans le ciel, vers le NNO, un point lumineux statique. L’objet brille beaucoup et le témoin pense que c’est le soleil couchant qui reflète sur lui. L'automobiliste se dirige alors vers cette direction en longeant le centre Leclerc puis se gare près du magasin « Point P », toujours à Marmande. Il descend de voiture et observe vers l’est ce point brillant qui bouge en se dirigeant vers Marmande. Il aperçoit alors une forme constituée de deux blocs blancs relié avec une partie incurvée de couleur gris métallisé. Durant l’observation le témoin réalisera plusieurs photos et une courte vidéo du phénomène avant que le PAN ne disparaisse vers Marmande et qu’il le perde de vue au niveau de l’Intermarché (SSE). L’observation a duré environ trois minutes. Un seul témoignage sera recueilli. Pour ce cas la consistance est bonne : témoignage bien documenté, accompagné de photos et d’une vidéo. Le témoin est disponible ce qui a aidé considérablement l’enquêteur dans sa tâche d’enquête (voir le compte rendu d'enquête). L’étrangeté est surtout celle ressentie par le témoin qui se trouve face à un phénomène inexpliqué : « Cela se déplaçait au ralenti, j’étais déjà sûr que ce n’était pas un avion. A cette vitesse là l’avion se casse la gueule. » Le témoin perçoit un objet massif « brillant » se déplaçant à très faible vitesse. Après étude du dossier et des données obtenues avec différentes applications aéronautiques, le GEIPAN conclut à l’observation du vol BGA121J Beluga – Vol régulier Saint-Nazaire-Toulouse - qui passe à la même heure, dans les azimuts d’observation et à la bonne hauteur angulaire. Avec ses 63 m de longueur une hauteur de ~19 m, le Beluga est un avion hors normes. La surface qu’il présente au soleil couchant ce jour-là devait réfléchir considérablement, intriguant fortement le témoin. Le GEIPAN classe cette observation en A : observation d'un avion (vol BGA121J Beluga) reflétant fortement le soleil. [GEIPAN classification A — Avion]
December 4, 2021 · 12:15 PM
[Aero-Ryr2Bb] Bouguenais, Pays de la Loire · France
Le GEIPAN a reçoit un signalement sous forme d'un AIR SAFETY REPORT (rapport d'incident), renseigné par l'équipage du vol RYANAIR RYR2BB vol FR4603 LONDRES-NANTES. Le pilote rapporte avoir été confronté à la présence d'un trafic conflictuel à 6000 pieds alors qu'il était en approche de l'aéroport de NANTES (AÉROPORT NANTES ATLANTIQUE, LFRS-NTE). Le pilote a été obligé de réaliser une manœuvre d'évitement. Il a accéléré sa descente pour éviter toute collision. Lorsque l'avion est passé sous le PAN, ce dernier est estimé à une distance de 300 à 400 pieds au-dessus de l'avion. Le PAN n'apparaît pas au TCAS (instrument de bord d'avion destiné à éviter les collisions en vol entre aéronefs) ni sur le radar de l'aéroport. Aucun autre trafic n'a été rencontré lors de l'atterrissage. Le pilote évoque la possibilité d'un drone. La gendarmerie des transports aériens BGTA NANTES-ATLANTIQUE a enquêté pensant l'hypothèse d'un drone probable. Le dossier manque d'informations. Aucun élément ne confirme la présence d'un drone. Le GEIPAN, s'appuyant sur l'enquête de gendarmerie, n'a pas mené d'enquête spécifique. Le GEIPAN classe ce cas en catégorie "C" : manque d'informations. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
December 4, 2021
Probable conventional[A750] De Aumelas, Languedoc Roussillon · France
Le 04 décembre 2021 à 19h45, un automobiliste observe la présence dans le ciel de multiples lumières jaunes formant un "bâton". Le témoin observe le phénomène 10 à 15 secondes, tout en roulant. Un seul témoignage est recueilli. La consistance de ce cas est moyenne : un seul témoin, ni photo, ni vidéo (voir le compte rendu d'enquête). L'enquête a conclu que le témoin a observé un groupe de lanternes célestes. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Couleur jaune : les lanternes sont le plus souvent de couleur orange, mais peuvent être décrites, selon la perception des couleurs par le témoin, comme étant de couleur jaune. Les lanternes jaunes existent aussi, mais sont moins fréquentes, - Forme : ponctuelle pour les individus car observées à grande distance. Pour l’ensemble, les lanternes étant lâchées en groupe avec un vent faible, elles pourront rester relativement groupées un certain temps, n’étant portées quasiment toutes ensembles en altitude que par le seul effet du réchauffement de l’air à l’intérieur de leur enveloppe par la flamme (l’air chaud, moins dense, favorise la montée). Toutes les lanternes d’un groupe n’étant pas nécessairement lâchées exactement en même temps, elles se succèderont dans leur ascension et pourront visuellement prendre, pour un observateur assez éloigné, un aspect de « bâton » ou de « bande » inclinée, - Le déplacement de ces lanternes n’a pas pu être observé par le témoin, en raison de la combinaison des facteurs suivants : leur éloignement, le déplacement propre des lanternes très lent et la très courte durée d’observation, - Le temps est calme avec un vent faible et nous sommes un samedi soir, les conditions sont donc idéales pour un lâcher de lanternes, dans le cadre d’un événement festif local ou familial ; bien que nous soyons en décembre (la saison n’est pas particulièrement propice), un tel lâcher reste possible, - La durée d’observation très courte : 10 à 15 secondes d'observation par le témoin tout en roulant à 110km/h sur l'autoroute, - La fin de l’observation se produit lorsque les lanternes arrivent en fin de vie : elles s’éteignent tout simplement et cessent d’être visibles. Le témoin indique que "Peu de temps après (10secondes) l'objet s'est comme « éteint » et a complètement disparu (pas de mouvement)." L'extinction des lumières semble simultanée. Ce point n'est pas habituel. Il contribue à l'étrangeté. L’étrangeté pour le témoin était essentiellement créée par l’apparence de l’ensemble, qu’il considérait comme étant un phénomène global, et non un ensemble de phénomènes distincts. Nous avons montré que toutes les caractéristiques de l’apparence des PAN se conforment très bien à celles d’un groupe, sans doute important, de lanternes célestes lâchées ce samedi soir dans le ciel, probablement à l’occasion d’une festivité locale. Le vent, faible, était favorable à ce que ce type de lâcher soit effectué. Le témoin a envisagé lui-même l’hypothèse pour finalement la rejeter en raison principalement du nombre important d’objets (sans en préciser toutefois le nombre exact) et suite à sa visualisation de vidéos de lanternes qui ne ressemblaient pas à ce qu’il a observé. Nous avons vu que les lanternes pouvaient être lâchées en grand nombre d’une part, et qu’une vidéo n’était pas nécessairement représentative de tout ce qui était observable lors d’un tel lâcher d’autre part, tant l’apparence de l’ensemble peut varier grandement selon divers paramètres (force du vent, distance d’observation, angle d’observation, qualité de la vidéo, etc.). Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation très probable d’un groupe de lanternes célestes. [GEIPAN classification B — Lanterne thai]
November 29, 2021 · 11:13 AM
IdentifiedMorlaas, Aquitaine · France
Le 29 novembre 2021 au matin, une habitante de Morlaas (64) regarde par la porte fenêtre de son domicile donnant sur son jardin. Elle découvre des nuages en cercle dans le ciel et observe le phénomène, durant environ 5 minutes pendant lesquelles les nuages s’estompent doucement et finalement disparaissent. Ce cas est de très bonne consistance : un témoin unique mais plusieurs photographies du PAN (voir le compte rendu d'enquête). L’étrangeté pour le témoin provenait de l’aspect spectaculaire et incompris du phénomène. Le témoin a fait des recherches pour comprendre son observation. Certains phénomènes étaient complètement circulaires, ce qui ne correspondait pas aux explications données par la presse de nuages en fer à cheval. « Je pensais sincèrement qu’il s’agissait d’un phénomène météo (d’où la recherche de nuages similaires) mais l’explication donnée ensuite dans la presse (horseshoe clouds) ne me satisfait pas pleinement du fait du cercle très net et entier, qui ne correspond pas à un horseshoe cloud d’après ce que j’ai vu/lu jusqu’ici. Je n’ai pas renoncé à comprendre, d’où le questionnaire rempli à votre intention. » « Peut-être trouverez-vous avec vos connaissances et moyens d’autres exemples de nuages en cercle complet, qui me permettront d’entériner l’explication météorologique » (extraits Questions E3 E7 du questionnaire). L’hypothèse de la présence de nuages en fer à cheval ou horse cloud a été réfutée car les conditions atmosphériques (ciel est très couvert, stabilité atmosphérique ou un mouvement très lent) et le fait que les formes soient horizontales et non verticales sont incompatibles avec la formation de nuages en fer à cheval. Par ailleurs, le témoin ressent une « sensation étrange, ne sachant la décrire autrement que comme une vibration, une impression de tension ou d'électricité dans l'air ». Un tel environnement de vibrations peut s’expliquer par la présence de plusieurs hélicoptères en opérations (Cf. fig. 15 du compte rendu d'enquête les pistes rouge, bleue et orange à proximité du témoin, avec points (positions) très rapprochés car vitesse lente d’hélicoptères). L’enquête a montré que le témoin a observé des trainées de condensation provenant de manœuvres aériennes d’une patrouille militaire située à une trentaine de kilomètres au nord du témoin. Le plafond nuageux très homogène visible sur les photos est la signature de mouvements très lents des nuages, cohérent avec la persistance pendant une longue durée, ici de l’ordre de 45mn de trainées de condensation. Le cas est classé A : observation de trainées de condensation. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]
November 27, 2021 · 1:30 PM
IdentifiedToulon, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 27 novembre 2021 vers 13h30, une habitante (T1) de TOULON (83), en regardant de son balcon, aperçoit un point lumineux. L'observation dure 2 minutes maximum, mais elle a le temps de prendre deux photos. Puis le PAN disparait derrière la colline. Le compagnon de T1 (T2) a également observé le PAN, mais n'a pas témoigné. D'étrangeté faible et de bonne consistance* malgré un unique témoignage (deux témoins, photos du PAN), ce cas s'avère être l'observation d'un ballon festif en mylar (revêtement « aluminisé ») en forme de 8 (voir le compte rendu d'enquête). *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. L'aspect visuel du PAN sur la première photographie présente une forte similitude avec un ballon mylar de forme « 8 ». Plusieurs éléments viennent étayer cette hypothèse : la teinte grise observée, contrastant avec la réflexion lumineuse sur la surface orientée vers le Soleil, caractéristique du matériau réfléchissant du mylar ; ainsi que la trajectoire et la vitesse apparente du PAN, globalement cohérentes avec la direction et la force du vent au moment de l'observation. Les légères variations de trajectoire peuvent être expliquées par des conditions aérologiques locales, telles que le cisaillement du vent ou la présence d'un relief vallonné. Il est possible que ce ballon ait été lâché au cours d'une fête d'anniversaire (observation faite un samedi). Le cas est classé « A », observation d'un ballon festif en mylar. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
November 26, 2021 · 11:00 PM · LIGHT
IdentifiedVilleneuve-D'Ascq, Nord-Pas-de-Calais · France
Dans la nuit du 26/11/2021 au 27/11/2021, entre 23h et 00h30, à Villeneuve-d'Ascq (59), le témoin observe en 2 sessions de 15 minutes environ, « quelque chose » qui s'apparente de prime abord, à une étoile extrêmement lumineuse, avec parfois une luminosité bleue, et des mouvements quasi permanents, plutôt rectilignes mais légers, tout en restant dans la même zone. Lors de la deuxième observation, le phénomène est toujours présent mais évolue de 3 à 4 mètres environ en haut à droite. L’élévation estimée est entre 15° et 30°, avec un azimut initial estimé à 140° et final à 160°. Aucun autre témoignage n'a été recueilli. La durée très longue de l’observation oriente vers une observation astronomique. Le site JPL/Nasa Horizon Systems, NAO permet d’identifier l’objet en question, il s’agit de l’étoile RIGEL. Les caractéristiques données par le site sont les suivantes : - A 23h : azimut 137°, élévation 22° et à 23h30 : azimut 160°, élévation 29°. - La magnitude de Rigel sur cette période est 0.2, ce qui rend cette étoile très facilement observable dans le ciel. Ceci est cohérent avec la mention « extrêmement lumineuse » formulée par le témoin. - Enfin, Rigel est une étoile très chaude, qui apparaît bleue, ce qui là aussi est cohérent avec la description de l’observation. L’étrangeté perçue par le témoin est due : - à l’extrême luminosité du PAN, - à l’insensibilité au vent et la stagnation dans une même zone sur une durée longue, - aux mouvements rectilignes, légers, quasi permanents. Les deux premiers éléments sont cohérents avec les caractéristiques de l'observation de l’étoile RIGEL, de forte luminosité, et se déplaçant d’une vingtaine de degrés sur la période d'observation. Les déplacements sont donc très lents. Le dernier point s’explique par le phénomène d’autocinétique ou autokinésie, une illusion de perception fréquente lorsqu'on observe un point lumineux dans l’obscurité (voir l'article sur l'effet autocinétique et sur le site GEIPAN dans [GEIPAN classification A — Etoile]
November 25, 2021 · 6:36 AM · LIGHT
IdentifiedCregy-Les-Meaux, Ile-de-France · France
Le 25 novembre 2021, à 06h36 (heure locale), pendant son footing matinal au bord du canal de l'Ourcq, près de Meaux, le témoin alerté par un bruit bizarre, lève les yeux au ciel et aperçoit, ce qu'il pense être un avion, avec des lumières (comme des flammes) inhabituelles. Le témoin voit la lumière, mais pas vraiment l’objet, car il faisait nuit. Il observe une courte traînée de fumée légèrement zigzagante et large d'environ 1 cm. Après environ 4 secondes, l’objet s’est enflammé sur, ce qui a semblé être au témoin, son côté gauche, sans bruit d’explosion, tout en poursuivant sa trajectoire de manière rectiligne. A la fin de son footing, vers 07h30, sur la plage de Meaux dans le parc du Pâtis, en regardant vers l’Est, le témoin observe une trace de fumée dans le ciel. Un seul témoignage est recueilli. Ce témoignage est de consistance moyenne, un seul témoignage, pas de photos, mais le témoin répond précisément aux questions de l'enquêteur (voir le compte rendu d'enquête). La description du témoin oriente vers l'observation d'un bolide. Il se trouve que ce 25 novembre 2011 à 06h36:12 (heure locale) un bolide a effectivement été observé et signalé. Sa trajectoire s’accorde parfaitement avec le témoignage, tant par la description globale que par la plage des directions d’observation, du sens de déplacement et de la durée d’observation. Les éléments d'étrangeté perçus par le témoin, à savoir : des lumières comme des flammes, un embrasement, une traînée de fumée s'expliquent de l'hypothèse bolide. Reste le léger bruit insolite perçu concomitamment et ayant attiré l'attention du témoin, ce bruit passager peut provenir de l'environnement, notamment d'une des deux lignes ferroviaires situées à 1,5 et 3,3km du témoin. Le GEIPAN classe ce cas en A : observation d'un bolide. [GEIPAN classification A — Bolide]
November 20, 2021 · 5:10 PM
IdentifiedAiton, Rhône-Alpes · France
Le samedi 20 novembre 2021, entre 17h10 et 17h30, plusieurs personnes observent dans le ciel la présence de "fumées" sombres. Intrigués ils prennent des photographies. Un seul témoignage sera recueilli. Le témoignage est de bonne consistance : plusieurs témoins (même si une seule personne a témoigné) et de nombreuses photos du PAN. L’aspect visuel du PAN est parfaitement cohérent avec des trainées de condensation d’avions de ligne : aspect vaporeux (« fumées »), formes allongées en déplacement, couleur sombre avec une teinte orangée orientée en direction du Soleil couchant. L’observation présente tous les aspects typiques de ce catégorie d'observation, puisqu’elle a lieu entre le coucher du Soleil et la fin du crépuscule. Il s’avère que la trajectoire des « fumées » observées correspond à un couloir aérien fréquenté par des avions de ligne. Le GEIPAN a fait une demande de restitution radar des passages d’aéronefs à l’horaire de l’observation auprès du CNOA (Centre National des Opérations Aériennes de l’Armée de l’air et de l’espace). La carte radar fournie couvre la plage horaire 16h-16h30 UTC (soit 17h-17h 30 heure locale). Elle montre que le trafic est important dans ce couloir aérien (voir la carte jointe). L'étrangeté perçue par le témoin est liée à la couleur sombre et à l'impression que les traînées "montent" à la verticale. La couleur sombre s'explique par le moment de la journée où l'observation a été faite (coucher du soleil). Concernant le sens de déplacement perçu, les PAN donnaient l'impression de monter à la verticale, alors qu'ils se rapprochaient en fait du témoin. Des illustration de ce type d'observations sont référencées sur le site Méprises-du-ciel dans l'article trainée de condensation. Le cas est classé A, observation de trainées de condensation. [GEIPAN classification A — Trainée de condensation]
November 12, 2021 · 6:08 PM · LIGHT
Probable conventionalVulaines-Sur-Seine, Ile-de-France · France
Le 12 novembre 2021,entre 18h08 et 18h25, le témoin sur sa terrasse, accompagné de ses deux filles, remarque ,dans le ciel au sud-sud-est, à environ 20° d’élévation, deux points lumineux blancs très brillants, situés juste à côté, et à la même hauteur que la lune. Ces deux PAN immobiles, après 10 à 15 secondes d’observation, disparaissent tour à tour de manière progressive, la lumière diminue d’intensité jusqu’à s’éteindre totalement. Un seul témoignage sera recueilli. Ce cas est de consistance moyenne : un seul témoin (les deux autres étant des enfants) sans photo ou vidéo des PAN (voir le compte rendu d'enquête). L’enquête a conclu à l'observation probable de feux d’atterrissages ou de phares de deux aéronefs. Les aéronefs étant probablement militaires. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Apparence semblable à deux étoiles : forte luminosité produite par les phares d’atterrissage ou de recherche (hélicoptères). - Couleur blanche, identique à celle de de phares d’atterrissage ou de recherche. - Elévation modeste : semblable à celle de la Lune, soit environ 20°, permettant au cône de visibilité des phares d’atterrissage ou de recherche de se trouver dans l’axe d’observation. Dans l’hypothèse qu’il s’agisse d’hélicoptère, certains possèdent des phares de recherche qui sont orientables. - Observation brève : les phares d’atterrissage des avions peuvent être brièvement visibles de très loin, lorsque leur orientation par rapport au témoin (de face) le permet temporairement ; les avions peuvent ensuite changer de cap, faisant ainsi sortir de l’axe d’observation le cône de visibilité de ces phares. Pour l’hypothèse hélicoptères, la question ne se pose pas si les phares de recherche utilisés sont orientables. - Immobilité : la distance d’observation, probablement importante, couplée au déplacement temporaire des avions dans la direction des témoins et à la faible durée d’observation les empêche de distinguer d’éventuels déplacements. - Disparition progressive : les aéronefs changeant de cap progressivement, la lumière de leurs phares disparaît également de manière progressive de la vue des témoins. Le jour de l’observation, un exercice militaire interarmées de grande ampleur se terminait dans l’est de la France impliquant de nombreux aéronefs (Mirage 2000, hélicoptères NH90, Gazelle et Tigre et un A400M provenant de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy). Bien que cet exercice se soit déroulé loin du lieu d’observation, il est possible que l’observation soit celle de 2 appareils retournant à leur base en fin d’exercice. Toutefois, manquant d’informations concernant les horaires et trajectoires empruntés par ces aéronefs, lors de leurs retours sur base à l’issue de cet exercice militaire; Le GEIPAN n’a pu disposer des cartes radar du trafic aérien pour cette date. Classification en « B » : observation probable de phares ou lumières d’aéronefs militaires. [GEIPAN classification B — Feux (aéronautique)]
November 9, 2021
Identified[D201] De Sierentz, Alsace · France
Le mardi 09 novembre 2021 vers 19h00 sur la route de Sierentz vers Habsheim (68), le témoin observe à travers son pare-brise, trois lumières de couleur blanc/bleu fixes délimitant une forme triangulaire passant à sa verticale, pendant moins de 30 secondes. Aucun bruit n’a été perçu par le témoin et le PAN s’est éloigné vers le nord-nord-est en changeant légèrement de direction. Une fois rentré chez lui, le témoin a pu voir et entendre deux avions de chasse se diriger « vers la dernière direction supposée de l’objet ». La consistance de ce cas est moyenne : un témoignage précis, mais unique et pas de photo ni de vidéo. L'enquête a montré que le témoin a très probablement observé un avion militaire de type A400M en provenance de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy et en exercice Très Basse Altitude au sud de la base aérienne 132 de Colmar (voir les notes d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Présence avérée sur place au moment de l’observation d’un A400M, dans le cadre d’exercices importants de l’Armée de l’Air - Pour les besoins de cet exercice, cet A400M évoluait à basse altitude en « mode furtif », soit à une vitesse réduite et avec un minimum de feux allumés. Ceux observés peuvent correspondre aux deux feux d’atterrissage et à un des feux de balisage de piste, situé sur un des côtés de la carlingue. - Déplacement apparent lent, l’A400M se déplaçant relativement lentement pendant l’exercice à basse altitude. La vitesse réelle est difficilement appréciable par le témoin, lui-même se trouvant en déplacement. - L’A400M est un avion imposant, massif, qui donne une impression de proximité lorsqu’il vole à basse altitude. L'étrangeté perçue par le témoin est due à plusieurs éléments : - l'absence de bruit - la forme triangulaire. Concernant l'absence de bruit : l’A400M est un avion bruyant lorsqu’il vole à pleine vitesse et lorsqu’il se trouve près de l’observateur. La perception du bruit qu’il émet dépend de sa vitesse mais aussi d’autres facteurs et en particulier des conditions d’observation, de la distance le séparant du témoin et du sens du vent, porteur ou non. Pour ce cas le vent était faible à variable, cet élément n’est donc pas déterminant pour la perception du bruit. En revanche les conditions d’observation ont leur importance : le témoin observe depuis son véhicule roulant, initialement vitres fermées et l'avion évolue à vitesse réduite. Ces éléments peuvent suffire à expliquer que le témoin, n’ait pas perçu de bruit en tout cas initialement. En ce qui concerne la forme triangulaire perçue, c'est la forme triangulaire déterminée par les trois seules lumières visibles. Il fait nuit et la couleur de l’appareil est intrinsèquement sombre. C'est pourquoi les détails (hélices, empennage…) n’ont pas pu être perçus par le témoin. Classification en A : observation très probable d'un A400M en exercice. [GEIPAN classification A — Avion]
November 1, 2021
Probable conventional[A86] De Sceaux, Ile-de-France · France
Le lundi 1er novembre 2021, vers 18h15, une automobiliste sur l'A86 en direction de Paris et à la hauteur de la sortie N°27, est intriguée par la présence de deux boules très lumineuses blanches, de forme ovale, côte à côte, à la même hauteur et en lent déplacement dans le ciel. Son observation est courte, car l'automobiliste rentre dans un tunnel et ne les retrouve pas par la suite. Un seul témoignage sera recueilli. Nous avons étudié une première hypothèse d’observation des phares de 2 avions de ligne en approche de la piste 3 de l’aéroport d’Orly (voir le compte rendu d'enquête). Les avions TO3451/TVF34JK de Transavia en provenance de Porto, et U24066/EJU641M d’EasyJet en provenance de Nice sont de bons candidats mais leur élévation ne correspond pas. Elévation des avions évaluée à 2.5° pour 45° signalé par le témoin. Une seconde hypothèse a été étudiée : hypothèse de l'observation des feux d’atterrissage de deux avions militaires, observés brièvement par le témoin, alors qu’ils se dirigeaient dans sa direction. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Couleur blanche conforme à celle de feux d’atterrissage. - La forme, décrite par le témoin comme ovale, correspond à l’ensemble des feux confondus visuellement car observés à une certaine distance, les deux feux les plus éloignés des principaux se trouvant sur les ailes. Les autres éléments des avions (autres feux de navigation et anticollision et fuselage) ne peuvent être observés, car « noyés » sous la forte luminosité des feux d’atterrissage. La distance d’observation, inconnue mais qui pourrait être importante, peut également jouer un rôle dans cette absence de perception des autres feux et du fuselage des appareils. - L’absence de bruit perçue n’est guère étonnante, le témoin se trouvant dans sa voiture, vitres fermées, dans un flot de voitures sur l’A86. La distance, peut-être importante, séparant le témoin des avions (jusqu’à plusieurs kilomètres) joue aussi un rôle dans la non-perception du bruit émis par ces avions. - L’emplacement : l’observation se situe à proximité des aéroports d’Orly et de Villacoublay. - Un déplacement lent est observé, mais il ne correspond en rien à la vitesse réelle des avions, ceux-ci n’étant pas observés transversalement d’une part, et l’observation ayant été très courte, le témoin entrant peu après dans un tunnel. Il se trouve par ailleurs, que le 1er novembre 2021 était le premier jour de la réunion sur le climat « COP26 » réunissant de nombreux chefs d’états et de gouvernement à Glasgow en Ecosse. Deux avions militaires Falcon 7X transportant le Président de la République et sa délégation ont décollé de la base de Villacoublay, le matin en direction de Glasgow pour revenir en fin de soirée. Il est possible que les avions observés par le témoin se soient trouvés à proximité pour sécuriser l’espace aérien de Paris et ses alentours en vue du retour des deux Falcon 7X à Villacoublay. Aucune donnée tangible permettant de confirmer ce point n’a cependant pu être établie. Aucune trace de ces appareils n’a également pu être retrouvée, mais il est possible que, dans le cadre opérationnel de sécurisation de l’espace aérien pour cette mission particulière, les transpondeurs de ces appareils aient été coupés. Classification en « B » : observation probable de deux avions militaires. [GEIPAN classification B — Avion]
October 24, 2021 · 5:40 PM
IdentifiedMerignac, Aquitaine · France
Le 24 octobre 2021 à 17h40, un témoin prend un café dans son jardin, lorsque son regard est attiré par une forme argentée et noire. Elle évolue dans le ciel en ligne droite et tourne parfois sur elle même. Le témoin observe le PAN durant deux minutes puis ce dernier disparait. Le témoin a pu filmer la scène avec son téléphone portable. Un seul témoignage sera recueilli. La consistance est très bonne : malgré l’existence connue d’un seul témoin pour cette observation, il a pu réaliser une vidéo du PAN, exploitée pour l’analyse (voir le compte rendu d'enquête). L’enquête a montré que les données physiques et dynamiques du PAN se conformaient à l’hypothèse d’un ballon fantaisie de type Mylar. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme sphérique, commune pour un ballon fantaisie. - Couleur mixte, argentée et noire pouvant s'identifier à certains types de ballons constitués pour partie d’une enveloppe aluminisée en « Mylar », fortement réfléchissante, et pour partie d’une enveloppe plus classique (latex par exemple) pouvant être d’une couleur plus mate et/ou sombre. - Le déplacement s’effectue de manière lente, mais régulière et rectiligne, dans le sens du vent dominant, très faible, qui souffle globalement de l’ouest ou du nord-ouest. Ce vent, qui localement peut être variable, génère de faibles turbulences et occasionne par conséquence, également une rotation du ballon sur lui-même. Ce ballon a été remarqué par le témoin, principalement, en raison de la forte réflectivité à sa surface en Mylar des rayons lumineux solaires. De petite taille angulaire, il a rapidement été perdu de vue. Notons que dans la direction d’où provient ce ballon se trouve la côte Aquitaine avec une possibilité que de tels ballons soient vendus pendant ce premier week-end des vacances scolaires de la Toussaint. Il aura été égaré par son propriétaire avant de se déplacer lentement jusqu'à Mérignac les heures ou les jours qui ont suivi, ce type de ballon ayant une durée de vie très importante. Classification en « A » : observation d’un ballon fantaisie de type « Mylar ». [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
October 24, 2021 · 7:01 AM · TRIANGLE
Probable conventionalVillautou, Languedoc Roussillon · France
Le dimanche 24 octobre 2021 à 7h00 du matin, depuis la terrasse d’une maison de village à Villautou (11), à la frontière entre l’Aude et l’Ariège, un témoin observe un point faiblement lumineux se déplaçant de manière rectiligne et à très faible vitesse vers lui. Pensant d'abord à un satellite, il distingue en réalité plusieurs points lumineux. Il décide d’aller chercher ses lunettes. À son retour, il voit que le phénomène a pris la forme d’un triangle noir avec trois lumières blanches, légèrement jaunâtres, aux trois angles. À environ 75° d’élévation, l’objet effectue un virage en pivotant sur lui-même pour se diriger vers le nord-est. L’observation dure environ une minute. Après une première enquête distante, un entretien cognitif a été mené avec le témoin. Cet entretien a permis de reconstituer précisément les paramètres techniques d’observation (voir compte rendu d'enquête). Selon les critères du Geipan, la consistance de ce cas (quantité d’informations fiables) est bonne, avec des données complètes et exploitables, et la réalisation d’un entretien cognitif. L’hypothèse aéronautique (présence d’un aéronef) est écartée par la carte radar de trafic aérien. L’hypothèse d’une observation de la Station Spatiale Internationale (ISS) est approfondie. Plusieurs étrangetés perçues par le témoin sont expliquées, bien que certaines caractéristiques de l’objet observé semblent à première vue incompatibles avec celles de l’ISS. Spatialement et temporellement, les positions et déplacements de l’ISS et de l’objet observé coïncident relativement bien. Au début de l’observation, il y a un écart azimutal d’environ 30° entre les deux, qui se réduit progressivement à environ 10° lors du passage à l’apogée, les trajectoires finales des deux objets convergeant vers l’azimut 55°. Cette différence initiale peut s’expliquer par une approximation dans la reproduction de la position initiale de l’objet par le témoin ; un écart de 30° n’est pas rédhibitoire. Un écart temporel minime (quelques secondes ou environ une minute) est également noté, mais il n’est pas significatif pour être rédhibitoire. Le changement de trajectoire perçu est dû à un changement de perspective du témoin après le passage de la station à son apogée, comme démontré par l’étude des directions finales prises par l’objet et l’ISS, cohérentes entre elles. La première perception du témoin — un point blanc lumineux se déplaçant lentement selon une trajectoire rectiligne — présente toutes les caractéristiques de l’ISS. Les principales étrangetés apparaissent après que le témoin ait récupéré ses lunettes : la forme triangulaire, la taille apparente et la présence de trois points lumineux. Concernant la forme triangulaire sombre, deux éléments peuvent apporter des réponses : Pour la forme triangulaire sombre clairement observée par le témoin, deux éléments peuvent permettre d’apporter des réponses : La très petite taille de l’objet (1°) empêche de le distinguer clairement. Les conditions d’observation à l’aube, lors de la transition nuit/jour, dégradent la perception des couleurs et l'acuité visuelle, ce qui correspond à des conditions de vision mésopique. Les personnes myopes sont encore plus gênées par leur déficit d’acuité visuelle. Pour la taille apparente, estimée à 15 mm sur une règle tenue à bout de bras par le témoin, l’ISS, vue du sol, présente un aspect ponctuel. Il est connu que certains témoins surestiment la taille apparente de l’ISS à cause de sa forte luminosité, donnant une fausse impression de grandes dimensions. Concernant les trois points lumineux blancs-jaunes identiques et inchangés, il est confirmé qu’au moment de l’observation, aucun cargo ravitailleur ne se trouvait près de l’ISS. Certaines atteintes oculaires provoquent une vision double, mais un triplement de cette vision est improbable. Ce point reste donc difficile à expliquer, sans pour autant invalider l’hypothèse, surtout au regard des autres éléments corroborants. Un dossier similaire du GEIPAN, datant de 2018, rapporte qu’un témoin avait également perçu plusieurs points lumineux lors d’une observation avérée de l’ISS, sans explication satisfaisante (voir MOULEZAN (30) 26.12.2018).(MOULEZAN (30) 26.12.2018. Enfin, il semble peu probable que le témoin n’ait pas mentionné un autre point lumineux à proximité correspondant à l’ISS si l’objet observé n’était pas l’ISS. Le GEIPAN classe ce cas en B : observation probable de l’ISS. [GEIPAN classification B — ISS]
October 21, 2021
Identified[D6] De Chevilly, Centre · France
Le 21 octobre 2021, à 20h30 environ, le témoin est dans son véhicule et il roule sur la D6 de Chevilly (45) vers Sougy (45). Son attention est attirée par une petite lumière verte sur la gauche, assez basse, se déplaçant lentement, et qui a ensuite, d'un coup, pris de la vitesse. Le témoin s'est immédiatement arrêté, est sorti de son véhicule, pour photographier et filmer l'engin avec son téléphone. Il a ensuite observé le phénomène passer dans le ciel. Un seul témoignage sera recueilli : seule la photographie est jointe au PV d'audition. La consistance est bonne : un seul témoin, une photo. L'enquête a conclu à l'observation très probable d'un avion militaire de type A400M en provenance de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy et en exercice Très Basse Altitude (TBA) au sud de la base aérienne 132 de Colmar (voir les notes d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Lumières dont les couleurs sont typiquement celles utilisées en aéronautique. - Présence avérée à proximité de la base, en approche. - Déplacement apparent lent: l’A400M se déplaçant relativement lentement en vol TBA. La vitesse réelle reste difficilement appréciable par le témoin, d’une part parce qu’il se trouve, dans la première phase d'observation, lui-même en déplacement, et d’autre part, parce que l’avion pouvait s’être déplacé de manière non transversale à la position du témoin. Les périodes où il a semblé accélérer étant celles où il prend, après avoir viré, une position davantage transversale.. Ce dernier point forme l’une des trois étrangetés relevées par le témoin, les deux autres étant la forme et l’absence de bruit. Pour ce dernier point, même si l’A400M est un avion très bruyant, la perception du bruit qu’il émet dépend d’autres facteurs, et en particulier de la distance le séparant du témoin, ainsi que du sens du vent, porteur ou non. Nous avons vu qu’il était probable que l’avion se trouve à environ 3600 m de distance, et non à 30 m comme initialement évalué par le témoin qui, dans des conditions d’observation défavorables (de nuit et en déplacement, du moins pour la première phase d'observation) n’a pas pu correctement l’estimer. Nous avons également constaté que le vent soufflait du nord, soit à l’opposé de la direction d’observation ; il n’était donc pas porteur. Ces deux éléments peuvent suffire à expliquer que le témoin, en particulier dans la seconde phase d'observation pendant laquelle il s'est arrêté, n’ait pas perçu de bruit. En ce qui concerne la forme triangulaire perçue, l’avion se trouvait bas sur l’horizon et était observé selon un angle faible. De nuit, et de par la couleur intrinsèquement sombre de l’appareil, ces détails (hélices, empennage…) n’ont pas pu être perçus par le témoin. La forme la plus simple déduite par le cerveau dans ses conditions est celle du triangle. Cet angle d’observation peut également expliquer l’absence de visibilité des autres feux au début, masqués par le corps de l’appareil lui-même. L’angle d’observation changeant au fur et à mesure du déplacement de l’avion et du témoin, ils finissent par le devenir et sont visibles sur la photographie. Classification en A : observation d'un avion de transport militaire A400M. [GEIPAN classification A — Avion]
October 19, 2021 · 1:20 PM
IdentifiedCaen, Basse Normandie · France
Le mardi 19 octobre 2021 à 13h20 deux amis déjeunent sur une terrasse au dernier étage lorsqu'ils sont intrigués par le passage rectiligne à basse altitude d'un objet sombre, de forme "plate au dessous " et" bombé sur le dessus". Aucun bruit particulier n'est entendu. Le PAN effectue un léger virage puis s'élève dans le ciel. Le PAN disparait de leur vue : aucune photo n'a été prise durant l'observation d'une dizaine de minutes mais les témoins font chacun, un croquis du PAN et des reconstitutions de la trajectoire. Les témoins émettent différentes hypothèses mais restent interrogatifs sur ce qu'ils ont vu. Aucun autre témoignage ne sera recueilli. Nous avons pu montrer au fil de l'analyse que les témoins avaient probablement observé un débris léger et rigide, éventuellement constitué de PVC expansé noir (peut-être un débris de chantier…) porté par une rafale de vent non tourbillonnante (voir le compte rendu d'enquête). Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - forme restant régulière, l’objet à la fois léger et rigide ne se déformant pas lors de son transport par la rafale de vent, - couleur noire, possible pour ce type d’objet, - déplacement global rectiligne et régulier dans le sens du vent dominant, vers le nord. Les données météo font état d’un vent moyen avec de fortes rafales de vent vers le nord, soit dans la direction de déplacement du PAN. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation d’un débris léger et rigide en PVC expansé noir porté par le vent. [GEIPAN classification A — Débris]
October 17, 2021
Identified[D59] De Warlus, Nord-Pas-de-Calais · France
Le 17 octobre 2021 vers 19h06, le témoin avec son amie en voiture, observent l’apparition d’une lumière dans les nuages plutôt plate puis deux sphères superposées grises. La trajectoire initialement rectiligne devient subitement perpendiculaire puis accélère jusqu'à disparaître de son champ de vision. Un seul témoignage sera recueilli. La consistance est moyenne, deux témoins mais un seul a témoigné. La vidéo n'a pas été fournie et l'extrait photo n'est pas exploitable (voir le compte rendu d'enquête). L'enquête a conclu à une observation probable d'un ballon fantaisie de forme élaborée et possiblement de type « Mylar ». Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme fantaisie, commune pour les ballons de ce type, - La couleur passe de blanc à gris au fur et à mesure que le soleil se couche, - Absence de bruit, - Déplacement rectiligne dans le sens du vent, - Disparition par éloignement et perte de vue. L'étrangeté principale de l'observation est la perception de la trajectoire comme constituée de deux virages successifs. Ces modifications apparentes de la trajectoire ont probablement été causées par deux variations de luminosité induites par deux rotations successives du ballon sur lui-même, exposant tour à tour une partie moins réfléchissante (donc apparaissant moins lumineuse) puis une autre partie davantage réfléchissante, donnant l’impression aux témoins respectivement d’un éloignement puis d’un rapprochement. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation d’un ballon fantaisie de type Mylar, porté par le vent. [GEIPAN classification A — Ballon Mylar]
October 16, 2021 · 10:00 PM · OVAL
IdentifiedMarseille, Provence Alpes Cote d'azur · France
Le 16 octobre 2021 à 22h, le témoin voit par hasard un objet ovoïde qu'il croit être un ballon de baudruche égaré, qui se déplace à vitesse constante dans le ciel dégagé. Il interpelle son père qui le voit également. Le PAN continue sa progression sans modification apparente de vitesse jusqu’à ce que le témoin le perde de vue. L'observation aura duré 30 secondes environ. Un seul témoignage sera recueilli. La consistance est moyenne, deux témoins mais un seul a témoigné et n'a réalisé ni photo, ni vidéo du PAN ( voir le compte rendu d'enquête). L'enquête a montré que le témoin avait très probablement observé un ballon de baudruche, faiblement éclairé par les lumières de la ville, se déplaçant dans le sens du vent. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - Forme ovoïde, commune pour ce type de ballon - Couleur : décrite par le témoin comme brun-saumon, par réflexion des lumières de la ville sur sa surface - Luminosité : nulle, le ballon n’est en réalité visible que par la réflexion des lumières de la ville à sa surface - Bruit : absence - Déplacement : globalement dans le sens du vent dominant - Emplacement du PAN : au-dessus d’une grande ville un samedi soir, jour propice à l’organisation de fêtes locales utilisant de tels ballons. Le GEIPAN classe le cas en « A » : observation d’un ballon de baudruche. [GEIPAN classification A — Ballon d’enfant]
October 15, 2021 · 6:18 PM
IdentifiedVeytaux (Su.Vd) 15.10.2021, Autre · France
Le 15 octobre 2021 en début de soirée, un couple d’automobilistes se rend en Suisse. Du fait d’un embouteillage conséquent sur l'autoroute A9/E27, ils sont à l'arrêt, sur un grand pont, à la sortie d’un tunnel au niveau du Fort de Chillon. Le témoin a alors l’impression de voir un deuxième soleil à environ 15° d’angle vers le nord du « vrai » soleil, à peu près à la même hauteur que celui-ci et à peu près à la même distance de lui que le soleil. Cependant ce deuxième soleil semble avoir moins d’intensité lumineuse, comme si sa puissance n’était que d’un quart de celle du soleil réel. Cette masse lumineuse semble fixe dans le ciel, le témoin ne perçoit pas de mouvement au premier abord. Le couple passe presque 20 minutes sur ce pont à pouvoir observer ce phénomène. Au fil du temps le témoin a l’impression que ce phénomène lumineux tombe un peu comme le soleil se couche. Un seul témoignage sera recueilli. Ce cas est de très bonne consistance : un seul témoin mais témoignage assez complet avec des photographies bien nettes permettant de situer le PAN dans son environnement (voir le compte rendu d'enquête). La description du PAN faite par le témoin et surtout son aspect visuel sur les photographies montrent clairement que le PAN est un parhélie, ou faux soleil, phénomène optique lié au halo solaire, et apparaissant à 22° à droite ou à gauche du Soleil, à sa hauteur angulaire. Les éléments du paysage visibles sur les photos permettent de déterminer la position du PAN et de confirmer qu’il se trouve à l’emplacement attendu pour un parhélie. Le cas est classé A : observation d’un parhélie. [GEIPAN classification A — Parhélie]
October 14, 2021 · 3:55 PM
IdentifiedGarches, Ile-de-France · France
Le jeudi 14 octobre 2021, peu avant 16h00 heure locale, le témoin observe ce qu'il identifie comme le phare d'un hélicoptère. L'objet suit une trajectoire ascendante vers le nord, sans mouvement rapide. Le témoin croit percevoir un câble ou une perche suspendue à l'objet. Malgré son intensité lumineuse constante, il espérait distinguer les contours de l'objet lorsque le phare changerait d'orientation. Le témoin a enregistré deux vidéos. En les visionnant ultérieurement, il distingue sur l'une d'elles une source lumineuse très blanche, similaire à une flamme sortant d'une tuyère, derrière une forme circulaire plus sombre qui semble tourner rapidement dans le sens horaire. La consistance* de ce cas est bonne. Malgré un témoin unique, nous disposons d’un témoignage complet et de deux vidéos ayant servi pour l’analyse. *selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage. Nous démontrons dans le compte rendu d'enquête ci-joint que le témoin a observé un ballon fantaisie, éventuellement en Mylar (film polyester très réfléchissant), probablement perdu par son propriétaire et évoluant au gré du vent. Cette conclusion s’appuie sur les éléments suivants : - couleur blanche visible dans les vidéos, commune pour les ballons, - forte luminosité, par réflexion des rayons solaires à sa surface, - déplacement dans le sens du vent dominant, - visibilité permanente, indiquant que la lumière réfléchie par le PAN est omnidirectionnelle , comme pour un ballon, - présence d’une ficelle ou d’une tige permettant la préemption. Le GEIPAN classe cette observation en « A » : observation d’un ballon fantaisie. [GEIPAN classification A — Ballon d’enfant]
October 12, 2021 · 6:15 AM
Avignonet-Lauragais, Midi-Pyrénées · France
Le 12 octobre 2021 au matin, un résident d'AVIGNONET-LAURAGAIS (31), depuis sa terrasse, observe un objet en mouvement rapide et silencieux à une altitude estimée entre 100 et 150 mètres, se déplaçant d'Est en Ouest. Le témoin signale également avoir repéré une étoile filante à la fin de la trajectoire de l'objet... Selon les critères du Geipan, ce cas est de consistance faible, à savoir, un unique témoin, pas de photo ou vidéo du PAN et une observation de très courte durée (1,5s). L’enquête a conclu que le PAN ne pouvait correspondre ni à un objet porté par le vent, ni à un bolide, ni à un avion (cf. le compte rendu d'enquête). Sur la base des éléments de témoignage disponibles et du manque de corroboration par d'autres témoins, le GEIPAN classe ce cas en C. [GEIPAN classification C — Manque d'informations fiables]
October 7, 2021
Probable conventional[D5E4] De Porge (Le), Aquitaine · France
Le 7 octobre 2021, à 18h00, l'unique témoin de ce cas, circulant dans son véhicule sur la D5E4, à la sortie de Porge (33) en direction de Saumos (33), observe par la vitre latérale gauche, vers le nord-ouest, plusieurs formations nuageuses circulaires. Il s’arrête sur le bas-côté de la route pour photographier le PAN puis reprend sa route, sans avoir pu les observer davantage, des arbres masquant la vue. Arrivé sur la commune de Sainte-Hélène (33) vers 18h40, il observe à nouveau, en direction de l’ouest un phénomène identique au précédent, mais avec "trois branches courbées". Le témoin photographie, une nouvelle fois, le PAN, avant de cesser l’observation. Selon les critères du GEIPAN la consistance* de ce cas est jugée bonne : un seul témoignage tardif, mais plusieurs photographies du PAN produites par le témoin, qui ont pu être analysées (* la consistance est la quantité d’informations considérées comme fiables, recueillies pour un témoignage). L’enquête a déterminé que les PAN observés étaient probablement des traînées de condensation produites par un aéronef militaire participant à un exercice en cours dans la zone d’observation (voir le compte rendu d'enquête). L'analyse des photographies révèle que l’apparence des PAN est conforme à celle des traînées de condensation. La forme circulaire des PAN est cohérente avec les manœuvres aériennes telles que les boucles, typiques des exercices militaires. Par ailleurs, un exercice militaire baptisé « Volfa 2021 » se déroulait dans la zone géographique proche au moment de l’observation. Un internaute indépendant basé à Arcachon (33) a photographié des formations similaires aux PAN, les identifiant comme des cercles créés par des avions. Les responsables militaires contactés par courriel ont confirmé que la zone de l’observation correspondait à l’emplacement de l’exercice « Volfa 2021 » et que l’observation est probablement liée à cette activité. Cependant, l’enquête n’a pas permis d’identifier précisément les aéronefs à l’origine des PAN. Le contact tardif du témoin avec le GEIPAN, plusieurs mois après l’observation, a empêché l’obtention d’une restitution du trafic aérien auprès du CNOA (Centre National des Opérations Aériennes). Les seuls avions localisés dans la zone par trace radar (source : Globe.adsexchange.com) volaient à des altitudes insuffisantes pour générer des traînées de condensation comme celles observées. Le cas est classé « B » : observation très probable de trainées de condensation issues de la propulsion d’un ou plusieurs aéronefs. [GEIPAN classification B — Trainée de condensation]