Unspecified over [D95B] De Rebigue, Midi-Pyrénées · France
Resolved to a known cause by an investigating body, with the identification on the record.
The report, as filed
Le 26 février 2023 vers 20h, le témoin (T1) en présence de 3 autres membres de sa famille, observe depuis une voiture circulant entre Rebigue (31) et Pechabou (31) un PAN composé de 2 points lumineux blancs très rapprochés, évoluant très lentement dans le ciel. L'observation dure 5 minutes, dont une interruption de 3 minutes durant laquelle le PAN a été masqué par l'environnement. Le cas est jugé de consistance* moyenne. Bien que quatre personnes aient été présentes lors de l'observation, seul un témoin a formalisé son récit auprès du GEIPAN, sans apport de photos, ni vidéos. *Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage. Deux hypothèses sont instruites (voir le compte rendu d'enquète) : - L'observation de la conjonction entre les planètes Vénus et Jupiter, se trouvant rapprochées au moment de l'observation, bas sur l'horizon à l'ouest, à un peu plus de 3° d'écart. - L'observation d'un A400M en exercice, évoluant en mode furtif, avec seuls quelques feux de position allumés. L'hypothèse de la conjonction Vénus/Jupiter est écartée sur la base des éléments factuels suivants : - La configuration horizontale des deux points lumineux contredit l'angle de 65° que présentait la conjonction planétaire par rapport à l'horizontale à cet instant précis. - Le déplacement continu et soutenu des PAN, persistant mème durant les phases d'arrèt des témoins, s'avère incompatible avec la cinématique des corps célestes. - La succession des azimuts rapportés (secteurs Est/Nord, puis Sud, Est-Sud-Est et enfin Nord-Est) est en totale discordance avec la position fixe de la conjonction, localisée dans le quadrant Ouest. L'hypothèse du passage d'un aéronef de type A400M présente une forte concordance avec les caractéristiques rapportées du PAN : - L'analyse des données issues des plateformes spécialisées (ADSB-Exchange et ADS-B.NL) confirme la présence d'un A400M dans le secteur, évoluant à basse altitude dans le cadre d'un exercice militaire d'ampleur. La configuration de vol transitoire - transpondeur coupé et réduction de la signalisation lumineuse (" mode furtif ") - explique la perception atypique de l'appareil. - La confrontation des azimuts et des élévations montre une corrélation élevée avec la première phase de l'observation ainsi qu'avec la phase d'arrèt des témoins. La concordance est plus complexe à établir sur la phase finale, en raison de l'absence de données radar (transpondeur coupé) et de la présence concomitante d'un autre appareil en approche vers l'aéroport de Toulouse-Blagnac, susceptible d'avoir induit une confusion. L'absence de nuisances sonores signalée par les témoins peut ètre corrélée à la distance importante de l'appareil, à la direction du vent (secteur nord, non porteur) et à la configuration de vol " furtif " adoptée durant cet exercice. Au terme de cette instruction, le GEIPAN classe le cas en " A " : observation d'un aéronef type A400M. [GEIPAN classification A — Avion]
Held as-reported from GEIPAN, Centre national d'études spatiales (record GEIPAN 2023-02-51421). Witness text is preserved verbatim, including its spelling; nothing is edited beyond formatting.
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